Bonsoir ! Cette semaine, c'est un petit chapitre, parce que je n'ai pas vraiment eu le temps d'écrire. Mais je vais participer au Camp Nano d'avril, du coup ça sera beaucoup mieux ! Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, le Camp Nano est un challenge qui se produit au mois d'avril et de juillet. Chacun choisit son objectif d'écriture, et il faut l'atteindre en un mois. Il y a aussi le Nanowrimo, mais là c'est 50 000 mots obligé. C'est plus compliqué d'un coup XD

Enfin bref, sinon j'espère que ça va vous et je remercie tous ceux qui ont laissé des messages, follow et favorite mon histoire. C'est pour vous que je fais ça 3

Bonne lecture !


Chapitre 4 : Soupçons

Les jours et les semaines continuèrent à s'enchaîner, sans gros changements. Harry Potter continuait à s'entraîner au Quidditch avec l'équipe de Gryffondor trois fois par semaines, et Elladora observait discrètement certaines séances, surtout celles du samedi. Elle ne pouvait s'empêcher d'être curieuse à propos du garçon. Il avait démontré un talent plutôt spontané pour quelqu'un qui avait été élevé chez des moldus, et ce dès le premier cours de vol. Et chaque samedi qui passait le confirmait : il était vraiment doué pour le vol sur balai, bien plus que Drago ne le serait jamais malgré ses années d'entraînement. Parfois, quand Elladora observait les gracieuses pirouettes que le Potter effectuait dans les airs, sa silhouette semblait se confondre avec celle d'un oiseau déployant ses ailes.

Le jour d'Halloween arriva, fatalement. Elladora n'avait jamais beaucoup aimé cette fête. Les sorciers semblaient se régaler à participer à l'engouement moldu en sortant leurs plus beaux chapeaux pointus du placard et leurs plus grosses citrouilles afin de les défigurer d'un visage grimaçant. Mais elle avait toujours ressenti un profond malaise ce jour là. Généralement, ses cauchemars se faisaient plus nombreux et plus saisissants à cette période.

Toute la journée, elle se concentra donc sur les cours. Elle ne mit pas longtemps à maîtriser le sortilège de lévitation, tout comme Hermione, et toutes deux s'amusèrent à réaliser un véritable ballet aérien avec leurs plumes, extasiant le professeur Flitwick. Mais ce n'était pas vraiment un challenge côté cérébral. Elle avait envie de se pencher sur un devoir particulièrement ardu et de ne relever la tête de ses bouquins que lorsque la journée serait enfin terminé.

― Excusez-moi monsieur ?

Le professeur Flitwick se tourna vers elle, attentif.

― J'aimerai savoir si vous auriez quelques sorts un peu plus... Ardus à essayer. Je ne voudrais pas paraître hautaine, mais je trouve ceux-ci un peu simples à maîtriser.

Bien qu'un air d'admiration se peint un instant sur son visage, le petit professeur de sortilèges se composa un masque de refus qu'Elladora connaissait bien.

― Je suis navré mademoiselle Malefoy, mais le programme est le programme. Sans la supervision d'un adulte, je ne peux vous laisser pratiquer des sortilèges plus difficiles toute seule. Dans quelques années, vous pourriez peut-être rejoindre le club de sortilèges que vos aînés ont créé avec mon accord. Mais en première année, ce ne sera pas possible.

Elladora tenta de cacher sa déception de son mieux en prenant congé du professeur. Qu'allait-elle faire pour occuper son esprit à présent ? Peut-être que son parrain leur avait donné une rédaction sur les effets de tels ou tels ingrédients dans des potions... Ce serait parfait. De préférence un ingrédients aux nombreuses vertus, et qui lui demanderait quelques heures de recherches à la bibliothèque.

En sortant, elle ne vit pas non plus Hermione. Sans plus s'inquiéter, elle supposa que la jeune fille était partie faire autre chose et qu'elle ne voulait pas être accompagnée.

Cependant, plus le temps passait, plus elle commençait à se poser des questions. A midi, Hermione n'était toujours pas revenue. Et chose bien plus étonnante, elle n'était pas non plus venue au cours de vol. Là, Elladora comprit qu'il y avait vraiment un problème. Pour qu'Hermione manque un cours, il fallait vraiment qu'il y ait un gros soucis. En demandant à tous ceux qu'elle connaissait, elle finit par apprendre par Neville que Parvati avait dit à Lavande qu'Hermione s'était enfermée dans les toilettes. L'heure du dîner approchait justement, et bien qu'elle n'avait pas vraiment envie de s'y rendre, elle avait encore moins envie de désobéir au règlement. La jeune Malefoy se dépêcha donc de se rendre aux toilettes des filles.

Arrivée là-bas, elle n'eut aucun mal à trouver les toilettes où Hermione s'était enfermée. Des sanglots discrets s'échappaient de l'une des cabines. Elladora s'en approcha.

― Hermione, ça va pas ?

Les sanglots se calmèrent et furent remplacées par de petits reniflements.

― Ah, c'est toi Elladora... J'arrive, j'arrive...

Peu convaincue par le ton assurée qu'Hermione avait essayé de prendre, la blonde ne laissa pas tomber l'affaire.

― Pourquoi tu pleures ?

Un peu brut de décoffrage, certes.

― Je... Je ne pleure pas...

― Hermione...

Celle-ci finit par ouvrir la porte. Elladora la poussa doucement, révélant une Hermione aux yeux rougies et aux lèvres encore tremblantes. Quand elle leva les yeux vers Elladora, toute sa résistance sembla s'effondrer et ses yeux se remplirent de larmes. Bien que pas très tactile envers les autres, à cause de son éducation Malefoyenne, Elladora lui ouvrit les bras, et Hermione s'y jeta.

De ce qu'Elladora avait compris, tout était de la faute de ce Weasley. Encore. Pourquoi s'acharnait-il tant sur Hermione ? Si ça continuait, il allait falloir qu'elle lui remette les idées à la bonne place.

― Les garçons sont vraiment bêtes à cet âge. Et encore plus ce Weasley. Qu'est-ce que tu dirais d'aller manger pour se changer les idées ? Il paraît qu'Hagrid a vraiment fait des miracles avec les citrouilles cette année.

Hermione reprit un petit sourire. Elladora ne comprenait pas pourquoi une remarque aussi stupide pouvait lui faire autant de mal.

Mais avant que les deux filles puissent faire un pas vers la sortie, une odeur nauséabonde commença à se répandre dans l'air. Elladora fronça le nez. Même pour des toilettes, ça sentait vraiment mauvais... En face d'elle, le visage d'Hermione se décomposa et elle devint toute blanche.

― Toi aussi tu sens ça ? Lui demanda la blonde, prise de léger haut-le-cœur.

Hermione avait les yeux écarquillés, et c'est avec une peur palpable qu'elle balbutia :

― Là... Là... Un...

Des bruits de pas accompagnèrent l'odeur. Des pas vraiment lourds, bien plus que ceux d'un élève ou même d'un professeur. Et un grognement, si rauque qu'il semblait venir des tréfonds d'une gorge extrêmement enrouée. Elladora se figea. Elle se tourna lentement, craignant déjà la vision d'horreur qui s'imposa à elle.

Il était immense. Son corps était d'un gris sale, sa peau pustuleuse, ses gros pieds monstrueux et hérissés de piques semblaient, à eux seuls, faire la taille des filles. Elladora ouvrit la bouche, et un cri strident s'échappa de sa gorge, en écho à celui d'Hermione, alors que le troll brandissait sa puissante massue. Face au danger, les sens d'Elladora se réveillèrent et d'instinct, elle poussa Hermione dans l'une des cabines et se jeta à terre. La massue passa à un cheveu de son crâne. Des larmes commencèrent à couler sur ses joues. Son cœur battait à tout rompre. La peur effaçait toute sa logique, toutes ses connaissances. Elle était terrifiée, à la merci d'un monstre gigantesque et sans pitié. Elle serra les yeux fermement et adressa un au revoir silencieux à ceux qu'elle aimait. Père, mère, parrain, Dragon...

Mais le coup n'arriva jamais. Par contre, une voix humaine et un bruit d'objet qui se brise en morceaux résonnèrent. Elle osa ouvrir les yeux et releva la tête. Le troll lui tournait le dos. Potter et Weasley attiraient son attention en lui jetant des tuyaux ou des lavabos à la tête. Bien que sa tête ne s'était pas retrouvée sous la trajectoire de l'arme, ce n'était pas le cas de tout le reste des toilettes.

Potter se précipita vers elle et l'aida à se relever.

― Où est Hermione ? Lui dit-il, les yeux écarquillés.

Elladora se précipita aussitôt vers les toilettes où elle avait poussé Hermione. Celle-ci était roulée en boule sur le sol, les bras sur la tête.

― Hermione ! L'appelèrent en chœur la blonde et le brun.

Hermione était terrifié, et les grognements incessants du troll n'arrangeaient rien.

― Harry ! Appela la voix effrayée du rouquin.

Le susnommé sembla juger qu'Elladora saurait prendre soin d'Hermione, puisqu'il porta aussitôt secours à son ami. Elladora n'avait jamais vu quelqu'un avec autant de cran et de stupidité qu'à ce moment précis. Le jeune Potter s'élança, et sauta sur le troll. Sa baguette brandie s'enfonça dans l'une des narines du monstre.

Tout se passa très vite. Le troll, rendu fou par tous ces cris, était à deux doigts de faire tomber le Gryffondor de ses épaules, quand Weasley brandit sa baguette et lui jeta un Wingardium Leviosa parfaitement exécuté. La massue resta dans les airs, échappant à la poigne du troll, et retomba lourdement sur sa tête avec un craquement sourd qui fit sursauter les deux filles. Et il s'abattit au sol en soulevant une montagne de poussières. Si personne n'avait entendu les bruits de lutte auparavant, ce bruit-là avait certainement alerté tout le château.

Elladora aida Hermione à se lever, les oreilles qui tintaient. Les deux filles fixèrent le corps, puis les garçons, et ceux-ci leur rendirent leur regard.

― Il est mort ? Demanda Hermione d'une petite voix.

― Je ne crois pas. Il doit être seulement assommé.

Malgré le ton assuré que le Potter voulait prendre, Elladora distingua ses jambes qui tremblaient. Le bras du Weasley tremblait également, la baguette toujours levée. Tous quatre avaient été sacrément affecté par ce... Combat. Sonnée par la vitesse à laquelle tout était arrivé, Elladora ne pouvait plus penser qu'à une seule chose : les deux Gryffondor leur avait sauvé la vie. Une Malefoy devait la vie à un Weasley ET à un Potter.

Ça, ça n'allait pas plaire à son père DU TOUT.

Alors que Potter récupérait sa baguette dans un état quelque peu morveux, le professeur McGonagall, le professeur Rogue et le professeur Quirrell firent irruption dans la pièce. Leurs regards survolèrent la scène. Alors que le professeur de défense contre les forces du mal fixait le troll d'un air effrayé, la directrice de Gryffondor fixa les garçons comme si elle allait les tuer, et son parrain... La fixait elle. Ses lèvres étaient livides, et ses yeux semblaient encore plus noirs que d'habitude. Mais Elladora savait qu'il voulait juste s'assurer qu'elle aille bien. Il fit mine de se pencher sur le troll, puis fusilla les garçons du regards avant de s'approcher d'elles.

― Qu'est-ce qu'il vous est passé par la tête ? Explosa le professeur McGonagall, les dents serrés. Vous pouvez vous estimez heureux de ne pas vous êtres fait tuer. Pourquoi n'êtes vous pas dans votre dortoir ?

― C'est ma faute professeure McGonagall, ne soyez pas trop sévères avec eux s'il vous plaît.

Elladora jeta un regard éberluée à Hermione, qui venait de parler. Qu'est-ce qu'elle racontait ? Son parrain avait posé discrètement une main sur son épaule, s'assurant qu'elle était saine et sauve, et elle distingua très clairement ses doigts se serrer légèrement.

― Je... J'étais partie à la recherche du troll... Je... Pensais pouvoir m'en occuper... Et... Ils m'ont... Ils m'ont sauvée.

Mais pourquoi cherchait-elle à les protéger ? Tout le monde avait le regard rivé sur Hermione, qui était blafarde. Weasley laissa tomber sa baguette. Potter avait les yeux écarquillés. Et Elladora ne savait pas quoi faire, car jamais, jamais elle n'aurait cru qu'Hermione serait prête à mentir à un professeur pour ces deux là.

Le professeur McGonagall fronçait les sourcils. Son attention se reporta sur la jeune Malefoy.

― Et vous miss Malefoy ?

― Je... cherchais Hermione.

C'était la vérité. Elle ne savait pas quoi dire de plus. Elle n'avait pas envie de mentir, même si ils lui avaient sauvé la vie, mais elle ne contredirait pas Hermione.

― Vous quatre... Miss Granger, vous êtes bien sotte d'avoir cru que vous pourriez vaincre un troll des montagnes à vous toute seule. Cela coûtera 5 points à Gryffondor. Vous me décevez beaucoup.

Elladora vit Hermione trembler légèrement. Elle avait envie de crier. C'était tellement injuste !

― Vous pouvez retourner dans votre tour, si vous n'êtes pas blessée. Les élèves terminent le repas d'Halloween dans leurs maisons respectives.

Hermione ne se fit pas prier et détala. Le regard du professeur de métamorphose se fixa de nouveau sur Elladora.

― Je ne comprends pas très bien votre implication dans cette affaire, miss Malefoy, mais il me semble que vous vous soyez retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Vous feriez mieux de rejoindre miss Granger.

Elladora hocha la tête, et quitta la pièce sous le regard inquiet du professeur Rogue. Hermione l'attendait dans le couloir. Elles se rendirent en silence dans la salle commune. Alors qu'Elladora allait s'approcher des victuailles, Hermione la retint par le bras.

― Tu ne crois pas qu'on devrait les attendre pour les remercier ?

Elladora baissa la tête. Oui, ils leur avait bien sauvé la mise. Honteuse à l'idée de devoir remercier des membres des deux familles que son père et son parrain dénigraient le plus, elle attendit tout de même auprès d'Hermione. Et lorsque les deux garçons franchirent le portrait de la Grosse Dame, elle les remercia du bout des lèvres. Tous quatre semblaient très gênés, et c'est avec soulagement qu'ils allèrent manger. Et pour la première fois depuis son entrée à Poudlard, Elladora commença à regarder le jeune Potter autrement qu'à travers son nom.

A partir de cette fameuse soirée d'Halloween, Hermione ne passait plus une minute sans les deux garçons. Par extension, Elladora non plus. Et elle avait droit au regard furieux de son frère chaque fois qu'elle le regardait.

Et bien sûr, à la haine constante d'Harry envers son parrain.

― Je suis sûr qu'il vient de l'inventer.

Harry fusillait Severus du regard alors que celui-ci venait de lui prendre Le Quidditch à travers les âges et qu'il venait d'enlever 5 points à Gryffondor. Sans compter le regard profondément déçu adressé à Elladora. Elle savait qu'Harry avait raison. Combien de livres avait-elle emprunté pour les emmener avec elle un peu partout ? Aucune règle n'interdisait ça. C'était aussi l'un des but de la bibliothèque.

― Je me demande ce qu'il s'est fait à la jambe. Continua le brun.

En levant la tête, Elladora remarqua effectivement que Severus boitait légèrement. Inquiète, elle fronça les sourcils.

― Je n'en sais rien, mais j'espère que ça lui fait mal. Répondit le rouquin.

Elladora le fusilla du regard. Pourtant elle ne dit rien. C'était curieux que son parrain se soit blessé ainsi, il était normalement très précautionneux. Et vu l'attitude qu'il adoptait envers elle en ce moment, elle n'avait pas vraiment envie de lui demander. C'était très fatiguant de ne pas pouvoir être ami avec qui elle voulait. D'ailleurs, Drago avait sans doute prévenu leurs parents dans une de ses lettres puisqu'elle recevait bien moins de friandises. Et alors que le mois de décembre approchait, elle se demandait vraiment ce qu'elle allait bien pouvoir faire une fois face à ses parents.

Le soir même, Hermione corrigeait les devoirs des garçons, Elladora finalisait le sien, Faon sur les genoux, quand Harry se leva d'un bond et annonça qu'il allait récupérer son livre. Alors que les deux autres affirmaient vouloir rester dans la salle commune, Elladora leva les yeux au ciel.

― Je viens avec toi.

Harry sembla légèrement embarrassé. C'est vrai qu'ils ne se parlaient pas beaucoup, mais il fallait bien qu'elle se confronte à son parrain. C'était le moment ou jamais.

― Il sera peut-être plus clément si je viens avec toi.

Harry hocha la tête et les deux Gryffondors sortirent de la salle commune. Le trajet jusqu'à la salle des professeurs s'effectua en silence, ce qui ne gêna pas Elladora qui n'aimait pas que l'on essaye de combler les silences sans cesse. Heureusement Harry ne s'y essaya pas et ils arrivèrent vite à destination en empruntant quelques raccourcis.

Harry frappa à la porte plusieurs fois, mais aucune réponse ne leur parvint. Ils échangèrent un regard, et Harry entrouvrit la porte. Elladora, bien qu'elle n'était pas celle qui regardait par l'entrebâillement, reconnu sans mal la voix de son parrain.

― Sale bestiole. Comment voulez-vous qu'on surveille ses trois têtes à la fois ?

Elladora se figea d'horreur. Elle vit le garçon ouvrir de grands yeux. Il tenta de refermer la porte, mais Severus le vit.

― Je... Je voulais simplement vous demander si je pourrais reprendre mon livre...

― SORTEZ IMMEDIATEMENT !

Harry referma la porte, les mains tremblantes et s'éloigna en entraînant Elladora par la main. Celle-ci se laissa faire, perplexe par ce qu'elle avait entendu. Après quelques escaliers, le garçon la lâcha enfin. Elladora n'osait dire un mot. Ils rentrèrent dans la salle commune, le visage blanc. Cela alerta immédiatement Hermione, qui n'avait jamais vu Elladora avec ce visage.

― Qu'est ce qu'il vous est arrivé ?

Harry jeta un regard à Elladora, mais celle-ci baissa la tête. Elle avait besoin de réfléchir à ce qu'ils avaient entendu, et vu, pour Harry. Mais celui-ci attira Ron et Hermione à l'écart, alors elle le suivit.

― J'ai vu Rogue se faire soigner par Rusard. Il parlait d'un chien à trois-tête... Et il semblait vraiment furieux que j'ai surpris leur conversation.

― Tu penses que... Commença Ron en pâlissant.

Le regard d'Harry se raffermit.

― C'est exactement ce que je pense. Rogue a attiré le troll dans le château pour faire diversion pendant qu'il essayait de passer devant le chien à trois-tête.

― C'est impossible, il n'essaierai pas de voler quelque chose que le professeur Dumbledore a mis en lieu sûr. Rétorqua Hermione, l'air tout de même inquiète.

― Tu crois vraiment que tous les profs sont des saints ? Moi je suis d'accord avec Harry. Je n'ai pas la moindre confiance en Rogue. Répondit enfin Ron, les joues roses.

Elladora n'avait rien dit jusque là, mais elle sentit qu'elle devait intervenir.

― Eh bien moi si.

Elle avait réussi à attirer leur attention. Ron la regardait avec animosité, Harry avec réserve, et Hermione se mordait la lèvre.

― Le professeur Rogue est mon parrain, et mon ami depuis que je suis née. Il ne ferait jamais une chose pareille.

― Tu en es absolument sûre ? Insista Harry en la fixant de ses yeux verts stupéfiants.

Elladora lui retourna son regard.

― Certaine.

Harry hocha la tête. Depuis l'épisode du troll, il semblait lui faire confiance. Il gardait une certaine réserve, mais le fait qu'elle et Hermione étaient aussi proches semblait le rassurer. Pas Ron.

― Et tu la crois ?

― Je ne devrais pas à ton avis ?

Ron jeta un regard haineux à Elladora, qui recula.

― C'est une Malefoy.

Elladora se sentit insultée par le ton qu'avait prit le Weasley. Il avait dit son nom presque en le crachant. N'était-elle que ça à leurs yeux ? Et même, était-ce si grave ? Sa famille lui avait appris de bonnes choses, de merveilleuses valeurs, comme le travail, la loyauté, l'honnêteté, l'ambition, la détermination. Tout ce que Ron voyait, c'était le comportement stupide de son jumeau jaloux. Ce n'était vraiment pas représentatif.

― Personne ne devrait être réduit à un nom.

Elladora tourna la tête vers Harry, qui venait de briser le silence. Celui-ci avait le regard baissé vers ses mains. Ron le regarda, puis tourna de nouveau son visage vers Elladora. Le brun fixa son regard sur son ami, et Ron finit par hausser les épaules avant de prendre ses affaires et de monter au dortoir.

― Merci. Chuchota la Malefoy.

Harry lui adressa un petit sourire. Bien qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'il la défende, elle comprenait maintenant pourquoi. Depuis son arrivée, elle ne cessait de se plaindre de l'attention incessante que recevait le jeune Potter, sans penser un seul instant qu'il pouvait être aussi gêné par ça. En se remémorant ce que son père et son parrain avaient l'habitude de dire des Potter, elle se rendit compte que tout le monde attendait quelque chose du jeune orphelin. Tout le monde avait sa petite opinion sur ses parents, sur la disparition du mage noir, sur sa cicatrice, sur tout. Il était épié à tout moment depuis sa réinsertion dans le monde magique, et ça ne devait pas être facile. Il était le mieux placé pour la comprendre à ce sujet-là.

Les deux filles comprirent vite qu'Harry avait besoin d'être seul. Elles le laissèrent donc à sa contemplation du feu et montèrent se coucher.

Après avoir procédé à sa toilette du soir, Elladora enfila son pyjama et grimpa dans son lit à baldaquin. Elle s'aperçut très vite que Faon n'était pas là. Il l'attendait toujours dans son lit d'habitude... Et elle n'avait pas envie de s'endormir seule ce soir là. La jeune fille décida donc de partir à sa recherche. Peut-être qu'il était coincé en-dehors de la Grande Salle... Rongée par l'inquiétude, elle descendit les escaliers sur la pointe des pieds.

― Tu vas vraiment la croire comme ça ?

La voix de Ron la coupa, et elle remonta quelques marches pour ne pas se faire remarquer.

― Je pensais ce que j'ai dis, Ron.

― Mais ?

Le cœur d'Elladora battait à tout rompre. Elle ne voulait pas écouter leur conversation, mais ils parlaient d'elle...

― Mais je veux en être sûr. Il est forcément aller voir le chien. Peut-être qu'il ne voulait pas voler cette chose, mais... Je n'ai pas confiance en lui. Il est louche.

― Je suis d'accord avec toi.

― Mais on ne doit plus en parler devant Elladora.

― Tu peux me faire confiance pour ça... Moi c'est en elle que je n'ai pas confiance.

La petite blondinette ferma les yeux, chassant les larmes qui menaçaient de couler de ses yeux. Elle savait au fond d'elle qu'elle ne pourrait pas être acceptée aussi facilement, mais ça restait très douloureux.

Renonçant à retrouver Faon, elle décida de remonter se coucher. Elle n'avait vraiment pas envie d'en entendre plus.


Eheh, ça bouge un peu là ? :3 J'ai trop aimé écrire ce chapitre, j'espère que vous avez aimé le lire.

Je vous obligerai pas (comme si je pouvais) mais une petite review etc ça fait toujours plaisir ^^ Disons que ça motive ! Donc n'hésitez pas à me dire si quelque chose vous plaît et vous déplais, si je pouvais changer quelque chose, etc.

Bisous et la semaine prochaine !