Bonsoir !
Voilà ENFIN le chapitre 4 avec, je vous l'accorde, beaucoup de retard.
Je suis vraiment vraiment VRAIMENT désolée de ce retard. :(
Je voudrais juste en profiter pour répondre à une review anonyme. Parce que, non, je ne sais pas comment faire. D'ailleurs, à ce propos, si quelqu'un sait comment on y répond, n'hésitez pas à me le dire. Je suis un peu paumée là... ;)
Donc, pour la personne qui m'a écrit le premier avril, voilà la réponse :
Tout d'abord merci beaucoup pour ta review, je suis contente que tu aimes l'histoire. Concernant le professeur qui s'occupe des dragons, il ne s'agit pas de Valka mais de Valta ce n'est donc pas la même personne. Je peux tout à fait comprendre la confusion : je me suis moi-même dit que ça y ressemblait. ;) Enfin, pour ce qui est de faire intervenir d'autres personnages, pourquoi pas. J'aime beaucoup ton idée de les intégrer à l'histoire. Je vais voir si c'est possible et surtout comment faire pour les intégrer. En revanche, pour la reine Élinor, je ne pourrai pas le faire, ou alors sans que ce soit la mère de Mérida, car ils sont tous orphelins. Ce qui explique que Madame Valta ne soit pas la mère d'Harold.
En tout cas, encore merci pour ta review, ça me fait vraiment plaisir. En espérant que ce chapitre te plaise.
Voilà, j'ai fini de vous embêter !
Enjoy !
CHAPITRE 4 : L'attaque
Une semaine s'est écoulée et je n'ai pas adressé la parole à Jack. Lors des entraînements je me contente de combattre sans rien dire.
Ce matin, nous avons deux heures d'entraînement ensemble. Je le retrouve dans le square et nous commençons les combats. Ces dernières semaines j'ai pu m'améliorer au niveau de l'utilisation de mes pouvoirs. Jack s'envole et m'attaque par les airs. Je pare l'attaque et le défie à mon tour.
- Joli ! me félicite Jack.
Je soupire d'exaspération. « Joli », il m'énerve !
Ce moment de répit me coûte cher car je me retrouve plaquée au sol par un Jack qui me paraît énervé.
- Mais parle-moi au moins !
Oh ! Il veut que je lui parle ! Il se sent seul peut-être ?
Je fais mine d'ouvrir la bouche puis la referme avec un sourire machiavélique.
- T'as qu'à m'engueuler, m'insulter mais s'il te plaît, parle-moi !
- Whaou ! Je ne pensais pas que le fait de ne plus entendre ma magnifique voix te touche autant !
Jack soupire de soulagement. Bon c'est pas le tout mais je suis toujours sous lui. Il s'en rend compte et s'écarte pour que je puisse me relever.
- Je suis désolé…
- Stop ! je le coupe. Ce n'est pas parce que je te reparle que je te pardonne. Continuons l'entraînement.
Je me relève mais mon bras est tiré en arrière et je tombe à la renverse.
- Mais qu'est ce que je peux faire pour que tu me pardonnes ?!
Il paraît désespéré. L'espace d'un instant je songe à lui pardonner mais toutes ses paroles blessantes me reviennent en mémoire et je me relève pour partir du parc.
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- Tu devrais peut-être lui pardonner, me suggère Raiponce.
Je m'étonne.
- Parce que tu es de son côté maintenant ? Il m'a traitée comme une ordure et il faudrait que je lui pardonne sans rien dire !?
Elle soupire.
- Non, bien sûr que non, mais…
- Mais ?
- Je ne sais pas j'ai l'impression que cette situation vous fait souffrir tous les deux, conclue-t-elle.
Je m'apprête à répliquer mais elle va parler à quelqu'un que je ne connais pas. Elle a raison, ça ne sert à rien de rester comme ça, en attendant que cela s'aggrave.
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Il est 21h00. Après avoir dîné, je suis allée devant la porte de la chambre de Jack. Je connais le numéro de sa chambre depuis que je l'ai entendu le dire à table. J'entends des pas dans les escaliers et me demande si j'ai bien fait de venir.
Ok, Elsa, calme-toi. Il est trop tard pour faire marche arrière.
Jack arrive à l'étage et s'étonne en me voyant.
- Je veux que l'on s'explique.
Il paraît vraiment étonné mais ouvre la porte de sa chambre. Il rentre et je le suis tandis qu'il s'assoit sur son lit.
- Sur quoi veux-tu que l'on s'explique ? me demande-t-il.
Je prends une grande inspiration et lance :
- Pourquoi es-tu tellement désagréable, odieux, méprisant, hautain…
- Ok, ok, j'ai compris, me coupe Jack.
- Désolée, je m'excuse. Je ne voulais pas…
- C'est bon, t'inquiètes.
- Et donc ?
- Donc ?… Ah ! Bah, j'en sais rien en fait.
J'écarquille les yeux.
- Comment ça t'en sais rien ! Tu ne peux pas être aussi odieux avec quelqu'un sans avoir de raison !
Il paraît gêné.
- Le stress, j'imagine…
Il n'est pas sérieux là.
- Le stress ! Mais comment pouvais-tu être stressé alors que tu t'es invité chez nous avec ton petit air suffisant et…
- Je sais pas, je sais pas ! Écoute... je suis désolé, j'ai agi comme un con. Je suis désolé.
Je soupire. Quand je pense que je le déteste depuis le premier jour à cause de son comportement alors qu'il ne sait même pas pourquoi il a agi comme ça.
Je ne sais pas quoi répondre et un silence s'installe dans la pièce. Au bout d'un moment, Jack le rompt.
- Qu'est ce que je peux faire ? me demande-t-il.
- Pour quoi ?
- Pour me faire pardonner.
Je soupire.
- On pourrait repartir de zéro, je propose.
Il paraît enchanté de cette proposition et l'accepte. Je m'apprête donc à repartir mais m'arrête devant la porte.
- Attend ! Il est quelle heure là ?
- 22 h 38, pourquoi ? me questionne-t-il.
Je laisse partir ma tête en arrière en poussant un long soupir.
- Parce qu'au delà de 22h 30 on n'a plus le droit de traîner dans les couloirs.
Il prend conscience de la situation et se lève d'un bond de son lit.
Je souris.
- T'inquiètes, je vais dormir par terre.
- Non, non, c'est bon, tu peux dormir dans le lit je dormirai...
- Jack ! je le coupe.
- Oui ?
- Ça ira.
Il paraît étonné mais hoche la tête.
Je prend donc un coussin et m'endors près de la fenêtre.
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Le lendemain matin, je suis d'abord étonnée puis je me remémore la soirée d'hier et souris. Il était plus que temps de se réconcilier. Je me lève et regarde l'horloge : 6 h 45.
Jack dort encore et je décide de partir prendre une douche dans ma chambre.
Je sors donc silencieusement de la sienne et pars dans les couloirs. Lorsque j'entre dans ma chambre, je vois Raiponce qui est elle aussi réveillée.
- Où étais-tu ? me questionne-t-elle.
Je lui explique et elle me sourit.
- Tu avais raison, je lui dis. Nous étions partis sur de mauvaises bases.
Nous continuons de parler en attendant l'heure d'aller au réfectoire. Au moment venu, nous descendons prendre notre petit-déjeuner. Je m'assoie entre ma meilleure amie et Jack. Tout le monde me regarde avec de gros yeux hormis ces deux-là.
- Qu'est ce qu'il y a ?
- Il y a que tu es assise à côté de Jack ! s'exclame Eugène.
Je soupire.
- On s'est expliqué et on a décidé de reprendre sur de nouvelles bases.
- C'est super ! s'exclame Mérida.
Je souris et nous continuons de manger en discutant de choses et d'autre. Après avoir mangé, je regarde mon OPHT et vois que j'ai cours dans la forêt. Je me rends donc dans le square où m'attendent mon groupe et mon professeur. Je regarde le groupe et m'aperçois qu'il n'y a personne que je connais.
Nous partons donc dans la forêt, hors du camp. C'est la première fois depuis que je suis ici et que je sors de l'enceinte du camp. Mon dieu ce que ça fait du bien !
Notre professeur nous dit d'installer un campement et de partir chercher du bois pour le feu. Je n'avais pas compris que l'on resterait là jusqu'à demain mais je suis assez contente. Je pars donc chercher du bois et prends le temps de me familiariser avec les lieux. Après avoir pris du bois je retourne près de ma tente où je commence à faire du feu. Chaque élève a installé sa tente à environ vingt mètres d'écart les unes des autres en formant un grand cercle.
La tente de notre professeur, quand à elle, est au centre du cercle. Étant donné que notre cours nous sert à survivre dans la forêt, notre enseignant nous demande de trouver de quoi nous nourrir. Je pars donc dans la forêt, mais prends le temps de recouvrir mon feu d'un dôme de glace, afin d'éviter que la fumée ne soit visible du ciel. Ce dernier devrait tenir jusqu'à mon retour.
Je marche à travers la forêt sans trop m'éloigner du campement et arrive près d'une rivière. Génial ! Je peux pêcher. Si Mérida était là, elle aurait sûrement utilisé son arc mais, comme je n'en ai pas, je me débrouille avec les moyens du bord. Je commence par créer une barrière de glace pour bloquer les poissons puis je lance mon couteau dans l'eau pour les tuer. Après en avoir pris une bonne dizaine, je décide de rentrer au campement.
Après avoir déjeuné, il me reste cinq poissons que je mets de côté. Notre enseignant nous demande alors de partir chercher des baies, de préférence non vénéneuses. Nous avions eu un cours portant sur ce sujet et, par chance, je m'en rappelle. Au lieu de partir directement chercher des baies, je tresse plusieurs paniers pour les mettre dedans. J'avais appris avec ma mère quand j'étais petite et cela m'a toujours servi depuis.
Après l'avoir fait, je pars chercher des baies tout l'après-midi et reviens avec quatre paniers remplis de fruits. C'est sûr, il y aura des restes mais lorsque l'on doit vraiment survivre, mieux vaut trop que pas assez. Je vois certains élèves tailler des bols dans du bois et je réalise que je n'ai pas de récipients pour mes fruits. Je fais donc la même chose et écrase une poignée de baie à l'intérieur. Je dois dire que ça change de la cantine mais c'est bon.
Je ravive mon feu puis m'installe à l'intérieur de ma tente pour dormir.
Je suis réveillée en pleine nuit par des bruits de pas et sors de ma tente. Je vois mon professeur qui est lui aussi réveillé et me fais signe d'attendre. Il part vers le bruit et je le regarde s'enfoncer dans la forêt jusqu'à ce que je ne le vois plus.
Les minutes s'écoulent sans que rien ne se passe puis j'entends des bruits de combats. Je commence à m'inquiéter surtout lorsque j'entends mon enseignant hurler. Je cours vers l'endroit d'où vient le cri et y trouve mon professeur au sol les mains sur le ventre et un Black arms, un couteau à la main. Je comprend ce qu'il s'est passé et le robot commence à s'enfuir. Je m'apprête à le courser mais mon professeur m'attrape la cheville pour m'en empêcher.
- Il faut que j'y aille ! je proteste.
- Non reste-là, il faut rentrer au camp, m'ordonne-t-il.
- Mais si je le laisse partir il peut donner la position du camp à ses supérieurs et nous attaquer !
Je m'apprête à partir mais il enlève sa main de son ventre me laissant voir sa blessure qui est très profonde.
- Restes, me supplie-t-il.
Je n'ai pas le choix, si je m'en vais, il meurt. Je le prend donc sur mon dos et commence à courir vers le campement. Arrivée là-bas, je hurle pour que tout le monde se réveille et qu'ils rangent le campement. Je rassemble rapidement mes affaires et m'apprête à repartir en courant mais une idée me vient. Je crée un chemin de glace et patine à toute vitesse dessus. Cela me permet d'aller beaucoup plus vite et j'arrive en cinq minutes au camp. J'emmène mon professeur à l'infirmerie et explique la situation aux dirigeants du camp. Ils ne s'inquiètent pas plus que ça pour le Black arms et me disent d'aller me reposer.
L'ennui, c'est que je m'inquiète beaucoup plus qu'eux pour le camp et que je n'ai pas du tout sommeil. Je pars donc dans le square pour réfléchir. J'ai toujours mes poissons et mes baies et je ne sais pas trop quoi en faire, quand une idée me vient. Je pars vers l'enclos des dragons et ouvre celui de Flamme. Elle me regarde avec un grand sourire et sors pour partir voler dehors.
Je la rejoins et l'appelle :
- Eh ! Descends de là, j'ai quelque chose pour toi !
Elle se pose et m'interroge du regard. J'ouvre mes paniers et lui montre les poissons et les fruits. Je la vois saliver à la vue de la nourriture et, après avoir eu mon accord, elle se jette dessus.
Elle dévore l'intégralité des paniers en quelques secondes et se lèche les babines. Je reste un moment avec elle puis pars dans ma chambre me coucher.
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Le lendemain matin, je suis heureuse de constater qu'aucune attaque n'a eu lieu. Aussi, je choisis d'aller au réfectoire. Celui-ci est vide mis-à-part quelqu'un assis à une table.
Je décide donc d'aller lui parler :
- Salut ! Moi c'est Elsa, je me présente.
Il sourit.
- Enchanté, je m'appelle Dean.
Je m'installe à la table à côté de lui et nous commençons à discuter.
- D'où viens-tu ? je le questionne.
- De Fliguer, et toi ?
Je sens ma voix se briser lorsque je réponds :
- … D'Arendelle.
Il paraît surpris.
- Ce n'est pas là-bas qu'à eu lieu l'atterrissage de la météorite ?
- Si…
Il ouvre grand la bouche puis se reprend.
- Je ne savais pas qu'il y avais eu des survivants, mais… comment as-tu fait pour t'en sortir ?
- Aucune idée…
Je ne me sens pas capable d'aborder le sujet plus longtemps et décide donc d'en changer.
- Et sinon, es-tu porteur de pouvoirs ? je lui demande.
- Malheureusement non… et toi ?
Pour toute réponse je fais apparaître une poignée de flocons qui glissent entre mes doigts. Il s'extasie devant mon pouvoir, et nous continuons de discuter pendant dix bonnes minutes, jusqu'à ce que Mérida débarque.
- Mérida ? Qu'est-ce que tu fais debout aussi tôt ? je m'étonne.
- Vous vous connaissez ?
Je me retourne pour faire face à un Dean surpris.
- On habite ensemble, je réponds.
Il ouvre de grands yeux.
- Ah, vous êtes…
Je mets un moment avant de comprendre ce qu'il insinue.
- Non, non, pas du tout ! je l'interromps. Nous sommes amies. Nous ne sommes pas…
Dean, rouge de honte d'avoir sorti une énormité pareille se confond en excuses.
- Merde je suis désolé, je voulais pas vous offenser, je…
- Dean, c'est bon ! le coupe Mérida, c'est que cette phrase pouvait prêter à confusion.
- Donc : d'où est-ce que vous vous connaissez vous deux ? je leur demande.
- Dean est un ami, me répond Mérida.
Je souris.
- Pourquoi ne viens-tu pas manger avec nous ? lui proposais-je.
Il accepte et nous partons donc nous installer à une table en attendant les autres.
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Une fois que tout le monde est arrivé, je leur raconte ce qu'il s'est passé hier soir ainsi que mes inquiétudes pour le camp.
- T'inquiète, tout se passera bien, me rassure Eugène.
- Si tu le dis, je réponds, peu convaincue.
Deux semaines se sont écoulées et aucune attaque n'a été lancée. Dean fait désormais partie de la bande et partage sa chambre avec celle d'Eugène.
La journée se déroule normalement, nous nous retrouvons tous pour dîner et partons ensuite nous coucher.
J'ai un drôle de pressentiment, une sorte d'inquiétude. J'en fais part aux autres qui me disent que je suis parano et que j'ai besoin de sommeil. Merci les gars !
Je vais donc me coucher mais n'arrive pas à fermer l'œil. J'ai beau me retourner dans tous les sens, rien à faire. Au bout d'un moment, j'entends un bruit atténué, comme un moteur. Je regarde mon OPHT, 03 h 46.
N'ayant rien d'autre à faire, je me lève et décide de suivre l'origine du son. Quelque chose me dit qu'il vient de là-haut, mais plus haut que les bâtiments. Je décide donc d'aller voir dehors et me dirige vers le square. Je suis en pyjama et n'ai donc n'ai qu'un débardeur et un leggins mais, comme je ne crains pas le froid, cela n'a pas vraiment d'importance.
Arrivée dans le parc, je scrute le ciel mais ne vois rien. Soudain, une forme se dessine et sors de derrière les nuages. Je regarde bien et me rend compte qu'il s'agit d'un avion. Comment est-il possible qu'un avion survole le camp. À moins que…
Je n'ai pas le temps de réagir qu'une masse est jetée de l'avion et tombe vers le camp. Je me mets à courir en direction des bâtiments. Cette impression de ralentit… tous mes souvenirs resurgissent tandis que je cours à perdre haleine. Tout à coup, la masse tombe à terre et explose. C'est bien ce qu'il me semblait… une bombe !
Je me sens projetée dans les airs et replonge dans mon passé. J'ai l'impression de revivre la même scène qu'il y a trois ans. Sauf que cette fois, aucun sentiment de bien-être ne m'envahit. Au contraire, je suis traversée par une douleur fulgurante. Je vois le sol se rapprocher infiniment vite et sens que la chute va être très rude. Je m'écrase à une vitesse folle et lâche un hurlement de douleur. Je relève la tête à grande peine et constate avec horreur que le square prend feu.
Feu qui s'étend rapidement et risque de faire brûler le camp entier ! Je me relève avec le peu de force qu'il me reste et cours vers les bâtiments. Je sonne l'alarme pour réveiller les autres et fonce vers notre étage. J'ouvre toutes les portes des chambres et réveille chacun de mes amis. Je fonce ensuite dans la chambre de Mérida et de ma petite sœur et secoue cette dernière de toutes mes forces.
- Mhh, Elsa ? gémit-elle.
Je la force à me regarder droit dans les yeux avant de lui expliquer :
- Écoute-moi bien, le camp est attaqué, il faut partir le plus rapidement possible !
Elle ne paraît pas très réveillée mais acquiesce. Elle se lève d'un bond et cours réveiller les autres. Je fonce ensuite vers ma chambre et celle de ma cousine et vois celle-ci déjà levée et qui me regarde avec un air interrogateur. Je lui explique rapidement et elle fonce nous aider à réveiller nos amis.
Elle aussi a déjà vécu cette situation, ses parents sont morts de la même manière que les miens. En voulant prendre des affaires. C'est pourquoi Raiponce, Anna et moi ne prenons aucune affaire et réveillons les autres. Une fois que tout le monde est debout je fonce prendre les clés des motos et commencent à descendre vers les sous-sols pour récupérer nos véhicules. Une fois que nous sommes tous arrivés en bas, chacun monte sur sa moto et je m'apprête à en faire de même qu'en je me souviens de quelque chose. J'attrape Anna par les épaules.
- Prends les clés de la moto, demande à Eugène de conduire, je vous rejoins à notre QG.
- Quoi, mais où vas-tu ?!
Je cours vers les escaliers et répond :
- Chercher les dragons !
- Mais tu es folle, tu vas te faire tuer ! ELSA !
Je monte les marches quatre à quatre et, une fois arrivée en haut, je m'apprête à partir vers le parc mais quelqu'un m'attrape par le bras.
Je me retourne et découvre Jack.
- Jack lâche-moi, il faut que j'y aille.
- Si tu y vas, tu vas brûler alors non je ne te lâcherais pas !
- Jack, il faut que j'y aille ! Part avec Anna et les autres, je vous retrouve au QG !
Je commence à tousser à cause de la fumée et mes yeux me piquent.
- Il n'est pas question que tu meurs !
- Et il n'est pas question que je laisse mourir Flamme ! J'ai perdu mes parents mais je ne la perdrai pas elle !
Il ne desserre pas sa prise sur mon bras et je suis obligée de lui donner un coup de pied dans le tibias pour qu'il me lâche.
Je me mets à courir vers le parc tandis qu'il hurle :
- ELSA !
Je suis sur l'herbe à courir le plus vite possible vers l'autre bout du terrain. J'ai horriblement mal à mon bras depuis que je suis tombée tout à l'heure mais ça n'a aucune espèce d'importance. Il faut que j'arrive à temps !
Je fonce le plus vite possible et commence à apercevoir le hangar où sont les dragons. Des hurlement de ces derniers se font entendre et je pique un sprint en entendant celui de Flamme.
J'ouvre les portes du hangar qui est en feu. Je fais quelques pas en toussant lorsque une poutre enflammée tombe et me bloque le passage. Je tente d'éteindre le feu avec ma glace en utilisant mon bras valide mais n'y parviens pas. La glace fond avant d'avoir pu faire effet, il me faudrait de l'eau. Il faut que j'y arrive, je n'ai pas le choix ! Je n'ai jamais fait ça et ne sais même pas si j'en suis capable.
Je me concentre de toutes mes forces et pense à la lumière bleuté, puis à la mort de mes parents, à mes pouvoirs, à la glace, à l'eau et enfin… à moi.
Je me sens alors traversée par une étrange sensation et ouvre les yeux pour me voir entourée de… jets d'eau.
J'ai réussi ! Je l'ai fait ! Je me concentre et m'y mets à deux mains pour parvenir à sortir un jet d'eau assez puissant pour éteindre le feu de la poutre. Je l'enjambe et me rends au milieu du hangar. Je n'ai pas assez de force pour éteindre l'incendie du hangar et le feu reprend l'avantage. Je décide donc de créer un vent froid pour ouvrir les portes en métal des enclos. Peu à peu, mon vent se transforme en bourrasque, puis en tempête et arrache les portes blindés. Je stoppe alors la tempête et cours vers la porte du hangar. Je l'ouvre et tous les dragons sortent le plus rapidement possible. Je commence à ne plus pouvoir respirer et à ne plus avoir de force et tombe à genoux. Je sens une présence près de moi. Je relève la tête et vois Flamme.
- Vas-y ! Ne restes pas là !
Elle me fait signe que non de la tête et me répond en langage dragon.
- Va-t-en ! Vite ! je lui ordonne.
Elle s'obstine à rester et me fait un signe de la tête vers son dos.
Je comprends où elle veut en venir et lui demande :
- Tu es d'accord !?
Pour toute réponse elle commence à courir vers moi et déploie ses ailes. Je comprends ce qu'il faut que je fasse et, lorsqu'elle arrive à mon niveau, je saute sur son dos tandis qu'elle s'envole. Je regarde en bas le camp qui prend feu et me rend compte qu'il risque d'exploser à tout moment. Je m'agrippe à ma dragonne et lui lance :
- Vole plus haut !
Elle s'exécute, mais trop tard. Le camp explose et est rasé. L'onde de choc de la bombe me projette dans les airs et je tombe du dos de Flamme. Je l'entends émettre une sorte de beuglement plaintif tandis que je tombe dans le vide, au milieu des flammes. Quelle ironie ! La fille qui maîtrise la glace et qui meurt dans un incendie.
Je sens le sol se rapprocher. À cette vitesse, la chute me sera fatale. Je ferme les yeux doucement. Soudain je tombe sur quelque chose de dur. J'entrouvre les yeux et constate que je vole. Je regarde autour de moi et réalise que Flamme m'a rattrapée. Je me réinstalle confortablement sur son dos et lui glisse à l'oreille : « Merci », avant de plonger dans le noir.
Alors ? Qu'en avez-vous pensé ? Comment se fait-il qu'Elsa ait pu créer de l'eau ?
N'hésitez pas à me faire part de vos hypothèses en laissant une review. Et je le répète, si quelqu'un sait comment répondre aux reviews anonymes, je suis preneuse. ;)
Bye !
