Triple jeu

Genre : Romance, humour ?

Raiting : T (ouais, je vais faire soft pour un bout de temps ^^)

Résumé : Kaito n'aurait jamais cru pouvoir être en couple avec son idole, surtout qu'il ne savait pas que cela faisait des mois voir un an qu'il le côtoyait.

Pairing : Kaito x Gakupo

Note : Ma deuxième fic sur Vocaloid après Une nuit durant la quête. Mention de plusieurs chansons Vocaloid, j'espère que vous les reconnaitrez ;).

Suiiite et sans retard aucun ! Du moins je l'espère... Remerciements à Kaita-chan, Paru Cafe, Kyuya, que je n'ai pas eu l'occasion de remercier dans le précédent chapitre ^^.

O.o.O

IMPORTANT ! La semaine prochaine, pas de chapitre à venir, je serai en formation jusqu'au 10 Novembre !


Le dimanche matin arrivait à mon grand malheur ou à mon grand bonheur. Je ne savais pas comment exprimer mon sentiment présent mais le stresse montait en moi. Oh, ce n'était pas comme si j'avais peur ou quoi que ce soit, rappelons que le fait d'avoir cours d'anglais avec mon professeur préféré précisément ce jour-ci ne me dérangeais absolument pas !

En revanche, les pensées étaient plutôt dérangées chez un des occupants de la maison... ou aurais-je dû dire UNE des occupantes à savoir ma chère maman adorée. En ce moment, elle faisait les cents pas dans le salon, je crois qu'elle était à son dix-septième tour de la pièce en question, tout en imaginant comment était mon professeur d'anglais, s'il était beau, séduisant, bien bâti, intelligent, caractère doux, gentil, attentionné et autres bêtises sorties de son esprit tordu. Je pensais durement à propos de son cas mais la vérité restait la vérité. Je l'entendais même ruminer des « Si il est tel que je l'imagine, je demanderai le divorce de suite et me marierai une avec lui ! », « Si seulement Leon pouvait être comme ça » ou encore « Pourquoi ma vie est-elle remplie de malheur ! ». Bon, là c'était un peu exagéré...

D'ailleurs, je vis mon père, vêtu d'un yukata bleu-ciel, assis dans le canapé en train de tricoter je ne savais quel accessoire ou autres trucs décoratifs. Eh ouais, mon papa tricote comme les femmes et il sait aussi faire plein d'autres choses... ai-je besoin de préciser comme les femmes ? Ma mère avait dû le lui apprendre de force sûrement en se plaignant que la suprématie féminine triompherais et ne tomberais plus au combat. Etrange n'est-il pas ? En tout cas, il ne se débrouillait pas mal.

Pour en revenir au vif du sujet, je m'assis à côté de lui tout en fixant ma mère qui s'était immobilisé deux secondes pour ensuite reprendre sa marche énergique du matin.

Puis mon regard se porta sur la personne à côté de moi et l'interrogeai :

-Ça ne te dérange pas ?

-Oh tu sais, tu t'y habitue au fil du temps, me répondit-il.

Je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter quand même. Le fait qu'il ait l'habitude d'entendre maman répéter les même choses à propos d'un autre homme que lui devait le rendre triste, non ?

-Ta maman me disait toujours que toutes les femmes ne sont pas forcément bonnes au tricotage !

… Ah, c'était de ça qu'il voulait parler.

-Papa, je voulais dire que ça ne te dérange pas que maman s'intéresse autant à un autre homme devant toi ?

La mine de mon père s'illumina pour me faire comprendre qu'il avait enfin saisi le sujet.

-Ah je vois, désolé je n'avais pas capté !

Je lui offrit un petit sourire amusé et attendait la bonne réponse à ma question qui ne tarda pas.

-Alors, comment dire, dis-toi que c'est une façon comme une autre de me montrer qu'elle m'aime !

-... Hein ?

-Ce que je veux dire c'est que, elle aura beau avoir des vues sur un autre homme que moi, et moi en avoir sur d'autres femmes, nous avons déjà choisi la voix à prendre et je ne suis pas inquiet sur ce point. Elle sait très bien que son cœur m'appartient comme le mien lui appartient, que nous avons donné vie ensemble à trois enfants merveilleux et même si des fois je suis désespéré qu'elle ne pense pas à moi quand elle déballe ses pensées sur le tapis, je ne cesserai jamais de l'aimer.

Les mots de mon père étaient si beau que je me les rappelais encore aujourd'hui. Alors, c'était ça le grand amour ? Si on devait me dire que cela n'existait pas, je lui prouverais le contraire car la preuve était sous mes yeux.

-Et... comment tu l'as senti que c'était la bonne personne avec qui tu vivras jusqu'à la mort ?

-Oh ça, il n'y a pas vraiment de réaction exacte ! Chacun d'entre nous ressent cet amour de bien des sentiments différents, conscient ou non. Par exemple, avec Meiko, j'ai ressenti ce picotement au fond de mon cœur à chaque fois que l'on se voyait pendant nos petits rendez-vous et j'ai su que ce serait la femme de ma vie.

Ah, c'était comme ça que l'on ressentait ? Enfin, c'était une des multitudes réactions qui existent comme il l'avait dit. Maintenant que j'y pense, je me demandais si je ressentais quelque pour Gakuko. Je me souviens encore de la première fois que j'aie vu sa photo de profil : elle était de dos et fixait l'objectif avec un regard envoûtant et rempli de douceur, une fausse fleur de lotus accroché sur la tempe droite retenait quelques mèches de sa frange, des cheveux avaient été ramenés à l'avant mais on pouvait voir le reste couler telle une cascade le long de son dos, dos qui était dénudé sur la partie supérieure dévoilant une peau blanche de porcelaine et des épaules fines. Elle n'avait pas mis de maquillage pour la légèreté du tableau, rien qu'un peu de rose sur sa lèvre inférieure. A ce moment-là, je m'étais perdu dans la contemplation du dos de son buste, elle était tellement belle que j'avais voulu la toucher, lui répondre à ce regard qu'elle lançait, lui donner toute la tendresse dont j'étais capable. Mon cœur s'était emballé et je ne savais plus où mettre les pieds sur Terre.

Je reportais de nouveau mes yeux sur le corps de ma mère qui avait subitement arrêté tout mouvement et qui nous observait depuis je ne savais combien de temps. Peut-être depuis le début. Tout à coup elle s'avança vers nous et s'assit brusquement du côté inoccupé de son mari ce qui eut pour effet de faire tomber les baguettes de ce dernier. Sur le coup, je me sentis de trop et je me levais en prétextant réviser dans ma chambre avant que Gam-sensei n'arrive.

Ce qui se passa la seconde d'après, la sonnette de la maison retentit et je sursautai, ne m'attendant pas à l'entendre de si tôt. Je me dirigeai dehors et vit Gam-sensei au portillon de la demeure qui semblait scruter les alentours. Lui aussi était observé ? Ce quartier était maudit alors. J'avais eu la même impression hier en nettoyant le jardin. J'allais lui ouvrir en lui souhaitant le bonjour puis nous nous déchaussâmes à l'entrée avant que ma mère ne l'accueille d'un bienvenue grandiose en ouvrant les bras à l'extrême. Puis d'un coup, l'humeur de celle-ci changea subitement et je me demandais bien pourquoi. En un rien de temps, elle était passé de joyeuse à perplexe, puis elle affichait une mine douteuse. Qu'est-ce que c'était que ce cirque ? Que s'était-il passé pour qu'elle regarde de travers mon professeur ? Heureusement, mon paternel était à ma rescousse et pria Gam-sensei d'entrer prendre un thé avant d'entamer mon premier cours du dimanche. Ce que ce dernier fit avec empressement. Encore une fois, mon cerveau avait été envahi d'une nouvelle question « Pourquoi ? » qui restera sans réponse malheureusement.

Durant ce laps de temps et autour d'un bon thé relaxant, mes parents avaient fait la connaissance de Kuuka Gam qui leur avait permit, pour je ne savais quelle raison, de l'appeler par son prénom. Ma mère ne pouvait s'empêcher de s'exclamer sur la beauté de ses cheveux ébènes.


Quelques minutes plus tard, mes parents avaient décrétés qu'ils nous laisseraient seuls dans la salle à manger en allant prévenir mon frère de ne pas descendre nous déranger. Je pensais que cela allait arranger Zeito qui ne sortait quasiment pas de sa chambre. Commençait alors le cours particulier de Gam-sensei qui paraissait, au départ, mal à l'aise mais qui avait très vite repris ses esprits en me sermonnant sur mes fautes d'orthographe et sur ma prononciation. Je ne savais pas ce que j'avais avec l'anglais mais depuis le collège, cela n'avait jamais été mon point fort. Et on se demande comment je fait pour rester à un niveau pareil alors que je suis à l'université. Gam-sensei remontait souvent ses lunettes, signe de mon incompétence et de son impatience. En même temps, sa présence me déstabilisait beaucoup. Jamais je n'avais eu cours avec mon enseignant face à moi, par là vous allez me répliquer que ça devait être comme ça les fois précédentes vu que c'est un cours particulier. Non, ce que je voulais dire que je ne l'avais jamais vu si proche et dans ma propre maison.

Une heure était passée, puis il me posa la question fatidique, agacé de mes erreurs répétitives :

-Enfin Shion, je peux savoir ce qu'il t'arrive ? Je ne te demande pas la lune tout de même ! Corrige ton accent ! A croire que tu n'en as jamais fait de toute ta vie !

-J'essaye, sensei ! Mais c'est juste que … euh … vous êtes … enfin, je n'ai pas l'habitude de recevoir mes enseignant chez moi un dimanche et ça me met mal à l'aise...

Je l'entendis soupirer bruyamment. Apparemment il en avait marre de mon cas. Pourtant, ce qu'il dit juste après me laissait douter de ma propre pensée :

-Je me demande si je suis un bon professeur. Les autres n'ont aucun mal à manipuler une langue étrangère mais tu reste la seule exception même si tu te stabilise toujours au-dessus de la moyenne à peine. As-tu des problème quelconque avec ta famille ? Ou bien une histoire de cœur qui te fait oublier que ta réussite aux examens passent avant tout ?

Je manquais de m'étouffer de mon propre chef. Voilà que Gam-sensei s'inquiétait de mon sort et du sien.

-Non ! Rien de ces deux-là ! Ce n'est pas vous non plus sensei, c'est moi et moi seul ! Il manque juste un peu d'effort de ma part.

Je vis le regard de mon enseignant changer. Il paraissait très étonné de ma révélation et me dévoila à son tour que c'était la première fois qu'il entendait un élève avouer qu'il ne révisait pas assez. Puis il soupira de nouveau avant que mon père n'entre dans la cuisine avec un petit carton dans les mains.

-Excusez-moi, Kuuka-san, c'est juste pour informer Kaito que ton micro et ta web-cam sont arrivés !

-Hein ? Comment ça ? J'avais prévu de les acheter moi-même !

-Je t'expliquerai après, il te reste une heure !

A mon tour je soupirai de soulagement. Au final, je ne me déplacerais plus en ville pour mon rendez-vous en ligne avec Gaku. J'aperçus du coin de l'oeil l'air interrogatif de mon professeur sur moi.

-Tu n'as toujours pas ce genre de matériel à ton âge ? A croire que tu n'es pas comme les autres adulescents de ton âge...

-Maintenant je l'ai ! Répliquai-je sur un ton surpris.

Je fus encore plus étonné à sa phrase suivante :

-Pourquoi maintenant alors ? Tu aurais pu en avoir bien avant, non ?

Alors là, où était le piège ? J'avais envie de lui dire que ce n'était pas ses oignons mais connaissant Gam-sensei, même si cela était ma vie privée, il n'aimerait pas avoir de questions sans réponses et ne lâcherait pas le morceau. Et puis, je ne suis jamais doué pour mentir.

-C'est pour que je puisse contacter quelqu'un sur internet dont la rencontre est assez récente...

-Récente ?

-Quatre mois environ...

-Serais-ce une histoire de cœur ? Est-ce à cause de cela que tout va mal dans tes notes ?

Exagéré n'est-ce pas ?

-Gam-sensei, ce n'est pas de l'amour et encore moins à cause d'elle que je n'arrive pas à atteindre plus de 55% en langue !

-Je doute fort de ton explication, Shion.

Je soupirai intérieurement, à croire que mon professeur veut vraiment trouver une solution à mon problème de ''mauvaises notes'' dans le meilleur des mondes possible. Mais étrangement, je vis que ses doigts étaient crispés sur eux-mêmes. Avait-il vraiment une si grande volonté de m'aider ?

-Sensei, je vous l'assure, je n'ai aucune relation. Je vous avoue que des fois je suis occupé à composer des chansons de mon côté et ça me prend presque tout mon temps libre, c'est ce qui fait que je n'étudie pas assez entre-temps. Mais je rattrape mon retard dans la journée !

Que ne fallait-il pas faire pour protéger Gaku et mon statut de célibataire...

-Tes … chansons ? Me demanda-t-il, interloqué et curieux à la fois, comme si je lui racontais des salades.

-Si vous ne me croyez pas, j'ai ma liste complète sur mon blog !

-Voilà un blog maintenant …

Puis d'un coup, le silence s'abattit dans la salle à manger. Gam-sensei avait brutalement écarquillé les yeux tout en me regardant fixement. Je ne comprenais pas ce qu'il lui passait par la tête de me contempler de cette façon, comme si le fait que j'avais un blog était la plus grande découverte du monde. Au bout d'un moment, ce qui me paraissait une éternité, il finit par baisser la tête et à crisper de nouveau les mains. Il murmurait des choses incompréhensibles mais j'étais persuadé d'être l'objet de ses pensées. Il releva doucement la tête, replaça quelques mèches de cheveux mais pas un instant il ne me regardais dans les yeux, même quand il se mettait à me poser une question très inattendue de la terreur de l'université :

-Quel est ton nom d'emprunt ?

-... De mon blog ? Me risquai-je à demander, ne comprenant pas le pourquoi de ce soudain intérêt.

Je le vis hocher la tête lentement et j'avais eu l'impression que ce moment clé resterai le plus terrible et le plus étrange de mes souvenirs. Devais-je le révéler ? Etais-je impliqué dans une affaire quelconque ? Mes doutes et questions s'enchaînèrent dans mon esprit sans que je n'eusse de réponse. Je pris alors mon courage à deux mains et lui annonça :

-Gallarian Marion.

Stupéfaction totale de sa part et de la mienne par la même occasion. Sans que je ne m'y attende, il avait brutalement claqué ses mains sur la table.

-Gallarian … Marion ?

L'expression de Gam-sensei avait changé du tout au tout, une grande surprise se lisait clairement sur son visage. Comment devais-je le prendre ? J'avais l'étrange impression de m'être téléporté dans un autre monde. Le pseudonyme lui disait quelque chose en tout cas et, pour la forme je suppose, j'espérais qu'il n'ait pas visité mon blog et encore moins écouté mes musiques dont, j'en suis sûr, il n'en avait rien à faire comme de sa première phrase traduite !

Le silence se prolongeant, je décidais, à mes risques et périls, de le rompre :

-Sensei, il se passe quelque chose ?

Il dut se reprendre à ce moment-ci tout en sursautant sur sa chaise. Suite à cela, il balbutia des choses inaudibles puis annonça d'une voix déterminée :

-Rien de grave, non ! Juste que je suis vraiment étonné, que dis-je un véritable choc, de découvrir que le compositeur de ces chansons était l'élève le plus mauvais en langues même si j'avais eu un gros doute au départ et le fait que tu m'aie dévoilé ton surnom l'a confirmé ! Tu te demande sûrement comment je l'ai découvert et pourquoi diable je te poussais à tout m'avouer ! Sache, jeune homme, que je suis certes un enseignant mais pas assez vieux pour ne pas m'intéresser à ce qui se passe sur le net ainsi qu'à ces musiques de jeunes cancres !

… Cancre ? Moi ? Bon c'était vrai dans sa matière mais quand même... Et puis je n'avais aucune intention de lui dire que surfer sur internet n'était plus de son âge, au contraire. Maintenant que je le regardais de plus près, il paraissait étrangement jeune à mes yeux.

Et à la vitesse de l'éclair, il se leva, faisant tomber sa chaise au passage et il abattit son pied sur la table tout en me pointant du doigt et tout en remontant ses lunettes.

-Shion Kaito !

Je me mit aussitôt au garde-à-vous plus par réflexe que pour la forme. L'éclair que je vis passer dans le reflet de ses verres me terrifiait de suite.

-Tu dois absolument te présenter aux qualifications des jeunes chanteurs de l'université !

-Quoi !? Lui dis-je en lui faisant les gros yeux.

-J'ai enfin trouvé une autre perle rare alors tu vas me faire le plaisir de ne plus cacher ton secret si bien gardé jusqu'à maintenant et le dévoiler devant le jury Vocaloid ! Tu traîne bien avec mademoiselle Hatsune, n'est-il pas ? Suis son chemin, ton destin tout tracé, et elle t'aidera vu qu'elle est déjà passée par ces qualifications et je ne veux pas de « mais » !

Clair, net, ponctué d'un sourire démoniaque de la part du professeur d'Anglais le plus terrifiant de l'établissement Vocaloid et les dés étaient jetés. Et pour couronner le tout, je n'avais pas le choix !


En ce jour d'Halloween (du moins chez moi), je publie ce chapitre qui, j'espère, vous plaira ! Encore une fois, pour ceux qui n'auraient pas lu en haut de la page, je n'aurai pas mon ordinateur pendant une semaine car je serai en formation mais je ne vais pas rester inactive, ne vous inquiétez pas ! J'essaierai de mettre par écrit ce qu'il me reste de mon imagination concernant la suite !

BON HALLOWEEN A TOUS !