Kyôya Hibari

Aujourd'hui, lorsque je suis arrivée, à mon cabinet, un jeune homme attendait appuyé contre le mur. Grand, cheveux noirs, yeux bleu foncé et air sérieux au visage un parfait mafioso.

-Tu as deux minutes de retard herbivore. Il est 9h02.

-Je sais j'ai croisé quelqu'un en passant. Nous ne sommes pas pressés.

Sur le temps que je me prépare, tu peux m'attendre dans la salle d'attendre.

-Très bien.

Cinq minutes plus tard, j'ai appelé le garçon qui arriva sans un mot. Toujours sans mot dire, il s'assit et me regarda sans ciller. Ma première observation : ce garçon ne parle pas pour ne rien dire.

-Alors, pourquoi es-tu venu ici ?

-Le bébé m'a demandé de passer alors fais tout.

-D'accord.

Je lui ai tendu un bac pour qu'il pioche un numéro et, contrairement aux autres clients que j'ai pu avoir, il n'a même pas regardé ce qu'il faisait écrit sur le jeton et ne m'a même pas questionné. Vu qu'il ne paraissait pas intéressé, je lui ai juste tendu les deux plats suivants mais cette fois-ci, il me lança un regard ennuyé.

-Je fais pareil ?

-Oui, s'il te plaît.

Désintéressé, il tira ses deux chiffres puis les posa sur la table pour ensuite recroiser les bras sur son torse. Je ne pensais pas que des gans comme lui pouvaient venir demander leur avenir pas que cela me gêne, je serai quand même payée. J'ai jeté un coup d'œil aux chiffres sur la table avant de prendre la parole.

-La date de ta mort est le 25 octobre 2035. A présent, je vais aller à cette époque pour te donner la cause.

-Tes yeux ressemblent à celui de l'ananas herbivore.

-Possible.

Sans attendre plus longtemps, je me suis laissée entraîner dans mon futur. Dès que j'y suis arrivée, je n'ai su discerner qu'un trident ainsi qu'une paire de tonfas en ignorant les giclées de sang tout autour. J'ai jeté un coup d'œil à une montre pour apercevoir qu'il était 17 heures 02.

De retour dans mon présent, j'ai évité un tonfas venant de mon client.

-Tu pourrais répondre quand on te parle, herbivore.

-Je n'étais pas là, gamin.

-Je vais te mordre à mort.

Dans un soupir, j'ai activé la voie du septième enfer. Cette voie permet de contrôler le corps de mes adversaires et ce, quelle que soit leur volonté. Donc à présent, en plus d'avoir la mauvaise humeur, je supporte aussi l'aura meurtrière de mon client.

-Rends-moi mes mouvements, herbivore.

-Je n'arrive pas à voir distinctement la circonstance de ta mort les seules choses que je devine sont les taches de sang ainsi que les tonfas et un trident. C'est frustrant je dois dire.

-C'est plus qu'assez.

J'ai arrêté de contrôler le corps en face de moi pour lui tendre une boisson avec une faible quantité de drogue.

-Qu'est-ce qu'il y a comme produit dedans ?

-C'est juste ma porte pour pénétrer dans ton inconscient pour la dernière chose que tu veux savoir.

Dès la fin de mes explications, le garçon avala son verre d'une traite puis ferma doucement les yeux. Une fois qu'il a été vraiment calme, je me suis introduite dans l'inconscient de ce client particulier. J'ai juste eu le temps de découvrir une personne car une barrière extérieure me repoussa j'ai tenté de passer à travers mais je me suis fait bloquer par des fleurs de lotus. Ces dernières me repoussèrent et juste avant de me faire jeter hors de l'inconscient de mon client, j'ai entendu un rire.

De retour à la réalité, un mal de tête sans nom m'envahit mais je n'avais pas le temps de me reprendre car des yeux bleus foncés me fixaient avec insistance.

-Alors ?

-J'ai pu voir une personne qui s'intéresse à toi c'est Dino Cavallone. Je n'ai pas pu voir plus car quelqu'un a posé une barrière avec un rire stupide du genre « Kufufu » avant de me jeter dehors.

-J'irai le mordre à mort.

-Voulez-vous que j'inscrive sur papier ce qu'il s'est passé ?

-Oui, je dois le rendre au bébé. Les 1500€ sont sur la table dépêche-toi, herbivore.

Il avait dit ça avec une voix ennuyée au possible.

-Puis-je savoir ton nom ?

-Kyôya Hibari.

Il est ensuite parti en emportant sa feuille et sa mauvaise humeur.