Sirius

Ce qui semble, ce qui est

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L'étoile la plus brillante du ciel, hein ? Déjà, il fallait un ciel bien sombre pour pouvoir observer les étoiles et Sirius n'est pas l'étoile la plus brillante en soi, mais celle qui, vue de la Terre, semble la plus brillante.

Sirius évoluait dans un monde sombre, sous un ciel sans étoile. Il était peut-être brillant, mais uniquement vu de l'extérieur. En vrai, il souffrait. Seul James pouvait comprendre, seul James avait su voir.

Quand Sirius observait à la dérobée son singe-savant de petit frère, personne ne voyait sa peine et ses craintes pour son cadet. Quand Sirius refusait de rentrer pour Noël, personne ne voyait les menaces implicites que ses parents faisaient planer sur lui. Quand Sirius riait, personne ne voyait la tristesse qui voilait son regard. Quand Sirius était arrivé un matin de juillet, sa valise sous le bras, paré de sa plus belle fausse assurance, chez ses parents, James avait tout de suite compris la détresse de son ami, de son frère, et avait refusé de le voir repartir.

James était mort à présent, tout comme Lily. Harry vivait, mais on avait refusé de le lui confier. Ne restait plus que Peter, ce traître !

Faux. Il restait Peter le fourbe, Remus le loup, Dumbledore l'imbu et l'injustice.

Il restait Harry.

Harry.

Harry.

Bellatrix et le voile.

La mort.

La paix, enfin ?