Bonjour ! Voici le quatrième et dernier chapitre de cette courte fiction. J'espère que la fin vous plaira !
Chapitre IV
« Legolas, chéri, rappelle-moi pourquoi on l'a emmenée ? »
« Parce qu'elle a personne nulle part. »
« Elle s'entendait bien avec Gally, non ? »
« Euh... Je pensais qu'ils essayaient de se tuer... »
« C'était pas un jeu ? »
« Vous ne connaissez pas Johanna ! » rigola Haymitch.
La remarque déclencha un rire franc chez les deux jeunes. Et même Thomas sourit. Mais ils durent se calmer quand la moquée revint, du bois plein les bras.
« Qu'est-ce qui vous fait tant rire ? » demanda-t-elle.
« On disait à quel point Gally était triste que tu sois partie, » mentit à moitié Thomas.
« Tristesse mon cul ! Je vais lui... »
« Stop ! » la coupa Haymitch. « On va s'arrêter là, hein ? Il est tard, nous avons une grosse journée demain. Il faut être en forme pour le roi ! »
Ainsi, malgré les protestations de la jeune fille, ils allèrent se coucher. Mais avant de servir de couverture à Harriet, Legolas alla voir Thomas.
« Tu ne te sens pas trop dépaysé ? »
« Ça va. Je m'habitue. Ce pays m'a l'air très beau. »
« Il l'est. Et tu vas avoir une vie entière pour le visiter. C'est justement pour ça que tu es là. Thomas, si on t'a emmené, c'est pour recommencer ta vie. Et peut-être oublier l'ancienne. »
« Il y a des choses que je ne pourrai jamais oublier Legolas. »
Thomas revit alors le visage de Newt dans un flash. Le revolver. La balle.
« Alors peut-être trouveras-tu ici quelque chose qui te fera te pardonner. »
Thomas n'y croyait plus vraiment, mais il vit l'espoir au creux des yeux de l'elfe. Après tout, pourquoi pas ?
Ils avaient marché toute la journée. Ce n'est qu'à la tombée de la nuit qu'ils arrivèrent devant le palais. Ils se présentèrent comme des vagabonds voulant rencontrer le roi, envoyé par une cité d'hommes de l'est. Legolas était resté en retrait. Cela faisait dix longues années qu'il était parti, sans même un au revoir. Son père le pensait sûrement mort. Mais s'en souciait-il seulement ?
Ils furent conduits à la salle du trône – Harriet était très persuasive. Legolas, sa capuche sur la tête, resta derrière. Il se demandait si c'était finalement une bonne idée. Puis ils arrivèrent trop loin pour faire demi-tour.
« Mes salutations, Seigneur Thranduil, roi de Eryn Lasgalen. » clama Harriet.
Legolas n'osait lever les yeux, les battements de son cœur bourdonnaient dans ses oreilles. Il avait peur, pour la première fois depuis bien longtemps.
« A qui ai-je l'honneur ? » La voix du souverain glaça l'elfe. « Découvrez-vous voyageurs. »
Ils enlevèrent leurs capuchons un à un. Puis Legolas. Et il leva les yeux. Et rencontra ceux glacés de son père.
Le souverain descendit de son trône. Lentement. Son fils s'avança au devant du groupe. Et le roi se trouva face à son fils. Une larme perla au coin de son œil. Ses yeux glacés avaient fondu.
« Je croyais ne plus jamais te revoir. »
« Pardonne-moi, père. »
Pour toute réponse, Thranduil prit son fils dans ses bras. Et en son esprit, il remercia tous les Valar pour lui avoir rendu son fils.
Thomas baissa les yeux devant ces retrouvailles. Combien de fois avait-il rêvé d'une telle scène avec ses propres parents ? Autrefois, ce manque avait été un peu comblé par sa nouvelle famille. Chuck, Minho, Teresa, Brenda, et même Gally, Aris, et Newt.
Mais aujourd'hui...
Il sentit alors la grande main de Haymitch se poser amicalement sur son épaule. Thomas lui sourit : il devait avancer maintenant. Il avait une nouvelle chance, il allait recommencer.
« Legolas ! »
La voix emprunte d'émotion avait résonné dans la grand salle, et tous purent voir une tête blonde foncer dans les bras de leur elfe.
« Newil, petit frère... Tu m'as manqué... »
« Mais où étais-tu ? » lui cria presque son frère en se détachant.
« C'est une très longue histoire... »
« On aura tout le temps... » finit par dire Newil, essuyant ses yeux embrumés.
Puis l'elfe cadet se tourna vers les compagnons. Et alors qu'il rencontra le regard interloqué d'un certain jeune homme, Legolas présenta enfin ses amis.
« Père, frère, je vous présente mes amis. Je les ai rencontrés durant mes nombreux voyages. Et je les tiens en grande estime. Voici donc Harriet, ma partenaire, Haymitch, mon mentor, Johanna, une grande guerrière, et Thomas, fondateur de sa cité. »
Thomas avait encore du mal à y croire. Comment était-ce possible ? Comment Newt s'était-il retrouvé dans une famille royale d'elfes deux milles ans avant leur rencontre ? Mais comme disait, Legolas, il y a des mystères dans l'univers qui méritent d'être appréciés pour ce qu'ils sont et non par leur compréhension.
Puis, au détour de sa réflexion et du couloir, il aperçut un elfe blond avec un visage d'ange.
« Oh ! Salut Newil... »
« Salut Tommy, » lui sourit l'elfe.
Legolas se promenait dans les couloirs, la main de Harriet dans la sienne.
« Je t'avais dit que Johanna se ferait vite à ce nouvel air ! Elle s'entend déjà avec mon père... »
« C'est pour ça qu'ils se criaient dessus ?... Je n'avais pas compris... » rit la jeune femme.
« C'est bon signe, crois-moi. Et j'ai comme l'impression qu'elle va aimer les nains ! »
« Tu devrais lui présenter Gimli ! Et les hob... »
Harriet s'arrêta soudain quand ils tombèrent face à face, au détour d'un couloir, avec le petit frère de Legolas embrassant farouchement Thomas. Le pire fut sûrement que les deux futurs amants ne s'en rendirent même pas compte, trop absorbés dans le baiser.
« Hum ! Hum... » toussa Legolas alors que sa copine baissait les yeux, amusée. « On vous dérange peut-être ? »
Les deux hommes se séparèrent, rouges.
« Oui, assez, » répondit Newil, un sourire sur les lèvres.
« En voilà des manières pour un elfe, » réprimanda Legolas, ce à quoi l'autre ne répliqua que par un sourire amusé.
« Dans ma chambre, » murmura-t-il à Thomas. « Dans cinq minutes Tommy. » Et il partit.
Les deux autres regardèrent leur ami, tout sourires. Et celui-ci rougit plus encore. Mais il souriait aussi, heureux comme jamais.
« Tu avais raison Legolas, la Terre du Milieu est vraiment un endroit formidable ! »
« Depuis le temps que je m'efforce de dire que j'ai tout le temps raison ! »
« Par contre... elle est où la chambre de Newil ? »
Comme d'habitude, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, c'est important pour moi, surtout si ça vous a plu. Par ailleurs, il se peut que certains trouvent que la fiction n'explique pas tout, et c'est vrai : je voulais me concentrer sur un format court. Mais si il y a certains passages dont vous voulez une version plus étoffée ou une version tout court, demandez-moi ! Je serai ravie de me replonger dans cet univers le temps d'un chapitre !
Sur ce, à la prochaine !
Grenouille
