Robocop est le nouveau partenaire de terrain de Don.
Comment va se passer leur coopération ?
Voici la suite !
Bonne lecture !
Partie 4 :
Le commissariat de Delta City Ouest était en effervescence lors de l'arrivée de Don. Le détective Madigan jaillit du bureau du sergent Park, rageusement et indifférente aux interrogations muettes de ses collègues, avisa le jeune Eppes.
« -Un conseil, fils à papa ! Lança-t-elle, dédaigneusement et furieuse. Respectez Alex ! Ne le sous-estimez pas, ok ? »
Don, déconcerté, ne put qu'hocher de la tête et la vit s'éloigner, compréhensif : Changer de partenaire n'était pas une chose facile !
« -Ne vous inquiétez pas. Fit un policier blond, d'un ton engageant. Ca lui passera. Agent Philips, bienvenu dans notre « paradis » ! »
Il tendit la main, souriant et Don, soulagé de l'accueil reçu, l'accepta, échangeant une virile poignée de main. Son appréhension reprit quand Robocop surgit et se dirigea vers lui.
Le policier cybernétique, impassible, le fixa un instant. Don ne dit pas un mot, attendant la réaction de son coéquipier. Un peu gêné et confus pour l'incident de la veille…
« -Allons-y, détective Eppes. Ordonna Alex, en marchant dans la direction de la sortie. Un crime est en train d'être commis. »
Don le suivit au pas de course pour le rattraper et intercepta le geste d'encouragement de l'agent Philips. Il le remercia d'un sourire et monta dans la voiture de Robocop.
Ce dernier démarra presqu'instantanément, ne laissant pas souffler le jeune brun.
Don se positionna mieux sur son siège et décocha un regard noir au profil dénué d'émotion de son coéquipier.
« -Bien. Commença-t-il, en s'éclaircissant la voix et en réprimant son énervement. Nous allons instaurer des règles puisque nous sommes appelés à travailler ensemble : Un, tu ne me donnes pas d'ordres. Deux, je suis capable de conduire aussi. Trois, appelle-moi Don et non, Eppes. Quatre, évite de m'énerver. »
A la fin des règles énoncées par le jeune brun, Robocop détourna ses yeux de la route et les porta sur le visage de Don. Il étudia longuement l'expression tendue du détective qui soutint, sans ciller, son examen. Puis il se concentra sur sa conduite, n'émettant aucun commentaire.
Don, blasé, n'eut qu'un soupir inaudible.
Subitement, Robocop freina et d'un coup sec du volant, fit effectuer un demi-tour à la voiture et roula extrêmement vite. Don, pestant entre ses dents, dut s'agripper à la poignée de sa portière pour ne pas s'aplatir contre le pare-brise avant.
« -Hold-up en cours dans un magasin. » Déclara Robocop, devançant les reproches de son coéquipier.
Devant l'air sidéré et perdu de Don, il abaissa la visière du policier et aussitôt, celui-ci aperçut les informations relatives au braquage défiler sur sa visière. Il murmura un vague « merci », se sentant comme le dernier des imbéciles et éprouvant une drôle de sensation lorsque les doigts d'acier de Robocop se détachèrent de son casque.
Impressionné par la patience et la douceur dont le cyborg avait fait preuve à son égard.
Se secouant mentalement, Don pensa au hold-up. Il était impatient de faire ses preuves, blessé par les paroles de Madigan.
La bijouterie était jouxtée à une longue galerie commerciale et deux hommes, armés, surveillaient l'entrée. Cagoulés, ils terrorisaient les piétons en tirant des rafales de balles, dans les airs et riaient comme des fous, en voyant la fuite affolée des passants et clients.
Leurs complices, durant ce temps, amassaient rapidement des bijoux dans un sac sous l'impuissance du propriétaire et du vendeur.
Don, parvenant sur les lieux, remarqua la scène hallucinante des deux braqueurs qui s'amusaient à mitrailler froidement les vitrines des autres boutiques et les vitres des voitures garées près du trottoir.
Mais ce qui le choquait fut l'armement dont disposaient les malfaiteurs : Des automatiques redoutables et efficaces pour un simple vol de bijoux.
« -Couvre-moi, Murphy. Fit Don, en saisissant son arme et en s'apprêtant à se jeter hors de la voiture. Je vais neutraliser les deux… »
Il ne finit jamais sa phrase car Robocop le poussa de son siège assez brutalement. Surpris, atterrissant sur le bitume de la route, il entendit un sifflement et un vent souleva ses cheveux bruns.
La voiture de Robocop explosa dans un bruit infernal et prit feu. Horrifié, hébété, Don se redressa vivement et se protégea des débris de vitres et de métal projetés par le souffle de l'explosion.
« -Gadget anti-superflic de métal ! Plaisanta un des braqueurs, en s'esclaffant de rire et en soupesant un bazooka dans ses mains. Pas menti, le type qui nous l'a donné ! »
Une rage sourde et froide envahit Don quand ces mots et les rires réjouis des malfaiteurs lui arrivèrent aux oreilles. Dégainant son arme, il le pointa sur les deux assassins de son partenaire.
« -Vous êtes en état d'arrestation ! Prévint-il, en les visant bien. Lâchez vos armes tout de suite ! »
Les deux malfrats n'eurent qu'un reniflement de mépris cynique mais obtempérèrent néanmoins. Don s'approcha, prudemment et extirpa ses menottes. Soudain, une balle frappa son arme qui sauta des mains du policier incrédule.
En état d'alerte, Don se mit immédiatement à couvert et chercha l'origine du tir. Il scruta les toits et ne vit aucun sniper. Les bandits profitèrent de la diversion et récupérant leurs armes, se sauvèrent à bord d'une voiture. Au grand désappointement de Don.
Le jeune brun, oscillant entre la fureur et l'instinct de survie, essaya de les stopper en tirant sur les roues du véhicule. Sans succès.
« -Il est vivant ! » S'exclama une voix, émerveillée et étonnée à la fois.
Don se retourna : De la voiture consumée par les flammes, surgit une silhouette familière. Robocop, dont l'armure était noircie par la fumée, visa les pneus de la voiture en fuite et tira. Les pneus éclatèrent et dans un crissement assourdissant, le véhicule s'écrasa contre la devanture d'un restaurant.
Robocop analysa les signes vitaux des passagers et levant la tête vers les immeubles, il rechercha une signature thermique.
« -Plus de sniper. Fit Robocop, s'adressant à Don. Tu peux sortir sans risque, Don. »
Le jeune brun se fia au jugement de son coéquipier et entreprit de se rendre auprès des malfaiteurs. Les renforts commençaient à venir.
Commotionnés, choqués et blessés par l'accident, les braqueurs se laissèrent menottés et embarqués sans résistance. Ils lancèrent juste un regard de haine à l'encontre de Murphy et ignorèrent Don. Ce qui déplut un peu au jeune homme dont l'affaire du sniper occupait son esprit.
Etre la cible d'un mystérieux tireur d'élite agaçait le brun et l'inquiétait. Son flair lui disait que le tir avait été sciemment raté.
Quelqu'un s'amusait avec lui.
« -Tu viens ? Demanda Robocop, par la vitre baissée d'une voiture de police. Un vol avec effraction dans notre secteur. »
Abaissant la visière de son casque, Don s'obligea à se concentrer sur le vol et monta dans la voiture. Il se promit de s'occuper de son sniper dès qu'il pourrait.
« -Merci, Alex. Murmura-t-il, avec gratitude et un respect nouveau. Merci de m'avoir sauvé la vie. »
Robocop ne quitta pas la route des yeux.
« -Nous sommes partenaires. Dit-il, finalement. Protéger son équipier est une règle. »
Les joues de Don devinrent rouges de confusion au rappel implicite de ses règles.
« -Appel holographique sur la ligne personnelle d'Edwards Eppes. » Ordonna Don, d'un ton ferme et décidé.
Un écran holographique se déplia dans l'espace de son salon et projeta l'image, en trois dimensions, d'Edwards Eppes en robe de chambre.
Visiblement réveillé en plein sommeil, le jeune PDG de « Tecbiologie » alla s'installer dans un fauteuil de sa chambre.
« -Bonsoir, Don. Salua-t-il, tranquillement. Comment s'est déroulée votre première journée à Delta City Ouest ? »
Don, sans préambule, lui rapporta l'évènement du « sniper ». Les traits sereins d'Edwards se troublèrent et devinrent l'expression d'une glaciale fureur.
« -Ainsi, ils ne reculent devant rien. Devina le jeune Edwards, d'un ton froid. La présence de Robocop ne les dissuade même pas. La protection de Murphy ne suffit plus. »
A suivre.
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