Ah-ah ! ça faisait un moment que je n'avais pas eu le temps de revenir sur le site et j'ai été super thrilled en découvrant les reviews ! Trooop bien ! Alors je continue, donc.

(et oui, le sel de la vie, c'est les commentaires. Sans, c'est vraiment dur de croire à son histoire...)

Alors voilà le prochain chapitre... ET ENCORE MERCI !


La nuit tombait. Ils avaient découvert plusieurs grottes, mais la mine restait encore introuvable. Ils s'installèrent dans la dernière caverne.

- Il y a peut-être des kilomètres de galeries, là-derrière, dit pensivement Carter en balayant le fond de la grotte du faisceau de sa lampe.

- Je suppose qu'on ne peut pas faire de feu… soupira Daniel en frissonnant. Il se laissa tomber contre l'une des parois.

- Cela me semble pourtant nécessaire, dit Teal'c avec une étrange intonation.

- Je n'aurais jamais cru que vous puissiez faire une suggestion aussi… vide de sens, Teal'c, dit O'Neill en s'asseyant. Je m'attendais à ce que vous soyez le premier à le déconseiller.

- Le major Carter et Daniel Jackson vont être malades, dit lentement Teal'c.

- Hey ! protesta Carter en revenant aussitôt vers eux. J'ai eu le même entraînement que n'importe quel soldat ! Ce n'est pas un peu d'eau qui va me faire peur !

- Je suis aussi résistant que n'importe qui, ajouta Daniel, vexé.

Il tordit sa manche et fit la grimace devant la flaque d'eau qui se forma. O'Neill eut une moue narquoise.

- Que tout le monde mette un pull, ordonna-t-il. On va essayer de faire sécher nos blousons pendant la nuit. Passez-moi un câble, Carter.

Quelques minutes plus tard, ils mangeaient leurs rations en silence, les cheveux ébouriffés par un séchage rapide (sauf dans le cas de Teal'c, évidemment), enveloppés dans leurs couvertures de survie. Derrière eux, sur un étendage improvisé, séchaient leurs vêtements et le carnet de notes de Daniel.

- Je prends le premier tour de garde, annonça O'Neill en observant ses équipiers qui tentaient de se réchauffer en tendant leurs mains au-dessus de la lampe.

- Je prends le suivant, dit Teal'c.

Daniel éternua. Tout le monde le regarda.

- Désolé… j'ai pas fait exprès. Mes allergies. En voyage.

- Tu es traité pour ces allergies, grinça O'Neill.

- Eh bien… c'est la poussière, alors.

Teal'c leva un sourcil tandis que Carter se mettait à rire. Daniel et O'Neill s'étaient lancés dans un de leurs tournois de non-si-non-si-non-si-non-si-non-si… etc.

A l'aube, la pluie avait cessé. Ils se remirent en route, grincheux.

O'Neill marchait devant, écartant les branches et écrasant les fougères. Carter suivait, son P 90 dans une main et le détecteur à Naqhadah dans l'autre. Teal'c arrivait ensuite, aux aguets, les yeux sur les fourrés.

Daniel pesta en silence et dégagea sa botte de la souche pourrie dans laquelle il venait de marcher. Il serra les dents et rattrapa Teal'c. Tout en avançant, il sortit de sa poche sa plaquette de cachets et en avala un.

- Halte, chuchota O'Neill.

Daniel buta contre le dos de Teal'c qui se retourna à demi et lui adressa un coup d'oeil de reproche. Le colonel leur fit signe de se rassembler, puis indiqua en silence que trois jaffas passaient sur leur droite. Ils restèrent quelques minutes en silence, accroupis, la main sur leurs armes, puis O'Neill se détendit. Il se redressa et sourit à son équipe.

- Ces jaffas n'ont pas l'air de craindre la moindre attaque, dit Teal'c d'un air étonné.

- Ils se croient en sécurité sur cette planète infernale, dit O'Neill.

- Infernale ? répéta Daniel.

- "L'enfer vert", tu connais ?

- Pourquoi tu te tiens comme ça, Daniel ? demanda Carter en fronçant les sourcils.

Daniel baissa les yeux et s'aperçut qu'il avait la main crispée sur son flanc gauche.

- Je vérifiai si je n'avais pas perdu mon… portefeuille, s'empressa-t-il de répondre en essayant d'avoir l'air de plaisanter.

O'Neill lui adressa un regard sceptique puis se remit en marche.

Ils découvrirent l'entrée de la mine quelques heures plus tard. Elle était en contre-bas, dans la vallée, gardée par une vingtaine de jaffas.

Carter rendit les jumelles au colonel.

- Quel est le plan ? demanda Daniel en essuyant le front. Il ruisselait de sueur. "Je suis passé sous une branche pleine d'eau", ajouta-t-il à l'adresse de Teal'c qui le fixait d'un air sévère.

- On est supposés se faire passer pour des travailleurs, non ?

- Vulcain ne les envoie pas armés, dit Teal'c.

O'Neill leva les yeux au ciel.

- Même problème qu'avec Sokar. Eh bien en route. On planque les sacs, les P 90 et la lance de Teal'c par ici, on cache les zat' et les 9mm et on arrive comme des fleurs.

- Tâchons d'avoir l'air bien épuisé, dit Carter. J'imagine que les autres doivent errer longtemps dans la jungle avant de trouver la mine.

- Disons qu'ils n'évitent pas les jaffas, eux, précisa Daniel.

- Mon colonel ? Il ne serait pas préférable que Teal'c reste en dehors de la mine ?

O'Neill réfléchit.

- Vous seriez moins repérables, en effet, ajouta le jaffa. D'autre part, Jacob Carter va sans doute prendre contact ce soir.

- La poisse, grommela O'Neill. Nous ne pouvons pas attendre alors qu'on pourrait déjà trouver Maître Bra'tac… Les Tok'ra nous ont sous-estimés.

- Je resterai ici pour assurer la liaison avec Selmak, dit Teal'c.

- Nos radios fonctionnent sur la planète, continua Carter. Teal'c sera aussi en contact avec nous.

- Bien, dit O'Neill. Alors en route. Bonne chance, Teal'c.

Le jaffa inclina la tête. Ses co-équipiers disparurent dans les fourrés. Un quart d'heure plus tard, des éclats de voix, assourdis, lui parvinrent du fond de la vallée et il observa, aux jumelles, les gardes pousser le reste de SG 1 dans la mine.