Titre: Miroir

Auteur: Akahi

Disclaimer: Je ne possède pas Harry Potter, JK Rowling en est la propriétaire. Je ne fais pas d'argent sur cette fanfiction.

Résumé: Les rires et la bonne humeur autour de la table lui étaient insupportables. Harry avait envie de hurler. Il avait devant les yeux, une copie des Dursley, certes les couleurs étaient différentes mais c'était la même image qui avait été peinte.

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Miroir

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Chapitre 4

Lucius atterrit dans le salon de Severus. La discussion avec Drago avait été difficile mais elle s'était relativement bien passée. Il doutait fortement que son fils pose problème. Il avait d'ailleurs accepté de passer le reste de l'été chez sa mère permettant ainsi aux nouveaux membres de s'installer.

Maintenant le plus dure restait à faire. Il devait non seulement montrer patte blanche envers Perceval et Harry mais il devait aussi gérer les sautes d'humeur de Severus. Il ne savait pas laquelle de ces tâches allait être la plus compliqué.

En parlant du loup-garou, il vit le Maître de Potion arriver vers lui d'un pas décidé avec un parchemin à la main. Lucius avait envie de soupirer, qu'est-ce que Severus avait encore pu lui inventé ?

- Severus.

- Lucius, comment cela s'est passé avec Narcissa et Drago.

- Narcissa avait déjà quitté les lieux, je ne l'ai pas vu. Je n'en attendais pas moins d'une Black. Quant à Drago, il a été choqué mais il a accepté la situation. Il va passer le reste de l'été chez sa mère. Comment vont Perceval et Harry ?

- Ils sont encore dans le salon. J'ai d'ailleurs écrit des règles qu'ils vont devoir respecter. J'en ai rajouté quelques une pour Potter. Lis-les et n'hésite pas à les compléter.

- Harry connaît déjà « les mains fermes » que tu veux insinuer Severus. Le Maître de Potion tressaillit. D'ailleurs, il n'y aura pas ce genre de règlement.

- Ce sont encore des enfants !

- Certes mais tu n'es pas leur parent. En cas de problème, on les soutiendra, on les éduquera mais les punir, non. Et certainement pas sans l'avis d'un spécialiste avant. Harry et probablement Perceval aussi, ont besoin de voir un guérisseur d'esprit.

Il est important de créer un climat de confiance avant tout autre chose.

- Ils ont besoin de règle ! Et tu y reviendras quand Potter aura traîné le nom des Malefoy dans la boue.

- Ce n'est pas le comportement de Harry qui m'inquiète le plus, ni même celui de Perceval mais le tien. Harry et Perceval sont trop soumis et terrifiés pour causer de réel problème. Il va d'ailleurs falloir travailler sur cette soumission. Mais toi, c'est tout autre chose.

-Peux tu être plus explicite, Lucius ? Siffla le Maître des Potions.

- Avec ton caractère, j'ai peur de passer mon temps à réparer tes bêtises. Je doute que tu te plieras facilement.

- Je connais les règles des Sang Pur. Je m'inclinerais à toi publiquement sans rechigner. Je doute que Potter en face de même.

Lucius soupira.

- Harry n'aura jamais à s'incliner devant moi puisque c'est lui le Patriarche de notre famille.

Severus recula choqué.

- Comment ?

- Reprend toi, c'est une évidence. Il est magiquement, politiquement et financièrement plus puissant que nous tous réunis.

- Il est hors de question que je m'incline devant Potter !

- Tu le feras. Sinon je châtierais moi-même et publiquement s'il le faut. Je ne supporterais pas longtemps ton attitude. Je suis d'ailleurs assez déçu de toi aujourd'hui. Tu as passé ton temps à te vautrer dans tes préjugés alors que tu avais bien mieux à faire. Il aurait été souhaitable que tu prépares une potion qui nous empêche, le plus longtemps possible, de passer à la seconde étape d'une liaison : la consommation. J'apprécierais grandement ne pas devenir un violeur d'enfant de douze ans !

Severus pâlit. Il avait totalement oublié cette éventualité.

- Je… J'y vais tout de suite… bafouilla-t-il en tournant les talons.

- Severus attend. Il est l'heure de manger tu feras cela tout à l'heure.

- Bien.

- Severus. Ne tente pas le lien.

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HP

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Bill monta à l'étage. Il avait besoin de voir de ses propres yeux les conséquences de son abandon. Il doutait que Malefoy ne leur permette de voir Percy avant longtemps. Il jouissait bien trop de les faire souffrir. Quant à écrire une lettre, c'était impossible. Il n'avait aucun doute que des sorts de protection avaient été mis en place. La nouvelle de la maltraitance du Sauveur allait les inondés de lettre.

D'ailleurs, il fallait qu'il pense à en mettre autour du Terrier. On ne sait jamais…

Alors Bill s'était rabattu sur autre chose : la chambre de Percy. Même si cela ne remplace pas une discussion, il pourrait voir un peu son état d'esprit et à quel point ils avaient échoué.

La chambre était en ordre, mis à part le lit défait par son brusque départ, il n'y avait pas un seul objet qui traînait. Bill sourit. Percy était tellement tatillon parfois. Toutefois, il remarqua rapidement que quelque chose n'allait pas. La chambre avait toujours été en ordre mais quand il habitait encore là, Percy avait des objets auxquels il tenait accroché, pas beaucoup mais tout de même quelques uns. Là, il n'y en avait aucun. Tout était vide et sans vie.

Bill pria pour que les jumeaux ne les aient pas abîmés. Il savait qu'ils ne se rendaient pas compte à quel point ils étaient précieux pour Percy. Sinon, jamais ils n'y auraient touché. L'un d'entre eux était un livre de droit dédicacé par le chef du département de la justice de l'époque. Percy avait suivit son père au travail tous les jours pendant près d'un mois pour pouvoir le lire. Le chef du département de la justice avait été touché de voir un enfant de cinq ans déchiffrer péniblement les pages d'un livre de droit avec une joie certaine. Il lui avait offert le livre non sans noter sur la première page qu'il avait hâte de travailler avec lui.

Bill se souvenait du visage de son frère quand il était rentré à la maison : le bonheur à l'état pur. Malheureusement, il n'avait pas profité de ce moment ni n'avait félicité son frère. Il avait à peine prit le temps d'écouter son histoire excité.

Son jeune frère avait trimballé ce livre partout pendant des jours, jusqu'à ce qu'il le taquine sur cela. Son frère était ensuite resté dans sa chambre pour le lire.

Bill serra les dents. Fred et George n'étaient peut être pas les seuls qui avait taquiné Percy bien trop souvent. Il aurait tellement aimé que ses parents le grondent ce jour là, que pour une fois ils prennent réellement la défense de son petit frère. Il aurait peut-être vu Percy plus de fois heureux plutôt que grognon et effacé.

Toujours est-il que jamais Percy n'aurait jeté ce livre, il y tenait comme un dragon à son or. C'était la première fois que quelqu'un l'avait réellement félicité pour ses exploits. Où était-il ?

Bill scanna rapidement la chambre. Deux traces magiques était présente, l'une plus forte que l'autre. Bill sourit. Il semblerait que Percy ait tout de même retenu quelques choses de ses discours.

Il s'approcha de la table de nuit et tapota avec sa baguette le côté gauche. Une porte apparut. Bill l'ouvrit.

Le livre de loi était là mais il n'était pas seul, le placard était rempli des trésors de Percy. Il semblait être classé par ordre chronologique. Il reconnaissait la lettre de Poudlard ainsi que la lettre des préfets. Il vit aussi une plume légèrement roussi connaissant Percy, il avait eut raison George ou Fred avait abîmé un des trésors de Percy. En la regardant plus attentivement, il vit que c'était la plume qu'il lui avait offert pour son entrée à Poudlard.

Bill rougit un peu de honte. La plume n'avait rien de spécial à ces yeux. Il l'avait reçu d'une fille et n'ayant pas de cadeau pour Percy, il lui avait offert. Pourtant, c'était l'un des trésors. Percy méritait tellement mieux qu'eux.

Parmi les derniers objets, il y avait une photo et étrangement, une assiette. Bill prit la photo dans sa main et sourit. Percy, son petit frère tout timide, avait une petite amie ! Au couleur de sa cravate, elle était de Serdaigle. Elle semblait être une fille intelligente et sérieuse, une fille au niveau de Percy. Il caressa doucement la photo avant de la remettre dans le meuble et de refermer le placard. Après un instant d'hésitation, il appliqua des sortilèges de protection en plus. Il fallait que ces objets soient bien protégés, avec un peu de chance, il aurait l'occasion de les redonner à Percy.

Il se leva et s'apprêta à partir quand il se souvient de la deuxième cache. Contrairement à la première, elle n'était pas du tout facile d'accès puisqu'elle se trouvait sous le lit, ce qui en soit était assez intriguant. Bill ne voyait pas du tout Percy se glisser et ramper sur le sol pour trouver quelque chose.

D'un coup de baguette, il leva le lit au plafond et se rapprocha. Il y avait, caché sous un sort, un trou à la base du mur. Il l'inspecta rapidement. Il était petit il ne pouvait même pas y passer la main. A l'intérieur, il y avait une boîte avec un sort d'expansion à l'intérieur.

Vu où elle était placé la boîte ne devait pas servir à Percy. Par contre, elle était parfaitement placée si on voulait tester une potion dans le sommeil de quelqu'un. Bill pesta.

Il referma le trou et reposa le lit. Il était temps qu'il se mêle de l'éducation des jumeaux.

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HP

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Le salon était calme. A ce qu'il connaissait des Gryffondor, Lucius était plutôt étonné. Il s'était attendu à du bruit, des jeux et des choses cassées ou au moins en désordre. Pourtant les deux enfants étaient assis là, absorbé dans leur livre comme des Serdaigles.

Lucius frappa le sol de sa canne, juste suffisamment fort pour leur faire prendre conscience de leurs présences.

Aussitôt Perceval se plaça devant Harry. Ils ne leur faisaient pas encore confiance.

Lucius continue son chemin et se plaça devant eux tout en gardant une distance respectable pour ne pas les effrayer encore plus.

- Les garçons avez-vous passé une bonne matinée ?

Harry eut un mouvement de recule. C'était à peine perceptible mais il était suffisamment observateur pour le voir. Il n'était pas le seul, Severus aussi s'en était rendu compte. Mais contrairement à lui, il semblait en savoir la cause et détesté cela.

- Très bien monsieur, répondit Perceval.

- Bien. J'ai réglé les affaires au Manoir. Narcissa est partie et Drago passe les vacances chez sa mère. Les chambres seront prêtes pour ce soir mais en attendant allons manger.

Les deux enfants manquaient clairement de la fibre Gryffondorienne qui leur était dû. Puisque aucun ne semblait être enjoué de la nouvelle. Harry abordait un air méfiant clairement dérangeant sur le visage d'un enfant de douze ans.

Faisant semblant de ne pas le remarquer, il fit signe à Severus, qui était toujours silencieux, de leur indiquer la cuisine.

Lucius se sentait un peu à l'étroit dans cette maison moldue. Ils ne leur avaient pas fallu longtemps pour attendre la cuisine qui servait de salle à manger. Ils n'avaient même pas pu marcher pour se mettre en appétit. Lucius se demandait vraiment comment Severus pouvait accepter de vivre dans de tel condition. Ne perdant toutefois pas le vif d'or, il sortit sa baguette de sa canne et mit la table pendant que Severus se dirigea vers la cuisine.

Harry se dirigea vers la cuisine et s'arrêta, il semblait vouloir demander quelque chose à Severus mais il n'osa pas. Lucius tapota sa canne pour attirer l'attention du Maître des Potions.

- Oui Mr Potter ? demanda Severus.

- Est-ce que je peux vous aider ? Je me débrouille en cuisine. Les Dursley ont fait en sorte que je sache. Je ne laisse jamais rien brulée.

Harry frissonna comme s'il était hanté par un souvenir passé.

- Je peux…

- C'est bon occupe toi de la cuisson de la viande.

Lucius était soulagé. La discussion qu'il avait eut avec Severus semblait avoir été entendu puisque Severus n'agressait pas Harry. Il était à la limite de l'impolitesse mais c'était le mieux qu'il pouvait espérer pour l'instant.

Une chaise racla le sol.

Lucius grimaça mentalement de dégoût en voyant Perceval assis à la table. Les Weasley n'avaient vraiment pas appris la politesse à leur enfant. Non seulement il ne savait pas comment déplacer une chaise mais il était assis avant le patriarche à la place dudit patriarche. D'un geste ferme, il remit l'adolescent debout et rangea la chaise. Perceval le regardait confus ne sachant clairement pas ce qu'il avait fait de mal mais il eut la bonne idée de se taire.

Il allait vraiment avoir du travail quand ils seront au Manoir. Il avait les vacances pour leur apprendre les bonnes manières. Si les manières de Harry n'avait pas à être parfaite à la rentrée dû à son statut de Sauveur maltraité et élevé par des Moldus, on s'attendait à ce que Perceval, sang pur, soi parfait et s'était très loin d'être le cas.

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J'avais essayé de poster les chapitres à partir de mon portable. Cela a été une catastrophe. Désolée pour cela.