Voici un chapitre avec un peu moins d'action que les autres, car c'est un chapitre de transition. Prochain chapitre: Mathieu et Alfred face à face avec des... pirates? ouch, ça va chauffer!
Chapitre 4 : comment adopter une île.
« Une maison?
-Oui.
-Dans un arbre?
-Pourquoi pas?
-Vous allez tomber, vous fracasser le crâne et je serais condamné à mourir seul sur cette île avec Peter.
-Ne soit pas pessimiste! »
Arthur attendit patiemment que le français fasse sa liste mentale des avantages et des désavantages d'une maison située parmi les branches d'un arbre sachant très bien qu'il finirait par lui donner raison. Finalement, après quelques secondes, Francis hocha lentement la tête.
« À bien y penser, ce n'est pas une mauvaise idée. Ça nous protégerait des bêtes sauvages et de l'humidité. Par contre, j'exige que vous soyez relié à quelque chose! » L'Anglais eut un sourire. Il savait que Francis mourrait d'envie d'aider, mais qu'il était conscient qu'une cheville foulé n'était pas un grand atout pour aller jouer les singes.
« C'est d'accord. »
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« Tu peux Y aller Peter! »
Obéissant à son frère, le jeune garçon attrapa la trompe de l'éléphant et le fit avancer lentement. Tout un système de poulie se mit alors en action. Plus l'animal avançait, plus le lourd paquet de planche que la petite famille s'était acharnée à faire pendant toute la matinée montait. Quand le tout fut assez haut, Alfred aidé de Mathieu le tirèrent sur la plateforme qui avait été fignolée la veille.
« C'était une très bonne idée d'utiliser l'éléphant et des poulies pour éviter de se casser le dos! » Félicita Alfred. Mathieu eut un petit sourire légèrement gêné. Il avait toujours rêvé d'étudier pour mettre au point des objets qui faciliteraient la vie. Il était intelligent et, contrairement à son frère, pas du tout intéresser à la guerre et aux travaux nécessitant la force.
« OI! Mathieu arrête de rêver et vient m'aider! Le blond se secoua et marcha rapidement jusqu'à son Dad qui mettait en place le petit escalier qui relierait une des plateformes supérieure à la principale.
Pendant ce temps, au niveau du sol, Francis avait trouvé de quoi s'occuper. Après une semaine de travaux, sa cheville allait beaucoup mieux, mais était encore trop fragile pour qu'il s'en serve pour grimper alors il s'occupait des divers petit détails. Il commença par faire un inventaire de tout ce qui avait été récupérer de l'épave, mettre les animaux à l'abri, recoudre les trous des voiles et bien sûr préparer à manger. Il avait également trouvé un vieux carnet et de l'encre te s'en servait pour faire une liste de tous les animaux qu'il voyait. Il était en train de se lancer dans le tissage d'un panier quand Arthur descendit pour boire un peu. L'anglais jeta un coup d'œil curieux vers cette fameuse liste.
« Tigre, éléphants, serpent, macaques, perroquets… Tu pratiques ton orthographe ou quoi?
-Mais non Rosbif! Ça c'est une liste de tous les animaux qu'on a aperçus jusque-là!
À ce moment, une dizaine d'autruches jaillirent des fourrés et passèrent devant les yeux écarquillés du couple. Une fois remit de sa surprise, l'Anglais attrapa le crayon et griffonna le mot « Autruche » dans le carnet.
« WOAH! »
Ce cri les fit rapidement reporter leur attention sur les oiseaux géants. L'un d'entre eux prenait un peu de retard sur son groupe car il était alourdit par… Peter.
« BON SANG! Mais il ne s'arrête jamais celui-là! Un jour il va se faire tuer! »
Les deux parents se levèrent et coururent au secours de leur fils (ou plutôt marchèrent le plus vite possible dans le cas de Francis) bien vite suivies d'Alfred et Mathieu que le cri avait également attiré.
Quand ils arrivèrent à maitriser l'animal, ils était essoufflé de fatigue et de rire et décidèrent que l'abri pouvait attendre un peu.
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1 semaine plus tard
« Tu vas adorer! C'est trop génial! C'est encore plus grand que notre vieille maison, on se croirait dans un palace! »
Peter était presque plus excité que son père. La… grande cabane était finalement terminé et bien évidemment, Arthur avait construit l'escalier pour y accéder en dernier pour ne pas que Francis puisse voir avant la toute fin. Il avait intérêt à ce que ce soit aussi bien qu'ils le disaient…
La famille passa par la cuisine improvisée que Francis connaissait déjà puisque c'était lui qui l'avait faite et arrivèrent devant un escalier. Le français remarqua tout de suite le système de poulie de son fils. Il haussa un sourcil, mais Arthur ne fit que sourire et lui indiqua de monter avec son menton. Une fois en haut, il resta bouche bée.
La plateforme principale était spacieuse et semblait très confortable. Par terre au centre de la pièce, il y avait le tapis de la cabine du capitaine et par-dessus une table et des chaises (une œuvre d'Alfred). Sur le « Mur » du fond, des étagères pleines des cartes et des livres qui avaient survécu à la tempête grâce aux soins du capitaine et pas loin… un violon. « Et ce n'est pas tout! » Arthur se tourna vers le gouvernail du navire qu'ils avaient placé à côté de l'entrée et le tourna. L'escalier qui menait au sol se souleva, fermant ainsi l'accès aux animaux. Leurs trois fils restés au sol eurent un grand sourire quand Francis les salua de la main.
« L'escalier de droite mène à la chambre des garçons et celui de gauche à la nôtres. Comme on est perdu sur une île qu'apparemment personne ne connaît, je me suis permis de dire qu'elle était à nous. Résultat : on a le droit à notre propre chambre, loin de celle des garçons. »
Ils n'avaient pas eu de chambre à eux depuis qu'ils avaient fui leurs familles respectives…
Francis fit rapidement le tour de leur demeure en félicitant l'habilité manuel de ses fils. Ses yeux étaient remplis d'étoiles quand il revient vers son amant. « Tu aimes? » demanda-t-il.
Sa seule réponse fut un baiser fougueux sur les lèvres.
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« Papa, Dad… On peut vous poser une question? »
Les deux interpellés cessèrent leurs activités à la question d'Alfred. Lui et son frère profitait du fait que Peter faisait la sieste avec son éléphant pour faire la requête qui leur brulait la langue depuis un certain temps.
« Qu'y a-t-il? Demanda Francis
-Eh bien… c'est que… Commença Mathieu.
-Matie a soulevé l'hypothèse qu'on ne soit pas vraiment sur une île, mais plus dans un « pont de terre » ce qui expliquerai la présence de tant d'animaux différent et signifierait qu'il y a le continent pas très loin, continua Alfred.
-Où voulez-vous en venir donc? Dit Arthur légèrement inquiet de ce que cela pourrais impliquer. Ses fils prirent une grande inspiration.
-On voudrait avoir votre permission et votre bénédiction pour construire un canot et faire le tour de l'île si s'en est une et essayer de trouver de l'aide » expliquèrent les deux adolescents en chœur.
Francis et Arthur restèrent bouche bée. Ils les fixèrent quelques secondes puis Francis se leva et attrapa Arthur par le bras. « Excusez-nous une seconde! » Il tira l'anglais un peu plus loin, juste assez pour ne pas se faire entendre.
« Ils veulent partir! Ils ont 16 ans et veulent déjà partir! D'un autre côté, je comprends que rester coincé dans cette île n'est pas la meilleure option, mais…
-Exactement! Ils sont grands et tu t'inquiétais pour leur avenir!
-Mais nous sommes perdus au milieu de nulle part!
-Alfred est débrouillard et Mathieu est intelligent, ils sauront s'en sortir! Et puis vivre leur propre aventure les rendra plus forts plus indépendant!
-Et s'ils ne reviennent pas? Arthur sourit.
-C'est moi que tu traites de pessimiste?
-Roh! La ferme! Et puis comment ça ce fait que tu gagnes tout le temps nos chicanes en ce moment!
-Ce n'est que du rattrapage, poppet, en mémoire de notre jeunesse.
-Ah la belle époque, tu rougissais tellement plus facilement! C'était mignon!
-Donc on est d'accord?
-Hmmmm. Il faut juste annoncer ça à Peter sans qu'il fasse une crise! Je te laisses cet honneur, chéri!»
Arthur grinça des dents à la simple idée.
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Une semaine après leur demande Alfred et Mathieu poussaient leur canot, qu'ils avaient passé la semaine à mettre au point, à la mer. Francis et Arthur stabilisèrent le bateau pour qu'ils embarquent sans chavirer, pendant que Peter les regardaient légèrement envieux sur le sable.
« Ne vous éloignez surtout pas trop de la côte, revenir pourrait être trop dur et vous pourriez vous perdre dans l'océan!
-Et ne faites pas les inconscients! On vous a enseigné à manœuvrer un bateau alors faites-le correctement!
-Détendez-vous! Ria Alfred, vous nous répétez ça depuis le depuis le début de la semaine déjà, on a compris.
-Mieux vaut prévenir que guérir » marmonna Arthur.
Mathieu fit un câlin à ses parents et les jumeaux saluèrent leur petit frère de la main. Celui répondit avec énergie, sa mauvaise humeur oubliée grâce au petit singe qu'il avait reçu en échange de son calme et le canot fut poussé à flot.
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Voilà 1 semaine qu'on est parti, rien à signaler, tout est calme. Pour le moment, l'endroit semble être une île car il n'y a aucun signe d'un continent quelconque.
« Hey Mat! Arrête d'écrire dans ton petit carnet et mange.
-Je n'ai rien d'autre à faire alors je peux écrire dans mon carnet si je le veux! Répliqua l'interpellé, l'air faussement outré.
-Tu pourrais parler avec ton héros de frère.
-Héros hein?
-Bien sûr! Je suis d'une grande aide depuis qu'on est là et je n'ai pas perdu mon calme!
-Personne n'a perdu son calme depuis qu'on est naufragés. »
Alfred sembla vouloir répondre, mais ses yeux s'écarquillèrent d'urgence alors qu'il aperçut quelque chose sur la grève. Leur petite embarcation venait d'arriver près d'une petite plage sur laquelle un groupe de personne discutait avec énergie. À s'en fier aux deux personnes ligotées pas très loin d'eux et au navire avec le pavillon noir qui était ancré juste devant, ce n'était pas des amis.
« Baisse la voile! Vite! »
Mathieu enleva le tissu le plus rapidement possible pendant qu'Alfred les cachaient derrière des rochers.
« Tu crois que ce sont les même pirates qu'on a vu l'autre fois avec Dad?
-C'est possible… »
Aucun d'eux ne vit la grosse vague venir avant qu'elle ne s'abatte sur le petit bateau qui chavira, les envoyant tous les deux dans le bain salée qu'était l'eau de mer.
Dun, dun dun! Le prochain chapitre ne va tarder, car je n'ai pas école cette semaine!
À la prochaine!
