OS écrit dans le cadre de la nuit d'écriture du Fof pour le thème Espoir.
Un petit résumé rapide d'un passage de la trilogie du Seigneur des Anneaux, un de mes films cultes (sachant que je dois admettre – honte à moi – que j'ai tendance à zapper les moments où Sam, Golum et Frodon sont tous les trois, ça me plombe le morale ^^"). Bref, ça manque de créativité, je sais, mais là c'est asséchant d'inventer autant de textes en aussi peu de temps ^^"
J'espère que ça plaira quand même, bonne lecture!
Espoir
Legolas jeta un regard au ciel embrasé par le coucher du soleil. Beaucoup de sang allait couler ce soir. Il ne comprenait toujours pas comment Théoden avait pu insister pour emmener son peuple au gouffre de Helm. Il courait à sa perte. A ses côté, Aragorn embrassait du regard (si l'on peut dire parce ce qu'il avait devant lui n'était franchement pas digne d'être embrassé ni même regardé en fait) la masse grouillante qui s'étendait à perte de vue au pied du bastion. Des milliers de créatures sanguinaires créées pour répandre la terreur et la mort.
A sa gauche, Gimli gesticulait pour voir ce qui se passait de l'autre côté du mur qui lui bouchait la vue. Pour se déstresser, l'elfe lui envoya une pique qui le fit grommeler et s'immobiliser. Le temps semblait filer, comme si personne n'osait plus respirer. Et ils restaient tous là, sans bouger d'un pouce. Et les minutes s'étiraient à l'infini, les secondes duraient une éternité.
Soudain, une flèche siffla, déchirant le silence. Comme un seul homme, l'armée d'Orcs se rua à l'assaut de la forteresse. Réprimant un frisson de dégoût – et d'effroi – qui tentait de se propager le long de son échine, il attrapa son arc et ses flèches avec une rapidité surhumaine – normal pour un elfe, enfin bref, passons – et envoya une salve de traits meurtriers sur l'adversaire.
oOo
La bataille faisait rage, et les choses prenaient vraiment une sale tournure. Les Orcs avaient ouvert – ou plutôt fait exploser – une brèche dans la muraille et s'y étaient engouffrés aussi sûrement que des abeilles dans une ruche pleine de miel. La plupart des hommes s'étaient repliés et seuls subsistaient les proches fidèles du roi, ainsi que ses propres compagnons accoutumés des causes perdues et suicidaires. Tout semblait perdu, et il était toujours là à se battre. Aldir était tombé au combat, mais lui était toujours debout à pourfendre les créatures du mal qui les attaquaient. Tout son corps était meurtri, endolori, mais il trouvait toujours la force de tirer des traits meurtriers. Ils couraient tous à leur perte, mais il subsistait toujours en lui cette minuscule lueur d'espoir.
Il n'abandonnerait pas, non, il ne plierait jamais devant ces êtres immondes, suppos de Sauron.
Et quand l'aube arriva, éclairant les morts, elle répandit également sa chaleur bienfaisante sur la poignée de téméraires combattants. C'est alors qu'un cheval blanc monté d'un cavalier à la longue barbe assortie apparut en même temps que le soleil au sommet de la colline qui surplombait le champ de bataille. Gandalf était enfin là.
Puis, un à un, des centaines de cavaliers, ceux d'Eomer, apparurent à sa suite et sortirent leurs épées. Puis, répondant au cri de leur chef, ils dévalèrent la pente en s'époumonant « Pour le roi ! »
Animé d'une force toute nouvelle, Legolas repoussa alors ses assaillants avec plus de vigueur. Gandalf avait tenu sa promesse, les renforts étaient là. Il avait eu raison de garder espoir.
