Salut salut! Oui, c'est encore moi avec mon 3e chapitre! Vous pouvez me dire merci, j'ai mis en pause pour quelques semaines mon autre fic pour finir ce chapitre. Malheureusement, je vais me remettre à l'écriture de l'autre alors possiblement que mon prochain chapitre ne se fera pas cette semaine.
En passant la semaine dernière je vous avait donné un petit programme pour ce chapitre, mais il y a eu un petit changement, il n'y aura pas de rencontre avec les parents, ce sera pour le prochain chapitre, MAIS j'ai un petit cadeau pour compenser. Plus de détails au bas de la page! ;)
Bonne lecture!
CHAPITRE 3
ARGH! Pourquoi, je dis bien pourquoi, il y a toujours quelque chose qui viens me réveiller beaucoup trop tôt à mon goût? Je veux juste dormir en paix!
J'appuis de toute mes forces sur réveille-matin posé sur ma table de chevet. Soulagement total dès que je n'entends plus le petit «Bip! Bip! BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP!» énervant, une vraie torture.
Malheureusement, les dieux sont contrent moi ce matin, à peine cinq minutes plus tard, Lou entre dans ma chambre et me dit :
-Allez réveille-toi!
-Mmmmounon.
-Ça veut dire non ça? Et puis je m'en fiche! Tu dois te lever sinon tu vas être en retard.
Aucune réaction de ma part.
-Et tu sais que maman et papa n'auront aucuns scrupules à t'envoyer à l'école en pyjama.
Là ma tête se lève et je dis :
- Ils ne feraient jamais ça.
-Peut-être pas papa, mais tu sais comment est maman avec l'école. Tu dois être dans la cuisine dans les prochains trois minutes, sinon je t'envoie un jet d'eau dans le visage.
-Humpf
Je sais qu'elle le fera sérieusement, alors le me lève et la suis dans la cuisine. Arrivé en bas, je vois ma mère en train de préparer le petit-déjeuner à la vitesse de la lumière, toujours aussi efficace maman. Mon père, quand à lui, il dort la tête dans son bol de céréales. Ma mère lui relève la tête, enlève le bol et le remplace par un essuie-tout, et mon père ne s'est même pas réveillé, j'ai juste envie de faire comme lui, dormir. Disons que je n'ai pas hérité de l'énergie matinale de ma mère, seulement ma sœur, je suis plus comme mon père pour cela. Ma mère dit :
-Salut mes chéries! Alors May aujourd'hui c'est le retour au lycée! Et toi Lou, tu y vas pour la première fois, comment te sens tu?
-Pas mal, j'ai vraiment hâte. Cela veut dire que je suis maintenant une vraie ado!
Ma mère rit et nous sers chacune une omelette. Je ne sais vraiment pas où elle trouve le temps de faire ça, mais je ne vais pas m'en plaindre, c'est tellement bon.
-May, tu vas être gentille avec ta sœur?
-Bien sûr
On se dispute assez souvent ma sœur et moi, mais je l'aime quand même.
Nous terminons notre petit-déj, et nous allons tous nous préparer, sauf mon père, qui dort encore sur la table de la cuisine.
Je brosse ma tignasse blonde, je me brosse les dents et je me maquille un peu. J'aime mieux le naturel, donc mon maquillage se résume à un trait d'eyeliner et une couche de gloss. Je me fais une tresse lâche dans le dos et je m'attaque à mon garde-robe, je mets un skinny jean bleu pâle (presque blanc) avec un top lilas agrémenté d'un design noir, sans oublier mes éternels bottines grises.
Je descends au salon et je vois ma sœur assise sur le canapé en tripotant les coutures de son sac à dos. Elle porte un t-shirt à manche longue noire ligné blanc et un pantalon bleu vif. Dès qu'elle me voit elle se lève et on part, sans oublier de dire au revoir à notre mère, quand je quitte la maison, papa est encore en train de dormir.
Sur le trajet pour se rendre à l'école Lou et moi on parle de tout et de rien. À l'école, elle part chercher ses copains, je cherche du regard Taylor, Mike, Annie et oui, Nathan. Mike et Annie sont ceux que je retrouve en premiers, nous discutons un peu et tout d'un coup je sens deux petites mains sur mes yeux, j'entends :
-Devine qui c'est?
-Attends… Je sais! Le père Noël!
-Mais non, c'est moi idiote.
Je me retourne et je vois Taylor, bien sûr que c'est elle, c'est la seule personne à ma connaissance qui s'amuse à ce genre de petit jeu. Aujourd'hui elle porte un jean parsemé de brillant avec un top rose bonbon, elle a habilement attachée un petit foulard de la même couleur à ses cheveux. Elle me détaille de la tête au pied et dit :
-Tu es jolie aujourd'hui, j'adore ce top!
-Bien sûr, il est violet.
Elle me fait un petit sourire et nous décidons tous d'entrer à l'intérieur. Je suis une peu déçue de ne pas avoir vu Nathan, mais au moment où je me dirige vers le bâtiment, je sens une main m'attraper le bras je me retourne et je vois Nathan. Il porte un t-shirt bleu et un jean et ses cheveux sont ébouriffés à cause du vent, simple mais mignon. Quand je le vois un sourire s'étant sur mon visage :
-Salut! Je te cherchais, tu es arrivé un peu en retard…
-Ouais désolé, mais cette ville est vraiment grande et moi je ne vois pas la différence entre la 4e avenue et 44e.
Je ris, c'est vrai que ça doit être mélangeant pour quelqu'un qui ne vit pas ici.
-C'est pas grave, tu vas voir tu t'y habitueras. Ton frère n'est pas avec toi?
-Oui, il est là-bas.
Je vois Raphael en train de parler à une grosse brute du nom de Carl, il détourne la tête et me regarde, il me fait un sourire et laisse en plan son interlocuteur pour venir nous voir.
-Hey salut May! Je vois que tu as rencontré mon frère, fais attention c'est un coureur de jupons.
-Merci, je vais me souvenir de l'avertissement.
Je pars en tirant le bras de Nathan et je l'entends derrière moi qui dit : «Tu n'en rates vraiment pas une, toi hein?»
À l'intérieur on va rejoindre les autres et chercher nos horaires. Nous comparons nos horaires, et dans tous mes cours il y a un de mes copains, je suis contente, car je n'aime pas vraiment être seule, quoique je sois amie avec presque tout le monde de mon année.
Je vais dans mon premier cours avec Mike et Nathan (histoire), les sièges sont disposé en rangé de deux, je ne sais pas si Mike est au courant pour notre rendez-vous d'hier, mais il va s'assoir plus en arrière avec un copain à lui. Je m'assois donc aux côtés de Nathan, le prof nous parle et après nous demande de faire un exercice avec les personnes à nos côtés, il faut que nous décrivons qu'est-ce que c'est que l'histoire d'après nous. Nathan se retourne et dit:
-Je crois que tu es pris avec moi.
-Quelle torture!
Il rit et tourne un peu sa chaise vers moi, il continu en disant :
-Alors, pour moi je dirais que l'histoire, c'est la même chose qui répète encore et encore, mais avec des conséquences de plus en plus grave. Prends par exemple le moyen-âge, ils ont perdu tout le savoir découvert par le passé, comme la démocratie à Athènes ou le système d'Aqueduc à Rome. Ils avaient un vrai problème de maladies, car l'hygiène était vraiment mauvaise, aussi les riches roulaient sur l'or, et se payaient toutes sortes de frivolité, mais les pauvres étaient malades et tombaient comme des mouches. Tu connais la peste noire?
-Bien sûr.
-Plein de gens sont morts de cela.
-Je sais.
-Mais bon, ce que je voulais dire, c'est que l'humain n'a pas appris de ses erreurs passé, car ils continuent de faire les mêmes.
Nathan me regarde et dit :
-Et toi? Qu'est-ce veux dire l'histoire pour toi?
Je réfléchis à la question. Depuis que je suis toute petite, je considère l'histoire comme des guerres sans fin et des personnages intelligents qui ont découvert de nouvelles choses. C'est bien joli la mythologie grec, mais c'est pratiquement tout ce que je sais. Mais l'histoire, c'est quoi? Je n'y avais jamais vraiment réfléchis. Après un bout de temps de réflexion, je réponds :
-Un jour, j'ai vu mes parents en train de regarder la télévision. Une soirée très normale, mais je portais un peu plus attention cette journée-là. Ma mère avait la tête appuyée sur l'épaule de mon père et ils se tenaient par la main. Je me suis demandé, pourquoi il n'y avait pas d'histoire sur mes parents, qui eux, ont eu d'après moi une des plus belles histoires jamais existée. Maintenant, je me dis que l'histoire, c'est celle que nous décidons d'écrire. Nous apportons tous une nouvelle page à l'histoire de l'humanité, en bien ou en mal.
-C'est très beau.
-Merci
Je rougis un peu pendant que notre prof nous demande d'écrire notre réponse. À la fin du cours, je lui remets ma feuille en tremblant des mains, j'ai peur de sa réaction, j'espère pas trop sévère.
Le reste de la matinée se passe bien, mais bien sûr, au déjeuner je devais tomber face à face avec Juliette. Cette fille me déteste, et le sentiment est réciproque.
Juliette et moi on se ressemble assez physiquement. Elle a de cheveux blond très pâle, et droits des spaghettis pas cuits, des yeux bleus percent et élancée (grande et mince). Depuis que nous sommes petites, elle essaie de me pourrir la vie, et je ne sais vraiment pas pourquoi.
-Tiens, tiens, tiens, mais qui voilà? May Jackson, comme on se retrouve.
-Le plaisir est partagé, mais en ce moment je suis un peu occupé à m'enfuir loin de toi, donc on se parlera plus-tard, d'accord? Salut!
Je pars en direction de la cafétéria sans un mot de plus, je préfère m'éloigner le plus rapidement possible de cette fille.
Je m'assois avec Nathan, Tay, Mike et Annie. 5 minutes plus-tard, Gabriel viens nous rejoindre. Même si elle le cache bien, je vois que Taylor est contente, même si elle ne s'attendait pas à grand-chose, c'est quand même flatteur qu'il veut sortir avec elle.
Le reste de la journée passe sans problème, et sans Juliette. Je ne l'ai plus revue depuis notre discussion de ce matin. Je rentre chez moi accompagné de Lou et de Nathan, qui a tenu à marcher avec moi jusqu'à la maison.
À quelques pas de la maison, je marche lentement avec Nathan, Lou est déjà entré à l'intérieur. Je me tourne vers Nathan pour lui dire au revoir, on se regarde un petit moment et Nathan s'avance plus près et s'apprête à dire quelque chose quand Lou ouvre la porte et crie :
-Alleeeeeeez! C'est trop long, dépêche-toi May.
Nathan sourit, m'embrasse sur la joue et part. Je le regarde partir et j'entent ma sœur crier derrière moi. Je vais sérieusement me venger, d'abord pour ce matin et maintenant, je suis sûr que Nathan allait me dire quelque chose d'important. Je la suis à l'intérieur et je dis :
-Non mais c'est quoi ton problème? T'aurais pas pu nous laisser tranquille? J'en ai marre de t'avoir dans les pattes tout le temps!
-Oh excuse-moi, tu voulais peut-être que je te laisse seule avec ton copain pour vous puissiez vous bécoter?
Je marmonne :
-C'est pas mon copain.
-Tant mieux pour lui! Contrairement à moi, il ne sera pas pris avec toi!
-Tu peux bien dire que tu es pris avec moi, mais c'est juste parce que tu n'es pas capable d'avoir une vie sociale, il faut toujours que tu me suives partout et que tu me déranges! Pourquoi t'es pas capables de te trouver autre chose à faire que de me pourrir la vie!
-Et bien tu te pourriras la vie toute seule, parce que moi je démissionne!
- Ok, va-t'en!
-C'est ma maison ici, j'ai le droit d'y être si je veux!
-Ok, d'abord c'est moi qui vais s'en aller!
-BYE!
-BYE TOI-MÊME!
Je prends mon sac et je sors en claquant la porte. Dehors je cours jusqu'à Central Park et arrivé là-bas, je m'assois sur mon banc favoris, à moi et ma sœur. Il est entouré par plusieurs saules pleureurs, donc la plus-part des gens ne le connaisse pas. Malgré que le banc soit vraiment vieux, il tient encore, il est en bois et la peinture est écaillée. Il y a plein de gravures écrites dessus, comme des initiales entourées d'un cœur ou des paroles inspirantes de chansons. Il y a même une gravure qui date de 1857, je le sais car c'est écrit au côté des initiales. Je ne sais pas comment, mais il n'y a aucune vulgarité écrite dessus, je crois que les gens qui sont attaché à l'arbre ne laisserait pas cela se faire.
Je viens toujours ici quand je suis triste ou même très heureuse. À part moi et ma sœur, je ne sais qui connais cet endroit, pour le trouver il faut le chercher, ou bien un énorme hasard. En ce moment je suis triste de m'être disputé avec ma sœur, je n'aime pas ça. Je l'aime ma sœur, et je ne veux pas lui faire du mal.
Je reste quelque instant assise sur le banc pour réfléchir, je repasse mes doigts sur les gravures. J'entends ma du bruit derrière moi et je me retourne face à sœur qui soulève des feuilles pour se faire un passage. Elle vient s'assoir et elle voit mes doigts sur cette gravure où il est écrit :
«M. & L. Sœurs pour la vie»
Je me souviens de ça, c'est le jour où on a découvert cet endroit. Je m'en souviens comme si c'était hier, j'avais 8 ans et elle 6. On se faisait un combat avec des épées en bois, et à un moment elle s'est mise à courir et je l'ai suivi, on a atterrit ici. On s'est promis de garder cet endroit secret pour nous deux, et à chaque fois que nos parents nous amenaient au parc on venait ici. Quand j'avais 10 ans, j'ai eu l'idée de graver nos noms sur le banc, donc Lou à subtilement pris le poignard de ma mère et on à graver nos initiales. Deux ans plus-tard, nous avons modifié notre promesse, on s'est promis qu'on garderait cet endroit pour nous jusqu'à ce que nous rencontrions notre «prince charmant», alors il pourra venir à cet endroit.
Ma sœur me regarde et me dit :
-Je m'excuse.
Je soupirs et dis :
-Moi aussi, je n'aurais pas dû crier après toi.
-Je t'aime, tu le sais?
Je lui fais un sourire :
-Bien sûr, tu ma petite sœur adorée. Je t'aime aussi.
Je l'a prends dans mes bras. On reste quelque instant comme ça et quand on se sépare, ma sœur me demande, avec un sourire en coin :
-Alors, c'est quand que Nathan va visiter notre banc.
- Je ne sais pas.
-Awww! C'est trooooooooop mignon!
-Aller, on rentre. Je meurs de faim!
-D'accord.
Nous rentrons à la maison et quand on arrive ma mère est déjà là et elle fait le dîner, aidé par mon père. On mange des sushis, et c'est vraiment drôle voir mon père essayer de donner une forme à son sushi. Bien sûr, on mange des sushis végétariens, disons que mon père n'aime pas trop manger du poisson.
Le dîner passe et mon n'arrête pas de nous raconter des blagues, tellement que ma mère s'est étouffé avec son sushi.
Je monte dans ma chambre, je fais mes devoirs, ma toilettes et je vais dormir.
Une semaine plus tard…
Je sors de l'école en compagnie de Taylor, elle me parle de Gabriel, encore. J'adore Tay, mais depuis qu'elle sort avec Gab, elle ne parle que de lui, et c'est un peu long. Par contre, je vais rien dire, parce qu'elle m'écoute quand je lui parle de Nathan. En passant, non je ne sors pas encore avec Nathan, disons qu'on est tous les deux assez coincés. Pas comme Juliette qui est déjà à son 3e petit ami depuis la rentrée des classes. Trois! Ça ne m'étonnerait pas qu'elle passe ses fins de semaines à faire du speed-dating.
Je dis au-revoir à Taylor et je vais rejoindre Nathan, depuis la rentrée des classes on passe presque tout notre temps ensemble.
C'est vraiment bizarre, parce qu'on agit comme si on sortait ensemble; on se tient la main, on est souvent ensemble, on va à des rendez-vous et parfois même il m'embrasse sur la joue. En fait on sort ensemble, mais pas officiellement.
J'arrive près de lui et je dis :
-Hey, viens je veux te montrer quelque chose.
-D'accord.
Je lui prends la main et le tire jusqu'à Central Park, arrivé là-bas je l'emmène vers mon banc. Je compte bien lui montrer aujourd'hui.
Arrivé là-bas, je me suis assise sur le banc, l'invitant à faire pareil. Après qu'il s'est assis avec moi, je lui ai pris la main et j'ai sorti un paquet de bonbon de mon sac. J'ai ouvert le sachet et je lui ai tendu. Il m'a regardé et m'a souris :
- Je ne pensais pas que tu t'en souviendrais…
-Bien sûr que si.
-Merci
-Y a pas de quoi
-Comment tu as fait pour en trouver? Il n'y a aucune confiserie qui en fait ici.
Nathan adore une sorte de sucrerie qu'on ne retrouve seulement dans une confiserie au Colorado, ensemble on a essayé d'en trouver à New York, sans succès. Je sais qu'il était un peu déçu, alors je me suis arrangée pour qu'il en ait :
-Dis-toi que c'est un cadeau de bienvenue, j'ai cherché sur internet la confiserie, ensuite j'ai appelé au magasin et je leur ai demandé si je pouvais en commander par la poste. Ils m'ont répondu oui, donc j'ai commandé une boîte.
-Une boîte?!
-Ouais, comme ça tu en as pour le reste de l'année!
-Mais ça a dû te couter cher.
-Pas un sous
-Comment?
-Ma mère connaissait bien la propriétaire.
Et c'est vrai, quand j'ai lu le nom de la confiserie, Sucreries en arc-en-ciel, je me suis dit que peut-être que c'était un enfant d'Iris, la déesse de l'arc-en-ciel, qui possédait cette boutique. J'ai cherché le nom du propriétaire, ensuite je l'ai donné à ma mère, puisqu'elle connait presque tous les demi-dieux et elle m'a dit qu'elle connaissait bien la propriétaire, Marguerite. Elle l'a appelé et Marguerite était tellement heureuse de parler à ma mère qu'elle nous a offert une caisse complète.
-Merci, c'est vraiment gentil que tu te sois donné tout ce mal pour me faire un cadeau.
-Je me suis dit que c'était surement difficile pour toi, puisque tu as tout quitté pour venir ici. Tu dois avoir le mal du pays, en fait, le mal de l'état plutôt.
-Ouais bof, il y a plusieurs choses qui compensent ici.
-Comme quoi?
-Le rapprochement avec mon cousin, ma tante et mon oncle. Mais surtout toi.
-Moi?
-Oui toi.
-Pourquoi?
-Parce que je pourrais plus repartir au Colorado maintenant. Quand je suis arrivé ici, je serais parti volontiers, pour retrouver ma vie d'avant. Mais maintenant, je réalise que je pourrais plus repartir, sans avoir le cœur brisé.
-Donc tu me promets de rester ici?
-Je resterais où je pourrais te trouver.
-Alors je resterais proche pour que tu puisses toujours me trouver.
Sans m'en rendre compte, pendant qu'on parlait, on s'est considérablement rapproché l'un de l'autre, en ce moment, mon nez frôle le sien. Il prend ma main et noue ses doigts aux miens, on se retrouve donc assis côte à côte, tourné l'un vers l'autre, une main entrecroisé et tellement proche qu'il n'a qu'à faire un centimètre pour poser ses lèvres sur les miennes. Il pose son autre main dans le bas de mon dos pour me pousser encore plus vers lui, et sans attendre plus longtemps, il m'embrasse et je réponds à son baiser automatiquement.
Je n'ai jamais embrassé personne avant, mais je ne sais pas comment, ça vient tout seul, l'instinct j'imagine.
J'ai une main dans sa nuque et l'autre est encore enlacé par ses doigts. Je ne sais pas combien de temps on s'embrasse, car je perds un peu la notion du temps. Ce qui est bien dans cette cachette, c'est que personne ne viendra nous déranger. Un petit paradis. Avant j'associais cet endroit à ma sœur, maintenant il vient d'accueillir un nouveau souvenir.
Quelque instant plus-tard, Nathan a décidé de graver ce souvenir. Il a sorti un petit canif de sa poche et maintenant aux côtés de la gravure de ma sœur, on peut y lire :
N&M=4ever
Nathan et May pour toujours.
Et puis vous pensez quoi? En passant j'ai totalement inventé les avenues et le banc dans le parc, je ne sais même pas si il y a des saules pleureurs à Central Park.
ATTENTION! ATTENTION! Mon petit cadeau c'est que j'ai écrit un OS PDV Nathan pendant leur «conversation» (et leur baiser) au banc.
Donc, à la prochaine pour mon chapitre futur!
sweetcandy9
-xxx-
