Coucou, c'est moi ! Je sais, je sais, ça fait longtemps, je suis désolée, mais j'ai de plus en plus de mal à écrire sur Naruto... bref.

Celui ci est pour Usagi-chan524, je te raconte pas le mal que j'ai eu à écrire une love/hate en un seul chapitre... mais j'ai réussit !

Bonne lecture !

Pour le haïr

Faut-il une bonne raison pour détester quelqu'un ? Sasuke Uchiwa partait du principe que oui… Et pourtant, cette fille, Sakura Haruno, elle le détestait, et quand il lui demandait pourquoi, elle répondait qu'elle n'avait pas besoin de raison pour détester une personne aussi abjecte que lui… Alors si, elle avait une raison, non fondé certes, mais une raison : elle le trouvait abjecte.

Sasuke ne comprenait pas les filles : ne pouvait-elle pas simplement le trouver beau et se taire… parce que oui, il fallait le dire il était beau, très beau même : des yeux et des cheveux noir, des traits régulier, pas trop dur, mais pas trop doux non plus… L'homme parfait pour de nombreuse femmes, jeune et moins jeune d'ailleurs…

Bon, c'était vrai aussi qu'il n'avait pas appris la modestie, mais à quoi ça servait quand on était aussi parfait que lui… Issu d'une famille riche, Sasuke n'avait jamais eu aucune raison de se plaindre, et il détestait les personnes qui le faisait, partant du principe que si lui ne le faisait pas les autres ne devait pas le faire non plus…

Vous l'aurez compris, Sasuke Uchiwa Était une personne abjecte, même s'il ne le reconnaissait pas. Et même si Sakura n'était pas non plus une enfant de cœur, elle n'était pas non plus stupide au point de penser que Sasuke était abjecte sans auparavant l'avoir soigneusement étudié.

Pendant de nombreuse années, Sakura avait fait partit des groupies de Sasuke, l'observant à la dérobée, et rougissant quand il lui adressait ne serait-ce qu'un regard… Elle n'avait d'ailleurs pas été une groupie parmi tant d'autres, elle avait été La groupie, la fan absolu, la fondatrice, avec sa meilleure amie Ino, du fan-club.

Alors que c'était-il passé ? Simple, Sasuke avait vu en Ino un bon moyen d'obtenir un exutoire sexuel, et il avait joyeusement profité de la naïveté de la jeune fille pour obtenir ce qu'il voulait. Et le jour où il en avait eu marre, il avait viré l'adolescente sans raison aucune.

Les deux jeune femme avait ouvert les yeux, et c'étant aperçue de l'immondice de leur camarade, elles avaient créé un anti-fan club, contrant celui qu'elles avaient monté. Curieusement, de nombreuse personne c'était jointe à elle, des garçons comme des filles.

Ça avait presque créé une guerre entre les pro-Sasuke, et les anti-Sasuke.

Mais certain récents événements allait changé la donne.

- Qu'est-ce que tu crois baleine, t'es pas toute seule dans le couloir, fait un peu de place au gens qui veulent passé.

Ça, c'était Sasuke, l'amabilité personnifié.

- Ôte moi d'un doute Uchiwa, tu t'es encore pris pour le maître du domaine… Faut que t'arrête… le docteur t'as pourtant dit que tes excès de mégalomanie était mauvais pour ta santé.

Et ça, c'était Sakura, on peut d'ailleurs sentir tout l'amour qu'elle ressent pour lui…

- Oh Haruno, je t'avais pas vu… Étonnant d'ailleurs, vu la couleur criarde de tes cheveux…

- Moi c'est ton ego que j'ai vu, en même temps vu qu'il prend tout le couloir, on te sent arriver à des kilomètre… - se tournant vers Ino qui souriait derrière elle - Pas que son ego qu'on sent d'ailleurs…

Les deux jeunes filles gloussèrent un instant.

Un peu plus loin, une jeune fille blonde tira un trait sur un cahier.

- Sakura 89, Sasuke 89... Balle au centre… - elle s'approcha des deux adversaires et déclara d'une voix lasse - Qui gagnera le prochain point… Prenez les paris… - Elle regarda alternativement Sasuke puis Sakura en souriant - Quoi ? J'ai cassé votre effet ? Désolé de vous décevoir mais tout le monde le sait maintenant, que vous vous détestez… ça sert à rien de vous adressez la parole si c'est pour vous disputez, et de ce fait, en faire profiter toutes l'école… Roulez vous une pelle une fois pour toute, et venez plus faire chier…

- Tem' laisse les… Qu'ils se querellent puérilement si ça leur chante…

Tem', alias Temari no Sabaku avait toujours été une jeune fille vive et pleine d'énergie, et ses long cheveux blond et ses yeux d'un vert feuille renforçait cette aspect de sa personnalité. Il fallait l'avouer, elle n'avait jamais compris pourquoi Sasuke et Sakura ne s'entendait pas : Certes Sasuke était un salop de la pire espèce, mais Sakura n'était pas non plus un ange, elle-même abusant de son statut d'anti-Sasuke pour… disons… profiter de la vie…

- Mais Shika…

Shika, ou Shikamaru Nara, était le contraire même de sa petite amie : calme et posé, il ne se mêlait jamais des affaires des autres - sauf quand Temari était impliquée - ayant déjà du mal à gérer ses propres affaires.

Il attrapa Temari à l'écart, pour lui faire part de son point de vue sur la question, laissant les deux autres se quereller.

- Mais Shika, il faudra bien qu'ils évacuent cette tension sexuel qu'ils ont en eux…

Le jeune homme leva les yeux au ciel en soupirant quelque chose qui ressemblait à pas faux

Pendant ce temps, les deux premiers se regardait en coin, attendant une réaction aux paroles de la blonde chez l'autre.

Au bout de ce qu'Ino compta comme un bon quart d'heure de zieutage intempestif, sonnerie aidant, les deux presque adultes se quittèrent, sur un dernier regard noir.

- Mais Temari, tu ne comprends pas combien ce mec est abject… - expliqua Sakura à midi - J'en ai assez qu'il se serve de son physique pour abuser les filles… - elle attrapa sa serviette et entreprit de la tordre avec violence sous le regard aberré de la blonde - j'aimerais pouvoir lui tordre le cou, lui arracher les…

Faisant signe de paix, son amie leva les mains en signe de paix.

- Oui, oui, je comprend… c'est bon… pas de détails, merci, des enfants pourraient t'entendre… - elle se tourna vers Ino - Aide moi toi…

Ino haussa les épaules, en entreprenant de se limer les ongles de la main droite.

Ino Yamanaka était une fille vive et joyeuse - et certain se plaisait à dire qu'elle était une fouteuse de merde, mais elle se qualifiait plutôt comme une personne fière de ses choix. Blonde aux yeux bleu, doté d'un physique que de nombreux garçon disait de rêve, elle n'avait pourtant pas réitéré l'expérience après Sasuke - et Sakura affirmait que c'était du gâchis que de se faire nonne pour un crétin pareil.

Amie d'enfance de Shikamaru, c'est elle qui avait présenté Temari à ce dernier et à Sakura, la connaissant par le biais d'ami à des amis…

- Je suis d'accord avec elle, ce mec ne mérite pas la popularité qu'il a auprès des filles. - échangeant un regard complice avec son amie - et s'il y a une personne qui pourrait lui faire payer, c'est bien Sakura.

Temari soupira en se relevant du banc où elles s'étaient installées pour manger leur bento.

- J'abandonne, démerdez-vous… Mais ne vous plaigniez pas quand les choses changeront…

Les deux autres adolescentes se regardèrent intriguées.

- De quel changement parles-tu ?

Temari haussa les épaules, mais un air entendu demeura sur son visage alors qu'elle rejoignait sa salle de classe.

- Alors ? - demanda Shikamaru alors qu'elle s'écrasait à coté de lui dans le couloir.

- Pff… Elles sont aussi butées l'une que l'autre… On arrivera à rien avec elle…

Avec un demi sourire sur les lèvres, le jeune homme répliqua :

- TU n'arrivera à rien avec elles… je ne comprend même pas pourquoi tu veux te mêler de cette affaire…

L'adolescente eut un air rêveur et répondit :

- Je voudrait qu'ils s'aperçoivent de la relation qu'il partage, ils sont si… si pareil tout les deux, ils ont le même caractère… et ils ne se rendent compte de rien… - elle leva les bras en criant - ça me saoule !

Shikamaru regarda sa petite amie se relever et rentrer dans la classe en soupirant.

- Quel fille bruyante…

Avant d'entrer à son tour.

Le soir même, quand Sakura sortit de cours après avoir rangé la classe, elle tomba nez à nez avec Sasuke.

- Oh… - marmonna-t-elle simplement en le voyant, et avant qu'il ne puisse dire le moindre mots, elle poursuivit - J'ai pas envie de me disputer avec toi ce soir Uchiwa, alors je te propose qu'on se comporte en personne mature et civiliser et que l'on s'ignore royalement jusqu'à demain…

Le jeune homme acquiesça sans rien dire et quitta l'établissement avec elle, dans un silence religieusement glaciale.

Mais parce qu'il fallait qu'ils soient vraiment maudit, c'est deux là prenait le même train pour rentrer chez eux, et ils se retrouvèrent bientôt chacun à un bout du banc à attendre que le train passe.

Sakura jeta un regard discret vers Sasuke : Malgré toute l'abomination qu'elle ressentait à son égard, elle devait reconnaître qu'il était fichtrement beau. Elle secoua la tête pour se sortir ces idées de la tête : Sasuke était méchant, mé-chant, et elle ne devait surtout pas replonger.

De son coté, Sasuke était troublé : Depuis qu'ils étaient là, Sakura n'avait pas arrêter de zieuter vers lui, et il se demandait si elle était de nouveau attirer par lui. Ça lui aurait fait bizarre, ça faisait trop de dispute qu'il échangeait… Mais en même temps, elle était devenu plus bonne avec les semaines et les mois, du moins plus que ce qu'elle aurait pu laisser présager deux ans avant… Sasuke secoua la tête pour se sortir ces idées de la tête : si il n'y avait plus de Sakura hargneuse pour le distraire, alors il risquait de s'ennuyer sévèrement…

Mais si elle pouvait arrêter de le regarder comme ça, ce serait bien sympa de sa part.

- Haruno, je sais que je suis d'une beauté inoubliable, mais si tu pouvais arrêter de me fixer comme ça…

- Je croyais que tu aimais que les regards convergent vers toi - elle rapprocha son visage de celui du jeune homme - Est-ce mon regard qui te met mal à l'aise ?

Il eut un ricanement moqueur et en la repoussant doucement répliqua :

- En fait, ça me dégoûte plus que ça ne me gêne…

La jeune femme eut une moue indigné, et lui tourna ostensiblement le dos alors qu'il se permettait un sourire amusé.

Le train arriva et les deux adolescents se levèrent sans un mot. S'installant chacun à un bout du wagon, ils échangèrent un regard blasé. Ils avaient l'air vraiment ridicule tout les deux, mettant le plus de distance possible entre eux.

Sakura se mit soudain à rire, en silence, le visage caché dans ses cheveux. Et sans vraiment savoir pourquoi, Sasuke partit lui aussi dans ce fou rire incontrôlable. Ils se sentait vraiment idiot à avoir une réaction aussi puérile.

- Tu parlais de maturité tout à l'heure ? - hoqueta-t-il en souriant légèrement.

Elle hocha doucement de la tête, en souriant elle aussi, allant s'installer sur l'une des banquette centrale, beaucoup plus confortable que le porte bagage sur lequel elle s'était installée.

- Pourquoi t'as été aussi vache avec elles ? - demanda la rose alors qu'il venait s'asseoir à ses cotés.

Il la regarda intrigué.

- Avec qui ?

Sakura soupira.

- Avec elles… Toutes ces filles avec qui tu sors… Pourquoi tu ne les prends pas plus en considérations ? - Il souffla en se passant la main dans les cheveux - Ce sont des êtres humains elles aussi… Tu aimerais qu'on te fasse ça ?

Les yeux rivé sur le sol du train, Sasuke se prit à penser que sa voix était étonnamment douce, surtout en comparaison du ton qu'elle employait habituellement pour lui parler.

- Elles… Elles ne sont qu'un défouloir pour moi… Je n'ai pas de sentiment pour elle… C'est un peu comme toi avec tout les mecs qui te saute.

Elle grogna.

- Oui, mais… Ce n'est pas pareil, les mecs avec qui je sort savent à quoi s'attendre, et… ce n'est pas parce que tu n'as pas de sentiments pour elles que tu dois les traiter comme des chiens.

Leurs regards se croisèrent un instant. Sasuke allait dire quelque chose quand la sonnerie annonça l'arrivé à Shibuya.

- Je descend là… - déclara la rose en se levant.

Le jeune homme hocha brièvement de la tête en signe de salut, et elle quitta le train.

C'était bizarre. Pas d'avoir parlé de manière civilisé avec Sakura, mais de n'avoir, à aucun moment, voulu l'étrangler. Cette fille pouvait-elle réellement être autre chose que grande gueule ? Apparemment oui.

Sakura avait froid.

Contrairement à ce que tout ce que cette phrase aurait pu sous entendre, Sakura n'était pas en train de mourir, elle ne ressentait pas non plus un vide dans son âme qui aurait pu expliquer cette sensation. Non. Il faisait simplement froid.

Sakura sourit.

Comment se prendre la tête pour une simple phrase ?! Un prof, il y a quelques année, lui avait fait remarqué qu'elle réfléchissait trop. Sur le moment, elle avait été extrêmement vexé de cette accusation qu'elle trouvait injustifié, sa mère lui ayant toujours répété que c'était bon de réfléchir. Mais aujourd'hui, alors qu'elle venait d'avoir une discussion civilisé avec Sasuke Uchiwa, elle en venait à se dire que, peut-être, il y aurait eu des avantages à, justement, ne pas trop réfléchir.

Pourquoi fallait-il que quand elle commençait, enfin, à remettre son cœur brisé de la traîtrise du jeune homme, elle ait une conversation qui la poussait à tout remettre en cause ?!

- Maman ? Je suis rentrée !

Mme Haruno se tourna vers sa fille, qui, le nez rouge, jeta son sac dans l'entré pour se précipité vers sa mère les bras grand ouvert.

- J'ai froid. - marmonna-t-elle.

Et dans un grand éclat de rire quand à la mine de chat mouiller de sa fille, la mère de famille l'invita à s'asseoir, l'enjoignant par là à lui raconter ses mésaventures…

Sakura n'était pas du genre à oublier de sortir son parapluie alors qu'il pleuvait des hallebardes.

- Comment ça elle n'est pas là ?!

Ino secoua la tête à la remarque bruyante de Temari.

- Ouais, apparemment elle est rentrée sous la pluie hier soir, résultat, rhino-pharyngite aigue…

Temari jeta un regard vers Sasuke en pleine discussion avec Naruto.

C'était du moins l'impression qu'il donnait, mais toute personne connaissant un tant soit peu les deux jeunes hommes savaient que Naruto parlait, et que, parfois, Sasuke écoutait. Et là, en l'occurrence, Sasuke n'écoutait pas.

Non, il avait surprit une conversation plus intéressante pour lui : Sa grande rivale - il en était venu à la considérer comme tel - était absente, pire, elle était malade. Cette fille aussi solide qu'une montagne, qu'on croyait être inébranlable, était malade !

Il risquait de s'ennuyer aujourd'hui.

Curieusement, il avait beau se répéter cela, il ne pouvait s'empêcher d'être… inquiet ?

C'est peut-être pour ça, que, à la fin du cours, il alla, sous les yeux ébahis d'Ino, et le sourire goguenard de Temari, se proposer au professeur pour apporter ses cours à la jeune femme.

Se posait ensuite le problème de savoir où elle habitait. Ce fut finalement Ino, qui, à contre cœur, mais pousser par le curiosité, lui donna l'adresse, tout en le menaçant de toute sorte de chose pas racontable, si il arrivait la moindre chose à son amie.

Et aussi stupéfiant que cela puisse paraître le jeune homme promis.

Le soir même, ses cours sous le bras, son col de manteau relevé, et un expression morose sur le visage, Sasuke regardait la porte d'entré des Haruno. Mais qu'est-ce qu'il lui avait prit de se proposer ?

Il avança lentement jusqu'à la porte, et sonna.

Cette une femme d'une quarantaine d'année qui vint lui ouvrir. Des cheveux châtains blond, et des yeux bleu : Si Sakura n'avait pas eu exactement les même traits de visage que sa mère, il aurait cru s'être trompé de maison.

- Oui ? - demanda-t-elle d'une voix douce.

- Hem… Je suis un camarade de classe de Sakura et je suis venue lui apporter les cours…

S'effaçant pour le laisser entrer, Mme Haruno lui indiqua la chambre de Sakura.

Sasuke monta les quelques escaliers et frappa trois coups à la porte.

- Oui ?

- Bonjour.

La rose ouvrit de grand yeux stupéfait.

- Uchiwa ?! Qu'est-ce que tu fais là ?

Le jeune homme leva une pochette pleine de feuille photocopiées devant lui.

- Les cours.

- Oh… Merci.

Elle tendit le bras pour attraper les travaux qu'il lui avait ramené.

- Tu n'as qu'à t'asseoir sur la chaise du bureau, si tu veux.

Elle feuilleta un instant les documents, puis le regardant elle déclara :

- C'est curieux tout de même, pourquoi c'est toi qui m'amènes mes… 'tchoum !

Elle éternua une fois, deux fois… à chaque éternuement, son visage prenait une mimique d'enfant, ce qui arracha finalement un sourire à Sasuke : elle était mignonne comme ça.

Il secoua de la tête, choqué par ses pensées.

- Pourquoi tu te marres ? - grogna-t-elle.

Son sourire se transforma en une mimique moqueuse.

- Parce que tu es ridicule comme ça !

Elle le fusilla du regard. Ce qu'elle pouvait détesté ce type, et pourtant, l'espace d'un instant, elle l'avait trouvé sympathique… Elle avait décidément de drôle de pensé en ce moment.

- Merci pour les cours - rétorqua-t-elle simplement - Tu peux repartir maintenant, je ne voudrais pas te retenir surtout.

Il eut un haussement d'épaules, et sortit de la chambre sans un mot.

Sakura eut soudain le sentiment qu'elle était aller trop loin : Il lui avait apporté les cours qu'elle avait raté, et elle l'envoyait balader.

- Hem… Uchiwa ! - s'écria-t-elle.

Il se retourna, curieux.

- Qu'y a-t-il ?

- Je… - elle baissa les yeux, rougissante - Je suis désolée.

Elle se tritura les cheveux en silence, attendant un réponse de sa part.

Il se rapprocha doucement d'elle, s'assit sur le bord du lit, et la regarda sans rien dire. Elle était vraiment jolie comme ça, ses pommettes se couvrant doucement de rose…

Toujours sans un mot, il se pencha vers elle, et attrapa doucement ses lèvres.

Quoique abasourdi, la jeune femme se laissa faire, alors qu'il entraînait dans un baisé, de moins en moins chaste, et de plus en plus passionné.

- Tu es pardonnée. - murmura-t-il en se détachant d'elle.

Et il sortit de la chambre.

Que venait-il de se passer exactement ? C'était à peu près la question que se posait les deux adolescents. Un baisé comme ça, alors qu'il se détestait… Mais le plus tourmentant, c'était peut-être le fait d'y avoir pris du plaisir, d'avoir appréciez ce baisé.

Sakura ne savait plus quoi pensé, Sasuke l'avait-il embrassé simplement par jeu, comme il l'avait fait avec Ino ? Ou bien était-ce plus que cela ? Elle l'ignorait.

Cependant, Sasuke aussi était perturbé, il ne savait pas exactement pourquoi il avait fait ça, par envie subite… Mais pourquoi avait-il eu envie d'elle, c'était bien là sa question.

Son portable sonna à cet instant, le sortant de ses pensé tortueuse.

-Yo Sasu, C'est moi, Kiba ! T'as rien de prévu c'soir ? On va draguer, tu viens avec nous ?!

-Nan, merci, je dois bosser.

Raccrochant tout aussi sec, une nouvelle question vint lui creuser l'esprit : Pourquoi avoir refuser, il n'avait pas réellement de travail, et il ne refusait jamais une sortit drague… Ce baisé l'avait-il tant retourner qu'il ne voyait même plus d'intérêt à ça ?

Se ressaisissant de son appareil, il composa le numéro de Kiba.

- Ouais, Kiba, c'est Sasuke, attendez moi, j'arrive.

Une heure plus tard ils étaient tous ensemble, dans un discothèque surpeuplée, à observer, d'un œil avertie, toute les demoiselles susceptible de lui plaire.

- Je ne sais même pas ce qu'il m'a pris de t'inviter. - grogna Kiba, en jetant un regard noir à Sasuke - Où que tu ailles, tu agis toujours comme un aimant à meuf !

- Je peux partir, si tu veux. - répondit le jeune homme sur le même ton.

- Salut. - susurra à ce moment là un jolie brune aux oreilles de l'Uchiwa - Tu danses ?

Il la fixa un instant, la jaugeant du regard. Prêt à refuser, car pas intéressé, la même pensé dérangeante que précédemment lui revint en mémoire : Lui qui ne refusait jamais de s'amuser avec de jolie fille, pourquoi le faisait-il maintenant ?

- Je te suis. - répondit-il simplement, lui faisait son regard le plus désarmant.

Curieusement, ce soir là, malgré les efforts de la demoiselle, il ne s'amusa pas autant que les autre jours.

Quand, aux alentour de midi trente, on toqua à la porte de son appartement, il se leva en grognant, et dirent qu'il crut à une hallucination en voyant Haruno Sakura, une moue moqueuse sur les lèvres, tenant un sachet déjeuner entre ses mains, était un terme faible.

Mais comment diable avait-elle eut son adresse ?!

- Salut à toi grand guerrier de la drague.

Il la regarda un instant le regard embuer, s'effaçant du même coup pour la laisser entrer.

- Ouah… - s'exclama-t-elle en passant la porte - à l'odeur, je dirais qu'il n'y a pas que de la drague que tu es un grand guerrier !

Lui faisant son plus beau regard noir il demanda :

- Kess' tu veux Haruno ?

- Je viens te ramener en cours. - il ouvrit de grand yeux ronds - Ne fait pas cette tête là, Naruto me l'a demander expressément, prétextant que tu te motiverais plus si c'était moi qui venait… et pour l'anecdote, il m'a payée.

Sasuke leva les yeux au ciel et se traîna vers sa chambre.

- Je te préviens que si tu retourne te coucher, je te sors en calbute de chez toi, et tu sais pertinemment que je n'hésiterais pas.

Souriant au grognement quelque peu moyenâgeux qu'il poussa, elle le vit, avec contentement, ressortir de la chambre, pour enjoindre la salle de bain.

- Ça ne te dérange pas si je mange mon casse-croûte, en attendant… - cria-t-elle.

Et sans attendre de réponse, elle ouvrit le sac.

Ayant déjà manger son sandwich à demi, elle se mit en quête d'eau.

- Uchiwa, t'as à boire ? - s'exclama-t-elle en fouillant dans les placards.

Elle retourna la moitié de la kitchenette.

- Bordel, Uchiwa, kess'tu fous dans cette salle de bain ?! - elle ouvrit la porte en grand - Tu te branles ou quoi ?!

Elle eut alors un mouvement d'arrêt : Le corps encore dégoulinant d'eau, les cheveux goûtant sur la nuque, la virilité uniquement caché par une fine serviette blanche… La jeune femme sentit ses joues prendre une charmante couleur pivoine.

En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, il était tout contre elle, son sourire le plus narquois visser sur les lèvres.

- Je te manquais tant que ça, Haruno ? - lui susurra-t-il en se penchant vers elle.

Dans un baisé passionné, il scellèrent ce qui deviendrait par la suite plus qu'une grande histoire d'amour, un belle histoire d'amitié…

Faut-il une bonne raison pour détester quelqu'un ? Sakura Haruno partait du principe que oui… Et pourtant, ce garçon, Sasuke Uchiwa, elle le détestait pour une raison stupide : pas parce qu'il avait traité sa meilleure amie comme un objet, elle faisait pareil à ses petits amis, mais parce qu'un seul des sourires de ce garçon, la rendait plus dingue que n'importe quoi d'autre. Mais peut-être que le simple fait d'aimer quelqu'un peut suffire à le détester.

Mais ça, c'est une autre affaire, n'est-ce pas ?

Fin.

Alors ? verdict ?