Disclaimer : Hetalia n'est pas à moi et appartient à Hidekaz Himaruya.
Rating : T (Oué je change mais ça devient un peu gore ewe)
Genre: Romance, Hurt/Comfort, Angst
Personnages : England/Arthur Kirkland & France/Francis Bonnefoy
Autres :
UA.

Enfin le chapitre suivant ! XD

J'avais dit que je mettrai moins longtemps pour le sortir et j'ai réussis, non ? Bon d'accord un mois c'est long, surtout quand on sait que je viens d'écrire le chapitre entier en quelques heures tout à l'heure mais bon *tousse*.
J'ai un vieil ennemi appelé flemme, on est comme France et Angleterre tous les deux, si vous voyez ce que je veux dire.
Enfin bref, je vais continuer d'essayer de sortir la suite plus vite mais je ne vous promets toujours rien xD
Sur ce, enjoy ~


Le village

« Attend Arthur ! »

Surprit, l'anglais se retourna en se demandant ce que lui voulait le français.
Francis le vit faire et ne savait pas dire. Il n'avait pas réfléchit en disant ces mots, ils étaient sorti tout seul, d'un coup, comme ça, sans qu'il n'y réfléchisse. Il ne voulait pas que le jeune homme s'en aille et c'était pour ça qu'il avait crié son nom, il ne voulait vraiment pas qu'il parte, oh que non. Il ne savait pas pourquoi mais vu qu'il était déjà partit pour le retenir, autant continuer non ? De plus il avait vraiment envie que l'anglais reste à ses côtés…

« Je… Euh je… »

Le français bégayait ne sachant quoi trouver pour le retenir et réfléchissait à toute vitesse à ce qu'il pourrait lui dire.

« Quoi ? »

« Tu…. Tu ne vas tout de même pas partir comme ça ! C'est dangereux dehors, tu ferais mieux de te préparer à ce voyage avant en allant acheter ce qu'il te faut. Tu…. Tu pourrais partir demain non ? Il vaut mieux prévenir que guérir ! »

« De… De quoi ? »

« Une expression française, ne fait pas attention. »

Hormis l'expression un peu bizarre que venait de lui sortir Francis, Arthur réfléchissait à ce qu'il venait de lui dire. C'était dangereux dehors ? Comment ça ? Et par acheter ce qu'il fallait il voulait dire des armes et une armure… ? Le jeune chevalier commençait à stresser légèrement, il n'avait plus tellement envie de partir finalement. Si c'était pour se faire agresser et devoir combattre tout en se perdant et ne sachant où aller… Peut-être était-il mieux au chaud, à l'abri et nourri chez Francis ?
L'anglais se fila une baffe mentale avant de se dire qu'il avait vraiment des pensées pas nettes et qu'il haïssait ce type donc il n'avait aucune raison de rester ici et préférait être partout ailleurs qu'avec lui.

« Euh oué… T'as sans doute raison. Je partirais demain alors. » Répondit-il en revenant vers la maison de Francis ce qui provoqua un véritablement soulagement dans le cœur de celui-ci.

Même si il savait que ce n'était que temporaire, Arthur allait pouvoir rester un peu plus avec lui et ça, ça remplissait de joie le cœur du jeune homme aux yeux bleus océan. Il le réaccueillit avec un grand sourire et le laissa entrer dans sa maison.

« Bon retour. » Lança-t-il joyeusement.

« Roh ça va je suis même pas partit. » Marmonna l'anglais avant d'aller reposer son baluchon.

« Ce n'est pas grave, ça me fait plaisir de le dire ! »

« Oué oué, bon et si j'allais m'acheter ce dont j'ai besoin hein ? »

« Bien sûr mon cher. Laisse-moi juste le temps de me préparer et je suis à toi ! »

« T'as pas intérêt à mettre trois ans ! »

« Oui, oui ne t'inquiètes pas mon lapin ! »

Arthur voulu protester à cette nouvelle formule idiote dont se servait le français pour le désigner mais il était déjà partit et ne semblait plus vouloir l'écouter. L'anglais se contenta donc de marmonner dans son coin comme quoi il n'était pas « son lapin » et maudissait le français avec toute la force de son esprit. Il était tellement occupé dans sa besogne qu'il ne remarqua même pas son hôte revenir ce qui le surprit quand il se mit à lui parler.
L'hôte aussi fut surpris mais pas pour la même raison. Il avait été surpris par les paroles d'Arthur qui était… Il fallait l'avouer vraiment flippantes.

« Tu essayes d'invoquer un démon ou quelque chose dans le genre ? Tu fais vraiment peur quand tu veux, tu sais… ? »

« Peuh ! Occupes-toi de tes affaires sale grenouille ! »

« Hey je t'ai déjà dit d'arrêter de m'appeler comme ça ! »

« Tu préfères l'escargot ? Ca a franchement moins de classe mais c'est tout aussi immonde que toi alors ça t'irais comme un gant aussi. »

« Finalement la grenouille c'est très bien. »

Arthur ricana, fier d'avoir eu le dernier mot sur cette dispute. Depuis que Francis lui avait un jour proposé des cuisses de grenouilles à manger et qu'il lui avait dit que c'était une spécialité du pays, l'anglais n'avait pas pu s'empêcher de trouver que ça lui ferait un merveilleux surnom. D'autant plus que la nourriture l'avait profondément dégoûté et qu'il avait refusé d'y toucher.


Une fois leur chamaillerie terminée, les deux blonds partirent au marché du village le plus proche afin d'acheter des affaires pour le voyage d'Arthur. Ce dernier avait été ébahit de voir le monde extérieur et même si il reconnaissait toute la végétation et arrivait à mettre un nom dessus, le lieu lui, ne lui disait absolument rien. Il avait été aussi choqué de voir que Francis vivait vraiment seul dans une petite maison loin de toute présence humaine à moins de plusieurs heures de marche. Il avait trouvé ça très étrange et se demandait pourquoi le français s'isolait comme ça, c'était bizarre quand même.
Mais il n'osait pas lui demander alors il se contenta d'observer le paysage sans un mot et frustré de voir que ça ne faisait pas le moindre effet à sa mémoire. Il avait espéré se souvenir de quelque chose mais il n'y avait rien du tout ! Fuck !

« On y est. »

Ils étaient arrivés à un petit village où il y avait des gens dehors et des marchands qui faisaient leur commerce, il était à peine midi et tous les habitants semblaient de bonne humeur et en pleine effervescence. Arthur avait l'impression de regarder un train-train quotidien et se dit que ça devait être comme ça tous les jours ici.

« Bon alors, il me faut quoi ? »

« Euh voyons… Quelque chose pour te défendre et te protéger déjà. Allons chez le forgeron. »

Arthur suivit Francis jusqu'à une petite échoppe où un homme était en train de taper sur un fer rouge avec un marteau, il s'arrêta en les voyant et s'apprêtait à les saluer chaleureusement, puis il sembla reconnaître Francis et son salut devint glacial. L'anglais haussa un sourcil à cette réaction et trouva cela étrange mais ne dit rien et se contenta de regarder Francis commercer avec le marchand en ayant l'impression qu'il se faisait avoir. Bon ce n'était pas son problème mais… C'était quand même pour lui qu'il payait tout ça alors il n'allait pas le laisser gaspiller son argent pour la cupidité d'un marchand quand même ! L'anglais intervint et marchanda avec une volonté de fer, le forgeron n'avait pas l'habitude qu'on lui résiste ainsi et perdit très vite ses moyens et fut littéralement écraser par Arthur jusqu'au point même de lui faire une réduction qu'il n'aurait pas fait en temps normal.
Fier de lui, le blond aux yeux verts brandit son épée fièrement gagné avec un sourire malsain sur le visage et c'est alors qu'il eut une sensation étrange. Il… Savait se servir d'une épée, et même très bien ! Il avait la sensation de ne faire plus qu'un avec l'arme et qu'il pouvait faire absolument tout ce qu'il voulait avec. Il l'essaya quelques instants et le forgeron fut tellement surprit par les capacités de l'homme qu'il se mit à avoir vraiment peur de lui. Non seulement il était un démon en marchandage mais il semblait aussi l'être au combat. Il n'avait qu'une seule envie. Qu'il déguerpisse au plus vite, et qu'il ne revienne pas.


Les deux individus repartirent donc avec une épée et se dirigèrent chez un autre forgeron pour une armure qu'ils obtinrent avec autant de facilité que précédemment et ensuite Francis l'amena dans une boutique où ils vendaient un peu de tout. Plein d'objets utiles pour voyager, un couteau, de quoi faire cuire de la nourriture, des sacs de couchage de l'époque, bref tout ce qu'il faut pour le voyageur lambda.
Une fois tous leurs achats effectués, Arthur était fatigué et aurait bien aimé se poser quelque part histoire de faire une pause mais Francis ne semblait pas vouloir s'attarder au village et préférait rentrer. L'anglais ne sut pas pourquoi et il trouvait cela de plus en plus bizarre d'autant plus que les villageois les avaient tous regardés comme si ils étaient des parias ici, ce qui l'avait choqué vu qu'il ne les connaissait pas et ne le leur avait jamais rien fait. Enfin, il n'en avait pas le souvenir en tout cas. Il avait compris que c'était parce qu'il était avec Francis et que c'était lui qui semblait être persona non grata ici mais il ne savait pas pourquoi et n'osait une fois de plus pas lui demander. C'était sans doute quelque chose de grave au vu de ce qu'il avait appris aujourd'hui. Le fait qu'il vive exilé et que les gens du village le plus proche le traite comme s'il avait la peste, le français ne devait sûrement pas avoir très envie de parler de tout ça.

Ils se remirent donc en route pour la maison de Francis et arrivèrent tard le soir, Arthur posa ses affaires dans le hall et n'eut qu'une seule envie, aller se coucher. Mais le blond aux yeux bleus refusait de laisser « son petit lapin » aller dormir le ventre vide et l'obligea à rester jusqu'à ce qu'il ait mangé son repas. Ledit petit lapin avait beaucoup grogné, s'était plaint et énervé comme quoi il était grand et faisait ce qu'il voulait, au final « la grenouille » l'avait emporté et le lapin avait dû obéir. Ce dernier alla ensuite se coucher en étant encore plus énervé que d'habitude et était bien content de quitter Francis définitivement le lendemain. Même si étrangement il ressentait toujours une pointe d'amertume à cette idée. Il se maudit pour avoir de telles pensées et se tourna et retourna dans son lit pendant une bonne partie de la nuit n'arrivant pas à trouver le sommeil.
Le français lui s'était endormi comme un loir et dormait paisiblement pas loin de lui, non ils ne dormaient pas dans le même lit mais Francis avait le sien dans la même pièce, comme par hasard.

Soudain, alors que l'anglais commençait enfin à sombrer dans le sommeil, il entendit des bruits à la porte et il grommela. Il n'avait pas envie de bouger et l'autre dormait toujours aussi profondément alors il laissa couler et tenta de retrouver le sommeil qui lui avait échappé lorsqu'un bruit énorme le fit sursauter. Il se leva d'un bond, paniqué, et le français en fit de même en se demandant ce qu'il se passait. Ils entendirent ensuite des voix et pas longtemps après une dague se retrouva fiché dans le mur juste à quelques centimètres de la tête d'Arthur. Ce dernier déglutit et regarda le propriétaire de la dague avec un frisson d'effroi. Il était mort de peur.

« Qu'est-ce que vous voulez ? » Francis s'été avancé devant Arthur de manière à le protéger si on l'attaquait de nouveau. L'anglais ne savait pas trop comment se sentir face à ce geste mais malgré la peur il en fut profondément touché.

« C'te connard de Kirkland ! »

« Et ta tête par la même occasion, traître ! »

« Vous… Vous ne pouvez pas me tuer je suis… »

« Un foutu noble. Oué on sait. Mais c'est pas comme si qui que ce soit allait te regretter, on t'as bien exilé ici nan ? Trahir son pays c'est mal le noble. »

« On vient juste rendre justice. »

« Que… »

« Bah alors t'as perdu ta langue ? »

L'un des deux hommes ricana et sortit une épée avant de s'avancer vers Francis, il allait se faire un plaisir de tuer ce sale traître et ensuite il s'occuperait de l'anglais.
Le français été statufié par ce que venaient de lui dire les deux hommes et il était perdu dans ses pensées, il savait qu'il allait être tué mais il ne bougeait pas, quelque chose au fond de lui, lui disait que c'était peut-être mieux ainsi. Et il ne bougea pas d'un poil, restant stoïque comme une statue. Il sentit la lame se rapprocher de lui et…

« AAAHHHHH ! MAIS IL EST MALADE ! »

Arthur venait de pousser Francis et avait retourné l'épée contre son agresseur en la lui plantant en plein cœur. Il ne savait pas ce qui lui avait pris ni comment il avait pu réussir cet exploit mais il s'était sentit vivant en effectuant ce geste. Comme si c'était quelque chose dont il avait l'habitude et qu'il venait juste de retrouver. L'homme s'écroula au sol dans un dernier cri de douleur et mourut.
Son compagnon fut soudain beaucoup moins sûr de lui et pris la poudre d'escampette en hurlant que le démon Kirkland allait le tuer. Il dit aussi que ce n'était pas fini et que d'autres viendraient les tuer.
Arthur fut surpris qu'on l'appelle « démon » et se posa de sérieuses questions sur ce qu'il avait bien pu faire dans sa vie avant de se retourner vers Francis.

« Ça va… ? »

« Ou…. Oui je crois…. Arthur tu… Tu es couvert de sang… »

« Oh…. »

L'anglais ne l'avait même pas remarqué et bizarrement ça ne l'avait pas dérangé, pas plus que de tuer cet homme.

« Je… Je vais chercher de quoi te laver et une autre chemise. »

Sur ces mots le français s'en alla de la pièce et Arthur resta tout seul avec le cadavre face à lui, il se pencha et fouilla l'homme et prit ce qu'il avait d'important sur lui avant de se demander de ce qu'il allait faire du cadavre quand Francis revint le voir.
Il était tout pâle et semblait sur le point de s'évanouir.

« Francis…. T'es sûr que ça va ? »

Il hocha la tête sans rien dire et commença à déboutonner la chemise d'Arthur qui s'empourpra.

« Hey ! C'est bon, je peux le faire moi-même ! »

Le français ne rigola même pas comme il en avait l'habitude de le faire lorsqu'Arthur avait ce genre de réaction et cela inquiéta encore plus ce dernier. Il enleva sa chemise et enleva le sang qu'il avait sur lui avec ce que Francis avait amené et ensuite il remit une autre chemise et se dit qu'il allait devoir avoir une sérieuse conversation avec cette grenouille à propos de ce qu'il venait de se passer.


Mwahaha je suis sûr que vous mourrez d'envie de savoir la suite hein ? 8D *Oui je connais la sortie*
J'espère que vous avez aimé en tout cas o/