Bonjour, cela fait un moment n'est ce pas, un très long moment même... Je suis désolée mais voici un nouveau chapitre, en espérant que ça aide à me faire pardonner, l'histoire n'est pas abandonnée, je le promets. Merci à ceux qui lisent encore, suivent toujours, mettent encore en favori et surtout merci à vous de commenter. Bonne lecture et encore désolée.
20 : Salut, merci beaucoup, je suis contente que tu aimes mon histoire :D. Je retiens ton vote, une petite vengeance de la part de Jane, pas mauvaise idée, je vais y penser. Je ne suis toujours pas décidée sur ce couple, je lis des fics où ils vont très bien ensemble et je me dis pourquoi pas et ensuite j'en lis où elle est heureuse avec quelqu'un d'autre... Non je ne sais pas, après ça voudrait dire qu'elle n'aurait pas à supporter les Hurts et surtout Caroline...En espérant que tu lises encore.
Pixiel : Hey, Pas de soucis, crois moi, j'adore avoir des commentaires, alors c'est normal que je fasse l'effort d'y répondre. Que penses tu du texte dans celui là ? J'ai fait quelques progrès non ? Loin du langage de l'époque, je m'en doute mais j'espère y arriver peu à peu. Pénélope n'est pas une surdouée, avec un super instinct, j'explique un peu pourquoi elle a pu se douter que Wickham n'était pas clair dans ce chapitre. Et puis son père lui as appris quelques trucs, donc ça joue, tout comme le fait qu'elle a vu le monde contrairement à sa cousine. Ainsi que le fait qu'elle arrive au milieu et donc a plus de possibilités pour analyser sans soucis les choses. Après ton opinion ne me dérange pas, ne t'en fais pas. Désolée pour l'attente en tout cas. Et je retiens pour Jane/Bingley ton opinion, merci beaucoup. Bises.
Cocochoco78 : Coucou, merci beaucoup je suis heureuse que tu aimes la fic et mon idée, ça me fait vraiment plaisir. Je te remercie dans ta défense mais ne t'en fais pas, je détaille un peu le pourquoi elle peut le faire. Jane Austen avait le point de vue de son époque et elle ne voulait pas choquer, pas trop en tout cas, donc son livre est écrit dans ce sens. Oui, c'est un peu pour ça que j'ai crée son personnage, je ne voulais pas faire une SI, mais un personnage féminin qui changeait les choses et poussaient les Bennet à réfléchir, je trouvais ça plutôt pas mal comme idée. Merci pour ton vote sur Jane/Bingley, et Darcy va devoir réfléchir à ses actes, le moment choc ne sera pas comme à Rosing, mais il va quand même y en avoir un. Même si il n'est pas jaloux de Perseus, peut être de quelqu'un d'autre en revanche... J'y pense encore :). Bises
Burton s'était engagé très jeune dans la Royal Navy, venant d'une famille pauvre, il n'avait pas voulu voler ou quoique ce soit du genre, voulant gagner sa vie honnêtement. La Navy lui avait apporté beaucoup, il adorait la vie en mer et le fait qu'il pouvait aider son pays, pendant plus de décennies il avait travaillé dur pour gagner le respect de ses supérieurs et pour devenir un bon marin. Sa blessure au bras lui avait fait très peur, cela voulait dire que sa carrière était finie, c'était toute sa vie la marine, il n'était pas particulièrement riche, pas plus que beau, il n'avait jamais envisagé d'avoir une famille, sa vie c'était la Navy. Il avait pensé mourir en soldat, il n'avait pas imaginé un autre avenir, la proposition de l'Amiral avait été inespérée. Bien sûr il avait travaillé pour lui depuis un moment déjà, et ils s'étaient sauvés la vie quelque fois, mais il ne s'était pas attendu à ça non plus. La femme de l'Amiral l'avait accueilli les bras ouverts, et après sa mort Lady Pénélope avait fait de même, plus d'ailleurs vu qu'elle le connaissait déjà et qu'elle avait eu confiance en lui. La famille de l'Amiral était devenue la sienne, Lady Pénélope était une amie précieuse, tout comme Perseus, tandis que Ariane, Nestor et Ménélas étaient comme les enfants qu'il n'aura jamais, il était donc très protecteur d'eux, et donc dès qu'il avait appris pour leur voyage à Longbourn, il avait commencé une enquête sur tous les gens qui se trouvaient là ou autour. Lorsque Lady Pénélope lui avait parlé de son inquiétude au sujet du lieutenant Wickham, il s'était simplement concentré sur lui de lui en priorité, il se fiait aux instincts de Lady Pénélope et refusait catégoriquement de mettre ceux qu'il considérait comme sa famille en danger parce qu'il n'avait pas été assez prudent. Et il avait eu raison, Wickham était une pourriture de la pire espèce et il regrettait vraiment qu'ils n'étaient pas tout les deux dans la Royal Navy, il lui aurait donné une bonne correction qui lui aurait fait passé toute envie de recommencer un coup pareil, ou incapable de le faire, à cause d'une défiguration ou un truc du genre. Néanmoins les choses n'étaient pas évidentes, mais pas non plus impossibles, il allait faire en sorte que Wickham ne s'en sorte pas comme ça, tout comme l'Amiral et Perseus d'ailleurs, peut être même le frère de l'Amiral aussi, ainsi que le Colonel Foster. Quoiqu'il en soit, l'homme ne s'en sortirait pas aisément et il allait faire en sorte qu'il ne puisse pas s'en prendre à Lady Pénélope ou à ses cousines.
"Elizabeth, puis-je me joindre à toi ?" demanda Pénélope, elle s'était levée tôt dû à l'habitude, mais au lieu de rester dans sa chambre à lire ou à écrire comme d'habitude, elle avait décidé d'essayer de parler à sa cousine. Le véritable caractère de Wickham avait été révélé deux jours auparavant lorsque Mr Bennet avait déclaré que les officiers n'étaient plus les bienvenus sous son toit, elle avait cherché à en savoir d'avantage le soir même et son père lui en avait dit un peu plus. Elle avait été distante le lendemain, surtout avec Pénélope qui l'avait laissé faire, hésitante quand à ses rapports avec sa cousine qui du peu qu'elle lui avait dit, avait été froide. Elle espérait arranger les choses, elle n'aimait pas les disputes avec sa famille, enfin si sa tante pouvait l'ignorer elle apprécierait, mais elle ne rêvait pas non plus. Et puis sa tante était plus du genre bavarde, même en colère, que silencieuse, malheureusement d'ailleurs ou elle aurait tenté un truc dès leur arrivée, elle ou son père, ou son frère même.
"Bien sûr Penny." accepta Elizabeth avec un sourire un peu gêné et sans la regarder dans les yeux. "On y va maintenant ?"
"Si vous voulez, je suis prêt." intervint Burton, gagnant un regard surpris de Lady Pénélope, il lui renvoya un regard calme et attentif, lui demandant presque de lui dire qu'il ne pouvait pas venir avec elles. Ou même de lui demander comment il avait su. La réponse à la deuxième question était qu'il la connaissait bien, très bien même, et il savait qu'elle n'était pas du genre à laisser passer quelque chose comme ce qui se passait entre la deuxième Bennet et elle, elle était bien trop comme l'Amiral pour cela, attaquant un problème de front autant que possible.
"Alors allons y." elle céda sans discuter, elle connaissait les règles et même ici, dans la campagne, un endroit tranquille, elle devait les respecter pour sa propre sécurité et la tranquillité d'esprit de son père.
"Il est obligé de nous suivre ?" demanda Elizabeth, d'un caractère plutôt aventureux, son père l'avait laissé faire à sa guise quand à ses sorties dans les environs, ses longues marches et elle n'avait pas eu d'escorte très souvent, uniquement lorsqu'un bandit de grand chemin était dans le coin. Pas alors que tout était tranquille, malgré la présence de Wickham et elle ne pensait pas qu'il soit du genre à les attaquer dans les bois.
"Je ne peux pas sortir sans un valet de pied ou sans Burton." expliqua Pénélope.
"Je ne comprends pas pourquoi." dit Elizabeth en regardant derrière elles.
"Une habitude qu'on a gagné lorsque mon père était Amiral, il a des ennemis et ma famille était une cible facile, et puis même en Angleterre la situation n'est pas évidente ou sûre. Burton est là pour assurer notre sécurité mais il est discret ne t'en fais pas, il n'empiétera pas sur notre discussion et à part si nous sommes attaquées, ce que je ne souhaite pas, il ne dira rien. Mon père est protecteur, tout simplement." expliqua Pénélope.
"Peut être trop." pointa Elizabeth, sûre d'elle, sa cousine ne dit rien, mais elle avait déjà fait l'expérience et savait que ce n'était pas le cas, il n'agissait pas comme ça sans raison.
"Je suis désolée pour le Lieutenant Wickham, je sais que tu l'appréciais." commenta Pénélope, changeant le sujet quand à la présence de Burton, qui était de toute façon non-négociable.
"J'ai été sotte, j'aurais du savoir." dit Elizabeth en soupirant.
"Mais il était charmant, gentil et attentif. Flatteur j'imagine aussi avec une histoire triste pour t'attendrir." dit Pénélope, un sourire compréhensif sur le visage. "Tu avais apparemment déjà une opinion négative sur Mr Darcy et il en a profité, a appuyé dessus et tu l'as cru parce que tu as un bon cœur et le fait que tu l'aies défendu parle encore plus en ton honneur. Peu de monde aurait osé défendre un simple Lieutenant contre un homme aussi riche que Mr Darcy."
"J'avais tort." pointa Elizabeth.
"Oui, mais ce n'est pas moins noble pour autant." dit avec un sourire Pénélope.
"Tu as douté de lui dès le début." dit Elizabeth, avec un peu de rancœur dans son ton. "Alors que je me suis fait avoir comme une idiote."
"C'était il y a quelques années, et je n'avais pas l'excuse d'être charmée par un homme séduisant comme toi. C'était quelques mois après la mort de ma mère et je n'arrivais pas du tout à gérer la situation, je devais m'occuper de deux bébés, d'une petite fille de quatre ans qui ne comprenait pas où était partie sa maman, j'étais aussi en charge de la maison et je devais me tenir prête en permanence pour le retour éventuel de mon père et de mon frère, ainsi que de certains de leurs hommes. Sachant qu'ils ne prévenaient pas souvent de leurs retours et qu'on ne pouvait jamais savoir combien ils seraient au souper, et que mon père s'attendait à ce que tout soit parfait, comme du temps avec ma mère, et comme un bon membre de la Royal Navy." commença Pénélope en continuant à regarder droit devant elle, sans se tourner vers sa cousine. "J'étais dépassée et je ne savais pas quoi faire, c'est alors que j'ai rencontré une femme très gentille, elle m'a raconté une histoire très triste sur son mari qui l'avait battu jusqu'à ce qu'elle ne soit pas loin de la mort et ce plusieurs fois, son frère l'avait aidé à partir de Londres et c'était pour ça qu'elle était dans une des colonies. Mais elle n'avait pas d'argent ou d'amis, elle avait cruellement besoin d'aide et j'ai tout avalé, j'ai décidé de l'aider mais c'était surtout parce que j'avais besoin d'aide en retour. Elle promettait de m'aider à m'occuper des enfants et de la maison en échange d'un toit et à manger. Elle m'a paru être un véritable cadeau, mais c'était un mensonge et un piège surtout, elle avait été engagé pour obtenir des informations sur mon père et un moyen de pression si possible. Elle a failli réussir à prendre les enfants avec elle et c'était ma faute, Burton a réussi à les récupérer, il s'était douté de quelque chose mais n'avait pas eu de preuves pour me convaincre. Ma famille avait été mise en danger par ma faute, trois enfants dont j'avais la garde ont failli être enlever parce que je n'avais pas été à la hauteur, en tout cas c'est ce que j'ai pensé et ce pendant longtemps. Jusqu'à ce que mon père admette qu'il aurait du penser à me trouver de l'aide, il n'y avait pas pensé parce ma mère réussissait à agir comme si tout ce qu'elle faisait était simple, et que comme je l'avais beaucoup aidé lors de sa grossesse, il avait pensé que ce serait facile de continuer ainsi, même si j'étais seule. Cependant il n'avait pas pensé que ma mère faisait autant, même à la fin de sa grossesse, ou même à quel point elle me guidait. C'était notre erreur mais on a réussi à la surpasser même si ça a pris du temps, pour nous deux, parce que père aussi c'est blâmé pour le danger qu'on a couru par sa faute en quelque sorte. De même que Burton qui s'est blâmé de ne pas avoir pu nous protéger, il s'était un peu méfié mais pas assez, enfin c'est ainsi qu'il a vu les choses et rien que j'ai dit n'a changé son opinion depuis. Après ça il est devenu encore plus protecteur et vu que j'ai eu peur, et bien je ne peux pas vraiment le blâmer."
"Tu... Je ne savais pas.." souffla Elizabeth qui malgré de nombreuses lettres entre sa cousine et elle, particulièrement après la mort de Tante Hélène, n'avait jamais entendu parler de ça, sa cousine avait toujours paru savoir ce qu'elle faisait, Elizabeth avait été plutôt impressionnée par elle d'ailleurs, elle n'avait eu que quatorze ans et elle avait réussi à s'occuper de tout, presque toute seule même.
"Ce n'est pas vraiment quelque chose dont j'aimais parler tu sais, et puis je craignais un peu
de recevoir encore plus de conseils de la part de ma tante." répondit Pénélope, lançant un sourire taquin à sa cousine. Mme Bennet n'était pas vraiment facile à vivre et Pénélope ne comptait pas le nombre de lettres, de pages qu'elle avait reçu sur les meilleurs moyens de tenir une maison, mais surtout sur comment plaire à un homme. Si elle avait un peu apprécié les conseils concernant le premier sujet, ils avaient été limité, ou en total désaccord sur ce qu'elle avait appris avec sa mère. Le deuxième sujet avait été ignoré, elle avait d'ailleurs rougi en lisant plusieurs suggestions, c'était en partie à cause de ces lettres qu'elle voulait prendre ses cousines avec elle à Londres, leur mère n'était pas quelqu'un sur qui on pouvait se fier pour attirer des gentlemen. "Comme je te l'ai dit, je n'avais pas l'excuse d'un joli visage et des flatteries, et tu as probablement été plus prudente que moi, tu ne te serais pas laissé piéger dans ses filets, en tout cas je ne le pense pas. Le piège a été ma fierté, je voulais prouver que je pouvais le faire seule, que je n'avais pas besoin d'aide, et à cause de ça ma famille a été mise en danger. Je suis désolée de ne pas t'en avoir parlé d'avantage avant d'agir, mais je craignais que le temps me manque, et je ne pensais pas non plus que Burton serait aussi efficace, je le connais depuis des années mais il arrive toujours à me surprendre quand à ses actions et sa rapidité surtout."
"Quand j'y repense maintenant, je me sens idiote, son comportement poussait à la question, mais j'étais tellement sûre de mon jugement, de lui, que je n'ai pas réfléchi." soupira Elizabeth, vraiment agacée envers elle même plus que blessée par les actions de Wickham, elle avait été idiote mais son cœur n'avait pas été touché par le lieutenant et c'était le principal à la fin.
"Père me dit souvent que c'est difficile de voir les choses clairement lorsqu'elles sont juste devant nos yeux, nous avons besoin de prendre un peu de recul pour réussir à tout voir." proposa Pénélope.
"Mais toi tu l'as vu alors que je ne voulais rien voir." protesta Elizabeth.
"Lizzie, je suis naturellement plus méfiante depuis cette histoire, j'ai mis des mois à faire confiance à mon jugement, des mois à avoir confiance aux gens en dehors de ma famille proche et des employés que je connaissais depuis des années. Lorsque tu m'as parlé du lieutenant Wickham j'ai été alerté, ça me faisait un peu trop penser à elle pour être vraiment à l'aise, mais je n'étais pas sûre, c'est lorsque je l'ai rencontré, la manière dont il m'a regardé, tout cela m'a mise mal à l'aise et j'ai demandé à Burton de se renseigner. Je ne le connaissais pas, il n'avait rien fait pour m'impressionner ou quoique ce soit du genre. Je ne connais pas non plus Mr Darcy et je n'étais pas incliné d'un côté ou de l'autre entre les deux hommes. C'est plus facile lorsque l'on est dans ma situation que dans la tienne, de ça j'en suis sûre. Tu n'as aucune raison de t'en vouloir, surtout vu que comme l'a dit Burton, bien d'autres jeunes filles ont été ses victimes. Tu es maligne Lizzie, de ça je ne doute pas, tu as de grandes connaissances et tu réfléchis vite, mais tu ne peux pas tout savoir et les gens sont différents à Londres ou ailleurs comparé à ce que tu sais ici. La situation sera réglée rapidement maintenant, j'ai entièrement confiance à l'alliance mon père, Pers et Burton. Rien ne peux leur résister, jamais longtemps en tout cas." contra Pénélope.
"J'aimerai aider pourtant." dit Elizabeth "Je me sens responsable."
"On pourrait en parler avec nos pères, mais je suppose que faire courir des rumeurs sur son compte, on dit uniquement la vérité, les choses suivraient son cours ensuite. On devrait leur en parler bien sûr mais c'est peut être envisageable." proposa Pénélope après un moment de réflexion, elle comprenait le besoin d'agir et le ressentait aussi, elle l'avait ressenti bien des fois au fil des années, mais n'avait pas pu faire beaucoup, pas souvent, à part s'occuper de la maison et des enfants. Elle avait envie de faire plus, c'était peut être le moment, il y aurait même un côté poétique au fait que Wickham tombe à cause d'une alliance de femme, après tout ce qu'il avait fait.
Sellant son cheval, Patrick Bennet, dit l'Amiral et le nouveau Comte de Hampshire, souffla, il aimait monter à cheval, encore plus le faire avec son fils et son petit frère, mais là le cousin Collins se joignait à eux et il n'appréciait vraiment pas l'homme. Il n'avait pas aimé le père qui n'était qu'un idiot certain qu'il méritait mieux, mais le fils était peut être pire encore. Et si il regardait encore une fois sa fille comme ça, l'Amiral ne répondait plus de rien. Et il savait que son fils pensait la même chose, oui il allait sans aucun doute devoir se résigner dans un futur proche à l'idée que sa fille aînée, et chérie, trouve un mari, mais ce ne serait certainement pas cet individu, il le tuerait avant, de ça il en était sûr et si ce n'était pas lui, et bien ce serait Burton, l'homme attendait juste une excuse ou un ordre, ça Patrick Bennet le savait.
"Où va-t'on mon oncle, un endroit particulier ou non ?" demanda Perseus à Paul Bennet, son oncle et le propriétaire de Longbourn.
"Juste faire un tour autour de la propriété." nia Mr Bennet, heureux de passer du temps avec sa famille, il adorait son frère aîné, Patrick avait toujours gardé le contact avec lui, même après la dispute avec leur père, et même lorsqu'il était à l'étranger, bien que c'était plus difficile dans ce genre de cas. N'ayant pas eu de fils, il était aussi proche de Perseus, Ménélas et Nestor étaient un peu trop jeunes et actifs à son goût, il préférait lire tranquillement dans son bureau avec un bon verre.
"Sommes-nous vraiment obligé de faire cela sur ces animaux ? Ne pourrions-nous pas prendre à la place un carrosse ? Lady Catherine de Bourg dans sa grande sagesse, utilise toujours un carrosse pour faire le tour du parc de Rosing, c'est bien plus digne." protesta Collins.
"Pour véritablement voir la terre, à cheval est le meilleur moyen. Tous les vrais propriétaires terriens vous le diront, et puis l'équitation est une activité de gentilhomme." répondit l'Amiral qui était plus qu'un peu agacé par l'homme qui était son cousin et ses réflexions constantes au sujet de la grande Catherine de Bourg, qui avait l'air de plus en plus d'une mégère incapable de ne pas mettre son nez dans les affaires des gens et avec un avis sur tout, refusant d'admettre qu'elle avait tort ou quoique ce soit du genre. Une femme insupportable en somme et il espérait ne jamais avoir à la rencontrer, étrangement il craignait que ce ne soit pas le cas.
"Pour prendre les bonnes décisions sur les propriétés il faut les connaître." continua Perseus, une phrase qu'il avait entendu souvent dans sa vie, via son père surtout, bien sûr il était devenu un amiral de la Marine mais ça ne voulait pas dire qu'il avait oublié ce que lui avait appris son père et qu'il ne l'avait pas aussi transmis à ses enfants, bien au contraire même et Perseus n'avait pas été le seul d'ailleurs, Pénélope avait elle aussi reçu des cours pour savoir quoi faire avec une propriété si jamais elle se retrouvait avec une, que ce soit par héritage, parce qu'elle ne voulait pas se marier ou parce qu'elle était veuve. Ce n'était pas quelque chose qu'il souhaitait, mais bon il ne voulait pas qu'elle se marie non plus, donc la situation était délicate, il voulait qu'elle soit heureuse et si il approuvait de l'homme capable de faire ça, alors avec un peu de chance ça irait bien. "Et puis l'équitation est une qualité nécessaire pour être un gentilhomme."
"Après si vous ne vous sentez pas capable, nous pouvons très bien comprendre, un homme aussi pris que vous par le Seigneur et les dires de Lady Catherine." suggéra Mr Bennet, qui n'avait pas particulièrement envie que leur cousin se joigne à eux, mais il n'avait pas pu ne pas l'inviter, cela aurait été bien trop grossier et il aurait été encore plus impossible après. Il espérait un peu réussir à trouver une solution pour régler la situation à l'amiable, il ne voulait pas que ses filles soient forcées de quitter leur maison. Il savait que son frère aiderait, mais ce serait différent.
"Non, mon cousin est trop gentil mais cela n'est point nécessaire, je suis un bon cavalier." dit Mr Collins, talonnant son cheval qui réagit de suite et fonça, droit sur Nestor et Ménélas qui étaient sur le chemin du cheval.
