Auteur : Bloodylove013
Pairing : Je sais pas encore ^^".
Disclaimer : hélas, J. continue de refuser mes lettres de
corruptions pour écrire un bouquin où mes ptits Dray et 'Ry seraient
ensemble… Et pire : elle a refusé de me les vendre ! Dans un sens, je la
comprends quand même. A sa place, j'aurais emporté les droits d'auteurs de
la petite merveille qu'est la saga des HP dans ma tombe et haut delà… Et
puis vu ce que je lui en fais de ses perso ; je comprends qu'elle veuille
éviter à tout prix le massacre . En attendant, je ne fais que les
lui emprunter. Et vu que j'me fais pas de fric dessus (et oui c'est dommage
pour moi), pas la peine de me faire un procès !
Réponses aux reviews : (courbette) Merci de me suivre, et de le faire savoir en me laissant vos commentaires. Merci à bianka17, sachan972, Ange77, choupi-chan, li-san et caence de continuer à supporter cette fanfic (courbette) ! Merci également à Violine, Sumomokodomo, Bigoudis, et felinness, à qui je ne dirais qu'une chose : bienvenue, ô nouveaux lecteurs bien-aimés ! (courbette) ^_^
Note de l'auteur : Le temps d'attente pour ce chapitre était plus loin que les autres fois, j'en suis désolée, du fait de mon syndrome de la page blanche aigu. En espèrant, que ça continuera à vous plaire, enjoyyyy ^_^.
- Et alors, c'est quoi le problème ? Demanda Harry qui commençait à perdre patience.
Hermione lui adressa le même regard prudent qu'on lance à un groupe de scorpions venimeux au naturel agressif, avant de plonger la main, et d'en attraper un, pour en retirer le venin :
- Dis-moi un peu, Harry... De quelle façon as-tu appris que Drago était ton frère ?
- Dumbledore a découvert que le journal intime de ma mère dans ses affaires, répondit le brun en toute sincérité. Il semblerait, en toute vraissemblance, qu'elle le lui aurait confié, quelques jours avant de...
Sa voix se brisa.
- Enfin, bref, reprit-il d'une voix faussement désinvolte, ce journal intime semble être la dernière trace de l'existence d'Edward Potter. Dumbledore en a conclut que quelqu'un ou quelque chose s'est attaqué à nos souvenirs.
- Attends un peu, le coupa Ron, les sourcils froncés, comment peut-on être sûr que ce journal est entièrement véridique ? Après tout, si quelqu'un a prit soin d'effacer toutes traces d'existence d'Edward, comment se fait-il que ce journal n'ait pas été également modifié, comme les autres ?
- Dumbledore pense que le sortilège de Fidelitas y est pour beaucoup : depuis que ce journal est protégé par ce processus, personne ne peut plus en modifier le contenu, même s'il est lui-même le Gardien du Secret.
- Le sortilège de Fidelitas ? Répèta Hermione d'une voix songeuse, avant de demander d'une voix assurée :
- Et en quinze ans, depuis qu'il a connaissance de ce journal, le Professeur Dumbledore n'a pas trouvé le temps de t'en parler plus tôt ?
- Les souvenirs de Dumbledore, expliqua Harry, ont également été changés.
- Logique, répondit Hermione d'un ton triomphale. Cette chose, ne pouvant s'attaquer au Journal, a modifié les souvenirs du Professeur Dumbledore de façon à faire en sorte qu'il ne souvienne pas eut connaissance de l'existence du Journal de ta mère. De cette façon, le sortilège de Fidelitas l'empêcherait de mettre la main sur le carnet, même s'il l'avait sous les yeux.
Elle s'interrompit, les yeux brillants d'excitation, comme si elle venait de parvenir à la conclusion irréfutable d'un devoir scolaire extrêment compliqué, avant de continuer d'une voix presque joyeuse :
- Si Dumbledore est maintenant capable de voir le Journal, et que nous soyons tous capable d'en parler, il ne peut y avoir qu'une seule explication possible : le Gardien du Secret est mort, donc le Serment ne tient plus. Et, franchement, vu la concordance des dates, vous n'avez vraiment aucune idée sur l'identité du Gardien du Secret ?
Il y eut un moment de silence.
- Sirius... Finit par murmurer Ron, les yeux écarquillés sous le choc.
- Exactement ! S'exclama fièrement Hermione, assurée de la justesse de son raisonnement.
- C'est stupide ! Trancha le brun d'un ton catégorique. Et pourquoi diable, par tous les Démons de l'Enfer, Sirius ferait-il une chose pareille ? Aux fils de son meilleur ami, en plus !
- Oh, mais je ne nie pas les meilleures intentions du monde que Sirius semblait te porter, Harry, donc, par extention, s'il était au courant de son existence, à Edward également, répondit Hermione d'un ton calme. Mais, après tout, qui sait si cette histoire de souvenirs modifiés est une mauvaise chose ?
- Hermione ! S'insurgea Harry, s'attendant au soutient inconditionnel de Ron.
Mais, chose surprenante, le jeune Weasley resta muet, semblant approuver, pour la première fois en six ans qu'il la connaissait, sa camarade.
- Et pourquoi pas ? Réfléchis un peu ! Suis-je vraiment la seule à penser que tout ce qui vous arrive, à toi et à Edward, entre les larmes de sang, et le fait que tu ais réussis à faire exploser toutes les vitres de Poudlard lors de votre première crise, depuis que vous savez la vérité, n'a rien de normal ? Et si, vous voler vos souvenirs, et vous séparer, était une manière de vous protèger ?
- Comment tu sais ça ? Demanda le Golden Boy des Gryffondor, d'un air sombre. Pour le coup des vitres brisées ?
- Disons que Ron et moi, répondit Hermione sans rougir, avons laissé traîner quelques oreilles à rallonges de Fred et Georges lors de la dernière réunion de l'Ordre : c'est pour ça qu'on voulait te parler, Harry. Sans avoir eut accès à des informations essentielles -du genre, que toi et Drago étiez frères, on a quand même entendu des choses très intéressantes...
- Attends un peu, Hermione...
- Oui, je sais ce que tu vas me dire, Ronald Weasley, coupa la jeune fille d'un ton cinglant. Que tu n'es pa d'accord, blablabla... Mais, bon sang, même toi tu devrais être capable de faire le rapprochement !
Drago se réveilla brusquement, tiré des tréfonds de l'inconscience par une toute aussi brusque et violente douleur dans le dos. Cependant, il n'ouvrit pas tout de suite les yeux, tant l'effort lui paraissait insurmontable. Il essaya aussitôt de se rendormir.
BeepBeep... BeeBeep... BeeBeep...
Mais cette douleur dans le dos, de plus en plus aiguë, sans compter cet horrible et étrange petit bruit, anormalement constant et prodigieusement exaspérant, lui interdisaient tout retour dans les bras de Morphée. Il souleva alors ses paupières avec peine, se retenant à grande peine d'exploser, prêt à passer ses nerfs sur la première personne se trouvant à proximité.
Malheureusement pour lui, personne ne semblait avoir prit cette délicatesse.
Blaise avait sûrement dû oublier d'éteindre son réveil avant d'aller en cours, comme d'habitude. D'ailleurs, il fallait qu'il se dépêche de se lever lui-aussi, sous peine de se voir pulvériser par son parrain s'il osait vaincre le record de Potter en matière de retards en cours de Potions.
Aussitôt qu'il eut réussit à stabiliser le brouillard qui lui servait à présent de vue, son regard tomba sur ses mains, croisées au-dessus des couvertures. Une espèce de tube transparent, dans lequel s'écoulait un liquide, avait été fixé sur sa main gauche à l'aide d'une étrange attache collante. Passé l'étonnement, Drago l'arracha d'un geste vif.
Le blondinet s'extirpa alors de son lit avec difficultés, provoquant un nouveau pic de douleur, beaucoup plus fort que les autres cette fois-ci. Si fort que son corps en fut parcouru de tremblements incontrôlables. Il réussit à maintenir sa position debout pendant quelques secondes, avant de s'écrouler, dans un violent vertige. Ce fut là qu'il remarqua que son torse était recouvert de bandages...
Qu'est-ce que...
Alors, les longs doigts fins et pâles se mirent à triturer, un instant, les bandes de tissus enserrant son torse, avant de les arracher d'un geste sec, réouvrant ses plaies au passage.
Il hurla, d'un long feulement d'animal blessé, avant de se mettre à tousser d'un toux grasse, comme si quelque chose s'arrachait dans sa gorge, rendant chacune de ses inspirations douloureuse, irritante.
La douleur eut, au moins, comme effet positif, de l'éjecter du brouillard comateux dans lequel son esprit baignait.
Le souffle court, les membres tremblants, il finit, tout en essayant de reprendre un rythme cardiaque normal, par baisser les yeux sur l'étendu des dégâts, avant de les écarquiller violemment.
Sous le coup de l'horreur et de la surprise mêlées, il eut un soubresaut de tout son corps. En un sursaut, il entra en collision contre le lit d'hôpital, avant de perdre l'équilibre, et de s'écrouler dans une position grotesque.
- Te voilà enfin réveillé, Edward, fit alors une voix à la fois glaciale et acide, qu'il ne connaissait que trop bien.
Severus Rogue, assis, dans un coin de la petite pièce, dans un confortable fauteuil rembourrée, de couleur écarlate, l'observait, calmement, le scrutant de la même manière attentive que s'il venait de lui soumettre un devoir scolaire particulièrement ambitieux.
Edward ?
Oui, c'est comme ça que cette femme l'appelait, ou plutôt, c'était le nom qu'elle lui avait crié aux oreilles, tout à l'heure, avant qu'il ne se réveille.
Une femme aux yeux si semblables à ceux de Potter...
Drago poussa un cri bref, de peur et de dégoût mêlé, avant de reporter un regard paniqué sur son professeur de Potions. C'était un Mangemort, et lui était, de toute évidence, un des Survivants, auxquels le Seigneur des Ténèbres devait sa presque-mort : il allait mourir...
Il essaya de se relever. Sans succès. La douleur résultant de son essai fut telle qu'il en eut le souffle coupé.
- Je ne pensais pas que ça serait toi, fit Severus Rogue, sans bouger et sans le lâcher du regard. J'avais toujours espéré que ça ne soit pas toi, contrairement à ce que Lily avait toujours su.
Drago le regarda un instant, sans comprendre, avant que son corps se remette à se tordre, dans des convulsions de plus en plus violentes. Comme si on lui enfonçait des milliers d'aiguilles chauffées à blanc. Quand il essaya d'ouvrir la bouche pour hurler, de séparer ses mâchoires douloureusement contractées, ce fut comme si son larynx et ses cordes vocales venaient d'être sauvagement arrachés, déchiquetés. Respirant avec peine, Drago sentit alors quelque chose se frayer un chemin dans son dos, ses muscles se contracter, ses os se courber, pour lui laisser le passage. Ses vertèbres craquèrent, ses muscles enserrant sa colonne vertébrale dans un étau d'acier. Son dos se voûta, ses épaules se rapprochèrent, et quelque chose perça la peau de ses homoplates.
Et, sous la brusque disparition de la douleur, le jeune Serpentard, toute tension relâchée, perdit connaissance, sous le regard émerveillé de son directeur de maison.
Des ailes, deux véritables ailes de cygne, blanches et souples, aux plumes souillées de sang et de pus, venaient de se déployer dans le dos de la nouvelle Main Armée de Dieu.
- Harry, demanda Hermione d'un ton grave, ne prêtant aucune attention à l'expression outrée du rouquin, qu'est-ce que tu sais sur les grossesses gemellaires chez les sorciers ?
Le Golden Boy, le Garçon-ayant-survécu, leva un sourcil si dubitatif, que sa meilleure amie soupira, avant de répéter, lentement, comme s'il était atteind d'une quelconque déficience mentale :
- En principe, les jumeaux et les faux-jumeaux sorciers sont reliés par une espèce de lien dès leur conception. Ainsi, des expériences réalisées par le Département des Mystères ont prouvé que les deux jumeaux, qu'ils soient issus du même oeuf ou non, sont capables de ressentir les émotions, et les sensations de l'autre, même s'ils sont séparés de plusieurs milliers de kilomètres, allant jusqu'à mourir au même moment...
Elle inspira un grand coup. D'emblée, le corps d'Harry se crispa, pressentant ce que sa bientôt ex-meilleure amie allait lui débiter :
- Harry, finit par dire Hermione, tout en défiant son meilleur ami du regard. A ce que je sache, tu ne t'es ni tordu de douleur, ni mis à pleurer des larmes de sang quand Malfoy...
Tient ? C'était redevenu Malfoy, maintenant ? Constata mentalement le Golden-Boy des Gryffondors avec intérêt. Plus de Edward ou de Drago ?
- Quand Malfoy s'est décidé de nous faire un remake de l'Exorciste...
Harry remarqua, du coin de l'oeil, que Ron s'était soudainement redressé sur sa chaise, regardant, pour la première fois de sa vie, Hermione avec intérêt, sûrement dans la volonté de comprendre ce qu'était un remake, ou encore parce qu'il pensait que l'Exorciste était une personne un peu marginale qu'Hermione avait croisé au détour d'une ruelle.
- Donc, continua la jeune préfète de Gryffondors, loin de remarquer l'agitation autour d'elle, je te repose la question : es-tu vraiment sûre que ce sale serpent est vraiment ton frère ?
Harry ne réagit pas tout de suite à la provocation délibérée de sa présente ex-meilleure amie, se contentant de la dévisager gravement, l'examinant avec un air froid, inquiétant, comme un scientifique étudiant un dangereux spécimen.
- Aussi sûrement que je sais que tu n'es qu'une pauvre petite fille timorée, et nombriliste, passant sa frustration de la vie sur ses études ! Finit-il par déclamer, en la fixant tranquillement, l'air plus innocent qu'un flocon de neige, parfaitement détendu.
L'expression assurée d'Hermione se décomposa, sous le regard appréciateur du brun, laissant place à un silence à couper au couteau.
Cela aurait pu durer longtemps, à force de regards furibonds, si Remus Lupin n'avait choisit cet instant, pour débouler en catastrophe dans la pièce, provoquant les hurlements du portrait de la mère de Sirius, quelque part, dans les étages :
- HARRY ! EDWARD A DISPARU !
- Comment va-t-il ? Interrogea Aberforth Dumbledore tout en époussetant ses vêtements recouverts de suie et de cendres suite à son petit voyage inter-dimensionnel par poudre de cheminette.
- Il va s'en sortir, annonça Rogue, la voix affaiblie et les traits tirés par la fatigue. Il dort pour l'instant.
- Est-ce bien prudent de le faire voyager dans son état ?
- Nous n'avons pas trop le choix, soupira le maître des potions d'un air d'impuissance. Plus vite on aura mis de distance entre le Seigneur des Ténèbres et lui, mieux ça vaudra...
Drago Malfoy, ou plutôt Edward Potter, reposait sur un lit deux places, à moitié défoncé, qui, à lui seul occupait la quasi-totalité de la minuscule pièce dans laquelle il était disposé. Pâle comme un mort, le torse et la partie droite de son visage recouverts de bandages.
Un instant, Aberforth eut la terrible impression que l'adolescent avait rendu son dernier souffle tant le torse de l'adolescent restait parfaitement immobile. Mais il se rendit vite compte de son erreur : le thorax du blond avait beau se soulever très faiblement, si doucement que le mouvement en était à peine perceptible ; il n'en restait pas moins que Drago était encore vivant.
- Sa mère a rassemblé quelques affaires, indiqua Severus en désignant d'un geste de la main trois énormes malles pleines à craquer, disposées dans un coin de la pièce. Faites en sorte qu'il prenne sa potion de Régénération sanguine, et celle de Régénération osseuse toutes les heures, expliqua-t-il en lui tendant d'une main deux flacons remplis, pour l'un, d'un liquide rougeoyante, pour l'autre, d'un autre, d'un liquide blanchâtre lumineux. Et n'hésitez pas à lui donner une potion du sommeil en cas de besoin, continua-t-il en lui tendant, de l'autre main, un facon plein d'un liquide verdâtre.
- Euh... "En cas de besoin" ? Répéta Aberforth l'air incertain, tout en prenant les potions.
- Cela vaudrait mieux pour vous, répondit Rogue très sérieusement. Si vous ne voulez pas prendre le risque que cet enfant gâté vous brise les tympans avec ses hurlements de douleur dès qu'il ouvrira les yeux. Donc, vous comprenez aisément pourquoi je préfère ne pas le ranimer pour l'instant. On va l'emmener comme ça...
- Mobilicorpus, dit-il en pointant sa baguette sur le corps inanimé de son ancien élève.
Comme si on lui avait attaché des fils invisibles aux poignets, au cou et aux genoux, Drago se retrouva debout, la tête ballotante, telle une marionnette grotesque. Il flottait à quelques centimètres au-dessus du sol, les pieds pendants.
Et d'un autre coup de baguette : - Locomotor Barda !
Les malles s'élevèrent de quelques centimètres dans les airs. Sa baguette à la main, Rogue dirigea Drago, ainsi que les malles, vers le salon, tout en tenant le balai de son protégé de l'autre main. Alberforth, la cage du hibou Grand-Duc du jeune Malfoy à la main, le suivit.
Rogue lui tendit une petite bourse de tissu, que Alberforth saisit, ouvrit, avant d'en sortir une pincée de poudre de cheminette. Puis il s'avança vers la cheminée, pour jeter la poudre dans les flammes.
- Avalon, annonça Alberforth, tout en pénétrant dans la cheminée, après y avoir préalablement disposé Drago.
Et ils disparurent dans un nuage de cendres...
Narcissa ouvrit lentement les yeux, tout en se tournant lentement sur le côté, pour s'assurer du réel assoupissement de son nouvel amant, avant de laisser ses lèvres fines s'étirer en un mince sourire : la potion de sommeil que lui avait confié Severus, après le départ de Bellatrix, faisait, vraiment, des merveilles.
Elle se détacha alors, très lentement, très doucement, de l'étreinte possessive de Lord Voldemort, et, silencieusement, souplement, sortit du lit, pour se diriger vers l'armoire en bois d'ébène finement sculpté placée au centre de la chambre, avant de l'ouvrir, à l'aide d'un sort, évitant, ainsi, le moindre grincement suceptible de réveiller le Seigneur des Ténèbres.
La Prophétie trônait, minuscule sphère de verre, sur un coussin de velour noir, sur une des étagères.
Il fallait que son fils sache ce qui se tramait ici-bas...
Si vous voulez pousser un coup de gueule, ou tout simplement, m'envoyer un colis piègé, les reviews sont faites pour ça ! X3
