Un grand merci à Delphine03, Link02, LucileEvilRegal, Natsu'eichi, OoO-RED-OoO, Ticlo, DanielaMauricio, Eejil34, argentlame35 et senvrillon.
Merci pour votre soutient! Je suis inspirée, donc voilà le chapitre.
Réponses aux review:
- RED: Voilà la suite! J'espère que ça va te plaire, tiens moi au courant!
- Delphine03: Difficile pour ces filles là de ne pas penser... Et oui, tu as raison pour Daphnée ;)
- RED (Merci pour ces 2 review): Il y aura des drama, il en faut. Sinon, je vais vous perdre rapidement si c'est trop facile pour elles. Et puis, leur relation est complexe de base ;). Pour le Happy End, je ne répond pas de suite. Sache juste que je ne suis pas du tout adepte de death-fic ou autre truc de ce genre.
- haruka: Merci beaucoup! :)
POV Pansy
Pansy prenait son petit déjeuné en laissant son regard parcourir la Grande Salle. Elle n'avait qu'une envie, croiser les yeux d'Hermione. Mais elle savait que Daphnée suivait le moindre de ses mouvements et s'abstint donc. Elle poussa un soupir de frustration avant d'engloutir le reste de son pamplemousse et de se lever. Elle quitta la salle en sentant le regard d'Hermione sur elle et eu un mal considérable à ne pas se retourner. Elle se consola en sachant qu'à partir de dix heures les Serpentard partageaient un cours commun de sortilèges avec les Griffondor. Daphnée étant en septième année, elle n'aurait pas à supporter ce chaperonnage.
Le cours de sortilèges arriva trop lentement à son gout. Elle arriva cependant tranquillement devant la porte, aux côtés de Drago et s'installa. Dès que le professeur Flitwik commença à parler, elle autorisa enfin son regard à se poser sur la Griffondor. Elle ne voyait que son dos, mais les tremblements qui agitaient ses cheveux lui indiquaient qu'Hermione écrivait à toute vitesse. Elle ne put retenir un sourire avant d'essayer de reprendre le fil du monologue du professeur. Elle ne pouvait pas se permettre de prendre du retard.
Quand ils furent tous invités à prendre leurs baguettes pour un exercice pratique, Pansy leva de nouveau les yeux vers Hermione. Cette fois, la Griffondor c'était retournée, et elle la fixait avec intensité. Jamais personne ne l'avait regardé de la sorte. Elle n'arrivait pas à déchiffrer tout ce que semblait vouloir dire ces yeux noisettes. Mais une chose était certaine, Hermione n'avait pas envie d'en rester là. La voix de Drago la tira de ses pensées et coupa ainsi brutalement le contact entre les deux femmes.
- Qu'est ce qu'elle a à te fixer comme ça Granger ?
- Laisse, ce n'est rien. Surement encore cette histoire d'Optimal qui a du mal à passer.
Il n'insista pas, ce qui interpella Pansy. Elle était obnubilée par Hermione et n'avait pas remarqué les légères cernes de son ami. Elle le fixa, détaillant minutieusement son visage avant de prendre la parole.
- Tu n'as pas fermé l'œil de la nuit. Et comme Daphnée était avec moi…
Il évita son regard, portant son attention sur l'item devant lui qu'il devait faire disparaitre et réapparaitre sur le bureau du professeur. Il lança son sortilège et échoua. Pansy vit clairement ses traits se crisper et ses joues se colorés sous l'effet de ce qu'elle reconnu comme de la colère. Drago se leva et quitta le cours sans plus d'explication, laissant toute la salle pantoise. Personne ne réagit avant que la porte ne claque brutalement, signifiant le départ du jeune homme.
Pansy était interloquée. Elle n'avait rien vu, rien du tout. Pourtant son meilleur ami allait mal. Très mal même. Elle n'avait pas perçu le désarroi de Drago, elle aurait du lire entre les lignes. Il est vrai qu'il était quelque peu distant depuis la rentrée et elle s'était empresser de mettre ça sur le compte de son béguin pour Daphnée. Elle était tellement focalisée sur ses propres sentiments qu'elle n'avait pas prêté attention à lui. Elle sentait plusieurs regards sur elle, dont celui du professeur qui la fixa avant de dire.
- C'est inadmissible. Cinquante points de moins pour Serpentard. Dites à M. Malfoy qu'il est attendu dans mon bureau à la fin de la journée.
- Je ne suis pas sa secrétaire. Transmettez le message au professeur Rogue.
- Cinq points de moins pour Serpentard pour votre insolence mademoiselle Parkinson.
Pansy poussa un soupir d'exaspération. Evidemment, elle était insolente ! Etait-ce de l'insolence que de faire la remarque qu'elle n'était pas une extension de Drago ? Elle capta rapidement les yeux d'Hermione et sa colère se dissipa quelque peu. Elle savait ce que la Griffondor avait en tête. Elle la voyait venir si facilement. Donc, quand la fin du cours fut annoncée, elle rangea lentement ses affaires. Elle voyait Hermione faire de même, elle ne s'était pas trompée. Une fois la salle déserte, elle vit la jeune femme s'avancer avec une certaine hésitation vers elle. Elle lui sourit avant de prendre la parole.
- Hermione, je me doute que tu veux parler d'hier soir, mais ce n'est pas le moment. Je n'aurai pas du partir comme ça, certes. Mais là, je ne peux pas. Je ne peux pas prendre le risque d'être vue à papoter avec toi et surtout je n'ai pas le temps.
Hermione la fixait, la bouche entre-ouverte. Pansy savait que ses paroles étaient brutales, voir blessantes. Mais elle ne pouvait effectivement pas être vue avec Hermione, en pleine discussion amicale. De plus, elle devait retrouver Drago au plus vite. Elle était plus qu'inquiète. Hermione se décida à parler, d'une voix légèrement enroué.
- Bien. Je ne dérange pas plus. Je ne te dérangerai plus à l'avenir. Jamais.
Pansy sursauta, la jeune femme avait prit ses mots un peu trop à la lettre. Elle songea à Daphnée. C'était l'occasion de tout régler, d'éloigner Hermione définitivement d'elle. Mais quand la Griffondor avait prononcé le mot « jamais », Pansy avait sentit son cœur se serrer douloureusement. Elle rejeta la tête en arrière avant de fixer Hermione.
- Tu ne m'as pas comprise. Là, tout de suite, on ne peut pas discuter. La ronde de mercredi soir ?
- Evidemment, le soir, quand le château est désert.
- On parlera de ça aussi. A mercredi jolie brune.
Malgré elle, Hermione rougit et cela arrache un sourire éclatant à Pansy qui s'en alla sans entendre les paroles d'Hermione.
- A mercredi joli serpent.
POV Hermione
Hermione était anxieuse. Les battements de son cœur étaient désordonnés. Elle était littéralement perdue. Appuyée contre un mur glacial du château, elle avait du mal à calmer l'appréhension qui se distillait doucement en elle. Elle avait hésité avant de venir, voulant donner sa ronde à Ron afin d'éviter cette fille qui avait chamboulé sa vie. Mais elle n'avait pas pu. Malgré les mots de la jeune femme, elle était là, dans ce couloir désert à l'attendre. Ce couloir où Pansy avait saisit son bras avant de l'entrainer dans une salle quelques jours auparavant. Elle jouait nerveusement avec la manche de sa robe tout en se maudissant d'être aussi émotive.
De quoi avait-elle peur ? Pourquoi était-elle dans cet état ? Elle prit une profonde inspiration avant de se dire qu'elle était anxieuse car elle savait qu'elle ne devait pas être là. Que tout cela, malgré ce que pouvait dire Ginny, n'était pas raisonnable. Mais elle ne pouvait plus être raisonnable concernant Pansy. Depuis qu'elle avait gouté à ses lèvres, elle avait perdue toute capacité à résister à la jeune femme. Trois jours, il n'avait fallu que trois jours pour qu'elle soit obsédée par une fille. Une fille, une femme… Une tombeuse comme disait Ginny. C'était un point qu'elle ne cessait de tourner et retourner dans sa tête. Une femme. Jamais elle ne s'était réellement posée de question sur son orientation sexuelle.
La découverte de la magie avait été une heureuse surprise pour elle et ses parents. Cela l'avait amené à repenser ce qu'elle était désormais, une sorcière et non plus une humaine quelconque, une moldue. Du haut de ses onze ans elle avait face à une première crise existentielle, qui n'avait de crise que le nom. Car dans cette étape de sa vie, ses parents avaient été présent et d'un soutient sans faille. C'était grâce à leurs paroles et à leurs lettres qu'elle avait pu faire face à des rejets et des discriminations comme celles des Serpentard. Mais cette fois, c'était différent.
Elle était là, à attendre une femme pour qui elle représentait théoriquement une espèce à éliminer. Elle soupira en repensant aux lèvres de Pansy. Une femme. Elle était sous le charme d'une femme. Elle se croyait pourtant amoureuse de Ron. Aurait-elle confondu une forte amitié avec de l'amour ? Car l'attrait physique que représentait pour elle la Serpentard n'avait pas d'équivalent. Que ce soit Viktor ou Ron, aucun d'eux n'avaient réussi à provoquer ce frisson si particulier en elle. Si elle était honnête avec elle-même elle devait reconnaitre qu'elle avait déjà regardé des filles. Elle pensait qu'elle ne faisait que se comparer, qu'il n'y avait rien d'autre. Mais vu sa réaction face à Pansy, elle devait admettre qu'il y avait plus.
Sa haine envers Pansy avait toujours été disproportionnée. Leurs querelles d'adolescentes ne justifiaient pas une haine aussi viscérale. Peut-être cela était-il un moyen pour elle d'éviter de faire face à l'attirance qu'exerçait la jeune femme sur elle. Depuis sa courte conversation avec la Serpentard, elle avait attendu et redouté cet instant. La réaction de Pansy quand elle était allée lui parler l'avait blessée. Elle ne s'attendait pas à ce que la jeune femme soit aussi franche. Elle comprenait aisément que le fait de discuter tranquillement ensemble n'était pas possible, mais l'entendre à haute voix avait été difficile. Hermione prit une profonde inspiration et sursauta en entendant la voix de Pansy. Perdue dans ses pensées elle ne l'avait pas entendu arrivée.
- Bonsoir Hermione.
- Bonsoir Pansy.
Elle pouvait aisément voir que Pansy la détaillait des pieds à la tête. Une fois de plus, elle fut trahit par sa pigmentation. Elle vit la brune aux yeux verts se rapprocher d'elle et elle ne dit rien quand elle lui prit la main afin de l'entrainer de nouveau dans la même salle de classe vide.
Le silence entre les deux femmes n'avait rien de pesant. Chacune profitait de la présence de l'autre. Une fois Hermione appuyé sur une table Pansy prit la parole.
- Je ne sais pas par où commencer.
- Pourquoi est-ce que tu es partie aussi soudainement ?
- Je ne sais pas. Je n'ai pas vraiment réfléchit avant d'accepter de t'embrasser. Après l'avoir fait, je ne savais pas quoi faire, alors je suis partie. Et toi, pourquoi tu m'as demandé de faire ça ?
- Parce que j'en avais envie.
- Et maintenant, qu'est ce qui se passe ?
- Je ne sais pas.
Le silence était cette fois pesant. Elles se fixaient, sans qu'aucune des deux ne veuillent baisser le regard. Au même moment leurs yeux glissèrent sur les lèvres de l'autre. Hermione mordilla sa lèvre inférieure et Pansy passa sa langue sur sa lèvre supérieure. Ce fut comme un signal et il ne leur en fallut pas plus pour se jeter l'une sur l'autre. Leurs lèvres se rencontrèrent brutalement dans un baiser qui ne laissait pas de place au doute. C'était un baiser qui n'exprimait qu'une seule chose, le manque. Puis, elles prirent le temps de se dompter et de s'apprendre. Les baisers se faisaient plus doux, moins fiévreux. Hermione repoussa doucement Pansy afin de la fixer. La Serpentard la fixa, essayant de comprendre ce geste. Hermione ne se dérobait pas devant les yeux inquisiteurs de Pansy, elle attendait qu'elle parle. La burne aux yeux verts prit donc la parole.
- Qu'est ce qui se passe ? Pourquoi tu… ? Tu n'aimes pas ?
Hermione sentit tout son être réagir devant la confusion de Pansy. Elle était si craquante avec ses joues légèrement rouge, ses lèvres gonflées et sa voix chargée d'hésitation. Elle prit son temps avant de répondre, c'était à elle de mener la danse cette fois.
- J'aime beaucoup, beaucoup trop même. Si je t'ai écarté c'est parce que j'ai une question. C'est très important pour moi.
- Je t'écoute.
- Pourquoi tu ne veux pas être pas vu avec moi ?
Le visage de Pansy se ferma instantanément. Elle regarda le plafond avant de pousser un soupir. Hermione la voyait réfléchir et su qu'elle lui dirait la vérité quand Pansy planta son regard émeraude dans le sien.
- Tu es intelligente. Brillante même. Je n'ai pas besoin de te le dire, tu le sais déjà.
- C'est parce que je suis la fille de moldues.
Pansy acquiesça et Hermione poursuivit.
- Beaucoup pense que vous vous donnez un genre à Serpentard, mais ces idées sont réellement ancrées en vous. Je ne pense pas que tu m'embrasserais de la sorte si tu étais persuadée que je suis répugnante. J'en déduis que tu ne les partage pas totalement, mais que tu prétends le contraire pour rester dans le rang.
- C'est une partie de la réponse. La situation actuelle est aussi un facteur important. Tu sais, cela dépasse les querelles de Maisons. Je pense que tu ne réalises pas la pression que nous subissons. Etre née dans une famille de sang-pur représente des obligations et surtout une certaine… Loyauté… A apporter. A nos parents, à d'autres personnes…
- A Voldemort.
Pansy baissa la tête et d'un geste tendre mais ferme Hermione lui releva le visage pour la fixer.
- Ecoute, j'entends bien ce que tu me dis. Tes mots sont une chose, ta façon de m'embrasser et de me regarder en sont une autre chose. Dis-moi, qu'est ce qui est vrai ?
- Ce qui est vrai… C'est que je suis tout, sauf une bonne fille. Je ne suis pas raisonnable Hermione. Mais je ne peux pas m'exposer. Te parler cordialement en public… Tu as eu pourtant de beaux exemples de répudiation d'héritiers, Sirius Black, La mère de l'Auror Black. Je pense que tu peux comprendre.
- Je comprends. En revanche, je ne cautionne pas. Une chose encore Pansy, pourquoi tu ne m'a pas tout simplement dit non ?
- Parce que je ne pouvais pas. Parce que tu m'attires ! Et que depuis que je t'ai embrassé je ne…
- Pense qu'a ça.
Elles se fixèrent avant qu'Hermione ne reprenne la parole.
- Alors à quoi ça rime ?
- A rien. Toute cette histoire est dénuée de tout sens.
A ces mots leurs regards se rencontrèrent une nouvelle fois et elles se sourient avant de s'embrasser de nouveau, de manière violente, passionnée. Comme si ce baiser était le dernier.
Donner moi vos avis! ce chapitre est un peu différent des autres donc... Je ne sais pas vraiment comment il va être perçu.
A bientôt!
