Auteur : Mel-Imoen
Titre : Le début après la fin ou l'histoire de Narcisse
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (hélas ! rires
) pas plus que le mythe de Narcisse, dont je me sers ici en version un peu
adaptée à cette histoire…
Pairing : Harry Potter/Draco Malefoy (et vice versa)
Rating : R, soit un lemon a venir à un moment où à un autre.
Notes : Mon dieu. Que de temps ! je suis désolée, désolée, désolée ! que dire pour ma défense ? pas grand chose hélas…si ce n'est que j'ai passé le bac, et que j'ai les résultats d'ici peu (une semaine pile, on les a plus tôt à l'étranger) et bref. Si je ne l'ai pas je crois que ça va être ma mort rires à part cela, je tiens à remercier les lecteurs courageux qui n'ont pas abandonné la fic en cours de route, à ceux qui ont attendu, et aux autres ! merci énormément à vous ! Sur cette partie que dire ? Qu'elle est moins mélancolique, il se passe plus de choses…c'est un léger changement de style vis à vis des autres, mais je reviendrai à mon vieux « mode descriptif » à la prochaine, le fait est qu'en écrivant celle-ci j'ai commis une erreur : écouter du MM. rires bref. Bonne lecture et merci à vous !
Dédicaces spéciales : Je dédicace ce chapitre à ceux qui ne le liront jamais à Yann pour le mercredi 26 juin entre 3h du matin et 6h, à Santi pour la même chose et le reste, à Cris pour tout, à Elena pour m'avoir socialisé, et à ceux que j'ai laissé derrière moi au lycée ; pour ne pas oublier. merci.
Réponses aux reviews :
White wolf : C'était ton record de larmes ? Je suis flattée tout de même ! et je suis désoléééeee de t'avoir fait attendre ! promis, le prochain chapitre arrive vite (et bien, ou du moins je l'espères !) merci de me suivre et très bonne lecture !
Feemusty : Coucou toi ! merci d'être venue me lire ! si l'histoire se terminera mieux que les mythes grecs ? ma foi…vois-tu, j'ai une conception assez pessimiste, mais je n'aime pas les fins tristes…il y a donc de bonnes chances que ça finisse bien ! :] bonne lecture et merci à toi !
Lee-NC-Kass : merci encore d'être passée me laisser une review ! je te retrouve à chaque chapitre ça fait vraiment très plaisir ! :] aaah,'Dancetaria' n'est pas mal du tout dans le genre « on crée une ambiance » sur ce chapitre je perd sûrement en qualité littéraire…et je m'en excuse ! mais il fallait que j'amènes les « révélations » qui vont suivre ! pour Pansy c'est vrai qu'elle est étrange…dans ce chapitre plus que tout elle s'ingénie à leur mettre les bâtons dans les roues, bref tu verras :]
Le mode 'drama' ? aaah comme je l'ai dis à Feemusty tout pèse dans une balance équivalente…je n'ai jamais écrit qu'une seule fic drama dans ma vie (dans le genre mort à la fin) et ça m'a bien déprimée, rires alors en fait je verrai. Tout n'est pas encore décidé… Harry te fait penser à tes moments de déprime ? Bienvenue au club ! confidence pour confidence, Harry est beaucoup de mes déprimes, dans cette fic… mais chut ]
Bref, merci encore d'être passé, bonne lecture, merci !! :] ! (et désolée pour ce retard !)
Celine s. : Coucou ! tu n'aimes pas trop Draco ? C'est vrai qu'il est assez insupportable…mais je ne peux m'empêcher de l'adorer ] merci beaucoup pour les compliments, ça me fait très plaisir ! :] dans ce chapitre tu sais enfin comment Harry va :] et je m'excuse encore pour le retard, bonne lecture !
Zaz : rah désolée pour ce retard…j'espères que tu ne m'en voudras pas ! et merci beaucoup pour les compliments ! promis, la suite sera postée dans un délais très correct :] je promet ! merci encore et bonne lecture !
Celine402 : et la suite la voici la voil ! désolée de t'avoir fait attendre ! (je m'excuse platement !) et merci d'apprécier, je suis flattée ! voici la suite :] bonne lecture merci encore !
Genevieve Black : Contente de te revoir ! Je suis très heureuse que tu apprécies ma fic, ça me fait très très plaisir ! :] merci beaucoup ! pour ce qui est des réactions des personnages dans ce chapitre, peut-être te paraîtront-elles bizarres…j'ai laissé une petite note à la fin pour expliquer mon point de vue ] bref, très bonne lecture et merci !
Syl2Sy : magnifique ? tant que ça ? rouge merci beaucoup ! voici la suite, merci de m'appuyer et bonne lecture ! :]
Melhuiwen : Coucou ! ça me fait penser que je ne sais plus si j'ai reviewer tes dernières fics (que j'ai lues !) honte sur moi ! va aller vérifier Très contente de voir que tu apprécies ! L'idée de la boîte t'as touchée ? j'en suis très heureuse ! :] dans ce chapitre on ressent moins cette détresse des personnages, mais elle sera de retour dans le prochain (et non je ne les laisse pas en paix ] ) et voici la suite, bonne lecture et désolée pour le retard ! et merci ! :]
Nemesis : Tes commentaires me font vraiment, vraiment très plaisir ! ravie de voir que n'est pas trop lourd par moments…par contre j'ai perdu sur ce chapitre…enfin tu me diras ce que tu en penses ! Pour l'introspection d'Harry je trouve que ta théorie est très bonne, et ça me fait énormément plaisir que tu considères ça comme ça :] je resterais donc fidèle à mon idée première,(je travailles d'ailleurs l'introspection sur une autre fic en préparation), merci encore, j'aime aussi beaucoup l'idée de fatalité, tu as parfaitement compris ce que je désirais faire passer ! très flattée ! :] désolée pour le retard et bonne lecture !
- - - - - - - - - - - - - - Le début après la fin
L'on raconte, par les jours froids et dur d'hiver, par les jours doux et chantant de printemps, qu'Echo est présente. Qu'Echo n'a cesse de chercher désespérément l'heure où renaîtra celui qui mourut, pour l'amour de lui. On dit également, que si les dieux sont avec eux, alors peut-être qu'un jour, alors que dans le cœur de tous l'histoire sera oubliée, du jour où plus personne ne verra danser Echo sur l'onde, alors peut-être, l'histoire pourra-t-elle être réécrite.
On raconte que peut-être alors, alors seulement, Narcisse posera ses yeux sur Echo, sur celle qui mourut pour lui et qu'à son tour, peut-être vivra-t-il pour elle.
Disent les anciens et les jeunes, ceux qui ont vécu et ceux qui viennent de naître, que si l'on regarde autour de soi, Echo reviendra danser dans le monde des hommes, que peut-être la faute sera corrigée, si dans le cœur de Narcisse s'ouvre une brèche…
Une brèche disent les hommes…prions pour que les divinités soient clémentes, et prions que pour jamais, jamais de nouveau, l'histoire de Narcisse ne se reproduise…
Prions pour ceux qui sont morts, pour ceux qui sont en vie, pour celle qui donna sa vie, prions, pour que renaisse le début, le début après la fin…
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Il faisait blanc. Il ne faisait pas chaud ou froid. Il faisait blanc. Blanc pâle. Couleur infirmerie, couleur de mort, de pureté et d'autres choses peu avenantes.
Sur le bord du lit, Hermione serra nerveuse les plis de sa jupe. Une larme s'écrasa sur son poignet. Elle n'avait envisagé que très relativement ce qui pouvait habiter son ami. Que très superficiellement. Mais c'était plus grave, semblait-il. Très grave. Trop grave.
Un bruit de pas la fit sursauter. C'était à peine un frottement. Elle leva les yeux et rencontra ceux bleus palis de Dumbledore.
« Monsieur le directeur ! » s'étrangla-t-elle en ravalant ses larmes avec le sourire le plus fabriqué qu'elle put.
Il eut un geste apaisant.
« Dis moi, Hermione, une…raison à cet évanouissement ? »
La jeune gryffondor sentit son sang se geler dans ses veines. Si Harry apprenait que le vieux était au courant, il lui en voudrait. Il ne fallait pas. Non il ne fallait pas. C'était une porte secrète, un secret douloureux et mortel.
« Oh il était fatigué ces derniers temps professeur, un peu de repos lui fera du bien ! » Elle se força à sourire. Il lui jeta un regard par dessus ses demi-lunes. Dumbledore n'était pas dupe. Mais il ne chercherait pas plus loin s'il se heurtait à elle.
« Alors miss Granger…je vous charge de vous occuper de lui, de son intégrité physique et du reste mademoiselle….du reste… » murmura-t-il comme pour lui même. Elle acquiesça et baissa les yeux sur le visage blême d'Harry, contraste de ses cheveux noirs sur le blanc des couvertures. Lorsqu'elle détourna les yeux, Dumbledore avait disparut. Une porte fut claquée à la volée, suivit d'une rangée de pas rapides, Hermione respira profondément.
« MIONE !! » la voix de Ron Weasley raisonna sur les parois de l'infirmerie. « POURQUOI TU NE M'AS RIEN DIT ? »
Elle lui fit signe de se taire, il obtempéra, ses yeux bleus furieux.
« Harry ne voulait pas. » Aussitôt elle regretta le manque de tact, le visage de Ron se ferma, blessé. « Tu sais…j'ai découvert ses ennuis par hasard presque…il ne voulait pas qu'on le prenne en pitié. Il m'a dit…que si l'on le prenait en pitié, ça serait le traiter en épave, en mort. » Le silence plana, cape sourde et lourde, sur l'infirmerie. Ron se laissa tomber dans une chaise qui émit un léger grincement.
« On peut l'aider ? »
« Oh je ne crois pas. » elle détourna les yeux vers Harry. Immobile sur cette immensité blanche, à la dérive. « C'est un combat personnel. Mais malgré tout…il y a des gens qui portent une part de responsabilité. ».
Ron se leva d'un bond. « Qui ça ? ».
Hermione leva vers lui un visage fermé, décidé, froid. « Je vais y aller seule. Veilles sur lui. » Sur ces mots, elle se leva, et d'un pas électrique disparut par la porte.
Plus loin, les cachots des Serpentard, terrain vert et noir, terrain de haine. Le prince des serpentard sortit de la salle commune, Pansy était étrange dernièrement. Sournoise. Pansy sournoise…Il sentit un frôlement dans son dos et se retourna brusquement. Devant lui, Granger, une flamme étrange, elle aussi, brûlait dans ses yeux bruns.
« Malefoy. » siffla-t-elle. Draco reprit contenance et fit face à la sang de bourbe.
« Granger. 'Me vaut l'immense honneur de ta présence ? » répliqua-t-il.
« Silence Malefoy, c'est moi qui parle. » Sa voix était basse, étouffée de colère. « Tu sais très bien pourquoi Harry a eut un malaise. » Elle fit une pause puis releva vers lui des yeux orageux « C'est ta faute, Malefoy. » sa voix vibrait. « Je te l'ai déjà dit, Malefoy. Alors retiens bien. Retiens bien… » Elle se détourna et disparut d'un pas mécanique au détour d'un couloir.
Au milieu du couloir, l'héritier des Malefoys fixait les dalles gluantes du sol, l'endroit où se trouvait Granger. Il secoua la tête, et entra à nouveau dans sa salle commune.
Les aiguilles brillèrent légèrement, pointues et mortelles, et se placèrent docilement sur le trois. Le trois. Trois heures du matin. Draco Malefoy se retourna sur le dos et jura dans le noir. Le sommeil n'était pas au rendez-vous. Il était absent semblait-il, ce soir. Il rejeta les couvertures au pied du lit, et posa les pieds sur les dalles froides. Il frissonna. Le vent s'était tu dehors. C'était calme, très calme, trop calme. Ça sentait la mort. Oh il la connaissait, depuis le temps, une bonne amie que l'on appelle de temps en temps, dans l'espoir d'avoir sa clémence, mais elle ne vient jamais pour vous. Traîtresse. Elle vient toujours pour le voisin, pour celui qu'on a pas envie de voir tomber, pour l'ennemi…. Elle vient pour l'ennemi. Draco enfila un pantalon, et par dessus une cape noire et longue et disparut par la porte de la salle commune. Dans le dortoir des filles, en haut, Parkinson fixa la porte de ses yeux verdoyants et se leva.
Draco Malefoy marchait dans le couloir, d'un pas pressé, il ne savait pas vraiment où il allait. Ou il le savait plutôt, mais son esprit gardait closes les portes de l'entendement. La porte de l'infirmerie se dressa devant lui, blanche. La mort en blanc… Il la poussa.
Hermione se leva, Harry avait froid, elle en était sure. Il fallait éviter le froid. Elle fit quelques pas et disparut dans le coin de la pièce, dans la commode, il devait y avoir des couvertures…
La porte grinça.
Là-bas au fond sur le lit, comme dans un cocon post-mortem, Potter. Ses cheveux noirs éparts sur l'oreiller blanc. Immobile. Draco tendit l'oreille et perçut un souffle régulier. Il secoua la tête. La mort n'était pas venue pour l'ennemi non plus…Il soupira, un sourire étrange se dessina sur ses lèvres.
Dans le fond dans la pièce, Hermione se tassa sur elle-même. Malefoy, Malefoy était venu. Elle retint son souffle.
Il fit quelques pas, s'arrêta à la hauteur du visage d'Harry, les mains enfoncées dans les poches.
« Alors Potty ? Toujours dans les méandres noires ? » Sa voix résonna étrangement dans le vide.
« Petite nature. » il y eut une pause. « Et il paraît que c'est ma faute ? » Il recula. Un souffle s'échappa de sa gorge. « Je suis ridicule. » Il battit en retraite et repassa la porte en sens inverse. Hermione se releva doucement. Elle tendit l'oreille. Il y avait quelqu'un d'autre dans cette fichue salle. Un léger mouvement attira son attention. Dans un coin de la porte majeure, Pansy sortit de l'ombre, comme sortie du néant, et s'avança d'un pas, le regard dardé sur Potter.
Hermione bondit de sa cachette, une détente, lancée à l'attaque. Elle attrapa la serpentard au collet et la plaqua contre le mur, avant de refermer la porte de sa main libre. Pansy hoqueta.
« Parkinson. » Granger avait les traits déformés par une fureur contenue. « Tu espionnais, comme toujours ? La séance a été instructive ? »
Parkinson eut un ricanement. « Oh vas-y Granger. Ne me dis pas que tu n'as pas compris ? Intelligente comme toi ! »
Hermione sentit sa peau parsemée d'un frisson atroce. Elle se hérissa. Parkinson…Cette dernière eut un sourire en coin.
« Oh oui Granger tu as compris. Tu sais. Tu as sais que Potty a trouvé le grand amour dans la personne de Draco Malefoy, hein ? » Elle laissa échapper un rire dément dont l'écho se répercuta sur les quatre parois avant de revenir percuter la porte. « Pathétique hein ? Il sort d'une épreuve et le revoilà dans une autre. Amoureux de Malefoy… » le rire de Pansy raisonna à nouveau. Hermione serra le poing gauche puis sursauta violemment. La porte venait de bouger, elle avait entendue un coup, elle en était sure. Du pied, elle poussa la barrière de bois.
Derrière, derrière la porte trop claire de l'infirmerie, la silhouette de Malefoy contemplait l'affrontement. Un masque de glace sur les traits. Le cœur d'Hermione s'arrêta dans sa poitrine. Elle étudia les traits du serpentard. Il ne bronchait pas, il était impassible, comme toujours. Elle planta son regard dans ses yeux et le monde s'effondra autour d'elle. Les pupilles de Malefoy étaient rétrécies, tremblantes. Mon dieu, il avait entendu. Il battit en retraite et s'effaça dans le couloir.
La gryffondor tourna lentement le visage vers Pansy.
« Tu avais tout prévu, Parkinson ? »
Un rire aigu lui répondit. Un autre. Elle riait, elle se défit de la poigne d'Hermione et sortit de l'infirmerie.
Les yeux d'Hermione jurèrent, planté dans l'infini. Je te tuerais, Parkinson. Je te tuerais.
Il était sept cinquante sept du matin, ce mercredi là. Un jour bleu, rose. Harry ouvrit les yeux, éblouit, puis chaussa ses lunettes. Sa vision s'habitua au décor. L'infirmerie. Blanche. Sur une chaise, Hermione dormait, le visage contrarié. Plus loin, Ron renversé sur un fauteuil, ronflait. Un sourire dansa un instant sur les lèvres d'Harry, il se leva avec un grincement de lit.
La gryffondor se leva en sursaut comme si une bombe avait explosé sous sa chaise et fixa Harry d'un air d'abord hagard, puis un sourire immense éclaira son visage, un peu obscurci par un secret peut-être lourd.
« Je savais que tu te réveillerais. »
Il hocha vaguement la tête. Se réveiller…mieux eut-il valut que dame mort l'emporte, noire et belle, l'absence de tout. Malefoy…le ventre d'Harry se contracta.
Ron sortit à son tour de son sommeil, semblable à un hibou mal réveillé, puis son visage parsemé de taches de rousseurs s'éclaira également d'un large sourire.
Le survivant sourit doucement en retour. Peut-être fallait-il vivre ? En quel nom, quel honneur… peut-être fallait mourir…
Neuf heures et quelque chose lorsqu'ils sortirent de l'infirmerie. Peu importait le temps. Il s'écoulait trop vite, comme tout le reste. Hermione referma la porte derrière Harry. Quelque chose rongeait son cœur. C'était un mauvais pressentiment. Noir, morbide. Elle secoua la tête et serra des dents. Il fallait quitter le couloir de l'infirmerie. C'était l'infirmerie. Ils s'avancèrent, Hermione fermait la marche. Puis tout à la fin, à la fin du couloir de l'infirmerie. A la fin du supplice. Au détour d'une vie, ils surgirent.
Malefoy et Parkinson.
Hermione sentit que son cœur s'arrêtait. Elle allait le vomir par la bouche. Elle remonta à la hauteur d'Harry, il détournait les yeux.
« Alors Potty, on va mieux ? » la question de Malefoy fendit l'air et claqua contre le mur.
« Dégage Malefoy, ça me fera des vacances… » fut la réponse soufflée de la gorge d'Harry.
Draco tiqua. Il ne le regardait pas. Il avait envie qu'il le regarde, qu'il le haïsse.
« Oh ce n'est pas ce qu'on m'a dit… » répliqua-t-il.
Harry releva les yeux, effrayés, terrifiés, il jeta un regard en biais à Hermione, comment avait-elle pu… ? Il eut un léger sursaut. Hermione fixait Parkinson, qui fixait Draco en ricanant. Hermione dont les yeux brillaient, Harry eut l'impression qu'il pouvait ressentir son aura magique, forte, dévastatrice, et qu'elle se concentrait dans ses yeux.
« On m'a dit… » le serpentard se planta juste devant le survivant, un sourire ourlait ses lèvres. Un sourire mauvais. « On m'a dit que je te plaisait, Potty ? » souffla-t-il. Le monde s'écroula quelque part entre l'esprit d'Harry et son cœur. Son âme partait en morceaux, sa raison avec.
« Il paraît que…tu es amoureux de moi… » la voix de Draco vibrait aux oreilles d'Harry, déformée. « Tu es vraiment tombé bas, Potter, très bas. » Il fit une pause. « Le grand vainqueur de la guerre est une tarlouse… quelle déception pour la presse. » il prit un air navré. « Que de fans vont tomber à la renverse… »
Il se rapprocha d'avantage. « Mais tu te plantes Potter. Je te hais, pour tout le reste de ma vie si possible. Et je ne suis pas du même bord que toi. Je pense que tu peux claquer sans que je bouge un petit doigt. » Il admira son œuvre sur Potter, puis recula. « Je suis normal, moi, Potty… »
Draco sentit que quelque chose remuait vaguement en lui. Mais sans y prêter attention il recula d'un autre pas et contempla les bienfaits de son œuvre. Le visage de Potter était figé, immobile, blanc. D'une pâleur bizarre. Il remonta le regard le long de ses yeux et sursauta. Les yeux de Potter. Un vert émeraude planté sur lui, fixement dans ses yeux. Et dans ces yeux, un tourbillon de douleur, il y avait de la haine, de la colère, de la douleur, de la trahison, de la passion. A en mourir. Une douleur d'une force qui surpassait tout le reste. Draco ressentit le tourbillon comme un coup de poing dans le ventre.
Quelque chose explosa à l'intérieur d'Harry. Rebondissait contre son crâne. Des images, des sons, le tout séparé. Comme si son esprit refusait d'accomplir la synthèse. Des images, des voix, Draco…une lame lui perça la poitrine.
Quelque part plus loin, Hermione se jeta sur Pansy, il y eut un bruit de coup, de chute. A cheval sur la serpentard, Hermione laissait libre cour à une envie de meurtre. « JE VAIS TE TUER PARKINSON ! » raisonna dans le couloir. Ron se jeta sur son amie et l'éloigna comme il put, la gryffondor se débattait, écumait. Sur le sol, Pansy était immobile.
Draco entendit d'une oreille sourde les hurlements de Granger. Les yeux de Potter. Il avait très mal au ventre, à la gorge, l'impression que des doigts invisibles enserraient sa poitrine. Il toussa. Les yeux de Potter. Quelque chose brilla dans l'œil gauche. Une larme, unique, s'écoula. Draco la suivit du regard. Quelque chose le perturbait. Elle était belle, elle semblait contenir une âme, une douleur, quelque chose de beau, de triste aussi. Il eut envie de la rattraper mais elle s'échoua dans le cou. Il releva les yeux vers Potter et sursauta. Vides. Ils étaient vides. Plus aucune émotion. Vides, morts.
« MISS GRANGER ! Je me vois dans l'obligation d'enlever…. » Le maître des potions déboucha d'un couloir.
« SILENCE !! » Le cri d'Hermione se répercuta sur le mur. Une rage sans pareil émanait d'elle. « SILENCE ! C'est aussi votre faute ! Votre faute si Harry va crever ! » la fin de la phrase s'étrangla sans sa gorge. Elle se mordit la lèvre et se retourna vers Harry, dans le but de s'excuser. Mais elle se figea. Les yeux d'Harry étaient vides.
« Miss Granger. Votre impertinence vous coûtera deux mois de retenue. Quand à monsieur Potter, je me vois dans l'obligation de vous dire qu'il est toujours en vie malgré vos fantasmes… » Il se retourna vers le survivant et s'interrompit. Potter ne bougeait pas. « Potter… »
Il y eut un quart de seconde. Quelque chose d'éternel. De silencieux et de macabre. Puis le corps d'Harry vacilla et s'effondra droit devant lui, raide.
Il y eut le hurlement d'Hermione, il y eut Ron qui se précipita. Il y eut Malefoy qui rattrapa Harry et le déposa au sol.
« Hey Potter, pas de blague. » il y eut la réplique nerveuse de Malefoy. Hermione prit le pouls de Harry. Elle tremblait. Il n'y avait pas de pouls.
Puis ce fut l'explosion.
« VA CHERCHER POMFREY !! » hurla Hermione à l'attention de Ron qui partit en détalant. « Oh et pousse toi ! » ordonna-t-elle à Malefoy, devancée par le maître des potions qui murmura une formule en direction du cœur de Harry, sans résultats. Il y eut les quatre secondes où il en essaya d'autres.
Puis une larme s'écoula sur la joue d'Hermione.
« Non…c'est pas possible… »
Puis il y eut le début de tout. Le début après la fin. Malefoy s'agenouilla à la hauteur du torse d'Harry, dans un rituel muet il sortit sa baguette et la tint dans la paume de ses mains, parallèle à son corps. « Finite nunquam est, revivisco. »
La baguette noire ébène de Malefoy effectua un demi tour sur elle-même, elle lévitait. Hermione se recula. Une lumière étrange, blanche, diffuse, semblable à de la fumée, parut se détacher des poumons du serpentard de son torse, à travers ses vêtements. Elle s'enroula autour de la baguette, devint d'une luminosité brûlante, chargée en magie. Puis elle suivit la direction imposée et plongea dans le corps du survivant dans un lien faible, tremblotant.
« Finite nunquam est, admonition. » Le lien s'intensifia, se maintint, trembla à nouveau et s'effondra finalement, en volutes de fumées qui réintégrèrent le corps de Draco, celui d'Harry. L'héritier Malefoy s'effondra au sol, retenu par ses mains, la baguette tomba dans un léger bruit mat.
« Malefoy…Malefoy pourquoi avez-vous fait ça ?! » la voix de Snape vibra, sourde de colère, aux oreilles d'Hermione. Harry ne bougeait pas.
« Maefoy vous êtes… » il se détourna vers Harry « et ça n'a pas marché. »
Il y eut un nouveau silence, court. Puis le corps d'Harry se leva, comme agité d'un spasme, et il aspira une goulée immense d'air, avant de se mettre à haleter, la respiration saccadée. Il respirait.
Le regard que Granger lui envoya était indéfinissable, la seule chose qu'il sentit était que Snape l'emmenait, marmonna quelque chose sur un acte irresponsable, Pansy gisait au sol, et Potter ouvrait péniblement les yeux. La mort frôla Draco, dépitée, presque amicale.
« Mais qu'est-ce que… ? » l'infirmière fixa Harry et Pansy alternativement. Ron apparut derrière elle et jeta un regard interrogatif à Hermione qui secoua la tête.
« Oh, une petite bataille entre gryffondors et serpentard, rien de bien méchant ! » Elle eut un rire nerveux. « Harry s'était évanoui, mais il est réveill ! Parkinson est toujours évanouie par contre… »
L'infirmière se pencha vers la serpentard « Un petit évanouissement. Elle a du percuter le sol… » D'un geste elle l'emporta à l'infirmerie. « Surveillez Potter, je ne veux pas le revoir dans l'infirmerie avant au moins un mois. » Avec un sourire, elle s'éloigna.
La gryffondor se pencha vers son ami qui se releva sur les coudes.
« Mione…qu'est-ce qu'il s'est pass ? »
Elle eut à nouveau un rire nerveux. « Rien de bien grave Harry, tu t'es évanoui et deux minutes après tu étais en forme ! » Le survivant détourna les yeux vers Ron qui hocha vigoureusement la tête. Il sentait que quelque chose lui échappait. Une chaleur étrange au niveau de la poitrine. Son regard s'aventura vers le fond du couloir, par là où Malefoy avait disparu, sans qu'il en sache la raison précise…
Dans la salle commune des Gryffondors, Hermione se massait les tempes.
« Tu trouves ? » Demanda Ron, assis une chaise plus loin. Elle ne répondit pas immédiatement, puis soupira.
« J'ai trouvé. » lâcha-t-elle. Ron se releva d'un bond, toute ouïe.
« Ce n'est…une très bonne nouvelle, tu sais. » Ron fronça les sourcils devant l'air fermé d'Hermione. « En fait Harry… » continua-t-elle.
La porte la salle s'ouvrit sur le survivant, Ron sursauta maladroitement et Hermione referma le livre d'un coup très sec, avant de se retourner nerveusement vers l'arrivant.
Le visage d'Harry était peiné. Il n'était pas dupe. La jeune fille aux yeux chocolat sentit son cœur se serrer. Puis elle se retourna vers Ron et hocha doucement la tête, ce dernier s'assit.
« Harry… » commença-t-elle. « Tu sais. Je t'ai menti. » Elle inspira une goulée d'air. « C'était très loin d'être un évanouissement ordinaire. » Sa voix s'étrangla dans sa gorge. « En fait…tu as fait une mort clinique. »
Les yeux d'Harry s'agrandirent sous le choc. Une morte clinique ? Ainsi c'était bien pour lui que la mort était venue roder…
« Tu…ton cœur s'est arrêté de battre ! Ce…c'était horrible ! je… » La main de Ron se posa, apaisante, sur l'épaule de son amie. Elle inspira à nouveau. « Ron est partit chercher Pomfresh, et Snape qui était là, a tenté par tous les moyens possibles et imaginables de te réanimer. Il a lancé une dizaine de sortilèges que je ne connaissais même pas, et…ça n'a pas marché. » Elle ferma les yeux. « Et il y a eu Malefoy. Il a fait un truc très bizarre. Il a lancé un sortilège qui sonnait ancien. Il s'est passé une chose incroyable. C'était comme si la vie de Malefoy, sa magie, fluait de lui à toi. Puis le lien s'est brisé, je suppose qu'il n'était pas assez puissant, et il est presque tombé. Il était exténué. Et puis…on a tous cru que ça a avait échoué, Snape a commencé à dire à Malefoy que c'était inconsidéré et moi je ne comprenais rien et puis…d'un coup tu t'es réveillé. » Elle fit une pause. « J'ai bien cru que les yeux de Snape allaient s'écraser sur le plancher. » Elle eut un rire. « Et il a emmené Malefoy qui ne tenait plus debout. »
Un silence suivit le récit. Harry sentit une chaleur revenir au niveau de son cœur. Cette chaleur diffuse et étrange… une trace… un sourire dansa sur ses lèvres, puis s'effaça. Quelque chose en ce sortilège dérangeait Hermione. Il leva les yeux vers elle. Elle hocha doucement la tête.
« Et je… j'ai trouvé quelque chose. » reprit-elle. « Ce sortilège est appelé le sortilège du 'début après la fin' c'est…un sortilège infiniment plus puissant que celui de soins, c'est…ça permet de ressusciter quelqu'un. » Elle ouvrit le livre. « Tu vois, la théorie suppose que dans chacun de nous, il y a un flux de magie, il est plus ou moins fort selon notre aptitude, et plus ou moins réparti dans les parties de notre corps. De là le fait que certains soient doués pour les sortilèges et d'autres pour les enchantements. Pour être excellent il faudrait maîtriser ce flux, pour le diriger comme nous voulons et l'utiliser impeccablement. » Elle fit une pause. « Mais c'est quasiment irréalisable. Peut-être Dumbledore…Et bref. Pour lancer le sortilège de Malefoy, il faut concentrer son énergie magique dans une seule zone, et la faire sortir, pour la 'prêter' à une autre personne. » Elle referma le livre et fixa Harry. « En gros, Malefoy t'as donné un peu de sa force magique et vitale pour permettre à ton cœur de recommencer à battre. »
Le survivant se laissa tomber sur une chaise.
« Et ça va l'affaiblir ? » risqua-t-il.
« Non. » répliqua la jeune fille. « L'énergie d'un magicien se reconstitue toute seule au bout d'un moment de repos, en l'occurrence c'est pour ça que Malefoy s'est effondré, il était vidé. » Elle se tut. Une pression sur son épaule l'encouragea à poursuivre. « Si je trouve ça inquiétant c'est parce que… »elle se mordit la lèvre. « Ce sortilège est mystérieux. Il ne repose pas sur des bases prouvées. En gros…on ne sait ni comment il agit, ni ce qui en résulte. En fait. En fait vois-tu….ce sortilège établit un lien mystérieux entre donneur et receveur. On ne sait pas s'il sera d'allégeance, d'obéissance totale et inconsidérée ou autres…ça peut être le pire comme le meilleur. Et on ne peut le contrôler. »
Elle se leva et fit quelques pas dans la salle.
« Ce sortilège…est un sortilège utilisé par les mages noirs. Non pas parce qu'il est mauvais. » ajouta-t-elle rapidement. « Mais parce qu'il est inconnu. Les sortilèges incertains sont tous tombés du côté obscur. Ce sortilège est utilisé par les mangemorts sur le terrain de bataille. » Elle déglutit. « Si Snape a hurlé sur Malefoy, c'est parce que le fait qu'il ai utilisé ce sortilège atteste sa connaissance de la magie noire. Et c'est dangereux…pour quelqu'un qui a juré devant le tribunal son innocence. » Elle se mordit la lèvre et leva un regard anxieux vers Harry.
Il regardait l'infini, les flammes dans la cheminée d'un air absent les flammes rassurantes, son esprit s'embrumait légèrement. Il avait envie de regarder au loin…et d'oublier.
Le maître des potions laissa tomber une pile de livres sur son bureau et se retourna vers son élève.
« Très bien Draco. Expliques-toi. »
Le serpentard pris place dans un fauteuil et secoua la tête d'un air agacé.
« J'en sais rien. Je n'ai pas réfléchi. »
Snape s'approcha de lui et le fixa de toute sa hauteur. Le serpentard soutint son regard, puis détourna les yeux.
« Potter était mort. » la réponse sonna comme un coup de fouet. « Alors comme Granger me disait que c'était ma faute, j'ai utilisé le début après la fin. »
L'homme en noir ferma les yeux. Idiot. Son meilleur élève était idiot.
« Tu te rend compte que ça remet en doute ton innocence ? Vis à vis de la magie noire, Draco ? »
« Je sais. » il se releva d'un bond. « Je sais et tanpis. Ils ne diront rien. » Il regarda au loin. « Je le sais. J'ai sauvé Potty, ils me doivent une dette. Granger n'est pas stupide, elle aura bientôt compris de quel sortilège il retournait. »
« Draco. Prend garde. Beaucoup de gens n'attendent qu'un faux pas pour te faire tomber. »
Le serpentard ricana. « Oui. Tapis dans l'ombre pour hurler à la surface du monde que j'ai été mangemort. » Il releva sa manche d'un air de défi. La marque, grimaçante, apparut, paraissant faire un pied de nez à ceux qui désirent vivre. « Je l'ai été. Et j'ai décidé de prendre parti de l'autre côté. » Il se rassit.
« Et pour Potter ? » sonna la voix sarcastique du maître des potions.
« Potter. » Draco eut un sourire étrange. « Potter…il paraît que Potter en pince pour moi. »
Il y eut un silence gêné, puis Snape reprit.
« Etrange…ce garçon a été maudit à la naissance. » Conclut-il avec un léger sourire.
« Sans doute… »
Le serpentard se leva et s'avança vers la fenêtre. En bas, le lac brillait. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus éprouvé le besoin d'y aller admirer les reflets.. Et Potter…Potter….
Pansy Parkinson poussa la porte de la chambre de Draco, elle était sortie de l'infirmerie il y avait à peine quelques heures. Sur son lit, le prince des serpentards fixait le vide, la fenêtre, en triturant dans ses mains deux boules argentées. Ces boules. Elles lui avaient été offertes par un parent, gravées aux insigne des Malefoys mais cela, Pansy l'ignorait.
Elle fit quelques pas et se plaça vers lui avec un petit rire de gorge.
« Il paraît que Potter a fait un infarctus ? ça devait être drôle… » elle ricana. « Dommage qu'il ne soit pas mort… »
Quelque chose siffla à côté d'elle et elle n'eut que le temps de se baisser avec un cri. Une des boules argentées de Draco s'encastra dans le mur, à quelques centimètres de sa tête. Elle déglutit et recula.
« Draco… » Elle se figea. Les yeux de Draco brillaient d'un feu rouge, tourbillonnant. Il était en colère. Draco en colère, Draco n'avait plus le contrôle froid de ses émotions. Elle s'aperçut qu'elle tremblait.
« Fiches le camp. » Une voix sourde s'échappa en sifflant de la gorge de Draco.
Sur le mur, deux ailes émergèrent de la sphère argentée, suivies d'une tête et d'une longue queue écailleuse. Le dragon minuscule siffla de mécontentement à l'égard de Draco, puis voleta jusqu'au sol où il se fondit à nouveau en une boule et roula jusqu'à la main de son possesseur dans laquelle il sauta. Ce dernier reprit sa contemplation méditative.
Pansy recula, sortit de la chambre et ferma la porte derrière elle.
Draco. Draco était étrange ces derniers temps. Il agissait de manière violente. Il était devenu très violent, à vrai dire, frustré peut-être. C'était depuis…depuis…que Potter avait commencé à faire d'étranges malaises.
La révélation frappa Pansy de plein fouet. Comment n'avait-elle pas fait le lien auparavant ? Les malaises…Potter…tout le reste… Elle sentit un frisson mortel la parcourir et se retourna vers la porte en bois qu'elle venait de fermer, massive, lourde, bardée de clous de fers. Elle sentit son estomac se contracter.
« Se pourrait-il que… »
…
- - - - - - - Fin de chapitre 4.
Bref ! je m'excuse encore pour tant et tant de retard…le prochain chapitre ne devrait pas vraiment tarder, une semaine tout au plus, je voudrais savoir quel résultats j'ai eu au BAC avant de le poster..(et j'ai les résultats le 26 juillet) bref. Sur ce chapitre je ne sais quoi vous dire…qu'il est beaucoup moins mélancolique les autres, peut-être est-ce une question d'influence musicale ? Peut-être aussi parce qu'écrire du mélanco' m'aurait fait déprimer.rires bref, merci énormément d'avoir attendu, de ne pas m'avoir envoyé de colis piégé et d'avoir lu jusque là, je vous en suis très très reconnaissante !
Dans ce chapitre les réactions de Draco varient assez étrangement, pour ce qui est de son 'attaque-homophobe' vis à vis d'Harry, je pense par là qu'il tente de se défendre, il a peur, simplement. Enfin, c'est mon optique.
Dites moi ce que vous en pensez, et encore merci ! :]
(note : les formules latines de l'incantation ne sont pas forcément justes…merci à mes années de latin et aux amis qui m'ont aidée ! et navrée pour les latinistes affligés si c'est faux…)
Mel
