Saving Edward


Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, tout est à Stephenie Meyer, et l'histoire provient de l'imagination de twiXlite, je ne fais que traduire sa magnifique histoire…

Et voilà le quatrième chapitre, mardi soir. Encore une fois, je remercie tous les reviewers, qui m'encourage vraiment à continuer avec beaucoup d'entrain. Je remercie également ceux qui ont mis l'histoire en alerte ou dans leur favoris. Je crois que je n'ai pas répondu à tout le monde, pour les reviews. Alors, j'en suis vraiment désolée, mais je ne me souvenais plus à qui j'avais répondu ou non, et donc, je préfère envoyer un remerciement général ; également à ceux auxquels je ne peux pas répondre...

En ce qui concerne le prochain chapitre, il est plus long (et également plus dur, et pas seulement au niveau de l'anglais^^ mais j'évoquerai ça lorsque je posterai), mais j'ai bon espoir de le poursuivre demain après-midi (douces vacances qui approchent, les profs sont tellement plus gentils côté devoirs^^). Et il devrait pouvoir être en ligne jeudi soir, si vous avez de la chance et que mon prof de maths est encore plus clément, ça sera mercredi soir.

Bon, on va arrêter la parlotte et je vais vous laisser savourer (je l'espère^^) ce chapitre, qui est, je le rappelle, un POV Bella. Bonne lecture et encore merci à tous !


Chapitre 4 : Bella


Bella POV

Cette journée allait traîner en longueur. Je ressentis ça dès le moment où mon réveil s'arrêta de sonner. Comment je le savais ? Etant un véritable manche, je l'avais cassé.

Tandis que je me levais et m'habillais, Charlie, mon père partait déjà travailler. Rien d'inhabituel. Je ne sais pas. Peut-être que ça serait bien, de temps en temps, de déjeuner avec Charlie, plutôt qu'être toute seule.

Descendant prudemment les escaliers, je me posai sur une des chaises de la cuisine. Je sortais deux brioches tranchées (*) et je les mettais dans le grille-pain. Je jetai un coup d'œil à ma montre, j'avais encore vingt minutes avant le début des cours. Largement suffisant. Tout en prenant mes brioches, je passais en revu les cours que j'avais aujourd'hui. Mes affaires pour la matinée étaient dans mon casier au lycée, je n'avais donc pas à m'inquiéter d'oublier quelque chose. J'avais biologie en cinquième période, et je savais que mes devoirs de biologie étaient dans mon sac. Et la dernière période était libre.

Parfait, pensai-je, me félicitant intérieurement.

En sortant, j'étais ravie de voir qu'il ne pleuvait pas. Pour une fois, songeai-je ironiquement. Il pleuvait toujours, à Forks. S'il ne pleuvait pas, le ciel était couvert. Il y avait très rarement du soleil à Forks, dans l'Etat de Washington, et quand c'était le cas, tout le monde en profitait. Malheureusement, aujourd'hui n'était pas un de ceux-là.

Je montai dans ma camionnette et démarrai l'engin, sursautant un peu au passage. Je ne m'habituerai jamais à ce son. Je conduisais cette chose depuis un peu plus d'un an, et il me fichait toujours la trouille lorsque je démarrai. Si je n'y étais pas habituée maintenant, je ne le serai jamais. Tandis que je roulai vers le lycée, j'avais l'impression d'avoir oublié quelque chose. Il se passait un truc, aujourd'hui. Je me rappelais que Jessica m'en avait parlé, vendredi.

Oh, et bien, pensai-je, je finirai bien par trouver en arrivant à l'école.

Lorsque je me garai, je remarquais que Jessica m'attendait, avec un large sourire. Quelque chose d'absolument génial avait du se passer ce week-end, pour qu'elle ne puisse pas attendre pour m'en parler. J'eus à peine le temps de sortir de ma camionnette qu'elle bondit près de moi, avec des cris stridents.

- Ils sont là ! s'exclama-t-elle, d'un tel ton suraigu que j'étais presque sûre que seuls les chiens étaient capables de l'entendre. Ils sont là !

Elle sautillait littéralement.

- Attends, calme-toi Jess, lui dis-je, posant mes mains sur ses épaules, pour au moins essayer de la faire cesser de remuer un moment.

Tentative qui échoua lamentablement.

- Qui est ici ?

Elle en resta bouche bée. Je baissai instinctivement les yeux. Complètement à côté de la plaque sur ce genre de choses, encore une fois.

- Les nouveaux, répondit-elle, comme si de rien n'était.

Bien, au moins, elle ne sautillait plus de partout, songeai-je. Même si elle me parlait comme si elle avait affaire à un gamin de deux ans.

- Ils sont toute une famille à arriver aujourd'hui. Ils sont là-bas.

Elle me pointa du doigt une Volvo argent, garée tout juste avant la mienne.

Il était cinq à en sortir. La fille qui émergeait de la place du conducteur était petite, et avait des courts cheveux noirs de jais, coiffés en piques. Elle semblait espiègle, et elle était à la pointe de la mode. Sortant à l'arrière, il y avait deux garçons, et une autre fille. Celle-ci était superbe. De longs cheveux blonds dorés qui lui tombaient à la taille, de longues jambes.

Elle pourrait être mannequin, me dis-je intérieurement.

Je n'osais pas le dire à voix haute, redoutant ce que Jessica pourrait en penser. Un des garçons – si on pouvait vraiment les appeler comme ça – qui sortait de l'arrière, était immense. Grand, cheveux noirs et courts, ce n'était pas le genre de gars que tu voudrais embêter. Quoique, certaines personnes pourraient essayer, juste pour voir ce que ça donnerait. Le second garçon était grand et blond. Je ne pouvais pas voir à quoi il ressemblait vraiment, il était trop loin. J'étais sûre que j'aurais de nouveau l'occasion de le voir.

Mais ce fut la dernière personne à quitter la voiture qui retint mon attention. Il était grand, avec des cheveux bronze et ébouriffés. Il était assez attirant, d'après ce que je pouvais voir. Il pouvait être sûr d'avoir toutes les filles sur le dos au déjeuner. Il paraissait différent des deux autres. Je n'y mettrai pas ma main au feu, mais j'avais l'impression de distinguer une lueur de tristesse sur son visage. Comme si le simple fait d'être ici le faisait souffrir au-delà de l'imaginable. Ce n'était pas seulement une expression de son visage, c'était aussi la manière qu'il avait de se comporter, de se tenir. Comme si ce qu'il désirait le plus au monde était de disparaître.

Durant toute la matinée, je n'arrêtais pas de penser à ce garçon. Qu'est-ce qui pouvait lui donner un tel air de souffrance ? Qu'est-ce qu'il lui était arrivé pour qu'il soit si triste ?

Arrête ça, Bella, me morigénai-je. T'as une imagination trop débordante. Il est simplement nerveux d'être le nouveau. Souviens-toi : c'était toi, l'année dernière.

Je le revis au déjeuner. Encore une fois, il semblait accablé, même avec ses frères et sœurs. J'essayai de ne pas le regarder, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Il y avait quelque chose de fascinant chez lui, et j'étais incapable de détourner mon regard. Je remarquai qu'il ne dit pas un mot de tout le repas. Ses frères et sœurs essayaient de lui parler, mais il ne semblait pas les entendre. Soit c'était ça, soit ils se disputaient et il les ignorait. Je vis également qu'il n'avait pas touché à son plateau. Ses frères et sœurs mangeaient tous, et ils piochaient dans les assiettes des autres, mais pas lui. Il y avait quelque chose avec ce garçon. Quelque chose qui clochait.

Je ne me suis pas attardée là-dessus. Quelle chance avais-je de pouvoir lui parler, de toute façon ? Il n'y avait aucune chance qu'il soit intéressé par quelqu'un comme moi. Je n'étais pas très attrayante, alors qu'en tant que nouvel élève, il l'était clairement. Je me souvenais de ce que ça faisait. Tout le monde voulait te parler, te connaître, être ton ami. Juste parce que tu étais une nouveauté.

Assise à mon habituelle paillasse en biologie, je commençai à gribouiller sur mon cahier. J'avais juste quelques minutes avant le début du cours, alors je dessinai. Pourquoi faire quelque chose de plus constructif quand on pouvait griffonner sur un bout de papier ? J'appréciais d'avoir une table pour moi seule en biologie. Je n'avais pas à expliquer à quiconque mes hasardeux dessins.

Enfin, c'était ce que je pensais jusqu'à présent.

Soudain, un jeu de livres se posa sur la table, et quelqu'un s'assit sur le tabouret à côté de moi. Je levai le nez de mon cahier, et je vis le garçon qui hantait mes pensées depuis le début de la journée. Je voyais maintenant qu'il n'était pas juste attirant, il était à couper le souffle. Je n'arrivais pas croire que parmi tous ceux qui étaient susceptibles de s'asseoir à côté de moi, ce serait lui. Si seulement je pouvais arrêter de le fixer et dire quelque chose. Heureusement, il ne sembla pas s'apercevoir de mon regard sur lui, et il observait le prof.

- Salut, réussis-je à lâcher, avec un petit sourire. Je m'appelle Bella.

Il se tourna lentement vers moi.

- Edward, répondit-il d'une petite voix.

Je remarquais que ses yeux étaient du plus brillant et du plus magnifique vert qu'il m'ait été donné de voir. Et pourtant, ils étaient tristes. Bien plus que ce à quoi je m'attendais. Il arborait la même expression de douleur qu'il avait ce matin dans le parking, et au déjeuner. Même si je venais seulement de le rencontrer, ça me faisait mal de voir cette expression sur son visage. Quelqu'un d'aussi beau que lui ne devrait pas être si torturé. Pas aussi durement qu'il semblait l'être.

- Est-ce que tu aimes Forks ?

Dès que la question franchit mes lèvres, je la regrettai. C'était exactement la même question que l'on m'avait posée des dizaines de fois quand je suis arrivée ici, et je savais d'expérience haut combien c'était une question agaçante. Il haussa légèrement les épaules, peu impressionné par la petite ville.

- D'où est-ce que tu viens ? demandai-je, espérant peut-être obtenir quelque petite information du magnifique et si étrange garçon assis à côté de moi.

- Chicago, répondit-il, d'une voix à peine plus forte qu'un chuchotement.

- Waoh, ça fait un bout de chemin.

Bien vu, Bella. Tu vas probablement le faire flipper, maintenant !

Je tournai la tête pour voir un petit sourire apparaître au coin de ses lèvres. Il semblait hésiter entre sourire ou non.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demandai-je, curieuse.

- Rien, dit-il, me regardant.

Il y avait une telle profondeur, que je n'avais jamais vue auparavant. J'aurais pu rester assise là, et me plonger dans ses yeux pour l'éternité, à essayer de trouver la source de cette angoisse derrière eux. Si le prof n'avait pas commencé à parler. Il détourna le regard devant lui, et je sentis l'espèce de fascination qui m'éprenait se briser.

Satané, Mr Banner ! songeai-je. Le venin qui en sortait me consterna.

Comme si l'étude d'une bactérie n'était pas assez irritante, j'étais maintenant assise à côté d'une personne dont les yeux étaient comme une énigme que je devais résoudre.

Tout juste quelques instants après que la sonnerie ait retenti, il disparut aussi promptement qu'il était apparu. La biologie l'ennuyait sûrement au moins autant que toi, songeai-je. Quoique, je me doutai que ce n'était pas la véritable raison de son brusque départ, et j'étais curieuse de la connaître.

J'entendis quelqu'un m'appeler.

- Bella !

C'était Jessica.

- Bella, je n'arrive pas à croire que tu étais assise à côté de lui ! Allez, crache le morceau ! De quoi il a l'air ? demanda-t-il.

Je devinai aisément qu'elle ne lâcherait pas l'affaire tant que je ne lui aurais pas dit.

- Hum, il est discret. Je ne lui ai pas réellement parlé avant que Mr Banner ne commence le cours, l'informai-je.

C'était la vérité. Si j'avais pu en apprendre un peu plus sur lui, j'aurais essayé.

- Tu veux dire que tu n'as même réussi à avoir son nom !?

Elle m'a pratiquement hurlé dessus, comme si c'était de ma faute que le prof ait commencé le cours à ce moment-là.

- Oh. Il s'appelle Edward.

Je pensais pouvoir lui dire ça. Pas un prénom très commun. Il lui allait bien. Je ne voulais pas être soumise plus longtemps à l'inquisition de Jessica, alors je jetai un œil à ma montre.

- Désolée, Jessica, je dois partir. Charlie rentre tôt aujourd'hui.

C'était un mensonge évident, qu'elle ne cru probablement pas. Mais elle me laissa partir, essayant sûrement d'imaginer un plan pour me tirer les vers du nez, ou à Edward. Je n'avais plus de cours, j'avais juste à aller au secrétariat pour signer le registre, et je pourrais rentrer à la maison. Mais une partie de moi ne voulait pas. J'avais envie de revoir Edward. Je ne savais pas pourquoi, mais pour une obscure raison, j'étais attirée par lui. Ça m'était étrange. Je n'avais jamais été attirée par quiconque, pas dans ce sens-là. J'allai au secrétariat et signai le registre, mais au lieu de rentrer à la maison, je restai assise dans ma camionnette.

Cesse d'être stupide, Bella, me morigénai-je. C'est juste un garçon. Tu es juste curieuse parce qu'il est nouveau. Comme tout le monde. Au fond de moi, je savais que ça n'était pas vrai. Je finis par sortir du parking, et je parcourus la courte distance jusqu'à chez moi.

Sortant mes affaires sur mon lit, je tentai de faire mes devoirs, mais je n'arrivais pas à me concentrer. A chaque fois que j'essayai, tout ce à quoi je pensais, c'était ces yeux verts et brillants, où luisait cette tristesse. Avec dépit, je renonçai à essayer de me concentrer, et préférai m'allonger sur mon lit en écoutant de la musique. Je mis une de mes favorites, Clair de Lune de Debussy. Jessica ne comprenait pas pourquoi j'appréciais Debussy, mais ça avait le don de m'apaiser, ravivant le souvenir de ma mère et son petit train-train quotidien dans notre maison, à Phoenix, cette musique en toile de fond.

Après un moment, je me sentais sombrer, alors je me retournai et laissai le sommeil m'envahir, sans prendre la peine de me changer. Même si je me sentais partir dans les profondeurs du sommeil, tout ce que je voyais défiler dans mon esprit était ces magnifiques yeux verts. Pleins d'énigmes, je voulais être celle qui pourrait les résoudre, plonger au fond de la tristesse dans laquelle ils nageaient.


(*réellement, elle dit pop-tart. Pop-tart est une sorte de pain Harrys aromatisé produit par Kellogg's. Mais c'est également utilisé pour désigner tout ce qui va dans un grille-pain^^. Comme il n'y avait pas de majuscule, j'ai fait une petite adaptation, parce que franchement, cet espèce de truc, d'après la photo sur wiki, ben ça a pas l'air génial^^.)

review...?