Bonjour ou Bonsoir !
Voici le chapitre numéro 4 ! Gros bisous à tous ! :)
Reviews ?
La jeune fille brune se glissa sous les draps sombres. Ils étaient rentrés après avoir passé plus d'une heure sur le toit à regarder les étoiles. Tatiana avait eu un peu froid et elle soupira d'aise en sentant la douce chaleur l'envelopper. Le Patron la regarda se coucher puis s'apprêta à sortir lorsque la voix de la brune l'arrêta.
-Hey Patron !
Il se retourna face à elle. La brune se mordit la lèvre, hésitant encore, à prononcer les mots. C'était simple pourtant.
-Quoi ?
C'était maintenant. Que dirait-il ? Elle entendait déjà son rire moqueur fuser, elle voyait son air mesquin, et peut-être l'insulte qui suivrait.
-Restes avec moi.
Elle avait parlé vite pour que cet instant gênant passe enfin.
-…
La mâchoire serrée elle attendait la réponse du pervers, qui ne vint pas. Juste le silence. Elle reformula sa demande.
-Dors ici avec moi.
-Pourquoi je ferais ça gamine ? Tu sais qu'il faut pas me tenter comme ça petite chaudasse ?
Tatiana se détendit, il ne l'avait pas mal pris. Elle sourit et une lueur de défi se mit à briller dans ses yeux verts.
-Quoi ? T'as peur de ce que je peux te faire Patron ?
Le criminel se mit à rire. Intérieurement il jubilait. La gamine commençait à changer.
-Inverses pas les rôles princesse ! Je vois pas ce que je risque d'une vieille qui peut pas prendre une douche toute seule… Et puis c'est plutôt toi qui devrais flipper.
Son sourire toujours fixé sur ses lèvres elle se décala et ouvrit la couverture, l'invitant à la rejoindre. Le Patron la regarda encore un instant puis retira ses vêtements pour ne garder qu'un boxer avant d'enfiler un tee-shirt noir. La brune le regarda faire, admirant discrètement le corps de l'homme en noir qui prit place dans le lit. Il éteignit la lumière et sa main vint glisser sur la jambe droite de Tatiana qui lui répondit immédiatement par un violent coup de pied.
-J'ai dit « DORS avec moi » !
Elle se mordit la langue, elle avait frissonné.
-Je t'avais prévenue gamine.
Elle se décala un peu pour mettre de la distance entre elle et le criminel. Elle ne savait plus si l'avoir invité à rester était une bonne idée. Il l'hypnotisait, un peu trop à son goût.
-Mais oui… Bonne nuit Patron.
Il rit puis la laissa tranquille. Chaque chose en son temps après tout. Ca ne devrait plus tarder.
Tatiana dormait depuis un bon moment tandis que lui n'arrivait pas à trouver le sommeil. Il tourna la tête vers la jeune fille en soupirant d'exaspération. Elle dormait profondément, sa poitrine se soulevait doucement au rythme de sa respiration. Avec un sourire pervers, il enleva lentement la couverture qui la cachait beaucoup trop à son goût. Il dévoila ainsi le corps de la brune qui dormait comme lui, en sous-vêtement et tee-shirt sombre. Il eut soudainement envie de la toucher, d'explorer son corps, de le voir réagir, de le voir lui appartenir sans même qu'elle s'en rende compte. Mais il ne fallait pas qu'elle se réveille. Il sourit dans l'obscurité, il allait faire en sorte que non. Il approcha sa main experte.
Il commença par effleurer sa jambe, remontant lentement sur son ventre. Il passa doucement la main sous le tee-shirt pour venir caresser sa peau. Il la sentit bouger légèrement à son contact. Il continua son exploration retirant délicatement le tissu jusqu'à dévoiler sa poitrine puis il y laissa voyager le bout de ses doigts. Il se délectait de la voir frissonner, toujours inconsciente. Le Patron longea la clavicule de sa victime avec son indexe, remontant le long de sa mâchoire pour venir taquiner son oreille. Tatiana s'agita un peu plus sans se réveiller pour autant quand il redescendit sa main le long de son torse pour venir s'arrêter sur son bas ventre qu'il caressa longuement. Il entendit le souffle de la brune accélérer et vit avec plaisir que son bassin ondulait légèrement. Il se décida alors à passer sa main sous l'élastique de l'ultime vêtement de la brune qu'il entendit gémir de manière quasi inaudible. Passant sa langue sur ses lèvres le Patron s'apprêta à glisser un doigt dans son intimité alors qu'il fixait le visage de sa proie. Sauf que soudainement, une main ferme vint saisir son poignet tandis qu'une autre, tout aussi hostile vint se placer dangereusement sur son entrejambe. Tatiana s'était réveillé et le regardait, les yeux brillant d'une rage teintée de peur. La mâchoire serrée, elle siffla entre ses dents d'une voix sourde bien que légèrement tremblante malgré son ton glacial.
-Pas. Sans. Mon. Accord. Plus jamais.
Elle retira lentement la main intrusive du Patron qui ne bougeait plus, risquant d'être castré au moindre mouvement. La brune continua de le fixer alors qu'elle desserrait son emprise sur la partie la plus sensible de l'anatomie du criminel. Elle se leva ensuite rapidement et alla se coucher sur le canapé pour finir sa nuit. Son cœur battait la chamade, elle n'arrivait pas à calmer sa respiration beaucoup trop rapide. Elle se prit la tête entre les mains, elle sentait encore les mains du Patron sur elle et sans prévenir, les images qui lui étaient venues au cours de ses lectures revinrent envahir son esprit troublée. Elle frémit. Dans d'autres circonstances, elle aurait voulu qu'il continu. Mais elle ne pouvait pas, pas comme ça. C'était interdit. Ca tête se mit à tourner et elle s'allongea doucement sur le canapé s'attendant à ce que le criminel arrive d'une minute à l'autre. Moment qui ne vint jamais. Elle fut incapable de retrouver le sommeil, restant éveillée jusqu'au lever du jour, hanter pars les souvenirs d'un passé bien trop sombre mêlées à celles de ces derniers jours qui n'étaient pas aussi désagréables qu'elle aurait pensé.
Dans la chambre, le Patron se détendit. Il avait contracté tous ses muscles lorsqu'il avait senti la pression menaçante sur son entrejambe. Il avait eu envie de la tuer sur le moment. Jamais il ne s'était fait chopé comme ça et surtout, jamais personne ne l'avait maîtrisé aussi facilement. Mais il la voulait, il la voulait et il l'aurait. Il serra les dents et se retint de se lever pour aller expliquer la vie à cette petite prétentieuse. Il senti une intense frustration monter en lui et se mordit la lèvre. Il fallait qu'elle soit à lui bordel ! Mais il ne l'aurait pas en lui faisant peur, il ne la ferait que fuir et il ne la voulait pas comme ça. Il la voulait consentante et en cet instant précis il la voulait même suppliante. Il retrouva vite son sourire pervers à cette pensée. Tatiana serait exceptionnelle, la meilleure de toute, elle avait juste besoin d'être un peu éduquée au préalable, ce dont il se chargerait avec joie. Demain il lui parlerait et lui exposerait son offre. Le Patron ferma les yeux se laissa finalement sombrer dans le sommeil.
Quand le Patron se réveilla le lendemain matin, il trouva Tatiana assise sur la table de la cuisine en train de fumer.
-Salut gamine.
Elle le regarda brièvement et ne pris pas la peine de répondre. Elle ne pouvait pas répondre sinon il remarquerait le doute dans sa voix, son trouble et c'était hors de question ! Le criminel ne s'en formalisa pas et but son café avant de s'approcher de l'ascenseur.
-Bon j'y vais, comme d'habitude tu restes là, gamine. Tu sors pas. J'ai à te parler d'un truc important ce soir.
Elle ne daigna pas lui accorder la moindre attention, fixant la fumée de sa cigarette qui montait au plafond. Il fallait éviter de croiser son regard, rester concentré sur autre chose que ce fou dangereux qui l'attirait de manière malsaine. Le Patron partit en maugréant quelque chose d'incompréhensible à propos des femmes et de la Roumanie.
Une fois que la porte de l'ascenseur se fut refermée, Tatiana respira enfin et fila dans la chambre. Elle s'habilla avec une chemise du Patron et le jean qu'il lui avait acheté. Elle enfila des chaussures et prit l'ascenseur à son tour. Elle s'arrêta au deuxième étage Tout établissement correct se devait d'avoir des issues de secours et comme le Patron gérait un bordel correct, il y avait bien une issue de secours, ce dont elle avait désespérément besoin. Tatiana avança dans le couloir encore désert jusqu'à la porte surmonté d'un voyant vert. Elle poussa le lourd panneau de métal puis dévala un long et sombre escalier qui lui parut interminable. Sa cheville la faisait souffrir et elle dû s'asseoir au milieu de sa descente pour la ménager un peu. Elle ne pouvait à l'évidence pas rester debout trop longtemps surtout si elle marchait. Elle reprit son parcours une bonne vingtaine de minutes plus tard, priant pour ne pas tomber sur l'homme en noir au cas où il serait encore dans les parages. Elle descendit les dernière marches de béton, passa une dernière porte et se retrouva dans une rue de Paris. Un peu éblouie par la lumière du jour, elle resta un instant immobile le temps que ses yeux s'habituent puis elle commença à avancer au hasard dans les rues de la capitale. Elle n'avait aucune d'où elle allait mais elle y allait. Elle ne savait pas si elle voulait partir malgré ce qui c'était passé. Quelque part elle ne lui en voulait pas plus que ça. Qu'est ce qui lui avait pris aussi de lui demander de dormir avec elle ? Est-ce qu'il avait vraiment une tronche à « dormir » gentiment avec quelqu'un ? Elle avait été idiote, mais elle en avait eu envie. Son corps avait réagi alors qu'elle dormait. Tatiana se laissa tomber sur un banc et se passa une main sur le visage. Il l'attirait, elle le savait. Mais elle s'était jurée que plus jamais personne ne la toucherais sans son accord. Et il avait enfreint sa première règle, il la dégoutait pour ça. Elle était dégoutée et attirée, méfiante et intriguée. Elle soupira. Il avait dit qu'il voulait lui parler de quelque chose d'important mais quoi ? Elle finit par se dire que rien ne l'empêchait de rentrer tout à l'heure et de s'enfuir demain en reprenant l'issue de secours si jamais. Les heures passèrent et elle marcha le long des rues, s'essayant régulièrement et de longs moments sur des bancs pour ménager sa cheville. Elle ne s'éloigna pas trop de l'immeuble qui cachait le bordel du Patron. Elle tourna la tête pour regarder une vitrine quand elle le vit. Il était de l'autre côté de la rue et la fixait. L'homme en noir traversa et se retrouva rapidement devant Tatiana, un air malsain sur le visage.
-Alors comme ça on veut se faire la malle sans dire au revoir gamine ?
Il passa un bras autour de sa taille et l'obligea à avancer avec lui. Elle le suivit alerté par son ton menaçant. Il la poussa à l'intérieur du bâtiment et la fit monter jusqu'à l'appartement où il laissa éclater sa colère après avoir été resté muet tout le long du trajet. Il la plaqua violemment contre le mur en la tenant par le cou, il murmura à son oreille d'une voix terriblement froide.
-Maintenant tu vas m'écouter petite salope... Déjà tu vas me dire comment t'es sortie et deuxièmement quand je dis « tu sors pas », tu. Ne. Sors. Pas.
Tatiana attrapa la main du Patron qui était fermée sur son cou et essaya de desserrer son emprise. Elle répondit en suffoquant.
-Les… issues de… secours.
-Petite maligne…
-Je te hais connard !
-Ravi de te l'entendre dire chérie.
Le criminel la lâcha enfin et s'éloigna vers la cuisine pour se servir un café. Tatiana ne pris pas le temps de reprendre son souffle et avança en titubant jusqu'à la chambre où elle se laissa tomber sur le lit. Il avait serré trop fort et son cou la brûlait tandis que sa cheville se remettait à diffuser d'insupportables ondes de douleur. Elle sentit une rage irrépressible envahir tout son être.
-J'avais même pas l'intention de me barrer espèce d'ordure ! Pervers décérébré !
Ses insultes sonnaient justes et horriblement faux à la fois. Elle serra les draps entre ses doigts pour ne pas se laisser aller.
Le Patron tourna la tête vers la chambre quand il l'entendit hurler et parla pour lui-même avec un sourire.
-De toute façon t'es à moi gamine, et on a à parler, tous les deux…
