Ma toute première fic de Gundam Wing et sûrement pas la dernière, je peux vous l'assurer. Je suis devenue complètement accro à ce manga et surtout à Heero. J'aime tout en lui: de son physique plus qu'avantageux ( ne pas baver ne pas baver devant son postèrieur... trop tard !) à son caractère froid et indifférent à tout ce qui l'entoure. Je trouve que c'est un personnage trés complexe mais bon... on est pas là pour parler de cette bombe sexuelle.

Disclaimers: Ben... snif... les personnages de cette fiction ne... snif... vraiment... ? ... j'ai pas le droit... ? snif... siouplé... snif... ils m'appartiennent pas... OUIN !

Résumé: Heero Yui est un jeune dealer de 17 ans qui s'entend trés mal avec ses parents adoptifs. Il commet vols sur vols et est devenu un peu comme le petit "chouchou" du flic qui s'occupe de son cas à lui et sa bande. Mais un jour, il rencontre Duo Maxwell, adolescent de 15 ans et en tombe amoureux. Mais c'est sans compter sur les parents et le frère de ce dernier qui voient trés mal le petit dernier de la famille s'enticher d'un dealer.

couples: 1x2, 3x4

note importante: dans cette histoire, Zecks n'est pas le frère de Réléna. Ne l'oubliez pas.

Chapitre 4.

" J'y go !" hurla une voix à l'entrée de la maison.

Hélène Maxwell le rejoignit vite fait dans le couloir.

" Attends une minute toi ! Où crois-tu aller comme ça ?"

Duo lui lança un regard exaspéré.

" Au lycée pardi ! Où veux-tu que j'aille d'autre ?"

" Et ton frère ? Tu ne l'attends pas ?"

" Il commence à 9 heures, m'man ! Et lâche-moi sinon je vais manquer mon bus !"

" Et tes amis ?"

" Quoi mes amis ?"

" Tu me les présentes quand ?"

L'américain souffla.

" M'man, s'te plaît ! Laisse mes amis un peu respirer, ok ? Ca fait même pas une semaine que je suis là et déjà tu veux les faire fuir !"

" Duo Maxwell, je me moque de ton avis et tu as tout intérêt à me présenter tes amis avant la fin de la semaine prochaine !"

Il fusilla sa mère du regard.

" Je vais leur en parler c'est bon, t'es contente ?"

" Parles-moi sur un autre ton, jeune homme !"

" Mum, I'm no more a child ! I'm fifteen and..."

" Ca c'est moi qui en déciderais ! Alors tu m'as bien comprise ? Vendredi prochain dernier dél..."

" Ca va, ça va, I understand ! la coupa-t-il, visiblement trés énervé. Je peux y aller maitenant ?"

" Oui ! Et ne traîne pas à la sortie des cours !"

Elle lui tourna le dos et retourna à la cuisine. Mais c'était plus fort que lui, il ne put pas s'en empêcher: il lui tira la langue dans son dos. Trés adulte comme réaction, c'était sûr ! Lui qui disait qu'il n'était plus un enfant... Il attrapa son sac et sortit de la maison en direction de son arrêt de bus. Qu'est-ce qu'elle pouvait l'agacer à tout le temps le surveiller ! Il n'était plus un enfant, bon Dieu ! Et puis il n'avait jamais fait de bêtise de sa vie, jamais eu de mauvaises fréquentations... Comment pouvait-on être aussi chiante ? Toutes les mères étaient-elles comme ça ? Ca l'étonnerait fort, Hélène Maxwell était juste trop mère poule.

Il n'attendit pas trop longtemps sous l'arrêt et monta bien vite dans le bus. Hilde était assise au fond. Il avait de la chance qu'elle aussi prenne le bus. Mais sa colère contre sa mère n'était pas retombée et Hilde dû s'en appercevoir lorsqu'il se laissa tomber durement sur le siège vide à ses côtés.

" Quelque chose ne va pas Duo ?" lui demanda-t-elle.

" Si si, tout va merveilleusement bien !" répondit-il avec ironie.

L'allemande l'observa un instant montrant qu'elle n'était pas dupe pour un sous puis, finalement, elle hocha la tête.

" Si tu le dis..."

Et elle reporta son attention sur la fenêtre. Duo ne put que rire de son comportement. En une semaine, Hilde avait réussit à l'analyser plus vite que n'importe qui. Elle savait donc que ça ne servait à rien de l'embêter pour savoir, que de toute façon il finirait par lâcher le morceau.

" Bon d'accord ! Je me suis engueulé avec ma mère ce matin !"

" Ah... Et puis-je te demander pour quelles raisons ?"

" Elle est trop mère poule, c'est chiant ! C'est vrai, depuis que je suis gamin elle me poursuit partout ou alors elle me fait suivre ! Elle s'arrange pour faire fuir tous ceux qui ont le malheur de m'approcher."

La brune ne répondit pas, attendant qu'il continue.

" Elle me surprotège à un point que s'en est vraiment grisant ! Elle veut tout connaître de mon emploie du temps, de ce que je fais à chaque minute de ma vie... Pire, à chaque seconde ! Elle veut rencontrer mes amis et puis quand c'est fait ils fuient parce qu'elle les a traumatisés à vie les pauvres ! Ils préfèrent éviter le contact avec moi de peur de se mettre Hélène Maxwell dit l'Assomoir à dos !"

La jeune fille sourit.

" Eh ben... T'es vraiment remonté contre ta mère toi ! Donc, si je comprends bien, ta mère veut nous rencontrer Quatre et moi et ta peur qu'on fuient pas sa faute ? Elle est si barbante que ça ta mère ?"

" J'ai rien exagéré ! C'est une vrai mitowoman, j'te le jure ! Un danger public !"

" Ben si c'est que ça, t'en fais pas ! Au moins, on sera prévenus que Mme Mxwell est une folle échappée de l'asile !"

" Eh ! J'ai pas dit ça !"

Son amie eut un petit sourire et ils éclatèrent de rire. Le bus stoppa une vongtaine de minutes plus tard devant le lycée et Duo se précipita vite dehors, tirant Hilde derrière lui. Mais la jeune fille se figea en descendant, les yeux fixés sur l'entrée du bâtiment, une légère teinte rouge s'étalant sur ses joues. Ses yeux brillaient étrangement et l'américain jeta un coup d'oeil dans cette direction.

Treize Kushrinada était un un garçon de 18 ans. Brun, les yeux bleus, il était trés connu dans le lycée et beaucoup de filles étaient à ses pieds. Quatre lui avait dit dans la semaine que c'était un riche héritier, trés bon élève et trés "romantique". Dans le genre où il ne faisait rien au hasard. Il savait sortir la grosse artillerie pour prendre une fille dans ses filets. D'aprés ses dires, Hilde était folle amoureuse de lui depuis l'école primaire.

Cette conversation sur les amourettes de Hilde avait poussé Duo à interroger Quatre sur les siennes. L'arabe avait honteusement rougi en boufilliant un truc dans le genre " Quoi... mais je... maisnonmaispasdutoutj'tel'jure..." Ce que le natté avait brillament interprété par un " Oui j'ai quelqu'un en vue mais je ne veux pas en parler." Mais raison inexpliquable: il refusait d'en parler à qui que ce soit. Même Hilde ne savait pas qui était cet amoureux secret.

Comme l'allemande ne se décidait pas à bouger et qu'elle gênait la sortie du bus, les étudiants attendant patiemment qu'elle se décide, l'américain lui attrapa le bras et la tira jusque dans la cours du lycée, passant aux côtés de son Dom Juan et de ses amis qui ne leur lancèrent pas un regard.

" Il est trop beau... geint-elle alors qu'il la poussée désormais dans le lycée. Comment peut-on être aussi attirant ? C'est pas vrai, je défaille..."

Duo leva les yeux au ciel.

" S'il ne te faut que ça..."

" Duo tu ne comprends pas ! Dés que je l'ai vu ça a été... je l'ai aimé au premier regard."

" Parce qu'il est bien foutu c'est tout !"

" Tu crois qu'une gamine de 7 ans fait gaffe à ce genre de détail ?"

" Non, mais je parles pas de n'importe quelle gamine."

" Ah non ?"

" No, I speack about you !"

Son amie lui donna une tape derrière la tête.

" Qu'est-ce que t'y connais toi d'abord ?"

" Absolument rien ! Et tu comprendras quand tu verras ma famille... Mon père encore ça passe mais ma mère... et mon frère alors."

Ils s'arrêtèrent au casier pour récupérer quelques affaires. Les conversations allaient bon train dans les couloirs. Et Duo surpris même deux filles en train de glousser à côté de son casier.

" Chang est ici !"

" C'est vrai ? Tu parles bien de Wufei Chang ?"

" Lui-même !"

" Mais ça fait un moment qu'il est pas venu en cours..."

" Ben ouais mais je sais pas moi... Il doit être dans son bon jour..."

" Et Peacecraft est pas avec lui ?"

" Non, je l'ai pas vu."

" Tu sais ce que ça veut dire ? On va pouvoir en profiter !"

Les filles gloussèrent d'avantage comme des oies et l'américain attrapa son bouquin de philo.

" Et Barton et Yui, ils sont pas là ?"

La greluche secoua négativement la tête.

" Oh dommage ! Ca fait tellement de temps qu'on les a pas vus... Trowa et son sourie malicieux..."

" Heero et ses magnifiques yeux bleus..."

Il referma son casier et les filles lui lancèrent un regard. Elles gloussèrent encore plus et lui firent chacune un souire séducteur. Ayant peur de les voir se jeter sur lui, surtout voyant l'air carnassier qu'elles lui jetèrent, il préféra s'éloigner et rejoignit Hilde à son casier.

" Heu... C'est qui Wufei Chang et Peacecraft ? demanda-t-il à la brune. Et pendant qu'on y est c'est qui Barton et Yui ?"

" Pourquoi tu me demandes ça ?"

" Ben... Je connais rien moi ici et tout le monde parle avec animation d'un certain Chang qui serait revenu."

" C'est vrai ? C'est étonnant... Ca doit bien faire 1 mois qu'il était pas venu en cours..."

" Hilde ! Can you answer my question, please ?"

" Hein ? Oh oui, excuse-moi !"

Elle ferma son casier et ils se mirent en route.

" Chang est un terminal Scientifique. Il fait parti d'une bande qui vien trés rarement au lycée, c'est pourquoi c'est étrange de le voir. Ils viennent quand ils en ont envie."

" Et leurs parents ?"

" Ben j'en sais rien... Tu sais, on connait pas grand chose de leur vie. Tout ce qu'on sait c'est qu'ils sont super côtés et super mignons."

" I see... And, Peacecraft, Yui and Barton ?"

" Réléna Peacecraft est sa petite amie officielle, une fille super canon tu devrais voir ça ! Heero Yui et Trowa Barton sont les chefs de la bande et mon Dieu je n'ai jamais vu de mecs aussi beaux. Sauf Treize bien sûr. Enfin bref, ils sont populaires dans le lycée."

Ils ne dirent plus rien jusqu'à ce qu'ils arrivèrent devant l'escalier principal.

" On se retrouve à 10h00 sous le grand chêne ?" demanda l'allemande.

" Ok, je le dirais à Quatre."

" A tout à l'heure Duo ! Bon cours de philo !"

" Merci, et toi bon cours d'histoire !"

La jeune fille se dépêcha de monter et le jeune homme continua sa route, seul. Il se sentait légèrement mal à l'aise devant les regards appréciateurs de certaines filles qui le dévoraient des yeux. Bon, c'était sûr que d'un côté il aimait ça mais il fallait pas abuser. Il avait l'impression d'être un morceau de chocolat devant ces regards affamés.

Il entra dans la classe et rejoignit Quatre au 3ème rang, en faisant fit des gloussements des filles lorsqu'il passait à leur côté. Tout au long de cette 1ère semaine, il avait observé les différentes filles du lycée et il en était venu à une conclusion: aucune ne lui plaisait. Il y avait bien Sarah Orson en 1ES3 mais elle était beaucoup trop timide selon lui. Il posa son sac sur la table et se laissa choir sur sa chaise.

" 'Lut Quat-chan ! lança-t-il joyeusement. How are you today ?"

" Salut Duo ! Je vais bien, comme d'habitude. Et toi ?"

" Oh, ça peut aller... Me suis engueulé avec ma maternel ce matin."

" Rien de grave j'espère ?"

" Non, le topo habituel. Dis, tu fais quoi dimanche ?"

" Ben... Rien de spécial, pourquoi ?"

" Ca te dirait de passer chez moi avec Hilde ? J'vous présenterais mes parents et mon crétin de frère."

" Pas de problème, il me tarde."

" Ouais... ben sois pas si pressé !"

" Pourquoi tu me dis ça ?"

" Tu comprendras dimanche."

Le blond se contenta d'hausser les épaules puis retourna à un dessin qu'il était occupé de faire. Quatre adorait dessiner et il avait même un don pour ça. Des gloussements retentirent dans la classe et Quatre fronça les sourcils.

" Je sais pas ce qu'elles ont mais elles arrêtent pas depuis tout à l'heure." dit-il.

" Je sais pas... Il paraît qu'un certain Chang y est pour quelque chose."

" Chang tu dis ?"

Le garçon de devant se retourna. C'était un brun aux yeux noisettes, l'air décontracté. ( Genre Seamus pour les fan d'Harry Potter).

" T'es pas au courant Winner ? Chang vient en cours aujourd'hui. On la croisé tout à l'heure."

L'arabe rougit doucement.

" Ah... Et... il était seul ?"

" Ouais, Peacecraft était pas avec lui. C'est pas souvent qu'on les voit pas foutus ensembles ces deux là, hein ?"

" Hum... Mais... Barton et Yui... ils étaient pas là ?"

Mickaël rit.

" Barton et Yui ? En cours ? C'est beau de rêver, Winner !"

Quatre était rouge tomate et Duo s'inquiéta un instant de la santé de son ami. Qu'est-ce qui n'allait pas ? Il s'apprêtait à lui poser la question lorsque la porte s'ouvrit sur un gand homme aux longs cheveux blonds et aux yeux bleus. Il devait avoir une 20aine d'année pas plus. Zecks Merckise était un jeune enseignant qui aimait beaucoup son travail, c'était trés visible. Intéressé et intéressant, il faisait toujours tout pour amuser ses élèves durant la classe tout en faisant cours. Il souriat tout le temps et Duo n'arrivait pas à se l'imaginer sans ce sourire qui le caractérisait tant.

" Bonjour tout le monde ! s'exclama-t-il en se dirigeant vers son bureau. Allez, tout le monde à sa place, dépêchez-vous !"

Les élèves obéir alors qu'il sortait ses affaires.

" Je me demande ce qu'il nous a réservé pour aujourd'hui." chuchota Quatre.

" Quoi que ce soit, je sens qu'on va bien se fendre la poire."

" Comme d'hab !"

Ils se sourirent et l'enseignant commença son cours.

" Bien, c'est parti pour deux heures de philo ! Mesdemoiselles, messieurs... je vous souhaite à tous bon courage !"

" J'adore, il casse ses cours lui-même."

A la fin du cours, les deux amis se rendirent sous le saule où ils devaient retrouver Hilde. La brunette les attendait déjà,une colation à la main.

" Hilde, à trop manger tu vas encore prendre des kilos. Ne viens pas te plaindre aprés." la taquina Duo.

Quatre sourit.

" C'est méchant ce que tu dis Duo. Moi je l'aime comme elle est ma Hilde à moi !"

" Oh ! Quat-chan, il fallait le dire plus tôt que ton amour secret c'était Hilde."

Le blond lui donna une tape sur la tête.

" Arrête tes conneries, Maxwell !"

L'allemande leva les yeux au ciel en soupirant un truc dans le genre " Ah, les garçons !"

" Alors les garçons, ce cours de philo ?"

" Comme d'hab ! Merckise est trop cool comme prof ! On rigole bien avec lui."

" C'est vrai que c'est un bon prof. Je n'ai jamais entendu un seul élève s'en plaindre. Au fait Quatre... T'es au courant que Chang est revenu ?"

" Oui c'est ce qu'on m'a dit."

" Je me demande ce qu'il lui prend... ?"

" La même chose qu'il prend à Peacecraft, Yui et Barton quand ils rappliquent aussi."

" Ils viennent vraiment en tourristes ?" demanda le natté.

" Oui, quand ça leur chante."

" Et la proviseur ne dit rien ?"

" Ben... C'est assez spécial en fait. C'est un truc entre eux. Ils se prennent souvent des engueulades mais jamais ils n'ont été renvoyé. Même pour quelques jours."

Duo se laissa tomber à côté de la brunette, soupirant.

" Dis Hilde, j'ai demanda à Quatre de passer à la maison dimanche. Ca te dis de venir aussi ?"

" Et rencontrer ta folle de mère ? Non merci !"

Le natté lui lança un regard assassin alors qu'elle se mettait à rire comme une histérique. Quatre, lui, ne comprenait rien du tout.

" Pourquoi elle rit ?" demanda-t-il alors à Duo.

" Parce qu'elle est pas solidaire et qu'elle est complètement dingue !"

" Ouais, dingue de Treize ! lança-t-elle en s'arrêtant de rire. Et pour ce qui est de la solidarité, ça dépend des jours. Et tu as de la chance, aujourd'hui je suis dans mon bon jour."

" Ce qui veut dire ?"

" Ce qui veut dire que j'accepte de rencontrer Hélène Maxwell la tirante."

" Stupid girl !"

" Moi aussi je t'aime Duo !"

" Dis pas ça devant Treize sinon t'as aucune chance." lui conseilla le blond.

" Haha haha haha ! En plus, j'en aurais besoin de chance avec lui."

" Et pas qu'un peu !" ajouta Duo

Elle le fusilla du regard.

" Et aprés tu oses dire que c'est moi qui ne suis pas solidaire ! Crétin !"

Il lui lança un sourire charmeur.

" Ouais ouais c'est ça, joue les hypocrites, tentes de te faire pardonner."

Duo feint d'être malheureux par son rejet et Quatre vint le prendre dans ses bras.

" Moi je veux bien de toi Duo."

" C'est vrai ?"

" Ouais ! Si tu me donnes la part de cake que j'ai vu dans ton sac tout à l'heure !"

Le jeune axwell tomba à la renverse.

" Arriviste !"

Hilde et Quatre éclatèrent de rire.

Plus tard, à 12h00,

C'était la pose repas et Quatre et Duo se rendait d'un pas rapide vers le réfectoire. Ou plutôt, Duo tirait Quatre vers le réfectoire comme si sa vie en dépendait.

" Dépêche Quat-chan ! I'm hungry !"

" Me tire pas comme ça, tu vas m'arracher le bras !"

" Mais j'ai faim ! Can you understand that ?"

C'était la première chose qu'il avait fait en sortant du double cours d'histoire: tirer son ami comme un forcené pour aller se remplir l'estomac. Il le tirait ainsi depuis 5 minutes à travers les couloirs. Beaucoup les regardaient dévaller devant eux comme s'ils prenaient le TGV, l'air étonné.

" Quand je pense que tu as eu le culot de dire que c'était Hilde qui mangeait trop ! Elle mange pour deux mais toi tu manges pour 10 !"

" Un garçon doit se nourrir pour gagner en force et en muscle."

" Ouais, ben en muscle pas en graisse !"

" Fais pas ton rabat-joit Quatchou !"

Il débouchèrent dans le couloir du refectoir mais Quatre stoppa Duo immédiatement.

" Quatre, tu m'énerves ! Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour te faire comprendre que si je mange pas dans la minute qui suit je vais mourrir ?"

Mais le blond ne lui répondit pas, se contentant de lui montrer le bout du couloir d'un coup de tête. Le natté suivit son regard et vit ce qui avait arrêté le blond. Devant eux, le professeur de philosophie discutait avec un jeune chinois qui avait les cheveux rattachés en une petite queue.

" C'est pour ça que tu t'arrêtes ?" s'énerva l'américain.

" C'est Chang, Duo ! Merckise parle avec Chang."

" Et alors ? Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ?"

" A toi rien mais à moi..."

Duo fronça les sourcils.

" Toi, tu me caches quelque chose !"

" Quoi ? Non non, qu'est-ce qui te fais dire ça ?"

L'adolescent lui lança un regard qui lui montrait qu'il n'était pas dupe pour un sou et l'arabe finit par soupirer.

" Bon d'accord, c'est vrai. Mais je... je peux pas te le dire. Mais s'il te plait Duo, viens avec moi..."

" Pour quoi faire ?"

" S'il te plait ?"

Sous la supplique, Duo se résigna.

" Bon, d'accord, je te suis !"

" Merci !"

Il suivit le blond dans le couloir qu'ils venaient d'emprunter en sens inverse. Ils empruntèrent plusieurs couloirs de cette manière, jusqu'à ce que Quatre s'arrête derrière un pan de mur. Duo l'observa avec curiosité alors que des voix se faisaient entendre de l'autre côté. Et il comprit vite qu'ils avaient fait le grand tour de telle manière à s'approcher du professeur de philosophie et de son étudiant sans être vus.

" ... pratiquement un mois, Wufei !" disait Merckise.

" Et alors ? Vous êtes pas mon père."

" Tu gâches ton avenir, est-ce que tu t'en rends compte ? Et je ne parle pas seulement de toi, mais aussi de Réléna, d'Heero et de Trowa. Vous êtes intelligents et..."

Duo lança un regard de total incompréhension à son ami.

" En quoi ça te regarde Merckise ? Tu veux jouer les flics ? Fallait pas devenir enseignant alors !"

" Bristow est venu me voir plusieurs fois ! Il sait que je peux vous faire entendre raison."

" Tu peux tellement nous faire entendre raison que la dernière fois que tu as parlé à Heero il t'a planté comme un con."

" Et il a eu tort ! Heero est un garçon intelligent, tout comme toi et Trowa. Vous pourriez faire des choses beaucoup plus intéressantes et utiles plutôt que de comettre toutes vos bêtises. Je ne vous comprends pas, Wufei. De quoi vous plaignez-vous, hein ?"

" Tu sais trés bien quelle est notre problème, Merckise !"

" Et vous croyez que c'est suffisant ? Eh bien pas pour moi ! Vous exagérez les choses. Je prends l'exemple d'Heero: Odin et Suzan sont des gens bien. Et lui, ça seul façon de les remercier c'est de les insulter et de les repousser."

" Tu dis ça parce que ce sont des amis à toi ! Parce que ton père était le meilleur ami de Low ! Mais tu ne vis pas avec eux, tu ne sais pas ce que peut resentir Heero !"

" Je sais que c'est dur d'accepter d'avoir été abandonné par ses parents. Je peux le comprendre. Mais Heero est tombé sur une famille qui l'aime."

" LE VOILA LE PROBLEME, MERCKISE !"

Les deux garçons cachés derrière le mur sursautèrent au haussement de voix.

" ILS L'AIMENT, COMME TU DIS SI BIEN ! ILS L'AIMENT TROP ! CE SONT DES HYPOCRITES ! VOUS LES ADULTES, VOUS ETES TOUS DES HYPOCRITES ! VOUS NOUS DITES QUE TOUT IRA BIEN, VOUS NOUS PROMETTEZ MONTS ET MERVEILLES QUAND NOUS SOMMES GOSSES, MAIS QUAND ON GRANDI ON SE REND COMPTE QUE TOUT N'ETAIT QUE DES MENSONGES ! PARCE QU'EN PLUS D'ÊTRE DES HYPOCRITES VOUS ETES DES MENTEURS ! TOUS ! VOUS ETES TOUS PAREILS ! ET VOUS ETES DES LACHES: DES ENFANTS SE RETROUVENT A LA RUE ET ILS DOIVENT APPRENDRE A SE DEBROUILLER ET DOIVENT FAIRE AVEC, D'AUTRES SE RETROUVENT AVEC DES PARENTS ALCOOLIQUES ET TOUJOURS ABSENTS ET ILS DOIVENT FAIRE AVEC, D'AUTRES SONT FOUTUS A LA PORTE PARCE QU'ILS SONT DIFFERENTS ET ILS DOIVENT FAIRE AVEC, ET D'AUTRES COMME HERRO SE VOIENT ABANDONNES ET PASSENT LEUR VIE DE FOYERS D'ADOPTION EN FOYERS D'ADOPTION ET TU SAIS QUOI ? ILS DOIVENT FAIRE AVEC EUX AUSSI ! ALORS ARRETEZ DE DIRE QUE TOUT S'ARRANGERA ! ARRETEZ DE DIRE QUE VOUS ETES LA POUR NOUS PARCE QUE C'EST FAUX !"

Duo et Quatre n'eurent pas le temps de faire un geste que le chinois débarquait dans le couloir et passa à leurs côtés sans leur lancer un regard. Ils se jetèrent un coup d'oeil interrogateur alors que l'adolescent disparaissait au bout du couloir. Mais le professeur de philosophie entra à son tour dans le couloir et leur sourit en les voyant.

" Ce n'est pas bien découter derrière les murs, jeunes gens."

" Heu... je... on..." bégailla Duo, furieux d'avoir été attrapé.

" Passais par là ? proposa l'enseignant. Je veux bien fermer les yeux pour l'instant mais la prochaine fois..."

Ils acquiessèrent.

" Allez ! Allez manger tous les deux ! Vous devez être affamés aprés une matinée aussi remplie."

Ce fut l'estomac de l'américain qui répondit à cette remarque.

" Ggggggggggrrrrrrrrrrmmmmmmmmmbbbbbbbbllllllllll"

Il se mit à rougir honteusement alors que Quatre le regardait avec des yeux ronds et que Merckie éclatait de rire.

Le lendemain aprés-midi,

Duo bougonnait de colère. Il s'était encore fait avoir, c'était encore à lui d'aller acheter le lait qu'il manquait. Tout ça pourquoi ? Parce que sa merveilleuse mère avait eu l'idée génialissime de faire un gâteau en ce samedi aprés-midi. Et bien sûr, qui avait été de corvée ? Ben lui, bien entendu. Pour pas changer. Solo avait comme par hasard prétexté un devoir de français à rendre pour le lundi suivant.

" Ggggggggggrrrrrrrr ! Qu'est-ce que je donnerais pas pour être fils unique, moi !" ragea-t-il.

Les mains dans les poches, tête baissée, il ruminait de sombres pensées, maudissant sa mère et son frère. Le lendemain, Quatre et Hilde devaient venir manger à la maison et il craignait plus que tout la réaction de ses amis. Et s'ils fuyaient en voyant l'ouragan Hélène Maxwell ? Un frisson le parcourrut. Il le comprendrait tout à fait. Et d'ailleurs il le conseillait à tout le monde. Il devrait se promener avec une pancarte: Attention, Hélène Maxwell, chien... euh femme complètement cinglée. Il soupira: pourquoi ça tombait toujours sur lui ?

Il repensa soudainement à la conversation qu'ils avaient surprise entre Chang et Merckise. Chang disait que les parents - non, les adultes en général- étaient des lâches, des hypocrites et des menteurs. Entre autre, il avait clairement laissé entendre qu'ils étaient des traîtres. Ils ne comprenait pas cette façon de penser. Tout ce que le chinois avait dit était faux: Hélène Maxwell était peut-être trop mère poule et complètement barge par moment mais elle n'était pas comme ça. Ni son père d'ailleurs. En fait, il ne connaissait aucun adulte comme ça. Et puis il y avait une chose qu'il avait du mal à comprendre: comment pouvait-on en vouloir à quelqu'un de donner trop d'amour. Parce que c'était ce qu'il avait dit. Il avait dit que le problème c'était justement qu'ils l'aimaient trop. Duo n'avait pas trés bien saisit le sens de cette conversation, qui était le ils et le l'. Il n'avait pas trop compris non plus la suite de ses paroles, ni pourquoi il s'était énervé de la sorte. D'ailleurs il n'avait pas compris la réaction du professeur non plus: il avait laissé son étudiant lui parler comme à son chien. Si ça avait été à lui que ce crétin avait parlé comme ça il l'aurait envoyé ce faire voir, quelque chose de bien. En fin de compte, Duo n'avait pas compris grand chose de cette histoire.

Pris dans ses pensées, il ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait. Il eut juste le temps d'entendre un hurlement de rage dans la rue adjacente avant de recevoir un véritable boulet dans le ventre. Légèrement sonné, il releva la tête pour voir ce qui l'avait percuté et rencontra deux grands yeux bleus océan. Et là, ce fut comme si le temps s'arrêtait autour de lui. Le jomme homme en face de lui avait parut en colère aux premiers abords mais maintenant... Il lisait beaucoup de choses dans son regard. Mais des choses qu'il n'arrivait pas à comprendre, il y avait trop de sentiments qui s'y mélangeaient. Et il savait que son regard devait être identique au sien. L'adolescent en face de lui était magnifique. Plus que magnifique il était sublime. Un ange parmi les anges, le dieu des dieux. Il était plus que beau. Ses cheveux bruns ébouriffés lui donnaient l'air de sortir du lit et le rendait irrémédiablement plus beau, des mèches rebelles s'éparpillaient ci et là, et d'autres tombaient avec désinvoltures sur ses merveilleux yeux bleus, sa peau était dorée par le soleil. Les dieux devaient se l'arracher et le supplier pour recevoir ne serait-ce qu'un regard de sa part. Ses yeux avaient le don de vous donner l'impression d'être spécial. Oui, Duo se sentait spécial sous le regard du dieu, de son dieu. Son coeur cognait fort dans sa poitrine et il voulait rester là pour toujours. Il voulait se perdre encore et encore dans le bleu de ses yeux, il voulait y rester et s'accrocher à eux, à lui. Il était sa vie, il sentait que s'il quittait ses yeux, s'il quittait son regard, s'il quittait sa présence, s'il le quittait lui, il en mourrait. Il avait besoin de lui pour vivre, besoin de lui et de son regard qui lui donnaient l'impression d'être quelqu'un de spécial pour la première fois de sa vie. Il n'était plus Duo Maxwell, non il était tout ce que son dieu voudrait qu'il soit. Il lui appartenait déjà. Son coeur, son âme, son corps, tout son être lui appartenait. Il pouvait en faire tout ce qu'il voulait, il le laisserait faire. Il lui donnerait tout et il savait qu'il pouvait le faire en toute confiance. Il avait toute confiance en lui. Les yeux ne mentent jamais et ses yeux à lui lui montraient qu'il serait en de bonnes mains, que jamais il ne ferait saigner son coeur, ni son âme. Ses yeux parlaient pour lui, plus que des mots, plus que des paroles. Duo était attiré par leur douceur, par leur lueur, par l'amour qui s'en dégageait. Il était perdu et il voulait le rester à tout jamais. Ne jamais retrouver le chemin qu'il avait emprunté jusqu'alors. Il venait d'emprunter le chemin de l'amour, celui qui le menait à la vie. Duo vivait sous ce regard qui s'était fait enflammé.

" Heero, qu'est-ce que tu fabriques ?"

" Le vieux Lou arrive, merde ! Dépêche-toi !"

" Réléna, ne soist pas si grossière, sinon je le dis à Wufei !"

" Je t'emmerde, Yo !"

Il entendait des voix derrière lui qui semblaient appeler quelqu'un. Mais c'était à peine s'il réalisait ce qu'il se passait autour de lui. Parce que plus rien n'existait, parce qu'il n'y avait plus que son dieu, parce qu'il était seul avec lui. Parce qu'il aimait déjà et qu'il était perdu. Le temps s'était arrêté et plus rien, sauf lui et ses yeux, n'avait d'importance.

" YUI ! JE VAIS T'ATTRAPER SALE MÔME !"

Le contact disparu. Les yeux s'étaient détournés de lui et c'était comme si quelqu'un lui arrachait le coeur. Il voulait les revoir, qu'ils se reposent sur lui, il voulait revivre à travers eux. Et c'est ce qu'il se passa: le bleu s'était de nouveau posé sur lui et la vie lui revenait, son coeur se remettait à battre. Et il se perdait encore, et il aimait ça. Se perdre pour ne jamais revenir.

" HEERO !"

Et cette fois les yeux disparurent et son dieu s'en alla sans un regard en arrière. Et Duo restait là, sans bouger, les yeux perdus dans le vague à l'endroit où il se trouvait plutôt, une larme glissant silencieusement sur sa joue.

Il pénétra dans la maison, l'esprit ailleurs. Il passa devant la cuisine et ne remarqua même pas que sa mère l'appelait. Il croisa son père qui lui lança un drôle de regard qu'il ne perçut même pas. Et Solo, qui descendait l'esclaier s'arrêta en plein milieu en voyant son air perdu et le sillon de larme qui restait sur sa joue.

" Duo, ta mère t'appelle." l'appela doucement son père.

Il se tourna lentement vers lui. Le bleu était toujours là mais lui non. Il ne vivait plus, il voulait qu'on lui rende son dieu.

" Quoi ?" demanda-t-il d'une toute petite voix.

" Duo, tu es sûr que ça va ?"

Au même moment, Hélène Maxwell arriva dans le couloir.

" Duo, ça fait 2 minutes que je t'appelle. Qu'est-ce que tu fabriques ? Ou es le..."

Elle se figea à son tour en voyant son air perdu et une nouvelle larme qui coulait sur sa joue. Elle jeta un coup d'oeil incrédule à son mari et à son fils aîné qui le lui rendirent.

" Duo, mon chéri, ça va ?" demanda-t-elle inquiète.

Il ne répondit pas. Il était toujours perdu. Il voulait retrouver la chaleur de ses yeux. Sans lui, il faisait froid.

" Duo ?" l'appela Solo.

" ... oui..."

C'était un tout petit oui, à peine murmuré.

" ... oui... je veux juste le bleu..."

Son père fronça les sourcils. Mais ils n'eurent pas le temps de s'interroger d'avantage que Duo montait l'escalier à petit pas et allait s'enfermer dans sa chambre. Le natté s'allongea sur son lit, la tête plongée dans son coussin. Du bleu, il voyait du bleu partout; mais il ne le voyait pas à la source. Et pourtant, c'était ce qu'il voulait: il voulait le voir à la source. Il voulait voir le jeune homme de ses pensées, il voulait le regarder encore et encore, il voulait même le toucher. Pour la toute première fois de sa vie, Duo se rendait compte de ce que le mot aimer signifier. Il se rendait compte à quel point aimer était la plus elle chose au monde mais il se rendait compte également à quel point l'amour pouvait faire souffrir. Ajourd'hui, Duo Maxwell vivait. Il vivait d'amour mais il mourait également d'amour. Car sans lui, il n'était plus lui, il ne vivait plus. Il avait besoin de lui pour vivre. Il était son souffle d'air. Sans lui, Duo Maxwell n'existait plus.

Fin du chapitre 4.

Alors, cette rencontre du point de vue de Duo ? A la hauteur de vos éspérances ? Je vous fait des kiss à tous. Je poste le chapitre maintenant mais je répondrais au RARs demain parce que ma maman me jerte de l'ordi. Lol ! Kissous à tous et bonne nuit.