Bonjour/ Bonsoir!

Voici un nouveau chapitre de By Your Side!

Je remercie toutes les personnes qui ont fav/ follow et même laissé des rewiews, cela me touche beaucoup!

Je tiens à m'excuser pour le manque de constance dans la publication des chapitres, mais je préfère ne rien promettre plutôt que de faire des prommesses que je ne pourrais tenir!

Enjoy!

Du sang. Il y avait du sang. J'étais terrifiée et je pouvais sentir à chaque pas la plaie béante qui sinuait sur mon bas-ventre s'ouvrir un peu plus. Mais je devais continuer. Il allait Lui faire du mal et mon rôle était de Le protéger.

Je continuai d'avancer le plus vite possible au vu de mon état. Mes pieds nus faisaient gémir le plancher, en fait; j'avais l'impression que la maison entière gémissait. Les fenêtres vomissaient l'air brûlant estival que je détestais tant mais, je continuai d'avancer malgré tout. Lorsque j'eus parcouru la moitié du couloir, j'entendis enfin Ses cris. A partir de ce moment, je n'étais plus en colère, je n'étais plus terrifiée et je ne ressentais aucune plus aucune douleur. Il y avait juste ce froid. Il anesthésiait mon esprit et lorsque je rentrai dans la pièce et que je vis les mains de cet homme autour de Son cou, soulevant son petit corps tel une poupée de chiffon, je réalisai froidement et sans aucun scrupule que j'allais tuer cet homme. La scène se métamorphosa brutalement.

Il était là, debout, comme si personne ne venait de Lui faire du mal, comme si Il ne devait pas suffoquer et lutter pour respirer après avoir été étranglé. Normalement, cela ne se passait pas comme ça. J'étais tellement surprise par cet état de fait que je mis un moment avant de remarquer que nous n'étions plus dans la maison, enfin disons plutôt que la maison n'était plus là et que ni Lui ni moi n'étions encore des enfants. Il faisait noir, je ne pouvais rien distinguer de ce qui nous entourait et pourtant, je distinguais chacun de ses traits à Lui. Son visage était sans expression, Lui qui avait toujours un sourire idiot greffé sur le visage semblait effrayant. J'avais passé tellement de temps à rejeter tout ce qui se rapportait à Lui que Sa vue m'était insupportable. A peine cette pensée eut traversé mon esprit qu'Il tourna les talons et commença à partir. Non ! Il n'avait pas le droit de partir ! Peu importe la douleur, ma place était à Ses côtés. Je me mis à Lui courir après, mais peu importe combien je pouvais être rapide, Il me distançait toujours. Dans mon désespoir, je fis une chose que je ne m'étais pas autorisé depuis des mois, je criai son prénom.

Ma respiration était sifflante, mes yeux exorbités et mes mouvements entravés ce qui redoubla mon angoisse. Au bout d'un moment, je reconnus la chambre dans laquelle je vivais depuis quelques semaines, visiblement, je m'étais terriblement emmêlée dans le drap. Je le balançai au sol et essayai de calmer ma respiration sans grand succès. Il y avait trop de choses, trop de pensées, trop de souvenirs, trop d'émotions. C'était trop douloureux. Je ne voulais rien de tout cela, je n'en avais nullement besoin ! Je m'assis sur le lit, les jambes repliées contre mon torse et ma tête posée sur mes genoux. Finalement -miraculeusement même- je finis par repousser tout cela et le Vide reprit enfin sa place. Je m'allongeai sur le lit en caressant pensivement la cicatrice boursouflée qui striait mon ventre. Son nom... Cela faisait des mois que je ne l'avais prononcés même en pensée, alors à haute voix...

Nous étions samedi, la semaine s'était passée avec lenteur. Lauren n'était pas venue en cours de la semaine -rêvons un peu, avec un peu de chance, elle ne reviendra pas- et n'était pas venue hier à l'anniversaire de Tess non plus, et celle-ci ne semblait pas être au courant du petit incident impliquant un nez cassé, donc tous se passait en apparence pour le mieux. Je dis bien en apparence, car en effet, mon état empirait. Le peu de stabilité émotionnel que j'avais retrouvé – qui impliquait une absence totale d'émotion forte- pouvait à présent être représenté comme un château de carte branlant. Merci Cullen. J'étais consciente de les blâmer de façon totalement injustifiée et au fond, je n'en voulais qu'à moi. J'étais faible et dépendante, incapable de rester éloigner d'eux, incapable de refouler et de rejeter tous ce qu'ils me faisaient ressentir. La joie que me procurait leur présences appelaient tout ce que je voulais oublier, mais sur le moment cela me semblait tellement juste que peu m'importaient les conséquences.

J'avais fini enfin par me lever, je pris une douche glacée et descendis petit-déjeuner. Tess n'était pas encore descendue, cependant, Gloria, sa mère l'était. Gloria était la sœur de ma mère adoptive, Gabrielle, l'un des points communs qu'elles possédaient – Elles tout comme leurs maris- était de passer leurs temps à travailler dans l'entreprise familiale – ils possédaient une grande chaîne de supermarché, l'argent était leur plus grande passion- mais cela n'empêchaient pas Gloria et Rick d'avoir une vraie vie de famille avec Tess, eux. Je me forçai à ne pas y penser plus que ça. Un bol de céréale plus tard, Gloria m'informa que Tess se rendait à Olympie pour faire du shopping avec des amies et m'ordonna d'être de la partie. Son ton étant sans appel, je ne me fatiguai pas en discussion inutile et acceptai d'un mouvement de la tête.

Nous partîmes en fin de matinée. Les deux heures et quarante-sept minutes que dura le voyage éprouvèrent grandement mon sang-froid. Mais nous arrivâmes tout de même à destination sans perte ni fracas. Je ne mis pas plus de deux minutes pour trouver un prétexte et filer de mon côté.

Je me baladai sans but précis pendant de longues minutes avant de tomber sur une petite librairie. L'intérieur était encombré d'étagères en bois et de piles de livres plus ou moins poussiéreux et des petits fauteuils légèrement élimé parsemaient l'endroit. C'était un endroit chaleureux et je m'y sentis à l'aise directement. Je vagabondai d'étagère en étagère, une pile de livres sous le bras lorsque j'entendis une voix boudeuse mais néanmoins mélodieuse se plaindre.

- Bon, vous avez fini ? J'en ai marre, c'est ennuyeux les livres ! Geint la voix.

Je ne pus retenir un sourire moqueur et me dirigeai vers la source de la voix. En effet, quelques allées plus loin se tenait la famille Cullen au grand complet -du moins je l'imaginai- Edward, Jasper et leurs parents farfouillaient dans les étagères, Alice et Rosalie regardait des vieux magazines et la vue qu'offrait Emmett était impayable, affalé contre une étagère à l'écart de sa famille les bras croisés et une moue enfantine sur le visage. Emmett boudait. Mon sourire s'agrandit et je m'avançai vers lui.

- Bah alors le petit Emmy boude ? Demandais-je comme si je parlais à un petit garçon de cinq ans tout en lui pinçant les joues.

Je vous avais prévenus, mon niveau intellectuel baisse de façon drastique en la présence de ce garçon.

- Elara ! S'exclama-t-il comme si j'étais le messie, il fit mine de chuchoter, il y a des gens bizarrez qui veulent acheter des livres, il ponctua sa phrase d'un mouvement du pouce dans la direction de sa famille le tout en haussant les sourcils d'un air horrifié.

Je ris de sa bêtise, mais décidai de jouer le jeu malgré tout.

- Je suis tellement désolé, dis-je avec d'un air tragique. Mais ils m'ont eu ! M'exclamais-je en faisant un signe de tête en direction de ma pile de livres.

- Non ! S'écria-t-il. Jazz m'avait prévenu, mais je ne pouvais me résoudre à y croire ! Se lamenta-t-il la main sur le front avec un air de -très- mauvais acteur.

Nous rîmes bruyamment pendant un moment.

- Tu m'as vraiment, vraiment appelé Emmy ? Demanda-t-il finalement, une expression incrédule sur le visage. Hum... Faut que je te trouve un surnom merdique aussi, dit-il en se caressant le menton.

- Emmett surveille ton langage ! Dit une femme brune au visage en cœur que j'identifiai comme étant Esme.

Elle se tourna ensuite vers moi, un énorme sourire maternel sur le visage.

- Tu dois être Elara ? Les enfants nous ont beaucoup parlé de toi, je suis Esme ravie de te rencontrer !

- De même ! Répondis-je d'une petite voix.

Je me sentais un peu débile, mais cette femme qui avait pourtant l'air si douce et bien... M'intimidait. Du coin de l'œil, je vis Edward pouffer de rire... Tout seul. Je lui lançai un regard perplexe tout en pensant qu'il était un peu débile.

- Je croyais que tu allais te cacher dans ta chambre pendant tout le week-end pour être sûr de ne pas tomber sur Tess et ses amies, Darling ? Demanda Jasper d'une voix légèrement amusé.

- Mon estomac m'a fait capituler, du coup la mère de Tess ne m'a pas laissé prolonger mon hibernation plus longtemps et m'a envoyé avec les filles ici ! Le voyage a été insupportable, mais j'ai réussis à m'évader, soupirai-je.

Emmett et Jasper rirent de mon malheur et je ne trouvai rien de plus mature que de leur tirer la langue. Je ne remarquai pas cependant que le patriarche de la famille c'était approché de nous. J'étais mortifié. Et les deux autres riaient davantage encore alors qu'Esme avait un sourire amusé et tendre sur les lèvres.

- Bonjour Elara, dit-il de sa voix calme teinté cependant d'amusement. Tu peux te joindre à nous si tu en as envie, dit-il en souriant.

J'hésitai. Je ne voulais vraiment pas m'imposer cependant la proposition était tout de même tentante.

- C'est très gentil à vous de proposer M. Cullen, mais je n'ai pas envie de m'imposer, dis-je finalement, avec un sourire qui n'atteignait cependant pas mes yeux.

- Mais bien sûr que tu restes avec nous ! Rugit Emmett en me mettant une grande claque dans le dos.

S'en suivit une Alice sautillante et suppliante avec des promesses de shopping qui m'effrayèrent plus qu'autre chose à côté d'un Emmett qui ne valait pas mieux et d'un Jasper hautement amusé par mon embarras mais, qui me fît comprendre avec un regard encourageant qu'il souhaiterait également que je reste. Je finis par céder, après tout comment résister à Alice et Emmett lorsqu'ils font une tête de chien battu ?

Je me fis traîner -presque littéralement- dans les magasins de vêtements par une Alice surexcitée, mais je m'en sortis plutôt à bon compte -ironie quand tu nous tiens- après tout, je n'avais que cinq sacs de vêtements dans les mains mais, au moins je n'avais pas eu le temps de m'apitoyer sur mon corps d'enfant. Nous fîmes d'autres magasins avant de décider de nous séparer afin que tout le monde puisse faire les magasins désirés. Esme, Rosalie et Alice d'un coté -J'ai réussis à résister à Alice cette fois-ci- Jasper et Carlisle d'un autre, nous allions partir de notre côté avec Emmett quand Carlisle et Esme exigèrent d'Edward qu'il vienne avec nous être sûr que nous ne nous mettions pas dans une mauvaise situation. Celui-ci ne semblait pas du tout ravi de cet arrangement et nous entraîna dans des magasins de CD, vinyle et autres cassettes au grand dam d'Emmett qui sautillait et suppliait son frère pour aller dans la boutique de farce et attrape avec une ferveur absolue. J'eus grand-peine à retenir mes ricanements face à l'agacement grandissant d'Edward. Malheureusement, nous commîmes la plus grande fautes imaginable dans une situation telle que celle-ci : nos regards se croisèrent. Sans suivi, un fou rire aussi bruyant que mémorable qui n'améliora pas -au contraire- l'humeur d'Edward.

Incapable de se concentrer sur ses achats, Edward abandonna et nous nous dirigeâmes vers la boutique de farce et attrape. Lorsque celle-ci fût en vue, Emmett m'attrapa par le bras et nous courûmes en direction du magasin – enfin disons qu'il courait tout en me traînant là-bas- sous le regard atterré, voir effrayé de certain passant. Imaginez un type de la carrure d'Emmett courir à toute vitesse dans votre direction.

Nous entrâmes bruyamment dans la boutique et regardâmes l'intérieur avec un air ahuri. Il y avait de tout, du déguisement au matériel de magie en passant par des pétards, du thé laxatif et autres farces et attrapes. Un sourire mutin naquit sur mes lèvres. Nous courûmes en long, en large en travers dans tout le magasin en remplissant chacun un panier d'un peu près tout ce qui nous passait entre les mains, tout en testant tous ce que nous pouvions tester. Comme par exemple certains déguisements ! Ce fut ainsi que je me fis poursuivre par un poussin géant souffrant de dédoublement de personnalité qui se servait d'un poulet en caoutchouc comme baguette magique en lançant des « AVADA KEDEVRA » tonitruants. Normal me direz-vous.

Quand nous eument récupérer un peu de maturité – pas trop quand même- nous nous rendîmes à la caisse pour payer nos achats. En cadeaux, le vieil homme au comptoir nous offrit à chacun une sorte de claque doigt de sa propre conception, cependant, ceux-ci faisaient trois fois la taille d'un claque doigt normal. Enchantés, nous échangeâmes un regard avant de tirer les languettes d'un geste synchrone. « L'explosion » était beaucoup plus forte que celle des claques doigts normaux et bénéficiait d'un ajout très intéressant : de la peinture bleue. Nos visages, vestes et T-shirts, mains et une partie de la boutique était tachetés de peinture bleue. Lorsque nous eûmes fini de nous esclaffer avec le vieil homme, nous le saluâmes et quittâmes sa boutique, le sourire aux lèvres.

Sourire qui s'évanouit en un éclair lorsque nous croisâment le regard noir – littéralement à vrai dire- d'un Edward incroyablement furieux. Son regard était tellement froid que nous nous figeâmes sur place. Celui-ci se contenta de tourner les talons et de partir en direction du lieu de rendez-vous que nous nous étions fixés. Je n'avais certainement pas peur de lui, mais j'appréciais tout de même le fait que ma tête soit attachée à mon corps donc je ne fis rien pour compromettre cet état de fait. J'échangeai un regard anxieux avec Emmett, celui-ci me répondit par un sourire crispé. Malgré tout, je ne pouvais m'empêcher d'être amusée à l'idée que nous devions avoir l'air de deux enfants penaud s'étant fait surprendre en train de faire une grosse bêtise, cette idée fit naître un sourire au coin de mes lèvres. Nous suivîmes Edward en gardant tout de même nos distances. Esme, Carlisle, Rosalie, Alice et Jasper étaient déjà là et semblaient discuter joyeusement tout en montrant leurs différents achats. Jasper fût le premier à remarquer notre arrivé et sembla s'amuser de la situation. Il faillait dire que de toutes façons il profitait de chaque occasions pour se moquer d'Emmett et/ou de moi – et il en avait des occasions- les autres membres de la famille Cullen nous remarquèrent lorsque Edward fît une remarque sur le fait que nous n'étions pas sortable.

Alice essaya de prendre un air réprobateur, mais son sourire trahissait son amusement, Rosalie leva les yeux au ciel et frappa Emmett derrière la tête avant de me lancer un regard noir quant à Carlisle et Esme ils n'essayèrent même pas de cacher leurs amusements et rirent de la situation.

Peu de temps après, nous trouvâmes un endroit pour nous changer. Esme m'aida – j'en fus d'ailleurs extrêmement gênée- à me débarbouiller le visage. Je n'arrivai pas à comprendre ce qui me gênait en elle, pourquoi j'étais si mal à l'aise en sa présence, pourquoi ses sourires et autres gestes me perturbaient... Je ressentais également une gêne par rapport à Carlisle mais minime par rapport à celle que je ressentais envers Esme.

L'après-midi se termina sans réelle fausse note, Carlisle me proposa de me ramener chez Tess puisque celle-ci était repartie de Olympie bien avant notre heure de rendez-vous, ce qui ne m'affecta pas plus que cela, bien au contraire. J'effectuai le chemin du retour avec Carlisle, Esme, Alice et Jasper, les autres étant dans la voiture avec Edward. Ils parlèrent pendant une grande partie du voyage m'intégrant dans la conversation à chaque fois qu'ils en avaient l'occasion. Ils comprirent cependant que je n'étais pas vraiment d'humeur à parler – bien qu'avec eux, cela ne me dérangeait pas tant que cela- et respectèrent cela, je leurs en fus reconnaissante. Perdue dans mes pensées, je finis cependant par m'endormir, ma tête reposant contre celle d'Alice. Esme me réveilla doucement lorsque nous arrivâmes à Forks. Une fois arrivé devant chez Tess, Carlisle m'aida à sortir mes nombreux sacs du coffre et me tapota l'épaule en me souhaitant une bonne soirée.

Ce soir-là, rien, ni même la solitude vint priser ma bonne humeur.

J'espère que ce chapitre vous a plu! A la prochaine les patacitrouilles!