|| Participation aux défis ||
Auteur : The World of Coraliine
Univers : Game of thrones
Défi n49 : Placer la phrase "Je t'aime. Je t'ai toujours aimé et... oh merde!"
Sansa venait d'arriver à Port Réal, des espoirs plein la tête. Depuis qu'on lui avait parlé du prince Geoffrey, elle avait idéalisé son mariage et sa vie à Port-Réal. Tout avait bien commencé jusqu'au moment où son père avait fouillé dans les secrets de la reine Cersei. Un soir, lors d'un dîner, suite à une
dispute, Geoffrey avait demandé au Limier de la ramener. Elle n'avait jamais été seule avec lui et pour être honnête elle avait même un peu peur de lui. Restant silencieux, elle décida de faire la conversation et lorsqu'elle lui demanda son nom en utilisant le qualificatif de « Ser » Il se retourna vivement ce qui fit sursauter Sansa. Il s'approcha d'elle, un air menacant.
– Je ne suis pas chevalier ! Je ne suis pas comme mon frère. J'exècre les chevaliers.
– Désolée, je ne voulais pas vous insulter.
Il remarqua qu'elle tremblait. Il se radoucit et posa sa main sur sa joue.
– N'aie pas peur petit oiseau, je ne vous ferais aucun mal.
Il s'écarta d'elle et lui tourna le dos avant de poursuivre.
– Je sais que mon visage n'est pas très agréable à regarder mais c'est la faute de mon frère.
– Que s'est il passé ?
Il la regarda et lui raconta ce qu'il c'était passé ce jour là. Sansa se surprit à ne plus ressentir de la peur à ses côtés mais pour lui. Elle voulait encore parler avec lui mais malheureusement elle venait d'arriver devant ses quartiers.
– Vous avez intérêt à garder cela pour vous sinon je viendrais vous trancher la gorge.
Elle lui sourit tendrement avant de rentrer dans sa chambre. La vie reprenait son cours et les relations entre le prince, la reine et son père se déchirait puis un sombre jour, son père fût accusé de trahison et malgré ses supplications, Geoffrey, qui était devenu roi, lui coupa la tête. A ce moment là, le masque était tombé et elle découvrit que sous ses airs de charmant prince ce cachait un monstre. Par la suite Geoffrey s'était vanté devant elle, l'obligeant à regarder la tête de son père sur un pique.
– Lorsque que j'aurais gagné la guerre contre votre frère je vous ramènerais sa tête.
– A moins que ce ne soi lui qui m'apporte la vôtre !
– Qu'avez vous dit ? Demanda t il le regard furieux. Mère m'a dit de ne pas lever la main sur vous, Ser Meryn, occupez vous en.
Sansa recula sous le coup de la douleur. Geoffrey se retourna vers les têtes décapités et continua son monologue. Elle se surprit à imaginer pousser ce monstre du pont et alors qu'elle s'approcha doucement, le Limier compris son intention et couru vers elle. Il la colla contre lui en reculant. Sansa voulu se blottir complètement dans ses bras mais il s'écarta d'elle et demanda au roi s'il pouvait la raccompagner. Devant sa porte il sorti un mouchoir et se pencha vers elle avant d'essuyer doucement sa lèvre qui tremblait, Sansa n'avait pas remarquer qu'elle saignait suite au coup de Ser Meryn.
– Merci. Souffla t elle en le regardant dans les yeux.
– Faites attention avec lui, si vous manquez votre coups il vous tuera.
Elle frissonna face à cette vérité.
– Je ne supporterais pas qu'il vous arrive quelque chose. Avoua t il.
Mais avant qu'elle ne put dire quelque chose il s'éloignait déjà à toute enjambée. Elle se retrouva à nouveau seule. Depuis ce jours là, sa vie devint un enfer. Geoffrey ne passa pas une journée sans la rabaisser, il en vient même à demander à ses chevaliers de la battre ou pire. Seul point positif, l'annulation de leur fiançailles. Sansa dû se retenir de pas hurler de bonheur, elle devait garder un visage impassible.
Une dizaine de jours s'écoula et Sansa commençait à respirer petit à petit. Geoffrey passait tout son temps avec la lady Margaery Tyrell, la nouvelle prétendante pour devenir reine. Malheureusement rien n'était officiel et ce jours là, Sansa dû jouer son rôle de prétendue fiancée du roi. Après avoir assisté aux adieux de Myrcella elle marcha au côté de Geoffrey dans les rues de Port Réal mais les paysans étaient révoltés. Les soldats avaient du mal à les retenir et Geoffrey reçu une bouse en plein visage avant que les paysans se jetèrent sur eux. Geoffrey accompagnée de sa garde royal abandonnèrent Sansa qui essayait d'échapper à la révolte. Elle emprunta les petites ruelles mais se perdit vite et se retrouva bloquer face à quatre hommes malintentionnés.
Sansa commençait à trembler, ils l'attrapèrent par le bras mais elle réussit à en gifler un. Malheureusement elle n'était pas aussi forte que son assaillant qui la frappa en retour. Elle s'écroula en arrière et deux autres hommes en profitèrent pour la tirer vers eux. Elle commença à pleurer et essaya de se débattre pour leur échapper.
– Que crois tu faire ? Rigola un des hommes en empoignant sa jambes.
Cette dernière hurla et se débattit plus fort mais un des hommes la maintint au niveau de son dos.
– Tu t 'es déjà fait baiser putrelle ?
Sansa sentait que c'était la fin, qu'il n'y avait plus d'espoir qu'elle s'en sorte. Ils la retournèrent, lui bloquèrent les jambes, déchira son haut et remonta sa jupe. Un homme se plaça entre ses jambes et commença à descendre son pantalon. Au moment où il commença à s'approcher de plus en plus, il se fit
agripper par un homme qui le souleva de terre et l'étripa, Sansa aperçu ses boyeaux tomber au sol.
Pendant que les hommes se retournèrent pour attaquer l'assayant, elle recula vivement, ses cheveux collés sur son visage en pleurs l'empêchait de voir correctement celui qui l'avait sauver. Son sauveur envoya valdinguer plus loin un autre homme avant de planter son épée dans les deux derniers hommes qui le suppliait.
Sandor avait vue son petit oiseau s'éloigner quand les paysans avaient essayé d'attaquer le roi, qui n'en avait rien a faire de la belle Sansa. Il avait décider de la suivre, essayant de se frayer un passage à travers la cohue. Il avait vue les hommes la suivre et craignait le pire. Il était venu à temps et rien que d'imaginer ce qu'ils auraient pu faire à Sansa, il bouillonnait de rage. Il se tourna vers Sansa, qui tremblait de peur et se pencha vers elle.
– Il n'y a plus rien à craindre, petit oiseau.
Sandor était venue la sauver, elle se précipita dans ses bras avant de fondre en larmes. Ce dernier resta immobile, ne sachant comment réagir, avant de passer sa mains dans son dos.
– Tout va bien. Chuchota t il. Je suis là mais ils faut qu'on s'en aille avant que d'autres n'arrivent.
Il décida de la porter afin d'aller plus vite. Il passa ses mains sur ces cuisses et l'installa sur son épaule avant de retourner vers le château. Dehors la rébellion prenait des ampleurs démesuré, des corps gisaient au sol, des femmes se faisaient violer, des enfants pleuraient. Sansa ferma les yeux, essayant de se couper de ce monde, elle avait échapper à tout ça grâce aux dieux ! Elle réalisa que le Limier la maintenait sur son épaule et que ses mains frôlait presque ses fesses, étrangement elle ne ressentait aucune gêne bien au contraire, une douce chaleur l'envahi. Elle aurait pu rester pendant des heures dans ses bras, ou dans ce cas là sur son épaule.
Elle senti Sandor s'arrêter et la poser au sol, elle ouvrit les yeux et aperçu Tyrion qui s'approchait d'elle avec ses dames de compagnies.
– Êtes vous blessée ? Demanda t il.
– Le petit oiseau saigne mais elle a éviter le pire. Remettez le dans sa cage. Dit il en s'éloignant.
– Belle action, félicita Tyrion
– Je ne fais que mon travail, répondit le Limier ne lâchant pas Sansa du regard.
Il se retourna et s'apprêta à s'en aller.
– Attendez, parvint elle a dire. Je ... Merci.
Il continua son chemin sans même se retourner. Sansa fut accompagnée à ses quartiers où elle pu prendre un bain chaud. Son corps si pâle et clair était couvert de bleus, elle passa ses doigts dessus retenant ses larmes. Les jours passaient et Sansa essayait tant bien que mal d'oublier cette journée. Mais son répit fut de courte durée car une bataille commençait à faire rage. Stannis essayait de conquérir Port Réal et allait attaquer à la Nera. Alors que la bataille faisait rage, Cersei ainsi que les dames de la cour s'étaient réfugiées dans le donjon rouge. Sansa décide de profiter de la cohut pour essayer de s'enfuir. Elle se rendit dans ses appartements, sortie un sac en toile et commença à ranger quelques affaires.
– Vous partez ?
Sansa sursauta et se retourna. Elle aperçu le limier installer dans la pénombre d'un coin de sa chambre, ensanglanté. Elle s'approcha doucement de lui.
– Vous ... Vous êtes blessé ?
– Non ... Enfin je crois pas.
– Mais vous saignez ! S'exclama t elle.
Elle se releva et alla chercher de l'eau, quand elle se retourna, le limier était face à elle. Sansa lâcha la cruche.
– Qui vous dis que c'est mon sang ?
– Pourquoi êtes vous ici ?
Il s'approcha encore d'elle.
– Je suis venu voir si vous alliez bien.
– Je ... Je vais bien.
Elle recula et se retrouva bloquée contre le mur. Sandor dégagea une mèche de cheveux du visage de son petit oiseau qui leva les yeux vers lui.
– Venez avec moi, fuyons.
– Pourquoi ? Et le roi ? Vous êtes son limier. Et la bataille ?
– Je m'en cogne de ce gamin prétentieux ! Qu'il aille se faire enculer. Si je suis resté c'est ...
Sansa ne relevait plus quand il jurait pu était grossier mais il semblait hésiter.
– C'est ? Demanda t elle d'une petite voix.
Elle se prit à espérer qu'il vienne la chercher elle, qu'il l'emmènerait loin de cet enfer, loin de Geoffrey, loin des Lanister. Il se racla la gorge et s'éloigna.
– Rien laissez tomber, petit oiseau, c'est foutrement ridicule. Comme si vous alliez me suivre. Rigola t il.
– Pardon ? Mais qu'y a t il de drôle ?
– Vous, moi, partir loin.
– Est ce que vous me demandez de ... ?
– Si vous voulez tout savoir je vais vous le dire. Rhaaa j'aurais du boire du vin avant de venir.
Sandor n'avait jamais éprouvé de l'amour avant et n'avait jamais eu besoin de s'exprimer sur ses sentiments ou envies. On lui demandait d'être fort, courageux et loyal. Mais c'était différent avec elle. Quand elle était arriver a Port Réal, il avait su qu'elle était différente et quand Geoffrey a décapiter son
père il l'avait vue pleurer et ne voulait plus jamais la voir ainsi. Il avait tout fait pour l'aider et maintenant il prenait sa paire de couille en main et allait la sauver pour de bon. Il savait qu'il était fou de penser qu'elle ressentait pareil à son égard, qui voudrait de lui avec sa gueule cramé ? Mais quitte à peut être mourir ce soir autant foncer dans le tas.
– Si je suis resté c'était pour vous, comment aurais je pu vous laisser au mains de Geoffrey, vous êtes si pure et fragile, il vous aurait briser et je ne pouvais me résoudre à ça... Partez avec moi, je vous protégerais je vous en donne ma parole !
Le cœur de Sansa avait louper un battement.
– Mais pourquoi ?
– Mais bon sang ! Vous comprenez rien ! Hurla t il.
– Expliquez moi alors ! S'exclama t elle a son tour. Je ne suis pas devin, je ne peux pas lire dans les
pensées !
– Vous me compliquez la tâche ! Sansa je vous aime. Je vous ai toujours aimé, et ... Oh merde !
A ces mots Sandor s'élança vers Sansa, prit son visage dans ses mains et déposa ses lèvres sur les siennes. Il ne bougea pas laissant le choix à cette dernière.
Au moment où elle avait senti ses lèvres toucher les siennes, son cœur avait arrêter de battre, son cerveau avait arrêter de fonctionner. Elle mit quelques secondes à reprendre ses esprits. Sandor avait pris ce laps de temps pour un refus et alors qu'il commençait à reculer, Sansa passa ses bras autour de son cou et l'embrassa de plus belle.
A bout de souffle, Sandor s'écarta et la regarda. Elle lui sourit et passa sa main sur sa brûlure.
- Sombre crétin, je vous aimes aussi.
