Titre : Lovely, faut-il toujours tout expliquer ?
Note de l'auteur : Désolée pour le retard ! Vraiment désolée ! Plusieurs mois se sont écoulés, alors pour me faire pardonner...Tadam !
J'espère que ce chapitre vous plaîra ! Bizz-Bizz à tous !
Rewiews : Magré le fait que l'on n'ait pas le droit de répondre ici aux rewiews, je le fais ! Je suis une rebelle ! Mouaaah !
Eden'sworld : Tant de ressemblances C'est bizarroïde ! hihi ! Oui, Severus est cynique et arrogant...Comme je l'aime...3
Flemmardise : J'ai toujours aimé les fanfics où Hermione a autant de répartie que Severus...Est-ce réussi dans mon cas ? Bizz-Bizz !
EtoileDeNeige : Voici la suite ! Bonne lecture à toi.
L'association
« Après cela, il me fut très difficile de voir le Professeur Rogue, reprit Hermione. Vous savez, nous étions tout le temps ensemble à l'époque. Mais je ne devais rien vous révéler. C'est ce qui fut le plus dur pour moi…»
La jeune femme prit un air rêveur, un peu nostalgique, et raconta le premier cours de DCFM qu'ils eurent ensemble cette année là.
Flash Back
Hermione venait juste de sortir de sa salle de cours, qu'elle vit arriver Harry et Ron vers elle. Leur pas lourd, mais tranquille, leur air enjoué et passionné ne laissait aucun doute qu'en au sujet de leur discussion: Le Quidditch. Levant les yeux aux ciels, elle remarqua à peine Lavande et Parvati s'adosser contre une statue représentant une vielle sorcière affublée d'un affreux chapeau. Celles-ci, l'air complice, se racontaient très certainement les derniers potins de Poudlard, ou alors, se disaient des secrets, des choses que l'on peut dire qu'entre amis. Hermione fut alors prise d'un élan de tristesse. Comment allait-elle faire pour se dérober à la vue d'Harry et de Ron, comment allait-elle pouvoir leur mentir, à eux, ses véritables amis. Si seulement ils avaient le droit de savoir…
Dans tous les cas, ils avaient à présent reporté leur attention sur elle, et ils attendaient sûrement qu'elle leur dise quelque chose.
« On a plein de devoirs en runes, dit Hermione d'un ton anxieux, espérant qu'ils ne remarqueraient pas son hésitation, ni son trouble. Une dissertation de quarante centimètres de long, deux versions, et il faut encore que je lise tout ça d'ici mercredi, leur expliqua-t-elle en montrant négligemment les livres lourds qu'elle portait.
- Pas drôle, marmonna Ron en baillant, nullement affecté par l'anxiété de son amie.»
Hermione fronça sèchement les sourcils. Qui était-il pour prendre une impression de telle désinvolture? Le travail ne le concernait donc pas?
« Attends un peu, lui lança-t-elle avec aigreur, je te parie que Rogue va nous surcharger de travail!»
Elle se sermonna mentalement d'avoir nommer son professeur d'une façon aussi familière, mais ne put avoir la réponse du rouquin. La porte de la salle de classe venait de s'ouvrir. Hermione étouffa un gémissement craintif lorsqu'elle entendit un caractéristique «Allez-y» froid et sec retentir dans son dos, priant pour qu'il ne l'ai pas entendue l'appeler de son simple nom de famille.
Comme toujours, elle s'engouffra la première dans la salle de cours, ne prêtant plus vraiment d'attention à la décoration murale plus qu'effrayante, s'installa au premier rang, et posa d'un geste vif son livre de cours sur son bureau.
«Je ne vous ai pas demandé d'ouvrir vos livres, fit leur nouveau professeur de sa voix glaciale, tout en refermant la porte, et se plaçant derrière son bureau.»
A la fois gênée qu'il l'ait vue, et ravie que les mauvaises habitudes prises par la sournoise et machiavélique Dolores Ombrage l'année dernière soient mises aux oubliettes, elle replaça son bouquin dans son sac, et le fit glisser discrètement sous sa chaise.
« J'ai certaines choses à vous dire qui exigent une pleine et entière attention»
La façon dont commençait le cours n'était pas étrange en soi. Combien de professeurs faisaient ainsi un petit discours de rentrée des classes afin d'imposer le respect, et de garantir une certaine discipline? Mais, comme s'en doutait Hermione, Severus Rogue n'était pas n'importe quel professeur, et sa façon d'enseigner allait très certainement avec son attitude froide et austère.
Aussi, elle ne fut pas surprise de l'entendre dire qu'il était «surpris» que beaucoup d'entre eux « aient réussi à décrocher une BUSE dans cette matière.» C'était sa façon à lui de dire qu'il comptait les faire travailler dur, et qu'il rattraperait leur temps perdu par ses prédécesseurs.
Fin Flash Back
« Je dois avouer que lorsqu'il nous a fait son speech sur les forces du mal, commença Ron, Rogue m'a carrément fait peur…»
Les trois amis rigolèrent, jusqu'au moment où Hermione reprit la parole.
« Tu n'as pas été le seul Ron. Moi aussi j'ai eu peur.»
Elle se leva et se dirigea vers la cheminée, observant les flammes d'un air absent.
« Je me demandais comment allaient se passer ces rendez-vous. Cet homme parlait d'une voix si amoureuse, si passionnée des forces du mal, que j'ai un instant eu des doutes quant à l'intégrité du professeur Dumbledore. Comment un homme si possédé par une branche de la magie si sombre pouvait-il être de notre côté? Ne courait-on pas un énorme risque? N'allait-il pas me faire du mal, se servir de moi pour accomplir la mission que son maître lui avait donnée?»
Harry et Ron écoutaient attentivement leur amie, hochant la tête lorsqu'elle fit part de ses doutes passés.
« Je pense que je n'ai jamais été aussi anxieuse que lors de mon premier cours avec lui…»
Flash Back
« J'ai des recherches à faire à la bibliothèque…
- Maintenant? Mais Hermione, commença un Ron fatigué, il est huit heures et demi du soir. Le couvre-feu a lieu que dans une demi-heure!
- C'est gentil de t'inquiéter pour moi Ron, mais tu le sais, nous sommes préfets. J'ai donc le droit d'utiliser la bibliothèque jusqu'à onze heures, et d'être dans les couloirs jusqu'à minuit.»
Elle ne répondit pas à Ron qui lançait un « Nous avons le droit de faire ça?», attrapa sa cape noire brodée de rouge, couleur de sa maison, et se dirigea d'un air tranquille, livre et parchemins sous le bras, jusque dans le bureau du terrible professeur Rogue.
Lorsqu'elle eut l'autorisation d'entrer, Hermione retint sa respiration, et s'avança jusqu'au milieu de la pièce. C'était la première fois qu'elle rentrait dans cet endroit, et elle ne fut pas surprise d'y retrouver la même ambiance froide et inquiétante que l'on pouvait sentir dans sa salle de cours.
Les flacons remplis de formols qui gardaient d'étranges masses gluantes se reflétaient dans ses yeux, et ce fut avec un mauvais pressentiment qu'elle salua son professeur.
«Miss Granger, lui répondit-il d'un ton sec et tranchant. Comme vous pouvez le constater, nous ne ferons pas ce pourquoi vous êtes là ici.»
Hermione hocha la tête en guise d'approbation. Elle ne voyait pas de laboratoire, ni de chaudron sur le feu. Mais où alors…?
«Suivez-moi, dit-il tout en se dirigeant vers une porte dissimulée par un sort qu'il annula d'un geste désinvolte de sa baguette.»
Sortilèges informulés…Comment faisait-il cela?
Hermione se ressaisit, et se mit en route. Son ancien professeur de potions ne l'attendait pas, et elle ne s'imaginait pas se perdre dans l'interminable et sombre couloir qu'ils empruntaient. Au bout de quelques minutes de marche, ils arrivèrent un énorme carrefour.
Trois couloirs se présentaient à eux. Celui de droite menait à une porte en gros bois foncé soigneusement ouvragée, dans un style très «Serpentard», et surmontée d'une gargouille couleur poivre, en marbre, qui n'inspirait que la peur. En face, se trouvait une autre porte, plus simple, du même bois, mais qui était entourée de deux portraits. Qui étaient ces sorciers, ou plutôt le sorcier et la sorcière, qui les regardaient avec méfiance?
Hermione n'eut pas le temps de contempler plus longtemps ces deux personnages, le professeur Rogue venait d'ouvrir la porte qui se trouvait à gauche, et s'engouffrait déjà dans la salle qu'elle cachait. Elle le suivit rapidement et poussa la lourde porte en mauvais état. Ce qu'elle vit la stupéfia. Malgré le nombre de livres qu'elle avait lu dans sa jeune vie, aucun d'entre eux n'avaient illustré un si grand et si magnifique laboratoire. Contrairement à tout ce qu'elle s'était imaginée, il n'était pas d'un blanc immaculé, ni ne possédait un nombre impressionnant de matériels sophistiqué. Aucune fiole, ni ampoule à décanter…
Hermione se tenait au centre d'une vaste salle, où près de trois cheminées s'embrasaient. De longs plans de travail longeaient les murs, entourant la jeune fille, et pas moins de cinq chaudrons bullaient joyeusement. Trois grands fauteuils de couleur noire étaient installés près des cheminées qui formaient un angle de la pièce. Sur un pan de mur non utilisé par les tables de bois, se dressait une énorme bibliothèque désordonnée, d'où sortaient de nombreuses fiches, notes, essais. Les livres qu'elles contenaient parlaient d'anciennes magies oubliées, et de potions interdites aujourd'hui, mais qui restaient la base même de l'alchimie et de l'art souvent sombre qu'était celui des potions.
Mais derrière cette fantastique découverte, Hermione ne pu s'empêcher de penser que les lieux ressemblaient étrangement au propriétaire. Sombres, un peu inquiétants, il y régnait une aura si forte et si mystérieuse qu'Hermione se recroquevilla un peu sur elle-même.
«Ne restez pas planté là comme une idiote Miss…»
Le professeur Rogue rassemblait quelques papiers qui traînaient sur le plan de travail gauche. Il les mit dans une pochette qu'il scella d'un sort, se dirigea vers la bibliothèque où il la rangea maladroitement.
«Il a plusieurs règles que vous devrez respecter. Tout d'abord, dit-il en l'invitant à s'asseoir d'un geste assuré sur l'un des fauteuils que la jeune fille avait remarqué plus tôt, j'aimerais avoir votre parole quant au caractère secret de ces rencontres. Il vous faudra donc trouver des excuses convaincantes à vos deux amis, ajouta-t-il en lançant un regard sarcastique vers ses livres et parchemins qu'elle gardait près d'elle.»
«Ensuite, je tiens à préciser que vous êtes ici dans mon laboratoire personnel. Ce qui signifie que ce qui s'y trouve est confidentiel. Il vous faut savoir que je suis tout à fait contre notre association, peu importe les bénéfices que pourrait en tirer l'Ordre du phénix. Vous entrez dans une partie de ma vie privée que j'espère vous respecterez, au même titre que j'attends de vous de vous faire discrète.»
Il la pria de se lever, et montra sa bibliothèque d'un mouvement bref de la tête. «Vous aurez le droit de chercher informations et renseignements dans ma bibliothèque, sauf dans la partie droite.Celle-ci contient des informations ne concernant que mon rôle dans l'Ordre, et je vous serais gré de ne pas y fourrer vos affaires. Auquel cas, je doute que vous parveniez à passer outre les barrières de protections que j'ai pu placer. Je vous conseille de nouveau d'éviter de faire l'étalage de la bêtise typique à votre maison qui vous possède, et ce pour votre stricte sécurité.»
Il avait ces dernières paroles d'une façon si inquiétante qu'Hermione s'interdit d'imaginer quels sortilèges ou maléfices étaient destinés aux curieux.
«Il se peut que vous soyez obligée de venir en journée dans ce laboratoire. C'est pourquoi vous utiliserez un passage qui y mène directement. Celui-ci est accessible au cinquième étage, peu avant le portrait de la Grosse Dame. Il s'agit du tableau de Wilfried von Arkenbaïm, nommé plus couramment «Will le possédé».
- Y a t il un moyen de savoir que je me trouve face au bon tableau? demanda innocemment Hermione.
- Vous ne pourrez pas le rater, fit d'une voix mi-cynique mi-moqueuse le professeur Rogue. Pour accéder au passage secret, il vous faudra parler de Guenièvre…»
La jeune lionne hocha la tête, retenant assez facilement les informations que son professeur lui communiquait. Elle apprit par la suite qu'elle n'aurait pas le droit d'aller autre part que dans le laboratoire, ni de prendre sans son autorisation le passage qui menait de son bureau à ici.
«S'il se trouvait qu'une situation d'extrême urgence se présente, et que vous sollicitiez mon aide, alors vous pourrez me trouver soit dans mon bureau, soit dans mes appartements.
- Vos appartements?
- La porte qui se trouvait précédemment en face de notre chemin.»
Les deux sorciers gardaient donc les quartiers privés du professeur Rogue.
« Ais-je besoin d'un mot de passe?»
Le professeur Rogue ne fit pas attention à sa question, et s'approcha d'un chaudron. Pendant un moment il sembla oublier la présence de la jeune fille, qui n'osait se déplacer sans l'accord de son professeur, craignant ses réprimandes. Il leva un moment la tête vers elle, et finalement, lui demanda jusqu'à quelle heure elle pouvait rester sans attirer la suspicion de ses camarades.
«Je n'aurai aucun problème si je rentre aux alentours de minuit professeur…
- Devoir de préfète?
- Et recherches à la bibliothèque.»
L'homme renifla d'un air dédaigneux, mais retint la remarque acide qu'il s'apprêtait à faire. Au lieu de ça, il lui indiqua qu'il lui restait alors deux heures à passer ici, et qu'une liste de potions à préparer pour l'infirmerie l'attendait sur le plan de travail droit.
Retenant un soupir, la jeune fille se mit au travail.
Fin Flash Back.
Ron, Harry, et Hermione se dirigeait tous les trois jusqu'au bureau de la directrice. Ils devaient à présent se quitter. Hermione devait rentrer au ministère pour une réunion d'aurors, et Harry et Ron devaient partir sur la piste de nouveaux réseaux alliés. Ils n'avaient que peu de temps.
Alors qu'ils partaient, les deux garçons affirmèrent à Hermione qu'ils ne lui en voulaient pas tant que ça de leur avoir cacher une telle chose, qu'ils comprenaient à présent. Ils lui firent promettre de raconter la suite lors de leur prochaine rencontre.
«Bien sûr, avait-elle répondu, un sourire aux lèvres.»
Mais pour l'instant, elle caressait d'un air absent l'enveloppe de parchemin qui était nichée au fond de sa poche, priant intérieurement pour qu'elle y trouve de bonnes nouvelles. Elle avait si peur…
Voilà la suite ! Alors ? Faut-il que je continue, ou bien vous trouvez que ma fic n'a aucun intérêt ?
Je vous avoue que j'espère atteindre les 20 rewiews...Héhé, on peut toujours rêver
Bizz-Bizz !
