Il était à peu près 14h05 lorsque Gibbs se reprit :
- Ziva, dans l'ascenseur, dit il en se dirigeant lui-même vers la boîte de fer.
- Pourquoi ? questionna-t-il d'un ton à la fois glacial et amer, lorsqu'il eut arrêté l'ascenseur entre 2 étages. Ils étaient face à face, contrairement à l'habitude, et se regardaient dans les yeux.
- Parce que.
- C'est à cause de lui ?
Il savait, se dit elle. Ca ne l'étonna pas plus que ça : il n'y avait rien de bizarre dans le fait que Gibbs savait ce qu'elle avait cherché à tous prix à lui cacher, puisqu'il était au courant de quasiment tout ce qui se passait dans la tête de ses agents. Ses yeux se ré-remplirent de larmes, qui, cette fois, ne disparurent pas tout de suite.
- Oui.
- Ziva…écoute…
Elle fut d'abord marquée par le tutoiement, puis par le ton utilisé par son patron : maintenant, il la conseillait, et même – elle eut du mal à le croire – la suppliait, mais ne répondit rien.
- Tu ne peux pas…tu devrais…essaie…
- Non ! C'est comme ça ! C'est un risque que je refuse de prendre ! Que je m'attache à une ou plusieurs personne est égal à ce que cette ou ces personne(s) meur/en/t ! Cette équipe est ma famille ! Je ne fais pas ça pour moi … Non, Gibbs !
Son ton avait quelque chose de désespéré, mais en même temps, il était ferme, comme si sa décision était prise depuis longtemps et que rien ne pourrait la modifier.
- Ziva, ne ment pas, nous savons tous les deux que ce n'est pas pour ça.
Là aussi le ton était devenu ferme.
- Gibbs…J'ai déjà beaucoup réfléchi…Je n'en vaux vraiment pas la peine…Si je ne m'en vais pas maintenant, je ne m'en irai pas avant plusieurs mois…C'est une opportunité, ils ont besoin de quelqu'un de compétant pour une mission en Europe…Et je ne veux pas vous mettre encore plus en danger en continuant comme ça.
Son ton devenu hésitant sur le début redevint ferme, essayant de clore la conversation.
- Alors ne continue pas comme ça ! Ziva, écoute, tu devrais vraiment essayer…C'est un risque à prendre, c'est ta dernière chance. Cela pourrait te faire éviter la plus grosse erreur de ta vie. Tu pourrais vraiment le regretter…Et puis pense à Abby pour qui tu es devenue beaucoup plus qu'une simple amie ! Et à Ducky : il te traite comme sa petite-fille, à McGee qui te considère comme une sœur ! A DiNozzo, pour qui tu es une très bonne amie ! Et à moi…pour moi, tu es…Là, il était carrément hésitant ce n'était pas dans sa nature de montrer ses sentiments ; était-ce pour ça qu'il arrivait à lire comme dans un livre ouvert dans l'Israélienne, qui elle non plus n'était pas douée pour ça ?
- Ziva…tu sais comment je te considère.
Il y eut après ces aveux un silence, un peu lourd, où chacun essayait de déchiffrer ce qu'il lisait dans le regard de l'autre. Gibbs y vit de la détermination, pas mal de détermination, et surtout du désespoir, comme un appel au secours, mais qui n'était pas là pour que quelqu'un le lise. C'était un désespoir enfermé, enterré, qui ne devait surtout pas être remarqué. Gibbs était une des deux seules personnes à réussir à le lire, et le seul à pouvoir sonder les moindres bosses et creux dans l'âme de Ziva. Il comprenait la signification de toutes ses réactions, ses regards, ses paroles, et il était aussi le seul à voir les émotions de Ziva lorsqu'elle se cachait au plus profond de sa carapace.
Ziva, elle, y lu une demande, un espoir, et surtout une grande réflexion : il était clair que Gibbs était en train de chercher un moyen de la garder ici, en Amérique, près de l'équipe, et loin du Mossad, de sa famille de sang.
Puis Gibbs brisa le silence en déclarant :
- Tu vois, Ziva ? Tu vois tout ce que tu représentes pour l'équipe ? Tu n'as pas le droit de partir comme ça, juste parce que tu n'es pas assez courageuse.
Il espérait la faire changer d'avis, ou au moins la faire réfléchir en l' « insultant », alors qu'il savait bien qu'elle était tout sauf peureuse dans presque tous les domaines.
- Non Gibbs, je ne peux pas. Je dois partir vendredi. C'est mieux. Elle avait insisté sur ce mot, « dois », comme si elle essayait de se convaincre elle-même, car même si Gibbs avait pu lire de la détermination dans son regard et qu'elle-même disait être sûre de son choix de partir, il était clair que s'en était tout le contraire, que Gibbs l'avait fait douter quelques instants.
- Pour moi, pour lui, pour toute l'équipe, termina-t-elle.
Puis elle remit l'ascenseur en marche, les larmes de nouveau aux yeux, mais on de nouveau y lire une détermination farouche.
Alors ? Qui est ce "il" ? Qui est la deuxième personne a pouvoir lire l'"appel au secours" ?
Verdict ? Est ce que ça vaut la peine que je continue ? Donnez moi votre avis par review ! Merci =P
Pas de nouveau chapitre avant lundi ; je ne suis pas chez moi ce week end.
