Réponse aux reviews :
Delphine03 : Merci beaucoup pour les reviews que tu postes régulièrement !
Snoopgol : Merci beaucoup ! C'est vrai que d'avoir la perception des évènements par chaque personnage peut être lourde pour certains, mais c'est un vrai plaisir d'entrer dans la tête de certains personnages que JK Rowling n'a pas vraiment développé dans la saga.
Une dédicace spécial :
Je voulais remercier tout particulièrement CarolineWho, du fond du coeur ! Merci de me décoincer et de me faire autant rire avec tes blagues ! Ca n'a pas de prix pour moi !
« Je t'en ai voulu, Remus. Je ne t'en veux plus, répondit-elle, le regard toujours dans le vide.
- Alors pourquoi ne me regardes-tu pas dans les yeux quand je te parle, Hermione ? »
Chapitre 3 : Un air de défi
Hermione – l'instant des secrets, compartiment n°1 du Poudlard Express
La question de son bien-aimé professeur lui coupa le souffle. Alors qu'elle regardait à travers la vitre, son corps mourrait d'envie de se lover entre les bras de celui qu'elle aimait. Ses doigts ne voulaient qu'une chose : plonger dans ses beaux cheveux châtains, pendant que ses lèvres se poseraient sur les siennes, doucement, dans un baiser qui révélerait à son destinataire tous les sentiments qu'elle lui portait déjà.
Mais, bien entendu, elle n'en fît rien. Elle avait surtout envie de s'enfuir. Elle avait trop peur d'être rejetée, elle savait que cela la détruirait. Elle voulait être honnête, mais ce fût sa peur de l'abandon qui l'en empêcha. Elle le reconnaissait volontiers, elle n'avait que peu d'amis. Peu d'amis et bien peu de courage. Affronter un mage noir n'était rien pour elle en comparaison de cet instant où tout se jouait.
Prête à ouvrir la bouche pour enfin lui répondre, elle se tourna vers lui. Et sa bouche s'assécha à l'instant où leurs regards se croisèrent. Aucun son ne pût sortir et elle scella ses lèvres. Elle avait envie de disparaître, le temps de préparer un beau discours. Mais Remus ne lui laissa pas le temps.
« Hermione, si tu savais à quel point je suis heureux de te voir et à quel point je regrette que tu aies souffert de mon absence…
- Tu n'as pas besoin de t'excuser. J'aurais dû tout essayer pour te retrouver, mais je n'en ai jamais eu le courage.
- Pour quelle raison, Hermione ? Tu es l'une des personnes les plus courageuses que je connaisse, et je ne t'avais jamais intimidé avant.
- Parce qu'avant, je... je… »
Elle regarda vers la porte, puis vers la fenêtre. Son affolement grimpait en flèche, et le point de rupture fut atteint. Elle attrapa sa valise d'une main tremblante et sortit précipitamment. Le couloir était désert et elle se mit à le parcourir doucement, en se concentrant sur le paysage qu'elle voyait défiler par les vitres pour calmer les battements affolés de son cœur.
Des larmes commencèrent à couler sur ses joues rouges. Ce n'était pas des larmes de tristesse, c'était des larmes de honte. Comment son courage, valeur fondamentale de Gryffondor, avait-il pu l'abandonner aussi brutalement, à un moment aussi crucial ? Ses larmes devinrent des sanglots qu'elle ne parvint pas à retenir. Elle appuya sa tête contre la vitre froide, mais la fraîcheur soudaine n'apaisa pas son chagrin.
Elle commença à avoir peur de ce qu'elle était en train de devenir, une lâche. Une femme qui n'arrivait pas à dire à celui qu'elle aimait qu'elle en était amoureuse.
Sirius – un instant surprenant, à bord du Poudlard Express
« Les garçons, je vais chercher Remus et Hermione. Je reviens après.
- Aucun souci, Sirius » répondit Ron la bouche pleine.
Il sortit et referma doucement la porte du petit compartiment. Il arpenta le couloir de leur wagon mais ne put trouver son meilleur ami. Il décida alors d'aller dans le wagon situé en tête du train, et déverrouilla la porte de communication, avant d'apercevoir Hermione.
En s'approchant de quelques pas, il réalisa qu'elle pleurait et cette vision lui fit mal au ventre. Elle avait l'air de souffrir et il voulait savoir ce qui bouleversait à ce point la belle jeune femme. Il était à moins de cinq mètres d'elle mais elle ne l'avait toujours pas remarqué. Sans réfléchir, il se colla à elle, son torse contre son dos et l'entoura de ses bras.
« Hermione…
- Sirius ? Qu'est-ce que tu fais là ? répondit-elle d'une voix entrecoupée de sanglots
- Je te cherchais… Dis-moi ce que tu as. »
Elle ne lui répondit pas et se remit à pleurer. Et, d'elle-même, elle se retourna et les bras de Sirius la retinrent fermement contre lui.
« Calme-toi, Hermione, s'il te plaît. Je suis là et je ne partirai pas avant que tu m'aies dit ce qu'il t'arrive. »
Mais elle ne cessa pas de pleurer, et sa vulnérabilité l'atteignit droit au cœur. Il saisît doucement son menton entre ses doigts et le releva vers lui. Il était là pour elle, elle ne devait jamais en douter. Il fit alors la seule chose qui lui permettrait peut-être de le lui prouver. Sa bouche se posa doucement sur celle d'Hermione et ce fut à cet instant qu'il ressentit ce qu'on pouvait appeler le coup de foudre. Il ne se serait éloigné d'elle pour rien au monde.
Hermione – l'heure de l'apaisement, dans les bras de Sirius
Quand Sirius l'embrassa, son chagrin s'évapora de lui-même. Elle se sentait femme pour la première fois et ses larmes s'étaient taries. Elle focalisa son attention sur les lèvres de l'animagus et fut ravie de les trouver douces, sucrées, parfaites en somme. Elle prit seule la décision d'approfondir leur baiser et mit ses mains derrière la nuque de Sirius. Elle voulait qu'il lui communique sa chaleur, elle avait besoin de ça pour se sentir de nouveau en sécurité.
Comme s'il avait entendu sa prière silencieuse, elle sentit une main remonter dans ses cheveux et une autre descendre plus bas, vers le creux de ses reins, puis sur ses fesses, comme plus tôt sur le quai de la gare. Ce contact ne la gêna pas, au contraire. Elle avait envie de plus, et rien d'autre ne comptait. Elle se sentait heureuse, et le mouvement de la main de Sirius, qui caressait ses fesses et s'amusait à les masser, lui rappelait ce qui se passait toujours dans ses rêves, quand il voulait lui donner tout le plaisir qu'il pouvait.
Puis elle se rendit compte de l'endroit où ils se trouvaient. Elle ne voulait pas qu'ils aient des problèmes ou qu'ils se fassent surprendre dans une situation aussi scandaleuse. Mais bien qu'elle ne voulût pas interrompre leur baiser, elle n'eut pas le choix.
« Sirius, souffla-t-elle contre ses lèvres. Tu me plais beaucoup, mais… pas ici… Imagine que l'on se fasse surprendre.
- Tu as raison, Herm. Et je ne voudrais pas plus abuser de la situation. On en reparlera plus tard d'accord ? Je vais chercher Remus, mais je ne veux pas que tu restes seule. Tu devrais aller voir Harry et Ron, et garde moi un peu de gâteau au chocolat, si possible.
- D'accord. Oui, je t'en garderai une part si j'arrive à temps, sourit-elle. Remus est dans le dernier compartiment, au fond.
- Comment tu le sais, ma belle ? »
Sirius – le moment des confessions, dans le compartiment n°1 du Poudlard Express
Mais Hermione était déjà loin quand il acheva sa question. Il savait que son départ précipité cachait quelque chose. Mais quoi ? Sans hésiter plus longtemps, il se dirigea vers le compartiment que la Gryffondor lui avait indiqué. Effectivement, son meilleur ami s'y trouvait, et il remarqua à travers la porte vitrée que quelque chose n'allait pas. Il regardait dans le vide.
Il toqua brièvement et entra. Un léger sourire apparut sur le visage de son ami mais cela fit culpabiliser Sirius à un point inimaginable. Il venait d'embrasser et de toucher la femme qui pouvait rendre son ami heureux, celle sur qui son frère de cœur fantasmait et à qui il pensait pour soulager ses pulsions. Il se demanda quoi faire. Devait-il lui dire la vérité ?
Il choisît d'écouter son cœur et de tout avouer à Remus, quelques minutes plus tard, juste le temps de profiter un dernier instant de leur amitié qu'il allait probablement gâcher. Après tout, ils étaient condamnés à passer une année entière dans le château, il aurait bien l'occasion d'user d'une infinité de stratagèmes pour que son meilleur ami lui pardonne, en tout cas c'est ce qu'il espérait. Certains pouvaient se dire qu'aucune femme ne méritait que l'on perde un ami pour elle, mais ces personnes ne devaient probablement pas connaître Hermione. Il n'existait pas deux femmes comme elle, et elle valait tous les sacrifices du monde. Sirius en était persuadé.
Il s'était juré d'écouter les élans de son cœur et avait fini par comprendre que celui-ci ne se trompait que rarement. Dans les bras de la jolie brune, il s'était senti devenir un homme. Pas de ceux que l'on peut admirer pour leurs tableaux de chasse ou leurs prouesses sportives, mais de ceux qui sont sûrs de leur choix et qui sont prêts à tout pour rendre une femme heureuse.
Remus – l'heure du défi, dans le compartiment n°1 du Poudlard Express
« Alors mon ami, comment sens-tu cette année à Poudlard ? demanda Remus.
- Je n'ai jamais rien enseigné à personne et je vais apprendre à des gosses à se transformer en chats ou en rats.
- Aïe, mauvais choix Patmol. N'oublie pas que les chats adorent chasser les rats, répondit Remus en éclatant de rire.
- Ah oui, je suis vraiment un abruti parfois. Tu vois ! Je commence déjà très mal l'année.
- Mais non, ça va venir. Et puis sinon, tu pourras demander de l'aide à Hermione, tu sais bien qu'elle est ravie de te revoir et qu'elle aime plus que tout aider les profs.
- Ouais, bonne idée. D'ailleurs, en parlant d'Hermione, j'ai quelque chose à t'avouer. Quelque chose qui va te mettre en colère.
- Ah ? Mais pourquoi ça me mettrait en colère ? se méfia soudainement Remus.
- Ecoute Lunard, tu te souviens d'hier soir ? Le temps que je me débarrasse de la nana avec qui j'étais, tu es allé prendre ta douche, non ? »
Remus perdit réellement son sourire. Il voyait très bien de quel sujet Sirius allait lui parler, mais il espérait se tromper. Et surtout pourquoi l'avertissait-il qu'il allait lui en vouloir ?
« Pour ne rien te cacher, commença Sirius, je t'ai entendu hier sous la douche, et je sais que tu pensais à Hermione. Tu n'as pas pu t'empêcher de prononcer son nom, plus d'une fois.
- Comment tu as pu m'espionner comme ça ! s'écria Remus.
- Si tu commences déjà à t'énerver, ça ne présage rien de bon pour la suite. Surtout que ce que je vais te dire maintenant, ça va te blesser, j'en ai peur.
- Arrête de tourner autour du pot, bordel ! Je ne suis pas en sucre ! Qu'est-ce que tu as fait de si grave ? Tu lui en as parlé ?
- Non, Lunard, je ne lui en ai pas parlé.
- Alors quoi ? Tu te l'ais faite ?
- Arrête de me manquer de respect comme ça ! A t'entendre, je n'ai aucune morale !
- Tu n'as aucune morale, Patmol. Il n'y a aucun doute à avoir là-dessus.
- Je l'ai embrassé !
- Quoi ?
- Tu as très bien entendu, Remus ! Je l'ai embrassé. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je l'ai vu dans le couloir du train il y a vingt minutes, elle était tellement malheureuse, je n'ai pas réfléchi. Je voulais simplement la réconforter. Je sais bien, avec ce que j'ai entendu hier, qu'elle te plaît énormément, mais elle me plaît aussi.
- Mais arrête avec tes histoires, comme si tu étais un prince charmant ! Tu vas la faire souffrir, je le sais ! Tu es un vrai chien, Sirius ! Tu sais très bien que je ne me suis jamais masturbé en pensant à une femme dont je me fous, tu sais que ça signifie qu'elle compte énormément pour moi ! Et pourtant tu me la voles !
- Te la voler ? Mais Remus, si au moins tu assumais ce que tu ressens… mais tu en es incapable… Ne t'étonne pas que quelqu'un prenne ta place.
- Ce quelqu'un ne devrait pas être mon meilleur ami.
- Tu sais très bien qu'en amour, ce genre de règles n'existe pas.
- En amour ? C'est toi qui oses parler d'amour ? Tu ramènes une femme différente dans ton lit tous les soirs.
- Tu te crois meilleur que moi parce que tu fais abstinence ?
- Ce dont je suis sûr, c'est que je serais meilleur pour elle.
- Eh bien je te propose une compétition alors.
- Comment ça ? Tu veux qu'on joue avec elle ?
- Non, Remus. La victoire sera au premier qui arrive à conquérir son cœur.
- Est-ce que tu l'apprécies au moins, Sirius ?
- Crois-moi Lunard, ce baiser que j'ai échangé avec elle tout à l'heure était fabuleux, se vanta-t-il une dernière fois. Je peux même te dire qu'il a éveillé en moi des sentiments bien plus forts qu'une simple affection.
- Je ne veux plus que tu la touches, Sirius. Je ne t'en laisserai plus l'occasion.
- C'est ce qu'on verra, Lunard, » conclut-il avec une moue de mépris pour celui qui était son meilleur ami, et qui devint à partir de cet instant le plus grand rival qu'il ait jamais pu avoir.
