Ahlala ... Le chapitre 4 ... Depuis que j'ai commencé cette fan fiction, j'avais hâte d'écrire ce chapitre... Voilà qui est fait ! ^^ J'espère qu'il vous plaira autant qu'il m'a plu de l'écrire !

Bonne lecture à tous, et n'hésitez pas à me laisser des commentaires ! =)


Accoudé contre la fenêtre d'un des multiples bars de la Nouvelle Orléans, John Hennigan fixait sans réellement y porter attention le match de basket qui se jouait sur le grand écran plat affiché juste au dessus du bar. Un peu plus d'une heure maintenant qu'il avait abandonné Amy devant la gare, et un étrange mélange de culpabilité et de vide commencer à creuser sa poitrine. Il soupira, avalant une longue gorgée de la pinte de bière qui trônait devant lui, avant de se replonger dans la contemplation de l'immense écran dont il captait à moitié le son, au grand damne du grand irlandais qui lui tenait compagnie. Stephen passa nerveusement sa main dans ses cheveux roux et en batailles, avant de finalement plaquer celle-ci en compagnie de sa jumelle sur la table usée par l'âge et une vie certainement mouvementée.

-John ! Tu vas rester à contempler la télé, en l'occurrence un match de basket toute la soirée ? Tu aimes le basket au moins ?

La remarque justement placée sembla faire réagir l'autre qui vida son verre d'une nouvelle gorgée avant de pivoter vers son compagnon de table, et de lâcher d'un ton dépité après une rapide réflexion :

-Non, pas particulièrement …

-Soucieux ?

-Pas vraiment… Je réfléchissais, c'est tout …

-Tu réfléchis avec l'air particulièrement abattu tu sais ? C'est à cause de ta copine là ..

-Amy.

-Ouais, voilà, Amy.

-Pas à cause, mais en partie, oui … je t'avouerais que je m'en veux un peu de …

John se stoppa net dans sa phrase, fixant l'écran qui venait de changer de chaîne et de passer sur les informations locales. L'irlandais suivi le regard de son ami, incrédule. Une journaliste passablement gelée expliquait à la caméra qu'en raison de dégradation des câbles et de certaines voies, le trafic avait du être partiellement suspendu, et de nombreux trains avaient été annulés. Elle n'avait pas achevé sa phrase que déjà l'américain se ruait sur son portable. Il constata avec soulagement qu'il n'avait raté aucun appel ni reçu aucun message. Et alors qu'il entamait de remettre son téléphone bien au chaud dans sa poche, il fut pris d'une soudaine inquiétude et préféra entendre son amie lui dire de vive voix qu'elle avait bien eu son train. Quelques sonneries s'écoulèrent avant que la voix féminine d'Amy ne résonne dans son oreille.

-Oui ?

-Amy ! Tu as eu ton train ?

-…

-Amy ?

-Oui ?

-Ton train n'a pas été annulé ?

Il y eut un silence tendu à l'autre bout du fil, avant qu'un minuscule « Si… » ne parvienne aux oreilles de John. Celui-ci se frappa le crâne de sa main libre, lâchant sa choppe au passage.

-Mais bordel Amy ! Ca ne t'es pas venu une seule seconde à l'esprit de m'appeler, par pur hasard ? Non, tu as préféré attendre, Il jeta un rapide coup d'œil à l'horloge fixée près de l'écran, 2 heures toute seule à te les geler dans une gare !

-Mais j'attend le suivant, et …

-Ah oui ? Et il est à quelle heure le suivant ?

Répliqua John d'un ton des plus cyniques. Même par le biais d'un téléphone portable, il lui sembla capter la couleur pourpre que prenaient les joues de son amie.

-Le prochain qui n'est pas annulé j'entends …

-9 heures du matin …

L'américain laissa échapper un juron qui lui valu un regard assassin de la part de l'occupant de la table voisine. Il n'y fit même pas attention, reprenant, un rien agacé :

-Franchement, tu …Je passe te chercher !

-Mais…

Il raccrocha sans même attendre la fin de sa réponse, et s'heurta au regard appuyé de Stephen, qui le dévisageait avec curiosité.

-Elle a raté son train, mais il ne lui était absolument pas venu à l'idée de m'appeler, elle préférait largement rester là-bas toute seule !

Lâcha-t-il rageusement en guise d'explication. Son ami hocha lentement la tête, avant de finalement rajouter :

-Peut être qu'elle ne voulait pas te déranger …

-Evidemment qu'elle ne voulait pas me déranger ! Mais je lui ai déjà dit que … Rah !

D'un geste déterminé, il acheva son verre de bière d'une traite et interrogea Stephen du regard. Celui-ci lui répondit rapidement qu'il l'accompagnait, l'envie de rester tout seul dans un bar lui manquant cruellement, puis termina à son tour son verre, laissant l'argent de leur consommation sur le bar. Lorsqu'il s'assit dans la voiture aux cotés de John, il lui sembla que celui-ci s'était un tant soit peu calmé. Malgré tout, il se surprit à plaindre un instant Amy qui allait certainement se faire hurler dessus dès qu'elle aurait posé un pied dans la voiture.

Ils s'arrêtèrent devant la gare après avoir insulté plusieurs automobilistes qui avaient le malheur de ne pas conduire assez vite ou de freiner un peu brusquement. La marée de voitures s'était légèrement désépaissie, mais ils durent tout de même tourner pendant de longues minutes avant de pouvoir sinueusement se glisser dans la première place qu'ils trouvèrent. La foule qui se pressait devant la gare s'était en revanche décuplée. Un nombre impressionnant de personnes étaient pendues à leur téléphone, et partout résonnait des « tu peux venir me chercher ? Je n'ai pas de train… ». Entendre toutes ces supplications arracha un grognement mécontent à John. Tant et si bien que lorsqu'il aperçut Amy, tranquillement posée près d'un cendrier, un cigarette fumante à la bouche, il lui sauta littéralement dessus.

-Toi !

La jeune femme sursauta, laissant tomber sa cigarette au sol. Elle releva la tête vers les deux nouveaux arrivants, qui s'étaient plantés en face d'elle, et préféra offrir un sourire hésitant à Stephen plutôt que d'affronter le regard noir de son ami.

-Tu n'aurais pas pu passer un coup de fil, je sais pas moi, un sms, juste histoire de dire … Non, tu as préféré te les geler toutes seules ici…

-Mais je ne voulais pas te …

-Me déranger ? Mais Amy, tu ne me déranges pas, combien de fois faudra-t-il que je te le répète, tu – ne – me – dérange - pas !

Les paroles de l'américains laissèrent la demoiselle sans voix, du moins elle renonça à toute réplique, se contentant de baisser les yeux. Elle ne redressa la tête que lorsqu'elle sentit le contact rassurant de la main de son ami qui venait lui frotter l'épaule.

-Allez, viens… On va boire pour oublier, ok ?

-Tu sais que c'est complètement immoral ce que tu dis ?

-Bon, bah … On boira pour se souvenir alors ?

-Oublier, c'est mieux …

Conclua-t-elle avec philosophie en empoignant sa valise. Elle refusa poliment les deux propositions qui s'offrirent à elle de la délester de son sac de voyage, et tous les trois repartirent vers la voiture, fendant la foule humaine en s'arrêtant à plusieurs reprises pour cause de « Whouaaaa, c'est Sheamus ! » ou « Regarde, on dirait John Morrison non ? ». Finalement, ils parvinrent tout de même à chacun se laisser tomber sur son siège respectif, dans un soupir de soulagement.

-Bon, quelqu'un a une envie particulière, ou on s'arrête au premier bar glauque qu'on trouve ?

-Le bar glauque me semble être une bonne idée…

-Moi aussi…

D'un commun accord, il s'arrêtèrent donc à l'angle d'une rue mal éclairée où seule ressortait de la pénombre l'enseigne d'un pub au nom indéchiffrable. L'endroit était à moitié vide, et, à la grande satisfaction de Stephen, ils ne passaient aucun match de basket qui aurait pu à nouveau hypnotiser son ami. Ils s'installèrent à la première table qu'ils trouvèrent et à peine John eut-il posé sa veste qu'il alla au bar leur commander de la bière, encore…

-Alors, Amy, c'est ça ?

-Exact !

-Stephen. Enchanté !

Lâcha celui-ci en échangeant une poignée de main énergique avec sa compagne de table. Ils n'eurent pas réellement de temps d'échanger plus de mots, car John revint, les mains chargées de trois immenses verres de bière. En réalité, la conversation entre l'irlandais et l'américaine ne repris que quelques temps et verres plus tard, alors que John les avaient quitté pour tenir la conversation au barman, qui semblait n'en pas revenir de discuter avec une personne qu'il ne connaissait que par ce qu'il en voyait tous les lundis à la télévision.

-Bon … Et sinon, tu viens d'où ?

-Los Angeles ! Et toi ?

-Dublin …

-Oh, l'Irlande ! J'y suis allée une fois… C'est beau …

-Ouais …

Il lâcha un rire pâteux, dans lequel le rejoignit rapidement Amy, et ils se retrouvèrent tous les deux à rire comme des tordus sans réellement de raisons. Lorsqu'enfin ils parvinrent à arrêter au bout de quelques minutes, Stephen lâcha avec entrain, en s'affalant à moitié sur la table :

-Et qu'est ce qui t'amène à la wwe ?

-Ma vie qui était dans une mauvaise passe …

-Ah ?

-Ouais … L'homme avec qui je vivais en a trouvé une autre, puis je me suis faite licencier, et histoire de dire que ce n'était pas suffisant, l'autre m'a clairement fait comprendre qu'il comptait faire emménager la femme de sa vie avec lui, et que je devais me dépêcher de virer mes affaires histoire qu'ils puissent vivre tous les deux et filer le parfait amour…

-Dur…

-Assez… Mais bon, il y a eut des cotés positifs. Je n'aurais jamais été là ce soir si les choses avaient continuées telles qu'elles étaient. Je ne sais même pas si j'aurais revu John… L'un dans l'autre, je suis contente que ça se soit passé comme ça … Enfin, pas d'avoir perdu mon boulot, hein, j'y tenais, mais …

-Tu faisais quoi comme métier ?

-J'étais chimiste…

L'annonce de l'ancienne profession d'Amy sembla le laisser sans voix, et il finit d'une traite son énième verre avec détermination.

-Ca m'a toujours tué la chimie… Toutes ces … molécules, et ces … particules, et … Aaaah !

Il se leva d'un bond et pris l'initiative d'aller leur commander deux nouveaux verres, avant de venir se rasseoir en face d'Amy, qui fixait avec attention le mur d'en face.

John ne se préoccupa de ce que devenait ses deux amis que lorsqu'il les entendit se lever et aller ouvrir la porte. Alors seulement, il remarqua à quel point ils étaient achevés, tous les deux. Le barman et lui échangèrent un regard entre l'anxiété et l'amusement, et il se résigna à se lever, oubliant passablement que lui non plus, n'était pas complètement sobre…

Lorsqu'il sortit dans la rue, en tee shirt un soir de décembre à deux heures du matin, les deux autres avaient entamé une chanson paillarde aux paroles plus ou moins compromettantes pour une certaine Marie, et ils se soutenaient mutuellement l'un l'autre par l'épaule en éclatant de rire tous les deux mots et en articulant à peine plus que le stricte minimum. John les observa avec consternation en réprimant son rire moqueur, puis consentit à sortir son téléphone portable et à appeler quelqu'un qui puisse venir à son secours histoire d'épargner ce triste spectacles aux voisins et autres habitants de la rue. Il hésita un instant sur la liste de son répertoire, puis repéra l'homme de la situation et porta son téléphone à son oreille. Adam décrocha dès la seconde sonnerie.

-John ? Que puis-je pour toi ?

-Prendre une voiture et passer nous chercher.

-Wowowo … Tu sais conduire aussi je te rappelle !

-Oui, mais je ne pense pas que l'alcotest appréciera que je conduise comme ça… Et Vince non plus. Surtout qu'il est assez à vif avec ces histoires …

-C'est vrai … Et Amy ?

-Elle chante des paillardes avec Stephen…

-Oh ! J'arrive ! Je veux voir ça ! Vous êtes où ?

John rentra brièvement dans le bar et indiqua l'adresse à Adam, qui lui lâcha joyeusement qu'il arrivait avant de reprocher à son ami de ne pas l'avoir appelé plus tôt et de raccrocher. Par pur esprit sadique et histoire d'avoir un terrible moyen de pression sous le coude, ce qui peut toujours servir un jour où l'autre, John profita de l'attente d'Adam pour filmer la scène, qui n'était pas des plus reluisantes à l'égard de l'un ou de l'autre des deux chanteurs de fortune. Il jubilait déjà de pouvoir leur ressortir, sachant parfaitement que ni l'un ni l'autre, les connaissant assez bien pour ça, n'aurais de souvenirs précis le lendemain. Et dans tous les cas, si ils se rappelaient, ils auraient bien trop peur que les deux autres ne s'en souvienne pas qu'ils le garderaient pour eux… C'est avec satisfaction que John accueilli Adam qui arriva, quelques minutes plus tard. Il avoua avec amusement à son collègue qu'on pouvait entendre les deux chanteurs depuis la rue précédente, et proposa vivement des les embarquer lorsqu'un voisin sortit sa tête par la fenêtre et leur hurla qu'il appelait la police si les deux autres continuaient à lui casser les oreilles. John paya rapidement la note salée du barman, et aida Adam, resté parfaitement sobre, à emmener Amy et Stephen jusque dans la voiture.

Ils passèrent devant l'hôtel où ils logeaient … Sans s'arrêter. Incrédule, John se tourna vers Adam, qui riait joyeusement d'entendre ses deux passagers arrières, qui chantaient toujours à tue-tête, variant de registre entre l'opéra, les chansons paillardes et d'autres mélodies méconnaissables.

-Où va-t-on ?

Demanda prudemment John à son ami. Celui-ci lui lâcha dans un éclat de rire :

-Désolé, mais il faut que je les écoute encore un peu, c'est terrible !

Sa remarque les emmena à tourner en voiture dans la ville, jusqu'à ce qu'Amy ne s'effondre en larme sur l'épaule de Stephen, puis ne s'endorme comme une masse sans crier gare. Le conducteur consentit alors à retourner à l'hôtel. Il sembla vaguement à Amy qu'on la réveillait pour l'aider à monter jusqu'à sa chambre. Mais elle était, à cet instant, dans un état de léthargie tel qu'elle ne sus discerner s'il s'agissait ici de rêve ou de réalité.