Chapitre 3 : la négociation (1ère partie)

23 juin 2012

Mon ami, le journal,

J'ai survécu à Mikasa. Oui, je l'affirme. En omettant certains détails, je lui ai annoncé qu'on m'avait confié une négociation et qu'on reconnaissait mon talent. Elle ne dit pas grand-chose. Bon, je sais son regard disait ce que les paroles ne disaient pas. Elle doutait sérieusement.

Sinon ben la journée n'a pas changé de celle de vendredi qui était d'apprendre tout sur la société. Gunther est vachement pédagogue, je retiens mieux quand c'est lui que quand c'est Aurouo.

Je n'ai pas trop envie que la semaine se finisse, car vendredi, je passerai la journée avec le boss. Je l'ai vu sur son agenda. C'est pratique quand même d'avoir accès à son agenda électronique, je sais tout ce qu'il fait. Mes rêves érotiques se sont arrêtés. Sûrement parce que je ne le croise pas tellement je suis pris dans la préparation de la négociation.

24 juin 2012

Aurouo a décidé de me faire une interro surprise comme à l'école. Que de souvenir, surtout que je faisais rien au lycée ou au collège vu que cela m'ennuyait. Ben la catastrophe. J'ai retenu que ce que Gunther m'a dit et non Aurouo. Résultat, il n'a pas apprécié et je me suis pris une sacrée remontrance sur mon incapacité à faire quelque chose de correcte. Petra a débarqué en lui demandant de se calmer et qu'il imitait très mal le boss. J'ai passé le reste de la journée à réapprendre de nouveau tout ce qu'Aurouo voulait que je retienne.

25 juin 2012

Je ne suis plus qu'une ombre. Ma tête bourdonne. Je rêve de nom, de chiffre la nuit. Je commence à douter de la réalisation de la négociation. Mikasa est partie en formation pour un moi. Cela me laisse la maison pour moi tout seul, vu que les parents sont jamais là.

26 juin 2012

Dernier jour déjà de bourrage de crâne. Demain, je passe la journée avec le boss. J'appréhende sérieux mon journal. Je ne pense plus qu'à ça que j'en ai presque perdu l'appétit. Mes collègues mon trouvé une petite mine aujourd'hui. Il a fallu que je les rassure. Mais bon après presque une semaine à tout apprendre par cœur, il ne faut pas s'étonner que j'aie des cernes. Je devrais peut-être faire une cure de vitamine.

27 juin 2012

Au secours, mon journal !

J'avais des nœuds à l'estomac toute la nuit et maintenant, je sais pourquoi. Mon boss, c'est un pervers en puissance !

Non mais, m'aider à repousser les avances du blond, je veux bien, mais ses méthodes ne sont pas du tout catholique.

Limite aujourd'hui, je ne me faisais pas violer par lui. Tu te demandes comment cela se pourrait-il mon journal ? Et ben moi, je te le dis, il n'est pas net mon chef. Certes, je rêve de lui la nuit, mais ce n'est pas une raison pour faire ce qu'il a fait.

Tu te demandes bien ce qu'il a pu me faire ? Je n'ose t'en parler tellement j'en suis encore gêné. Dorénavant quand je serais seul avec lui donc lundi, je me sentirais nu comme au jour de ma naissance. Sauf que ce jour-là, pas sûr que j'ai eu autant la trique.

Bon aller je te le dis quand même, mais tu gardes ça pour toi, hein ?

Voilà, je suis arrivé le matin et je prenais connaissance de mes mails quand il est apparu devant moi, le regard terrifiant. J'avais l'impression de passer une inspection pour être sûr de ne pas avoir un faux pli sur ma tenue.

- Jaeger, suis-moi dans mon bureau.

Je me lève donc et je le suis. On s'arrête au bureau de Petra où il annonce de n'être dérangé sous aucun prétexte de la matinée. Là, je la sens mal. J'essaye de repasser dans ma tête tout ce que j'ai pu faire depuis qu'on s'est vu la dernière fois y a une semaine et qui aurait pu le mettre en colère. On entre dans le bureau et voilà qui ferme la porte…. À clefs.

Mon cœur commence à paniquer, je suis sûr que je suis plus blanc que Casper. Il tire les rideaux qui donnent sur les autres bureaux et couloirs. Me voilà coupé du monde si jamais je veux appeler à l'aide. Je pense une seconde à m'échapper par la fenêtre, mais je me rappelle rapidement que vu l'étage, on ne pourrait pas m'identifier en bas.

- Assieds-toi. Gunther et Aurouo m'ont fait un compte-rendu de la semaine avec toi. Apparemment à part quelques données, tu as pratiquement toutes les clefs en main pour présenter la société. Nous allons donc passer à la suite de ta préparation. Je te préviens de suite, je ne compte pas te ménager. Mon objectif qui est désormais le tien aussi est de repousser les avances d'Erwin.

Je sens son regard me regarder de haut en bas. Il lâche un soupir.

- Bon vu ta carrure, il ne faut pas compter sur ton physique pour le repousser avec force. Je vais déjà t'expliquer qui est Erwin et comment il procède. C'est un salopard, qui aime les jeunes, les garçons qui ont un beau minois et qu'il pourra dominer sans problème. Si en plus, sa proie est vierge alors pour lui cela devient son unique cible et il ne l'a ne lâchera pas. Mais une fois qu'il a assez joué avec, il l'abandonne sans regret et ne signera pas forcément le contrat. Tu as compris ce qui t'attend si tu n'es pas bien préparé.

- Euh oui monsieur.

- Bien maintenant passant à la pratique. Tu vas devoir repousser toutes mes avances. Je me suis bien fait comprendre ? M'a-t-il demandé avec ses yeux de prédateur qui ne me disait rien de bon.

Je n'eus pas là le temps de répondre, qu'il était pratiquement sur moi. Il avait collé sa chaise contre la mienne et je sentis une main se balader sur le dessus de ma cuisse droite et se diriger vers l'intérieur de la cuisse. Je me crispais illico. Plus tendu que ça, on ne pouvait pas.

- Réagis bordel, ou tu te feras bouffer en même pas 5 minutes.

Et là le voilà qui pose sa main sur mon entrejambe et appuie dessus. Ni une, ni deux mon journal, je bouscule la chaise en arrière et je me colle dans un coin du bureau. Je ne sais pas qu'elle était ma tête à ce moment, rouge ou blanche. Mais je le vis lui avec un regard meurtrier. Il m'aurait littéralement tué s'il avait des pistolets à la place des yeux. Il poussa un soupir dépité.

- Putain, ne me dis pas que t'es vraiment puceau ?

Je déglutis. J'ai passé le pire moment de ma vie mon cher journal. Le pire de toute ma misérable vie. Je hochais légèrement la tête.

- Là, on a un sérieux problème. Faut annuler tout. Tu n'y arriveras décidément pas.

- Non ! Je vais le faire.

- Tsk. Ne dis pas de connerie. Regarde-toi bien. T'as la tête d'une vierge allant sur un autel pour le sacrifice.

- S'il vous plaît ! Laissez moi réessayer.

- Hors de question.

- Monsieur, s'il vous plaît ?

- Retourne à ton bureau.

Ne pouvant pas avoir le dernier mot, je suis donc retourné à mon bureau. J'ai donc passé le reste de ma matinée à déprimer sur mon bureau. À midi, les collègues se demandaient ce qui se passait. Je ne préférais pas leur dire. Petra insista pour que je mange sinon je ne tiendrais pas l'après-midi. Mais voilà, je n'avais plus d'appétit. J'avais échoué.

Soudain, la porte de la cantine s'ouvrit et je vis la cause de ma dépression venir dans notre direction. Plus personne à table ne parlait, attendant que le boss parle.

- Jaeger, suis-moi de suite. Laisse ton plateau, les autres le débarrasseront à ta place.

Oh mon Dieu, je me suis demandé si ma dernière heure était arrivée. Il me fait entrer à nouveau dans son bureau.

- Tu passeras le week-end ici. Je vais procéder autrement. Si tu refuses, j'annule tout. Alors veux-tu toujours tenter les négociations.

- Oui, monsieur. Mais quand vous parlez de procéder autrement, cela veut dire quoi exactement ?

- Ne pose pas de question, tu verras. Prends juste des affaires de rechange. Maintenant vas étudier le dossier sur la Smith & Cie.

J'ai donc passé l'après-midi à étudier un dossier de plus de 400 pages. De temps en temps des collègues passaient me voir pour essayer plus ou moins discrètement savoir ce qui s'était passé. Je ne leur ai rien révélé.

Voilà donc ma journée de malade. J'appréhende mon week-end. Je vais peut-être te prendre avec moi pour te confier ce qui se passera dès que j'aurais un moment de libre.

En tout cas, mon journal. Pense à moi.

28 juin 2012

Moi Eren JAEGER est mort ce jour.

Je profite de l'absence de mon boss ou plutôt de Levi, car c'est comme ça qu'il veut que je l'appelle. Pourquoi par son prénom ? C'est une longue histoire.

Pourquoi suis-je mort ? Je n'ose te le dire.

Il y a encore quelques heures, j'étais un jeune garçon, beau, désireux de découvrir le monde. Maintenant, je me sens lasse, sale et surtout….

Surtout mon journal…

Qu'est-ce que j'ai mal au cul !

Oui, tu as très bien entendu, je me suis fait trouer le cul non pas par Erwin vu qu'on n'est pas le bon jour, mais par Levi !

Comment j'en suis arrivé là, je me le demande encore. Mais je savais qu'il y avait quelque chose de louche.

Je te le dis, maintenant profitant que le loup soit sortit de la bergerie.

Je suis arrivé à 8 heures. À l'accueil, on m'a dit immédiatement que j'étais attendu à l'étage 33. Là, je le sentais déjà mal. Je repensais à ma nuit passée chez lui où je n'avais presque pas fermé l'œil de la nuit. Je vis les numéros d'étage passer lentement. Arrivé à destination, je dus attendre que l'on m'ouvre la porte. Bon bien évidemment, il n'y a que Levi qui m'ouvrit l'ascenseur vu que c'est chez lui. Mais quel choc pour moi de me faire accueillir par lui en boxer comme si rien n'était. Mon cœur à ce moment-là a loupé un coche. Bordel, qu'est ce qu'il est beau le matin dans cette tenue.

Non, non, non, je m'égare. Je ne dois pas penser à ça avec ce qu'il a osé me faire.

Attend journal, j'entends du bruit.

Non, rien fausse alerte. Je fais gaffe, il est à l'étage du dessous. Il avait des dossiers à traiter et devrait revenir rapidement pour continuer « ma formation ».

Donc je reprends.

Il m'accueille en boxer et me détaille. Là, je commence à regretter d'être monté. Il me dit de déposer mes affaires dans la chambre près de la commode. J'obéis prestement. Pas trop envie de l'énerver le week-end. C'est quand même lui qui valide les paies.

Il me sert une tasse de café.

- Bon, je ne vais pas aller par 4 chemins. Vu que repousser pour le moment est un obstacle pour toi, je vais devoir utiliser la manière forte.

- Euh comment ça Monsieur ?

- Je vais te prendre ce que je ne veux pas que tu lui donnes. Faut que je te fasse un dessin ou tu as compris.

Là, mon sang quitta mon visage. Je me vis défaillir.

- Et putain gamin, t'avais moins l'air paniqué hier. Sans compter que quand t'as dormi ici la dernière fois, vu dans l'état où tu as dormi, je ne pense pas que tu rêvais à une fille, surtout en prononçant mon nom.

- Hein ! Ce n'est pas possible, monsieur.

-Tsk. La prochaine fois, je t'enregistre. Je te préviens morveux, j'suis en week-end. Donc c'est Levi et c'est « tu ». Surtout après ce qui va se passer. C'est compris ?

- Oui, fis-je la tête ayant enfin viré au rouge.

- Bien. Maintenant quand t'auras fini ta tasse, tu iras prendre une douche. Ça t'aidera à te détendre et surtout, je ne fais ça que quand c'est propre.

Je me suis donc dirigé vers la salle de bains. Je fis couler l'eau chaude. J'avais l'impression que mon corps ne m'obéissait plus. Mon cerveau me disait de fuir rapidement, mais mes jambes m'avaient traîné jusqu'à la salle de bains. Je sentis le temps du trajet, son regard.

Cela ne faisait pas 2 minutes que j'étais sous l'eau chaude que je sentis mon corps se faire plaquer contre la paroi de la douche. Je réprimais un gémissement de douleur.

- Je viens vérifier que tu n'oublies aucune partie.

J'avais fermé les yeux. Je n'osais regarder. J'avais peur et en même temps, je sentais grandir l'excitation de la découverte de ce qui aller suivre.

Non mon journal, je t'assure, j'ne suis vraiment pas maso.

Note pour moi-même : faudra quand même que j'en parle à Armin.

Je sens son corps plaqué contre le mien. Il m'embrasse dans le cou, tandis que ses mains parcourent mon torse. Ses doigts titillent mes tétons…

Oh bordel mon journal, rien que d'y repenser, cela me lance entre les jambes. S'il me voit comme ça, il va croire que je suis en manque de lui.

Inspire, Expire Eren. Fais le vide en toi. Non, tu ne dois pas t'exciter pour ça quand même.

Il frotte son bassin aux miens. Je laisse échapper un gémissement. Dieu que c'est bon.

- C'est ça Eren, laisse toi aller. Laisse monter ce flot d'adrénaline.

Sa voix. La vache, sa voix sensuelle, n'est pas sa voix que j'entends tous les jours. Ce n'est plus les ordres secs et les cassages en règle.

Il me lèche le tour de l'oreille et là, je perds mon cerveau. Oui, c'est à ce moment-là, que mon cerveau, c'est mit en mode Black Out.

Sa main arrive sur mon sexe déjà bien tendu. Il le saisit et me ronronne à l'oreille.

- C'est bien ça. Laisse toi faire.

Il commence un lent va et vient dessus. Mes mains qui prennent appui sur la paroi pour ne pas tomber se serrent. Je commence à haleter.

- Non, s'il vous plaît, Monsieur. Arrêtez.

- Tsk. J'ai dit Levi et tu dois me tutoyer. Et non, je n'arrêterai pas. Et ne me dis pas que tu n'aimes pas, ton corps me dit le contraire.

- Levi s'il te plaît. Si tu continues, hummmm

- Si je continue, tu quoi ? Vas-y dis le !

- Je vais jo...Jouir.

- Ne te gêne pas pour moi alors, vas-y.

Il me disait ça comme si c'était une chose naturelle. Oui certes, je l'avais souvent fait dans la douche chez moi, comme la plupart des adolescents. Mais j'étais seul dans ma salle de bains. Et oser, me faire, dire des trucs comme ça, il n'y a que lui pour le faire.

Il accélère la cadence et la pression et au bout de quelques minutes, je me libère dans sa main.

- Hum, rapide avec toi.

Vas-y la douche froide que je me suis prise là. Non mais d'habitude quand c'est moi qui me le fait, je ne fais pas ça en trente seconde non plus. Je prends plus de temps. Mais avec lui, c'est différent. Je contrôle rien.

J'ai du mal à reprendre mon souffle. Il me garde dans ses bras. L'eau a nettoyé sa main. Je ne sais pas après comment je suis arrivé sur le lit, mais j'étais allongé, nu sur son lit. Il était à califourchon sur moi et me regarder avec envie.

Oui avec envie. Ses yeux, on aurait dit qu'ils souriaient.

Oh merde l'ascenseur vient de bipper, il arrive. Je reviens à toi rapidement mon journal. Ne m'abandonne pas.