Disclaimer : Je ne possède pas NCIS et je n'écris que pour divertir les gens et dans un but non lucratif...

Aussitôt dit aussitôt fait... voila la suite de la fic


Domicile d'Anthony DiNozzo, une heure plus tard

Tony regarda encore une fois part la fenêtre de son appartement. Il pleuvait. Sale journée. Il ne cessait de se repasser les évènements de la journée dans sa tête. Il n'avait pas eu le choix… Il avait une mission à accomplir et il ne pouvait se permettre de s'embarrasser de scrupules. Cela ne l'empêchait pas de se montrer nerveux. Il regarda sa montre. Plus que trois heures. Tout se terminait ce soir. Il n'avait aucune raison de s'inquiéter, tout avait été prévu.

Ca c'était la théorie. En pratique, cela ne se passait pas aussi bien. Tony détestait faire du mal autour de lui. Il se sentait mal. Jeanne lui avait téléphoné pour lui dire qu'elle rentrerait un peu en retard et que son père viendrait diner avec eux, et secrètement, il en fut soulagé. Il ne se sentait pas près à la voir tout de suite. Il avait franchi la ligne. Plus de retour en arrière possible. De toute sa vie, il avait toujours su où il allait, il avait toujours fait confiance à son instinct pour lui dire si les choses allaient bien ou mal finir. Pour la première fois, son instinct ne lui disait rien. Devant lui, seulement le brouillard et l'incertitude.

La sonnette le tira de ses songeries. Pendant un moment il pensa à Jeanne, mais elle ne devait pas rentrer avant au minimum une heure. Lentement il se dirigea vers la porte et l'ouvrit. Il s'immobilisa.

Devant lui se trouvait Ziva. Emmitouflée dans son manteau, son bonnet en laine détrempé sur la tête, elle semblait frigorifiée, mais plus inquiétant encore, elle semblait avoir pleurée… chose qui mit Tony plus que mal à l'aise…

- Ziva? qu'est-ce que….
- Est-ce que je peux entrer?
- Mais oui, bien sûr, répondis Tony,…tu as l'air trempée…

Il s'écarta et Ziva pénétra dans son appartement. A voir sa démarche lente et fatiguée, Tony sentit sa culpabilité monter d'un cran. Et son cœur se serra lorsqu'il la vit étouffer un sanglot alors qu'elle s'asseyait dans le canapé. Il referma la porte et alla s'agenouiller devant elle.

Il prit ses mains dans les siennes, mais ne rencontra que le cuir froid de ses gants.

- Ziva qu'est-ce qu'il y a? demanda- t-il bouleversé.
- …
- Attends-moi là, je vais te chercher une serviette, tu vas attraper la mort…

Tony alla rapidement chercher une serviette dans sa salle de bain et revint dans son salon. Ziva s'était levée et regardait par la fenêtre. Il s'arrêta un instant pour la regarder. Son regard sombre, fixé vers les lumières de la ville lui sembla remplit de tristesse, et encore une fois son cœur se serra. Il se rapprocha à nouveau, et elle se tourna vers lui. En croisant son regard, il sut que quelque chose allait de travers. Il en eu la confirmation lorsqu'il la vit lever son bras. Un pistolet automatique équipé d'un silencieux dans la main.

- Ziva? demanda-t-il, inquiet
- Je suis tellement désolée Tony, répondis-t-elle en larmes…
- Attends Ziva! Qu'est-ce que tu fais, demanda Tony, s'écartant d'elle.
- C'est la seule solution Tony… je ne veux pas que l'on sache…
- Ziva, s'il te plait pose cette arme…
- Je suis désolée…
- Ziva non!

Un simple bruit. Presque un souffle. Le Mossad avait appris à Ziva David comment tuer d'une seule balle. Il n'y eu pas de douleur dans le regard de Tony, seulement de l'incompréhension et une pointe de tristesse. Il demeura immobile pendant quelques secondes. Droit, tentant toujours de comprendre, son regard perdu dans celui de Ziva. Au niveau de son cœur, la tache de sang se répandait rapidement, imbibant sa chemise.

Il tomba, d'abord à genoux, tentant de retrouver un souffle qui lui échappait puis il s'écroula pour ne plus bouger. Ziva s'enfuit en courant. Pas besoin de vérifier s'il vivait. Elle savait qu'elle venait de tuer Tony. Elle venait de tuer son co-équipier. Elle venait de tuer son ami. Elle venait de tuer l'homme qu'elle aimait.

Elle courut dans la rue et parcourut plusieurs centaines de mètres en courant avant de retrouver sa voiture qu'elle avait garée à l'écart. Une fois à l'intérieur elle éclata en sanglots.

Qu'avait-elle fait?

Pendant plusieurs minutes, elle resta immobile, la main sur la poignée de sa portière, hésitant entre faire demi-tour et retourner dans l'appartement et fuir. Jamais de toute sa vie Ziva ne s'était sentie aussi perdue. Retrouvant peu à peu son calme, elle décida d'aller trouver la personne qui pourrait l'aider: Jenny.

Une demi-heure plus tard, quartiers généraux du NCIS

Ziva pénétra dans le bâtiment en courant, omettant de saluer le veilleur à l'accueil. Elle priait pour que Jen soit encore là. Depuis plusieurs semaines, elle avait remarqué que cette dernière restait tard à son bureau. Peut-être y passait-elle même la nuit. Arrivée dans la section des bureaux, elle fut soulager de constater que les lumières menant au bureau du directeur étaient restées allumées. En même temps qu'elle courait pour monter l'escalier, elle ne pu s'empêcher de jeter un coup d'œil au bureau de Tony et son cœur se serra.

Elle pénétra dans l'antichambre mais Cynthia était absente, surement rentrer chez elle. Elle ne prit pas la peine de s'arrêter ni de frapper à la porte qu'elle ouvrit violemment. Elle se figea et son cœur manqua un battement.

Jenny n'était pas seule. Dans le fauteuil installé devant son bureau se tenait l'agent Sheffield, un verre à la main. Sur l'écran mural se trouvait deux photos qu'elle reconnaissait sans peine. La première était une photo de La Grenouille, la seconde d'une jeune femme brune. Elle la reconnaissait pour avoir vu cette même photo dans une voiture après une farce de McGee. C'était elle. La petite amie de Tony, Jeanne Benoit.

En une fraction de seconde, tout se mis en place dans sa tête. Les missions de Tony, son changement d'attitude de ce dernier, sa soudaine maturité dans sa relation amoureuse. Son fameux «c'est compliqué» qu'il n'arrêtait pas de sortir dès qu'elle lui posait une question… Elle fit demi-tour aussi vite qu'elle était entrée et ne s'arrêta pas en entendant l'appel de Jenny.

Cette dernière la regarda fuir à travers les bureaux. Mais elle n'avait pas le temps de se demander où elle allait ni pourquoi. Elle retourna dans son bureau et décrocha le téléphone sous le regard inquiet de Sheffield.

Domicile d'Anthony DiNozzo, une demi-heure plus tard

Ziva gara sa voiture en toute hâte juste devant l'immeuble de Tony. La nuit commençait à tomber et elle frôlait le désespoir complet. Tony était en mission. Il n'avait pas trahi, il ne faisait que passer pour un traitre aux yeux de La Grenouille pour l'approcher. Et sans doute elle non plus n'était qu'une mission. Cette pensée égaya le cœur de Ziva pendant une fraction de seconde avant qu'un sanglot incontrôlable n'y mette fin: tout cela ne servait à rien, elle avait tué Tony.

Arrivée devant la porte de Tony, elle l'ouvrit et se figea sur le seuil de l'entrée. Assi dans son canapé, Tony la fixait avec un regard indéchiffrable. Il ne semblait pas blessé. Ziva secoua la tête pour vérifier qu'elle ne rêvait pas, mais il la regardait bien, ses yeux verts semblant la sonder pour lire en elle. Alors, l'émotion qu'elle gardait depuis le matin explosa en elle. Elle s'avança vers lui. Aussitôt il se leva et s'écarta:

- Non! Ziva, arrêtes, cria Tony, inquiet tandis qu'elle s'approchait de lui, écoute-moi au moins!

Elle ne lui laissa pas le temps de parler plus et se jeta dans ses bras, le serrant comme si sa vie en dépendait. Passés les premières secondes où il avait à nouveau craint pour sa vie, Tony la serra lui aussi dans ses bras, enfouissant son visage dans ses cheveux bruns tandis qu'elle pleurait sur son épaule.

- Je suis désolée, répétait-elle, entre deux sanglots, tellement désolée…
- Euh… la dernière fois que tu as dis ça, tu m'as tiré dessus… commenta Tony avec un faible sourire…
- Pardonnes moi, j'avais cru, j'avais… Oh je suis désolée…
- Ca va aller, répondis-t-il tandis qu'il la berçait dans ses bras, tu vois je suis toujours vivant…
- … mais comment, demanda-t-elle, prenant conscience de sa survie miraculeuse, j'ai…
- … fait éclater ma poche d'hémoglobine, termina-t-il pour elle.
- …ta… quoi?

Au même instant Jenny, suivie de l'agent Sheffield et de deux autres agents du NCIS pénétra dans l'appartement, armes au point. Voyant Ziva et Tony dans les bras l'un de l'autres, Jenny ne pu retenir un soupir.

- On dérange peut-être? demanda Jenny à Tony.
- A vrai dire, un peu, répondis l'agent avec un sourire.

Alors il lui raconta tout. Il lui raconta comment Jenny et lui avait monté une opération pour faire tomber La Grenouille, comment il avait séduit sa fille pour pouvoir l'approcher, pourquoi il leur avait tous caché la vérité. Il lui montra aussi son gilet pare-balles et la fameuse poche d'hémoglobine qui normalement était réservée à La Grenouille. Il lui dit comment ce soir, ils devaient le faire tomber pour tentative de meurtre sur agent fédéral.

Jamais Ziva n'avait été aussi heureuse de voir Tony parler. Et dire que quelques heures auparavant elle était décidée à le tuer… Elle attendit qu'il ait fini pour lui dire d'une voix faible:

- Comment pourras-tu me pardonner?
- Ziva, tu m'as tiré dessus, tu as voulu me tuer… alors…

Ca y est, ce qu'elle redoutait tant arrivait, il la rejetait. Tout cela était normal, elle n'avait pas assez réfléchit, elle avait agit comme un espion, pas comme un enquêteur du NCIS et à cause de cela, elle allait perdre Tony. Puis soudain, elle vu cette lueur, cette étincelle dans son regard…

- … cela te couteras… je ne sais pas moi…
- Tout ce que tu voudras, répondit-elle avec un sourire.
- Attention Ziva, je pourrais te prendre au mot…
- J'espère bien, continua-t-elle du tac au tac.
- Et bien, Tony s'arrêta une minute, son regard figé dans celui de Ziva, je sais… pendant une soirée, tu seras à moi.

Le sous entendu était à peine voilé, mais Tony avait toujours été doué dans le domaine des offres ambigües. Elle tenta de sonder ses pensées, mais la seule chose qu'elle vu était son magnifique sourire et ses yeux rieurs. Elle hésitait. Pour être franche, seule sa raison hésitait.

- D'accord.

Tony fut surpris. Elle avait accepté. Elle devait vraiment s'en vouloir pour accepter ça. Mais il ne pouvait pas laisser sa chance passer… une soirée avec Ziva David… une soirée où elle ne serait rien qu'à lui… Peut-être que quelqu'un en haut l'avait finalement entendu…

- Parfait, répondit-il avec un sourire, demain soir.
- Et que feras tu de moi demain soir, demanda-t-elle avec un sourire complice…
- Je ne sais pas… peut être t'emmener au restaurant… pour commencer… et ensuite…
- … Tony!

C'était la voix de Jen. Avec une grimace d'excuse Tony se leva du lit sur lequel lui et Ziva s'était assis et courut vers le salon où Jen et les agents l'attendaient.

- Sa voiture vient d'arriver, il monte avec sa fille.
- Bien, répondis Tony, tout doit se terminer maintenant.
- Tony, si tu ne…
- Je vais le faire Jenny.

Après un dernier regard pour Tony, Jenny fit un signe discret à ses hommes. L'un d'entre eux accompagna Sheffield dans la salle de bain et l'autre suivit Jenny dans la chambre où Ziva s'était levée et les interrogeait du regard.

- Ziva, nous ne devons pas intervenir tant que je n'en donnerai pas l'ordre, est-ce compris?
- Parfaitement directeur.
- Bien.

On sonna à la porte et Tony alla ouvrir. Jeanne et son père se trouvait devant lui. Il les invita poliment à rentrer et ils passèrent tout les deux la porte que Tony referma doucement derrière eux. Il était temps d'en finir. Il n'attendit pas plus longtemps et referma le piège.

- Il faut que je vous parle.
- Mais de quoi mon cher, demanda La Grenouille.
- Je ne vous suis plus René.
- Comment?
- C'est fini, je vous arrête.
- Oh, c'est fort impoli de ta part Tony…

La Grenouille fit un signe de tête à sa fille et cette dernière sortit une arme de son sac à main. Jeanne hésita pendant un court instant mais finit par pointer l'arme en direction de la poitrine de Tony. Ce dernier prit un air faussement inquiet et paniqué.

- Désolé d'en arriver à de telles extrémités, mais ma patience est à bout.

Jeanne tira à bout portant et Tony s'écroula, éclaboussa Jeanne de sang. Cette dernière rangea son arme et elle et son père prirent le chemin de la porte. Mais avant qu'ils ne l'atteignent, celle-ci s'ouvrit:

- Agents fédéraux! Lâchez vos armes!
- A terre!

Les agents du NCIS firent irruption dans l'appartement, neutralisant Jeanne et son père tandis que Jenny et Ziva se précipitèrent vers Tony qui se releva en grimaçant. Il baissa les yeux et passa un doigt dans le trou de sa chemise.

- Une si belle chemise…
- J'en conclus que tu vas bien Tony, répondis Jen avec un sourire.
- Oui… mais pas ma chemise…

Domicile d'Anthony DiNozzo, dix minutes plus tard

Le dernier agent partit, laissant Tony et Ziva seul dans l'appartement. Ils sortirent et descendirent en silence dans la rue où de multiples voitures du NCIS attendait tandis que Jeanne et son père était emmenés vers les quartiers généraux, sous l'inculpation supplémentaire de tentative de meurtre sur agent fédéral grâce à la prestation finale de Tony.

Jen fit de loin signe à ce dernier de le suivre dans une de ses voitures… La nuit ne faisait que commencer pour lui… Il se retourna vers Ziva et lui adressa son plus beau sourire qu'elle lui retourna.

- Tu as ta journée de demain de libre, je l'ai obtenu de Jenny…
- Merci, répondis-t-elle son sourire toujours aux lèvres.
- Demain 19h00, je passe te prendre?
- Oui, répondis Ziva d'une voix heureuse.
- Je t'emmènerais au meilleur restaurant italien de toute la ville, lui chuchota-t-il à l'oreille avant de s'éloigner.

Ziva le regarda monter dans la voiture avec Jen. Elle ne le quitta des yeux que lorsque la voiture tourna au coin de la rue. Un sourire toujours sur les lèvres, elle leva les yeux vers le ciel. Il ne pleuvait plus.


Voila... je vous avait prévenus... le ship reprends le dessus... La suite bientôt.

N'ooubliez pas une petite review en passant ...