Coucou mes chers lecteurs/ lectrices! donc nous revoilà pour un nouveau chapitre! mais avant, je rappelle comme d'habitude:

- que le chapitre peut contenir quelques fautes.

Réponses aux reviews:

Miyorie Uchixa: Coucou! Je suis ravie que le chapitre t'ait plu, ne t'inquiète pas, Sasuke fera son apparition dans le chapitre 5 :) il ne te reste plus beaucoup de temps à attendre ! Tu m'as fait remarquer qu'il y avait des fautes d'orthographe, mais je ne vois pas trop où... Es-tu bien sûr de toi ? Sinon, le fait que tu postes des comm's me fait très plaisir, avoir des avis, ça m'encourage et je sais au moins qu'on me lit. Bisous

Loubna: Hello ! Tout d'abord, merci encore de me lire. Donc d'après toi le chapitre est un peu trop long ? Mmh... Je ne pense pas faire plus long, maximum 6 500 mots par chapitre, car, oui, je te comprends, certaines fois cela peut devenir pesant :) pas assez de suspence, tu veux dire à la fin des chapitres, tu voudrais plus une fin qui nous laisse sur notre faim? Je prends en note ! Je vais essayer de m'améliorer de ce côté-là !
D'après ta review, je pense donc avoir réussi le caractère d'Itachi, j'en suis fière! Tu aimes la froideur, le sadisme et le conflit ?! Tu vas en être servi ! C'est moi qui te le dis ! Le sadisme, tu en as à partir de ce chapitre :) et le conflit, tu en auras beaucoup lors de la confrontation clan uchiha/Sasuke. Je ne t'en dirais pas plus, bisous et à la prochaine !

Et voila donc passons au chapitre:

Chapitre 3

Aujourd'hui était un grand jour pour la famille qui gouvernait la faction du feu. Uchiha telle était son appellation faisait partie de ces illustres clans dont le nom restait gravé à jamais dans l'histoire. Nul n'ignorait son importance et son influence au sein du Grand Conseil, même dans les régions les plus reculées, que ce soit au nord tant au sud, sa réputation restait de marbre. Détentrice d'un énorme pouvoir, celle-ci gouvernait depuis fort longtemps, plus de cinq cent cinquante ans environs, vous dira t-on, et elle avait réussi à emmener sa faction à un point fort haut au niveau économique et social. La vie, ici, était des moins difficile, certes, on trouvait des gens de toutes catégories sociales cependant, on pouvait affirmer avec aisance que le seuil de pauvreté était un des moins bas.

De tout temps, la famille Uchiha était respectée, vénérée et extrêmement craint, tant par la puissance qui se dégageait de chaque membre que part leur froideur innée.

Quant à leur beauté, les gens la qualifiaient de légendaire. Plutôt glaciale, froide et indifférente, la beauté de ces êtres formait une harmonie tout en contrastant légèrement. En effet, la peau albâtre des uchihas appelée « neige » par les paysans s'opposait aux yeux abyssal d'un noir d'encre. Autant dire que leur réputation n 'était pas infondée.

De plus, cette famille se distinguer des autres clans par leurs étoffes d'une richesse incroyable. En effet, on pouvait qualifier leurs habits comme un brin excentrique, sûrement, car ils ne respectaient en rien les modes qui apparaissaient de temps à autre. Leurs traditions qui remontaient à fort longtemps dans le passé, étaient restées encrées au plus profond de leur racine.

Malgré tout, leur statut d'élite n'était pas apprécié dans toutes les factions, bien au contraire. Les Uchihas étaient loin d'être saints et purs, sauf rare exception. Bien que leur passé fût glorieux, il était tout aussi macabre. Le crime et les ténèbres étaient les mots les plus associés à leur nom.

La légende racontait que cette famille au passé conquérant serait des mages noirs et que plusieurs fois, ils auraient collaboré avec le dieu de la mort. L'imagerie populaire leur prêtait nombres pouvoirs. Certains allant même jusqu'à essayer de le prouver avec des indices aussi étranges que déconcertants. Ces affirmations étaient-elles vraies ou infondées ? Ma foi, nul ne le savait.

Quant aux quelques clans jaloux de leur prestige, ils s'abreuvaient de cette histoire ancestrale pour leur propre compte, cherchant tous les moyens possibles pour les faire plonger.

Pour résumer, les uchihas étaient autant aimés que détestés.

Une semaine, depuis le retour de mission du fils du clan, s'était déroulée et le jour fatidique était enfin arrivé. En cette journée, les fiançailles d'Itachi et d'une jeune demoiselle allaient être célébrées. L'excitation en était à son comble et la manifestation de joie en rendait fier ses parents. La nouvelle de ce mariage éminent avait circulé comme des petits pains dans l'ancien royaume. Énormément de personnes avaient rappliqué aux portes de la capitale de la faction du feu. Tous venaient voir les futurs mariés pour espérer leur soutirer quelques bénéfices, car oui, ce n'était pas tous les jours qu'un futur chef de clan allait se marier.

Aujourd'hui, c'était les fiançailles qu'on proclamerait au crépuscule et le mariage, lui, sera célébré environ quelques mois plus tard lors de la célébration des esprits, autrement dit la cérémonie la plus importante des uchihas.

Cette nouvelle avait fait un choc dans le cœur de nombreuses damoiselles d'autant plus que la fiancée n'avait point révélé son nom. Une pratique typique des mariages uchiha. En effet, le nom de la jeune femme ne devait en aucun cas être dévoilé avant la proclamation final, là où seulement elle enlèverait son voile à la vue de tous.

Ce mariage avait été organisé de fond en comble par la femme la plus importante du clan, qui n'était autre que Mikoto uchiha, la mère du futur marié. Quand son fils avait annoncé, sans préalable, lors d'un des dîners de famille qu'il allait épouser une jeune femme, cela avait été un choc autant pour elle que pour son mari. D'ailleurs, elle avait bien cru que celui-ci allait s'étouffer.

Jusqu'à ce jour, il n'avait su que leur aîné fréquentait une demoiselle. La nouvelle, si on peut dire, avait lâché une bombe et cela dans les deux sens du terme. Premièrement, quand Fugaku avait repris ses esprits, un peu difficilement, il était entré dans une colère plus que noire car son fils lui mentait, selon ses dires. Ledit fils, pas le moins du monde dérangé par les assauts de son père, gardait son calme, un léger sourire aux lèvres. Mikoto restait coi, ne sachant quoi dire. Elle était heureuse mais à la fois craintive car dans toute famille conservatrice et noble, il fallait toujours demander l'autorisation à ses géniteurs pour fréquenter une dame. Bien qu'elle fût heureuse pour lui, elle gardait quand même des doutes.

Après que son mari se soit un peu calmé, Itachi s'était levé sous le regard sombre de son père et avait annoncé à celui-ci, naturellement, qu'il ne s'opposerait point à son mariage car il connaissait déjà sa future femme, l'ayant côtoyé de nombreuses fois. L'homme d'age mur avait été, alors, fortement surpris par cette révélation et il avait cherché à en savoir plus, tout ceci en questionnant son enfant.

Fugaku avait été étonné par le nom du père de la jeune fille, car effectivement lui et cet homme étaient de grands amis et de très proches collaborateurs sur le plan politique. Itachi avait donc eu raison, son père ne s'était point opposé à cette annonce et avait même obtenu sa bénédiction. Le repas s'était terminé dans la bonne humeur.

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La maîtresse de maison, aidée par quatre jeunes domestiques, avait revêtu une longue robe de soie blanche, brodée de spirales aux fils verts. La robe était nouée par un interminable lacet dans le dos, un lacet parcourant le dos en croisé. De très longues manches tombant à même le sol lui seyaient à merveille. Un large décolleté offrait une vue impeccable de ses épaules nues, tatouées pour l'occasion de petits cercles aux motifs complexes. Les gravures partaient du haut de sa mâchoire jusqu'au bas de ses seins. Ces tatouages signifiaient dans la tradition uchiha qu'elle était une femme prise, une femme aimée mais surtout une femme noble. En effet, le symbole qu'elle portait avec fierté était tout simplement le signe de son rang et de l'amour que lui portait son mari. Si, par malheur, il lui arrivait d'être reniée par son époux, le semblant de fleur qu'elle portait au niveau de son cou serait effacé sans plus de cérémonies. Elle garderait alors son rang mais plus sa pureté.

Ses cheveux arrangés en des tresses compliquées étaient, pour la moitié, relevés sur le dessus de sa tête par une broche en or. Le reste flottait dans son dos. Une coiffe de trois diamants agrémentait le tout.

Le maquillage, de couleur argenté pour faire ressortir ses yeux, restait simple malgré tout.

Cela faisait au moins une bonne heure voir plus qu'elle était assise jambes repliées sous son postérieur à attendre la fin de sa préparation. Quand celle-ci fut finie, elle congédia les quatre jeunes demoiselles et elle se déplaça vers la chambre qu'elle partageait avec son fidèle où un feu de cheminée était allumé. Finalement, elle n'aurait jamais cru que son fils se marierait de si tôt. Elle se souvint qu'il y a de cela vingt ans, elle était à sa place, debout dans une pièce à attendre le moment où on lui dirait de descendre, à attendre l'heure fatidique, à attendre impatiemment de voir son bien aimé.

D'ailleurs, en parlant du loup, elle se demandait pourquoi elle l'avait épousé celui-là et son caractère ! A cette pensée, elle sourit. Elle savait que derrière ses airs froids, impassibles et sévères, se cachait un autre homme. Un homme qui avait réussi à faire battre son cœur, pour lequel elle avait donné sa vie et sa chair. Il était tendre, aimant et doux. Si sa vie était à refaire, elle ferait les mêmes choix sans une once d'hésitation.

Sa traîne glissant sur le sol, elle se rapprocha de deux portraits qui ornaient le mur, les deux seules décorations de la chambre, ses deux fils. Une larme coula lentement et Mikoto fit demi-tour et partit vers la salle de réception.

De ses pas légers, elle entra dans la plus grande pièce de la demeure. Uniquement dédiée à cette fonction, cette pièce était la plus richement décorée, tout simplement, car elle permettait d'exposer, à leurs invités, le luxe dont bénéficiait le clan. Mikoto avait elle même décidé de toute la décoration du lieu. Le carrelage brillait de sa couleur, blanche. Les rideaux, draperies et étoffes avaient pris une teinte parme pour l'occasion. La femme du chef avait décidé de jouer sur les couleurs pour le mariage le plus important du clan. Effectivement, le parme s'accordait parfaitement avait les motifs en or qui ornaient le plafond et les murs. Les tables, de la même couleur que les drapés, avaient été placées du côté du grand balcon et le buffet, lui, se plaçait à l'opposer. Entre les deux, se trouvait un espace vide occupé par un long tapis partant du haut des majestueux escaliers en marbre, et allant jusqu'aux doubles portes qui se trouvaient en face.

La maîtresse de maison avait décidé de sortir leur plus beau service : les verres, les assiettes, les couverts, tout étaient faits de cristal.

Mikoto en plus de s'occuper de toute l'organisation d'un tel événement, avait aussi décidé de tout le déroulement de la cérémonie. Les invités seraient accueillis dans le hall par certains anciens, tandis qu'elle, pendant ce moment, s'occuperait des derniers préparatifs concernant sa belle-fille. Son mari, lui, accueillerait la famille de la fiancée, trois heures avant l'arrivée des autres convives.

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Fugaku était afféré à écrire derrière son imposant bureau en bois d'érable. La pièce, en soit, était parfaitement rangée et propre. Les dossiers étaient empilés de façon remarquable et aucune trace de poussière venait altérer l'humeur de l'homme. Le mobilier était tout à fait exquis. Les goûts du chef de clan étaient assez prononcés pour le luxe, pas étonnant. Son éducation rigide et sévère avait fait l'homme tel qu'il était aujourd'hui. Cependant, il laissait sa femme faire office de décorateur, il ne voulait guère perdre de temps avec des choses aussi futiles.

A la fin de la rédaction d'une importante lettre, Fugaku s'apprêta à sonner son domestique personnel. En pensant à lui, celui-ci ouvrit la porte du bureau après avoir frappé deux coups distincts. Le chef le pria de s 'avancer. Le savoir-faire de son majordome était excellent, c'est pourquoi il avait décidé de le mettre à son propre service, pas qu'il avait peu confiance en les autres, loin de là, cependant, il préférait prendre ses précautions.

- Fugaku-sama, pardonnez-moi pour ce dérangement, je venais vous annoncer que la famille de votre belle-fille vient tout juste d'arriver. Exposa le domestique calmement.

Fugaku ne prit pas la peine de lever les yeux sur son interlocuteur, il lui tendit simplement une lettre.

- Tiens, voici une lettre à envoyer dans les contrées du nord. Je te laisse faire, j'ai confiance en toi.

- Bien Fugaku-sama. Dit l'homme à reculons. Puis il sortit.

Le moment tant attendu venait enfin d'arriver, cela faisait des semaines qu'il planifiait, avec sa femme, cet instant de telle sorte que rien ne sorte du canevas établi par leur personne.

Ce mariage devait être pour lui un signe de renouveau, une nouvelle marche à grimper, un moyen comme un autre de montrer une fois de plus son statut aux yeux de tous.

Scrutant l'horizon à travers la vitre de son bureau, il remarqua bien vite la petite assemblée qui se situait au pied de sa demeure. Quittant alors son reflet, il se dirigea vers le hall, d'une démarche altière.

Une voix grave fendit l'air, faisant automatiquement retourner les invités vers l'imposant escalier.

- Veilliez être les bienvenues dans ma demeure, j'espère que l'accueil qui vous a été fait n'était pas trop protocolaire. Vous faites désormais partie de notre grande famille.

Un des invités s'approcha de l'hôte avec un léger sourire et lui serra la main.

- Ne t'en fait pas, ton accueil a été chaleureux, bien que je dois le dire manque un peu de délicatesses de la part de certains domestiques.

- Il me doit de faire régler cette affaire au plus vite, je ne souhaiterais guère qu'on traite mon clan de rustre. Quoi qu'il en soit, Avez-vous fait bon voyage ? Demanda Fugaku de son ton autoritaire.

D'un regard assez surprit, le convive déclara :

- Je croyais que tu ne t'intéressais pas à des choses aussi anodines...

- En effet, ce n'était juste que pour la forme, mon cher ami. Répondit-il.

- Ta franchise dans certains moments m'étonnera toujours. Bien pouvons-nous passer aux affaires importantes ? Maintenant que deux trois paroles ont été échangées.

- Tu ne perds jamais le sens des affaires, j'en suis ravi. Vous n'êtes venus qu'en petit comité, où est donc ta fille et ta femme ?

- Il semblerait que ta femme soit plus rapide que toi. Elle les a déjà emmenées avec elle, sûrement pour terminer les préparations. N'oublions pas que nous avons un mariage en vue.

- Il en va de soit.

Fugaku détourna les yeux de son invité et déclara à l'intention de son majordome :

- Veillez conduire nos invités dans la salle de réception le temps des derniers préparatifs. Ils pourront s'ils le souhaitent s'entretenir avec nos membres.

- Bien monsieur.

Puis Fugaku, dans toute sa splendeur se retourna et dit :

- Quant à moi et les anciens de mon clan, voulons nous entretenir avec vous, anciens de votre clan, pour un sujet, si je puis dire, assez épineux...

- Évidemment, répondit une veille personne, les affaires passent avant.

Un rictus de la part du chef des lieux et celui-ci prononça :

- Dans ce cas, veillez me suivre vers notre conseil.

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De sa couleur d'encre, elle s'était abattue telle un rapace sur sa pauvre proie qui ne faisait que passer. Sombre et brumeuse, elle avait rempli le ciel de sa magnificence, inondant les alentours d'un noir absolu. Seules quelques taches argentées pouvaient prendre place à ses côtés dans le ciel. La nuit , belle et majestueuse s'offrait à lui et il restait là, assis à même le sol d'herbe fraîche, à la contempler durant des heures. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas la fine pluie qui tombait en cette soirée. Son regard, figé, était toujours dirigé dans la même direction, celle de la rivière qui s'écoulait lentement à ses pieds.

Pas une brise ne soufflait en cette fin de soirée, l'air était encore chaud. Au loin de la musique et des rires se faisaient entendre... La fête battait son plein, mais lui restait là. Pas qu'il ne soit pas invité, bien au contraire, mais cette effusion de joie contribuait à accentuer son doute et sa tristesse. Il ne l'avait pas encore trouvé... Peut-être que chez lui, il n'existait pas...

Tapotant le sol de ses doigts, il ramassa une pierre qu'il serra si fortement que les jointures de ses mains en devinrent blanches et puis, il la jeta dans l'eau, la regardant se noyer...

- Tu sais qu'Itachi s'impatiente de te voir ? Souffla une voix très proche de son oreille.

Même pas un sursaut de sa part, rien, il restait figé.

- dis, tu m'écoutes au moins ? Réitéra la voix.

Toujours aucune réponse, l'intrus s'assit donc et d'une voix qu'on pouvait qualifier de chaude, il demanda :

- C'est ton histoire avec ton souffle qui te dérange autant ?

Un froissement se fit entendre, le muet avait enfin tourné sa tête et lacement, il répondit :

- Comment l'as-tu deviné ?

- Tu es mon cousin Shuisui, je te le rappelle au cas où il se serait passé quelque chose durant mon absence...

- Pourrais-tu arrêter de faire l'enfant au moins une fois dans ta vie Eiko ?! La maturité avec toi, ça fait deux...

- Sans mon comportement enfantin, je ne serais pas moi, répliqua son cousin avec humour, T'imagines-tu avec un autre Eiko ? Je réponds à ta place : non car tu t'ennuierais beaucoup trop !

Shisui fit un mince sourire et reporta son intention sur la rivière, elle était tellement silencieuse...

- Tu sais Shuisui, il ne faut pas t'en faire autant, je suis sur que le souffle est en toi...Il ne s'est pas encore réveillé car il n'a pas trouvé la bonne personne tout simplement.

- Depuis quand t'amuses-tu à faire dans la psychologie ? Énonça t-il.

Eiko et Itachi étaient les seuls avec qui il pouvait se confier facilement. Il n'y avait jamais eu de barrière entre eux, bien que le nombre de cousins ne manquaient pas, il n'y avait pas la même alchimie qu'il pouvait partager avec Itachi et Eiko. Ils étaient proches au point de se considérer comme des frères. Inséparables, ils faisaient leurs missions toujours ensemble à chaque fois qu'ils le pouvaient. Mais à partir de maintenant, tout aller changer...Itachi venait de se marier aujourd'hui même et Eiko avait déjà quelqu'un. Son souffle s'était lui aussi manifesté, il ne manquait plus que lui...

- Hé ! tu m'écoutes au moins ?! Cria Eiko à l'adresse de son compagnon rêveur.

- Désolé, je ne m'étais pas rendu compte que je divaguais.

Eiko souffla, attristé de l'état de son cousin.

- C'est normal que ton souffle ne se soit pas encore manifesté, on est encore jeune. C'était peut-être un coup de chance pour moi et Itachi et...

- Ce n'est pas un coup de chance et jeune, tu parles, on en est presque à un quart de notre existence...

Merde, ce qu'il est rabat-joie lui... Au moins, il avait essayé de le réconforter...Même si ce n'était pas encore cela. Il se gratta le menton et fit mine de réfléchir puis après un petit temps , il demanda intrigué :

- Dis moi Shuisui, est-ce que des fois, tu sens des genres de picotements dans ton bas ventre ? Ou des fines brûlures ? Quand tu es en contact avec des personnes.

Shuisui se retourna complètement, faisant ainsi face entièrement à son interlocuteur et le regardant un peu bizarrement, il répondit toutefois avec sérieux :

-Non, je ne ressens rien de tous cela quand je suis en contact avec des personnes. Pourquoi, je devrais selon toi ?

Eiko respira de grandes bouffées d'air puis confia :

- Tu te souviens quand les anciens nous ont instruits à propos de notre culture, notre passé ou encore à propos de l'avenir du clan ?

- oui, je me souviens... Où veux-tu en venir ? Demanda t-il perplexe.

- Ils ont un moment abordé un chapitre sur le souffle et si tu te souviens bien, ils nous avaient dits que le souffle se manifestait de temps à autre par différentes formes, que cela dépendait de la personne. Moi par exemple, il se manifeste de temps en temps par forme de picotement dans mon bas ventre et si on prend l'exemple d'Itachi, il m'a dit que le sien se manifestait par des brûlures... C'est pourquoi je te l'ai demandé i peine cinq minutes.

- Je me souviens de ce chapitre, mais il ne m'est jamais arrivé de ressentir quelque chose...C'est comme s'il était inexistant, je n'ai pas l'impression de le contenir dans mon corps. Expliqua l'intéressé.

- Tu es sur de ne jamais avoir...enfin je ne sais pas moi...Comment dire...avoir l'impression de le sentir ? Il se manifeste peut-être sous une autre forme, qui sait ?

Un caillou replongea dans l'eau sous les yeux de deux personnes déconcertées.

- Je ne sais pas, je n'en ai pas la moindre idée mais je ne pense pas sinon je le saurais crois moi.

Le plus jeune des deux cousins se leva et fit mine à son voisin de faire de même. Côte à côte, ils marchèrent en silence le long de la rivière.

- si j'étais toi, j'arrêterais de penser à cela. Tu dois te changer les idées. Mais si tu souhaites avoir plus de réponses, tu devrais aller voir la vieille Chiwa ( signification : mille harmonie), je pense que c'est la seule qui pourra t'aider.

- Tu as raison, j'irai demain à l'aube.

- Allez viens, Itachi nous attend depuis une demi heure ! Tu sais que tu es en train de lui gâcher sa fête de fiançailles et pour une fois ce n'est pas moi le fautif !

- Oh oui ! Pour une fois !

Et tous deux partirent en direction de la réception, le cœur un petit peu plus léger.

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Quelque part dans l'ancien royaume...

Un rire sarcastique s'éleva dans une prison. Un rire où transparaissaient toute la folie et la divagation, un rire où le désespoir prenait une place importante, un rire dans lequel son âme, toute aussi obscure, se reflétait. Il avait baigné depuis bien longtemps dans les ténèbres.

Rouillé était la voix du condamné lors qu' il cria à gorge déployée :

« Nuages et grisaille

Source de pleurs et de peine

L'erreur est de taille

Pions, je n'étais qu'un pion,

Trahison.

Je le traquerais et lui ôterais la vie

A moins que... oui c'est mieux, finalement, je ferai comme ça...Alors, dans combien de temps finirez-vous par nous démasquer ? Ou dans combien de temps, votre perte arrivera-t-elle ? La fin vient juste de commencer...

Mensonge et mystère, qui finira par payer ? Et un rire diabolique sortit de sa bouche. On aurait dit le diable en personne. »

-Tu vas la fermer ! Aboya violemment un garde en donnant en énorme coup de pied dans les barreaux.

Un deuxième apparu, vêtu de son uniforme. Les deux gardes se toisèrent un instant et l'arrivant finit par lâcher dans un souffle :

- Ce n'est pas la peine de t'énerver à ce point. Les gens qui sont ici ne valent rien, ce ne sont plus que des sous-hommes enfin... On se demande s'ils étaient des hommes avant d'atterrir ici...quoi qu'il en soit, évite de les approcher de trop, il pourrait arriver quelque chose de grave. Ce sont des malades. S'ils veulent profaner des menaces, qu'ils gueulent tant qu'ils n'essayent pas de s'échapper. Je sais que tu es un petit nouveau ici mais fais gaffe, on ne sait jamais ce qu'il pourrait se passer. Tu devrais changer de section, ici se sont les pires criminelles jamais vu dans l'ancien royaume et si lui est ici, c'est qu'il a dû commettre d'innombrables atrocités ...Allez viens dégageons d'ici avant de se faire déchiqueter.

Le prisonnier laissa résonner un faible rire étranglé entre sa gorge qui visiblement était sèche et fut aussitôt suivi d'une violente toux grasse, s'achevant dans de douloureux crachins sanglants.

Le corps décharné, et le visage rougeoyant d'une mauvaise fièvre croissante, le firent partir dans une frénésie intense. Il avait rarement eu l'air si vulnérable et cela il ne pouvait le concevoir.

A part le lit et la bassine qui meubler l'espace, il ne trouva rien d'intéressant qui puisse l'aider à sortir de ce trou à rats. Il n'y avait que là de la moisissure et de la poussière comme partout.

Il s'avança donc, à pas feutrés, jusqu'au lit qui n'avait guère été remué depuis bien longtemps. Un las soupir s'échappa de son canyon pour ensuite finir en une lente agonie.

Il laissa rouler son regard perfide vers le plafond avant de partir dans ses songes...

Un peu plus loin dans la prison, les deux gardes discutaient ensemble.

- Dis moi, toi qui es ici depuis plus longtemps que moi, tu sais qui est ce prisonnier à qui tu m'as dit de ne pas l'approcher ?

Le plus vieux se tut mais le silence était loin de régner dans cet endroit sombre et reculé. On y entendait des plaintes, des lamentations, des menaces les plus futiles au plus violentes voir impressionnantes, il y avait aussi des bruits retentissant de toutes parts. Il ne fallait vraiment pas avoir peur pour surveiller dans un endroit pareil.

Le gardien se décida après une bonne dizaine de minutes à répondre à l'interrogation de son camarade.

- Je ne sais pas beaucoup de choses sur ce prisonnier mais je peux te dire qu'il est de loin le plus dangereux de tout l'ancien royaume. J'étais déjà surveillant à l'époque où les drakis l'ont amené ici. Ce que je me souviens de lui, c'est un homme possédé, qui criait, profanait des menaces. Il se débattait dans tous les sens, enchaîné de tous les côtés, il arrivait quand même à donner des coups.

Son voisin s'était stoppé net durant son récit et le regardait avec des yeux ébahis.

- Ce sont les drakis qui l'ont amené ici, j'ai bien entendu ?!

- Oui, se sont bien les drakis qui l'ont amené ici. Alors comme tu dois te le douter, ce n'est pas un prisonnier dit « normal ». Si le Grand conseil a jugé cet homme de se faire garder par des drakis, ce qui est arrivé très peu dans notre histoire, c'est qu'il doit être très dangereux. C'est pourquoi je t'ai conseillé de changer de section tout à l'heure. Pour ton propre bien. Confia l'aîné.

Le plus jeune reprit sa marche tout en continuant de poser des questions.

- A t-il déjà agressé des gardiens depuis qu'il est enfermé ici ?

- Oui, trois gardiens sont déjà morts de par sa faute...

- Comment ? Demanda le jeunot.

Le plus âgé le dévisagea d'un air sévère et lui demanda s'il voulait vraiment savoir par quels moyens. Hésitant, il répondit quand même :

- Oui, j'aimerai le savoir...

Il inspira.

- Dans ce cas, le premier, il l'a tué une semaine après son arrivée. Le vieil homme, car s'était une personne expérimentée, venait simplement lui apporter son repas. Ce connard a pris son cou, à travers les barreaux, avec sa main et lui a planté ses ongles dans sa gorge au point de lui arracher sa peau et sa trachée. D'autres gardes sont intervenus mais il était trop tard.

Dégoûté, le jeune homme était littéralement dégoûté par ce que venait de dire son collège. Il avait une affreuse envie de vomir et son teint avait pâlit.

- Attend, j'ai une autre question avant que tu termines ton...récit.

- Quelle est t-elle ?

- Tu viens de dire que le prisonnier a passé sa main à travers les barreaux, mais ceci est impossible car le système de sécurité élaboré l'interdit. S'il avait passé sa main, il aurait reçu une importante décharge qui l'aurait paralysé...

L'homme eut un sourire au coin de sa bouche et murmura :

- Cela fait plus d'une dizaine d'années que ce prisonnier est enfermé ici, on va dire que c'est grâce à lui que le système a changé. Avant le système de décharge n'existait pas. Je me souviens plus trop de ce qu'il y avait à la place, je venais juste d'arriver. As-tu d'autres questions ?

- Non, tu peux reprendre ton récit.

- La deuxième personne est morte empoisonnée. On ne l'a pas retrouvé devant la cellule du condamné mais un étage en dessous. Le gardien était comme possédé, de la bave sortait de sa bouche mais aussi de son nez, ses yeux avaient pris une teinte pourpre. L'homme était carrément désarticulé, brisé. Je ne sais pas trop comment te le décrire... Il avait la jambe gauche et le bras droit qui passaient sous son corps, sa colonne vertébrale était brisée. Sa peau était déshydratée, sa langue était de couleur noire... Un vrai massacre. L'homme avait juste eu l'audace de le remettre à sa place.

- Comment...on peut faire subir...ça...à un homme ? ...Enfin...c'est hors de morale...enfin je veux dire... Bégaya l'homme.

Les deux geôliers venaient d'arriver devant une importante porte en acier forgée. L'aîné la déverrouilla et ils entrèrent.

- Il n'y a pas de morale chez des gens comme lui. Ils sont malades point barre, Balança l'homme d'âge mur, On ne peut rien y faire.

- Et le troisième, il est mort de quelle façon ?

- Le troisième a littéralement disparu. On m'a raconté car je n'étais pas sur les lieux à ce moment que le geôlier a fondu. Sa peau s'est mise à fondre. De ce que j'en ai appris, il ne restait que les os et une marre de peau au sol.

Il écarquilla vivement les yeux et fit un petit bond. Ses pupilles étaient dilatées par la peur et sa respiration était courte. Il ne se sentait pas très bien.

« ressaisis-toi bon sang ! » cria t-il pour lui même. Il était un Orirhas alors pourquoi avait-il peur d'une simple histoire ?! Il s'était entraîné pendant plusieurs années pour avoir cette promotion et il avait les jetons, c'était à ne rien comprendre ! Il était un combattant hors pair, il ne devait pas avoir peur ! On lui avait pourtant appris à ne ressentir aucune émotion ?! Des années pour arriver à ce stade et il n'arrivait pas à se contenir... pourtant il faisait partie d'une division très spéciale. Son comportement l'énervait au plus haut point ! L'aîné avec qui il partageait une discussion était calme, parlait avec indifférence et détachement alors que lui...

- Je t'ai observé durant mes monologues, dit le plus âgé en coupant toutes réflexions, tes émotions se font beaucoup ressentir, tu n'arrives pas à les contrôler. Tu as peur de sordides histoires mais sache que tu en verras beaucoup d'autres. Je pense que tu es sorti bien trop tôt de ta formation et que tu n'es pas prêt.

Le jeunot sembla déstabilisé par les paroles de son confrère. Il ne pouvait pas le renvoyer, non ! Il n'avait pas fait tous ses efforts pour rien ! Il en avait sué pour avoir sa place !

- Vous allez me renvoyer ? Osa t-il demander.

- Je n'ai guère dit ceci jeune homme mais tu dois savoir que notre unité est la plus forte de l'ancien royaume. On ne peut pas se permettre d'avoir des sentiments. Nous ne sommes pas que des gardiens de prisons mais aussi les gardiens avec les drakis de l'ancien royaume. Nous protégeons toutes les institutions à haut risque comme le grand conseil. Te renvoyer serait pour moi une perte de temps. L'image que l'on donne ne doit guère changer. Je vais t'apprendre à ne plus avoir de sentiments...

J'ai une dernière chose à te dire : ce prisonnier se nomme...


A la fin de ce chapitre, nous avons comme intrigues/interrogation :

- Que s'est-il passé durant l'ère des oubliés ?

- Qui sont les trois Spiriths ?

- Qui est l'ex-amante D'Itachi ?

- Qui est le clan Hagoromo et pourquoi est-il scellé ?

- Que prépare le clan Uchiha ?

- Quel est le précieux cadeau que le clan Hagoromo offre aux Uchihas ?

- Qu'est-ce que le souffle ?

- Qu'est ce que signifie la cérémonie : « Nyuuseki no gishiki » que le clan va célébrer pour Sasuke ?

- Pourquoi Sasuke est-il parti et quelles étaient ses relations avec son clan ?

- Qui est le vieil homme qu'Eiko frappe ?

- Qui est la fiancée d'Itachi ?

- Pourquoi le souflle de Shuisui ne se manifeste pas ?

- Qui est ce fameux prisonnier détraqué ?

- Qui sont les Drakis et les Orirhas ?

Voila, je crois n'avoir rien oublié :-)

J'espère que ce chapitre vous a plu et rendez-vous pour un prochain dans deux semaines ! Et encore une chose, n'oubliez pas de me laisser une petite review, j'en raffole !