Oui ça fait un bout de temps que je n'ai pas publié. Mais j'avais une perte d'inspiration, mais grâce à certaines personnes c'est revenu d'un coup il y a 3jours. Et hop je vous ai pondu ce chapitre. J'espère qu'il n'est pas trop fouillis en tout cas profitez ! Et oubliez pas le Tumblr.;)

TheDuckThug : Merci pour ta rewiew, ça m'a fait beaucoup plaisir. J'ai vu que tu aimais Charlie et Lou comme beaucoup de monde finalement. Pour les tourments de Lou tu vas être servis encore ! En tout cas merci énormément de m'avoir laisser ton commentaire.

Eclipse On Panem : Je t'ai laissé un MP, mais je te redis là merci énormément de me suivre et de la review, tu m'as vraiment grave motiver. D'ailleurs tu remarqueras que tu n'as attendu que 3 jours. Je suis vraiment trop gentille. ^^' j'ai surtout eu un élan d'inspiration. Mais merci beaucoup à toi, et j'attends tes commentaires.

Guest : C'est vraiment un honneur ce que tu me dis, et encore plus si tu ne lis pas beaucoup de fiction après Poudlard. Je suis limite touché ^^' Je te souhaite une bonne lecture, et espérant ne pas te décevoir.:)

Lifelovebeauty : Je t'ai répondu par MP, mais je te le redis là, mais merci énormément. Ça me fait vraiment plaisir que tu suives. Sinon pour Elena je vais la mettre sur Tumblr vu qu'elle est présente dans ce chapitre. Rah je ne t'en dis pas plus et te laisser profiter.;)

Ticlo : Si tu savais comment je suis heureuse que tu sois là, ça m'avait manqué tes reviews ! Pour Sawyer, tu vas l'avoir dans ce chapitre tout comme Vicki et Alexander. Leurs duos se fera petit à petit.:) HAHA tu veras que Scar va formé une nouvelle team ! C'est trop une badass. Et pose moi tout les questions que tu souhaites !;)

Emma-Austen : MON DIEU ! Tiens la suite maintenant bébé ! Il est 3heure du mat mais je le poste tout ça pour toi. Je te remercie encore une fois car tu m'as vraiment motivé, et ça c'est vraiment appréciable. Surtout d'avoir quelqu'un comme toi à qui parler, et avoir tes conseils. Bisou et bonne lecture !;)

Rommie Eva Mitchell : Je sais que je t'ai fait patienter mais j'espère que tu m'en tiendras pas rigueur. Sans plus attendre voici la suite. Et merci encore de me suivre.:D

Diclaimer : Rien m'appartient comme toujours.

Playlist :

Something's Missing - Sheppard

New Direction - The Shivers

Big Beat Repeat - Josh Powell

Do the Hippogriff - Patrick Doyle

Someone New - Hozier

Coward - Hayden Calnin

Got It - Marian Hill

Firestone - KYGO

Depth Over Distance - Ben Howard

Hungry Like The Wolf - Snow Hill

Scars- James Bay

Older Together - Black Light Dinner Party

Revenge Of The Fallen - Linkin Park

I Believe - Nikki Yanofsky

I Love You, Sleepyhead - Lanterns On The Lake

Thinking Out Loud - Ed Sheeran

Bonne Lecture !:)


3- Chacun son clan.

Point de vue de Alexander Londubat.

Une légère brise caressait mon visage. L'herbe me chatouillait et lentement j'ouvrais mes paupières. Tout ce qui était autour de moi était flou, je clignais plusieurs fois des yeux. C'était déjà mieux. J'entendais un mouvement d'eau, ma tête était lourde et j'avais l'impression d'être beaucoup trop fatigué. Je remarquais que mon bras pendait dans le vide, en me relevant un peu je vis que j'étais au bord d'un lac.

Difficilement je me remettais assis, évidement j'étais nu. Personne n'était dans le coin, et il vaudrait mieux car dans le monde moldu j'aurais été arrêté pour atteinte à la pudeur. J'examinais soigneusement mon corps... ça allait ! Je n'avais que quelques griffures, et une plaie, qui ressemblait étrangement à des crocs de loup... Vicki ! Où était Vicki ?

Je me mettais debout d'un bon et regardais l'horizon. Personne à mes côtés. Merlin ! Bon j'étais nu et ce n'était pas vraiment la bonne tenu pour chercher quelqu'un dans une forêt. Heureusement pour moi je n'avais pas trop de mal à retrouver le chemin d'où on avait muté. Pendant ma route je tombais sur une clairière...

Des flashs revenait abruptement dans mon esprit. Du sang, j'avais du sang dans la gorge. J'étais entrain d'avaler des tripes quand j'avais sentie un homme. L'odeur de l'homme était beaucoup plus appétissant, plus raffiné que n'importe quelle proie. Un jet de lumière. Non plusieurs.

Je me tenais un arbre tellement les flashs me donnaient mal à la tête.

Un homme était là, ou plusieurs ? J'avais été frappé. Instinctivement je touchais mon abdomen. Il y avait une marque rougeâtre. Je ne rêvais pas ! Quelqu'un était là avec nous.

La douleur. Je me souvenais que mon corps semblait paralyser. Que tout mes organes étaient tétanisé. J'avais envie de vomir.

D'un coup sec les flashs s'arrêtèrent. Les souvenirs disparaissaient. Je repris une grande respiration avant de courir vers mon lieu de départ. Ce n'était pas possible ! Quelqu'un avait été là ? Pourquoi ? Est-ce qu'il m'avait vraiment fait du mal ? Est-ce que Vicki avait elle était touché ?

J'arrivais enfin mon sac de sport était toujours là. Rapidement j'enfilais un jeans et une chemise. Je levais la tête et dilatais mes narines... En fermant les yeux et respirant lentement j'arrivais à me concentrer assez pour chercher Vicki.

Une odeur de jasmin. C'était Vicki, elle n'était pas loin. Je me dirigeais vers son sac et prenais ses vêtements et surtout sa veste de quoi la couvrir. Je ne marchais pas trop loin, Vicki avait réussi à venir le plus près possible de notre lieu de rendez-vous.

Je me stoppais pour voir Vicki toujours endormi. Le soleil caressait son dos, ses cicatrices étaient scintillante avec la lumière du jour. Elle semblait apaisée, beaucoup plus détendu que d'habitude. Quelques mèches de ses cheveux bruns lui masquaient ses yeux clos. Elle était belle, elle était naturelle mais elle était belle. Sa peau avait l'air lisse, sans imperfection, même les traces qu'elle pouvait avoir se mélangeaient bien avec les courbes de son corps. Ses petites joues prenaient une petite teinte rosé tout comme ses lèvres pulpeuses.

Je me sentais rougir, je ne savais si la regarder été mal ou non. Mais Vicki était une jeune fille d'une beauté mystérieuse. Mes yeux se baladaient encore une fois sur la courbe de son dos puis s'arrêtaient sur son omoplate gauche. Je fronçais des sourcils, ce n'était peut être qu'une tâche de naissance mais la forme de cette marque m'intriguait.

- Hmm.

Vicki fit un petit soupire et comme pris sur le fait je fis un mouvement de recul. Puis j'avançais vers elle avec sa veste quasiment devant mes yeux. Je la déposais lentement sur son dos puis plaçais ses vêtements sur le côté. Je me retournais pour être dos à elle.

- Alexander ? Murmura Vicki.

- Euh oui, je viens d'arriver. Je t'ai laissé tes habits, expliquais-je en regardant plusieurs points dans le ciel.

J'entendais Vicki se lever, puis des bruits de vêtement.

- Merci alors.

- De rien, répondis-je vite.

Je me sentais gênée. J'avais l'impression d'être un gosse qui avait fait une bêtise, ou du moins qui était là où il ne fallait pas. Je me raclais la gorge alors que Vicki passa lentement devant moi. Elle me souriait, je lui rendis un sourire timide.

- Tu vas bien Alexander ? Tu as pas l'air dans ton assiette ?

- Si, si je vais bien. Je vais ramasser nos affaires.

Je me dirigeais là où était mon sac de sport et ses affaires. Je regardais le reste de corde... ça ne valait pas le coup que je les récupère, elles étaient bonne pour la poubelle.

On se dirigeait en silence hors de la forêt, puis longeait la route pour retrouver l'abri bus. Je n'avais pas la force de me coltiner 30 minutes de marche pour retrouver mon lit. Je m'asseyais sur le reste de banc qui se trouvait là. Vicki fit de même en silence puis elle prit son téléphone pour appeler Amber. Je pris le mien pour voir ce que j'avais loupé :

De Lily à 3h02 : J'espère que tout se passe bien pour toi. Tu me manques xxx

De Parkinson à 5h06 : Tu es en vie ?!

De Pierre M. à 7h30 : Si tu es là avant 8h tu veux venir faire un footing avec Lorcan ?:)

J'arquais un sourcil en regardant l'écran de mon portable. Pourquoi Louann m'avait envoyé un sms ? Je ne savais même pas qu'elle avait rentré mon numéro. Je répondis à tous rapidement.

Pour Parkinson à 8h46 : Je suis en vie oui.

Pour Pierre M. à 8h46 : Je suis sur le chemin de retour, donc je pense que c'est trop tard. On se fera ça une prochaine fois.;)

Pour Lily à 8h47 : Tu me manques aussi.

Je remettais mon portable dans ma poche puis me retournais pour voir Vicki faire les cents pas.

- … Je t'ai dis qu'on se retrouvait chez toi... Oui... Non c'est toi qui demande... Elle viendra pas... Non elle n'était pas là... Plusieurs mois... T'inquiète pas... Oui oui... Merci Amber... Bisou à tout à l'heure... Bye.

Vicki raccrocha puis me regardait.

- C'était Amber, fit-elle en secouant son téléphone.

- Oui j'avais compris, souriais-je.

Vicki me regardait timidement dans les yeux. C'était bizarre, je me sentais connecté avec elle, pas comme un maître avec son élève, ou simplement deux amis. Mais connecté, je n'arrivais pas à mettre un mot la-dessus mais je me sentais différent avec elle. Je sais que vous allez me prendre pour un fou mais j'avais l'impression de pouvoir sortir ma vraie nature... Ma nature sauvage, ma nature de loup. J'avais l'impression qu'on avait pas besoin de communiquer, qu'on se comprenait dans nos gestes.

- Le bus arrive, signala-t-elle en faisant un signe de bras.

Un bus blanc arriva, il y avait le numéro de la ligne et le lieu de notre destination. Sans grande cérémonie, on entrait tout les deux dedans et s'installait à l'arrière. Je me retrouvais à côté de la fenêtre avec Vicki en face de moi. Elle regardait le paysage.

- Vicki ?

- Oui, dit-elle en tournant la tête vers moi.

- Tu sais s'il y avait quelqu'un hier avec nous ? Demandais-je.

Vicki fronçait des sourcils et s'installait convenablement.

- Non, il me semble qu'il n'y avait personne, pourquoi ?

- J'ai cru sentir un homme.

- Il aurait été en miette entre deux Loup-garous, m'informa-t-elle.

- Mais si c'était un sorcier ?

Elle haussa les épaules tout en réfléchissant.

- Je ne vois pas qui d'assez stupide pourrait venir se confronter à nous, expliqua Vicki.

- Ouais tu as peut être raison, j'ai peut être rêvé.

Ça n'expliquait pas les flashs et le coup sur mon abdomen mais je ne voyais pas trop pourquoi quelqu'un viendrait se frotter à des bêtes féroces. Vicki retournait à la contemplation du paysage et de la ville qui commençait à apparaître. Je n'aimais pas être sans réponse comme ça, et surtout avoir plein d'interrogation.

- Comment tu fais pour vivre avec ça ? Demandais-je soudainement.

Vicki reprit un longue inspiration avant de me faire face.

- Je n'ai pas vraiment le choix, je fabrique moi même mon tue-loup. Mes transformations sont moins insupportable avec le temps... enfin si elles le sont toujours mais beaucoup moins violente. Hier j'ai moins souffert que toi. L'avantage dans ce bayou, c'est qu'il n'y a personne. Et les seules proies que j'ai sous la main sont des ours noir ou des chiens léopard. La chasse est longue et pénible donc je n'ai pas vraiment le temps de partir hors du bayou... Et puis j'ai de la compagnie le plus souvent...

- De la compagnie ? Coupais-je intrigué.

- Oui Taissa est un animagus.

- Sérieux ?

- Oui un chien. Loyale comme elle est ça ne m'a pas trop étonné quand elle me l'avait apprit, souriait Vicki.

- Dit comme ça.

Vicki s'humidifia les lèvres en me regardant puis se rapprocha de moi.

- Ta vie en vaux la peine, chuchota-t-elle.

- Pourquoi tu me dis ça ?

- Car tu crois que si tu partais loin de tout ou si tu mettais fin à tes jours tout irait mieux pour tout le monde. Mais c'est faux. Ta vie en vaux la peine, et je suis sûre que les autres pensent comme moi, annonça-t-elle.

Je ne répondais pas et regardais les maisons défiler. Non pas que son avis ne m'importait pas mais je ne voulais pas parler de ça. Qu'est-ce que j'étais devenu ? Est-ce que j'étais devenu un lâche ? Un mauvais type pour mes amis ? Quelqu'un de faible et néfaste pour Lily ? En fait j'étais tout ça réuni, j'étais entrain de lâcher mes amis, ma famille. Je leurs faisais du mal, plus j'étais distant et plus ils s'interrogeaient ou devenaient paranos. Mais comment j'étais censé leurs parler de tout ça, de ma nouvelle vie. De leurs dirent que mes attentes avaient changés. Je leurs ferais trop de mal.

- Alexander ?

Je tournais la tête vers mon amie.

- Il faut descendre, m'informa Vicki.

Je hochais la tête et pris mon sac avant de me faufiler à l'extérieur du bus. On se retrouvait tout les deux dans les rues bondées de la Nouvelle Orléans. Vicki m'avait proposé de me raccompagner à la maison.

- Tu vas faire quoi aujourd'hui ? Demanda-t-elle simplement.

Je la regardais intrigué, elle avait l'air si sereine. Ce n'était pas du tout l'image que j'avais pu avoir de la Vicki de Poudlard. Elle me regardait avec un sourire en l'attente de ma réponse.

- Euh. Je sais pas, ça dépend qui il reste à la maison. Dis Vicki, ça signifie quoi la marque que tu as sur l'omoplate ?

Elle fronça des sourcils, et du bout des doigts toucha par-dessus ses vêtements là où était sa tâche brune.

- Désolé, c'est juste que je l'ai vu tout à l'heure du coup je me demandais, expliquais-je.

- Ne t'en fais pas, ce n'est pas grave, souriait-t-elle. Je ne sais pas, c'est apparu il y a plusieurs mois. Pourquoi ? Ça te dis quelque chose ?

- Non du tout, mais je trouvais la forme intéressante.

Comme simple réponse j'eus droit à un sourire. Elle n'avait pas l'air inquiète d'avoir une mystérieuse marque sur elle. On arrivait enfin sur le pas de la porte, je me tenais face à Vicki et étrangement je ne savais pas vraiment quoi faire. On était amie de toute façon non ?

- Euh, et bien, bonne journée alors, dis-je mal à l'aise.

- On se verra peut être ce soir.

- J'espère, avouais-je.

Les joues de Vicki prirent une teinte rosâtre puis elle se mordilla les lèvres lentement. Un sourire naissait sur mon visage.

- À plus tard, annonçais-je en me grattant la tête.

Je la regardais toujours dans ses yeux claires. D'un pas rapide elle s'avança vers moi et déposa un baiser sur la joue.

- À plus tard Alex, murmura-t-elle avant de partir.

Point de vue de Scorpius Malfoy.

J'avais laissé Alice avec les filles. Ou plutôt Alexie l'avait embarqué pour un moment massage. Alexie avait le don de trouver des activités qu'on faisait autant chez nous qu'à la Nouvelle Orléans, mais bon au moins ça occupé Alice.

Elle était morose, elle s'amusait ou du moins faisait semblant la plus part du temps. Ce qui était bien avec Alice c'est qu'elle me parlait, elle me disait ses peurs et ses angoisses. Même si c'était toujours les mêmes : ses parents, son futur. Alice ne comprenait toujours pas pourquoi Grigori et Vania ne l'avaient pas foutus à la porte. J'avais l'impression qu'elle attendait ce moment, qu'elle était en stand-by. Je n'étais pas rassuré, pour tout avouer je pense même que j'avais peur.

Et puis même comment ses parents allaient réagir. Son père pouvait être violent, et pouvait la ramener de force dans leur clan. Ou bien elle serait déshéritée ou radié de la communauté de sang-pur. Scarlett m'avait dit qu'elle serait là, même Lou avait été plus ou moins sympa avec Alice. Alors peut être que les choses pouvaient bien se passer... En fait non ! Ce n'était pas possible ! Pas avec ses putains de parents.

Mes parents étaient froids, mais les siens étaient autoritaires, glaciales, méchants, et moyenâgeux. Comment elle pouvait les avoir comme parents ? Enfin Alice était quelqu'un de tellement exceptionnelle que ça me paraissait être infaisable qu'elle vienne de la même famille qu'eux.

- Malfoy, tu te ramollis ? S'écria Scramender devant moi.

Il venait de me couper dans mes pensées. Macmillan courait lui aussi à la même vitesse que lui. Je pris un élan avec mes pieds puis les rattrapais facilement. Scramender s'était mit torse nu et même si Hestia n'était pas là ça ne l'empêcher pas de laisser des regards à plusieurs filles qui passaient. Pierre nous défia d'arriver le premier à un lampadaire à plusieurs centaines de mètres. C'était à toute vitesse qu'on se mit à courir tout les trois, sans vouloir me vanter j'avais vraiment cru que ça serait moi qui serait premier mais finalement se fut Macmillan.

Complètement essoufflé, on s'asseyait tout les trois sur un banc face au Mississippi.

- Bien joué Pierro, fit Scramender.

- Seule Cass' m'appelle comme ça, signala-t-il.

Lorcan me balança une bouteille d'eau, je fis un signe de tête pour le remercier avant de finir la bouteille.

- Alors ça se passe comment avec Hestia ? Demandais-je hésitant.

Les deux garçons tournèrent la tête pour me regardé étonné.

- Ça t'intéresse vraiment ? Fit Scramender.

Son ton n'était méchant. À vrai dire je ne savais pas si ça m'intéressait plus que ça, mais je m'étais dit que c'était une bonne discussion pour briser la glace. Scar m'avait conseillée de m'ouvrir un peu plus aux autres, simplement pour je vois que le monde n'était pas fait comme les parents nous l'avait apprit. Je hochais la tête pour lui répondre.

- Et bien c'est pas si compliqué que ça, Hestia a rompu. Elle ne voulait pas se battre face à la relation à distance qui nous attendait, déclara-t-il.

Pierre répondit le premier :

- Ça te fait chier ?

- Bah c'est pas vraiment plaisant de te faire larguer mais bon je me dis que peut être j'arriverais à profiter du bon temps à l'université.

- Avec Alexie ? Demandais-je froidement.

Scramender lâcha un rire puis se gratta la tête.

- Rose m'a dit la même chose, non on est amis, et c'est très bien comme ça.

- Il vaux mieux pour toi, Krum peut être un vrai connard avec les mecs qui s'approchent trop d'elle, confiais-je.

Pierre qui était entre nous deux s'appuya contre le dossier du banc pour s'étirer.

- Il a déjà fait quoi ? Se renseignait Macmillan.

- Il a pété la gueule d'un mec dans les vestiaires de Quidditch en 6éme année. Il a même démonté deux doigts d'un garçon de 7éme année car il avait mal regardé Alexie. Bref il s'est calmé, mais il est vraiment pas fin quand il s'agit d'Alexie, informais-je.

- C'est génial, soupira Lorcan. Je suis sûre qu'il va me péter la gueule dès qu'il en aura l'occasion.

- C'est plausible, dis-je.

- Et toi avec Alice ça va ? Demanda Pierre avec un sourire.

- Oui oui, répondais-je froidement.

Deux rires s'échappèrent des garçons, ils me souriaient un peu moqueur.

- Tu sais Malfoy, on a bien remarqué que tu faisais des efforts, mais les conversations se font dans les deux sens hein, lança Pierre.

- Ouais.

- Ok pas grave, on a notre temps, décréta Lorcan qui se mettait debout.

- Ça vous dit on va faire les courses pour la baraque, fit Macmillan.

On était tout les deux d'accord avec Scramender, et on se dirigeait vers le centre du quartier français. Il y avait beaucoup de touriste, c'était très étrange pour moi. À chaque fois que je partais en vacances je me retrouvais toujours dans des lieux reculés ou de sorcier. Mais pas là, les moldus étaient partout, ils étaient sympathique pour la plus part. Mes parents n'auraient certainement pas apprécié que je sois ici.

Les moldus étaient comme nous, ou du moins ils nous ressemblaient sur beaucoup de point. Mis à part que beaucoup de fille ne se gênait pas pour nous regarder avec attention ou nous sourire. Les sorcières sont beaucoup plus... réservé ou attendent le plus souvent que les garçons fassent le premier pas. Du moins c'était comme ça chez les sang-purs... Merlin ! Scarlett avait raison j'avais beaucoup trop d'à priori sur le monde.

Macmillan nous emmener dans une immense boutique avec une enseigne clignotante. Apparemment c'était là que les moldus faisaient leurs emplettes. On rentrait tout les trois dedans et Lorcan prit un panier à roulette. C'était la première fois que je rentrais dans un truc comme ça et les gars le remarquaient bien.

- C'est un cadi, fit Lorcan entrain de s'amuser avec.

- Oh ok.

- Tu vois tu as juste à mettre les produits que tu veux dedans, expliqua Pierre en prenant plusieurs paquets de gâteaux pour les mettre dans le cadi.

- Tu es jamais rentré dans un truc comme ça ? Demanda Scramender.

- Comment ça se passe chez toi ? Fit Pierre.

Je passais une main dans mes cheveux. Ok je me sentais vraiment vraiment pas dans mon élément. Et je détestais ça au plus au point, surtout que j'avais l'impression d'être inférieur à eux et ça m'horripilait.

- On a des elfes de maison. Ils s'occupaient de tout ce qui été nettoyage et besoin. J'ai jamais manqué de rien, donc non je suis jamais rentré dans un truc comme ça, les informais-je.

- D'accord, bah du coup voilà c'est pas si compliqué que ça, rigola Lorcan.

Scramender et Macmillan parlaient tout les deux pendant qu'on zonait dans les allés. C'était grand, trop grand. Et il y avait trop de choix. Pierre semblait vraiment habitué et prenait de tout, Lorcan lui prenait plein de chose avec des emballages tous plus colorés les uns que les autres. Je n'écoutais pas vraiment ce qu'ils disaient.

On se retrouvait devant des fruits, et Pierre continuait de remplir le cadi. Sur un côté je voyais des bluets, je souriais et m'approchais pour toucher l'emballage. Je me raclais la gorge et me retournais vers les garçons.

- Donc si je veux quelque chose j'ai juste besoin de prendre et de le mettre dedans ?

- Ouais c'est le principe, tu aimes les bluets ? Souriait Pierre.

- Non mais Alice les adore, déclarais-je.

- Comme c'est mignon, fit une voix derrière moi.

Je me retournais pour voir avec déplaisir Sam Peters. Et pour combler le tout deux cas sociaux l'accompagné. Y avait un indien, si je me souvenais bien c'était Chayton, et un mec avec une casquette à l'envers. Il avait vraiment un regard de connard, Ezra. Voilà c'était Ezra.

On pouvait dire que j'étais quelqu'un de fière et de hautain, mais j'avais l'impression d'avoir trouver mes maîtres. Chayton avait les cheveux long et nous regardait avec sa clope au bec. Pour une fois je trouvais que Sam Peter n'était pas le plus arrogant, mais bon il restait le mec bizarre et un peu trop taré à mon goût. Je me souvenais encore de son discours pire que raciste, Merlin c'était bien un mec trop louche.

- Tu as un problème, répliqua Lorcan.

- On fait nos courses, déclara Chayton moqueur.

- Vous êtes donc des vrais larbins ? Attaquais-je.

- Ils nous surveillent, sortit Pierre.

Lorcan avança d'un pas vers eux, il n'arrivait pas à garder son sang froid. Pierre lui attrapa le bras pour qu'il se recule. Ezra avait déjà fait un pas en avant.

- Pourquoi vous nous surveillez ? S'énerva Lorcan.

- Vous n'êtes pas des vrais sorciers, décréta Chayton avec son accent amérindien.

Je jetais un regard surpris à Macmillan et Scramender. Lorcan semblait tout autant perdu que moi.

- De vrai sorcier ? Siffla Lorcan.

- Lorcan, calme toi, conseilla Pierre.

- Il y a trop de personne néfaste dans votre clan. Trop d'opportuniste. Trop de personne contre nature, expliqua Ezra en articulant bien.

Je serrais la ma mâchoire, j'avais peur de comprendre entre les mots. Je fis un pas en avant et me retrouvais face à ce crétin. Il me regardait amusé de mon comportement, derrière lui Sam Peters tenait sa baguette à travers sa veste.

- Des traites à leurs sangs, murmura-t-il en me fixant. Des enfants de sang-de-bourg. Et pour couronner le tout des sales lesbienne qui pètent plus haut que leur cul en se pavanant dans les rues de la ville.

En un éclaire je le plaquais contre un des rayons, il éclata de rire alors que je le maintenais par le col de son t-shirt.

- Qui est-ce que tu traites comme ça ? M'énervais-je.

- Tu as le sang chaud Malfoy, rigola le taré.

Lorcan le poussa violemment contre un stand, il en fit tomber une pyramide de mandarine. Chayton soupira en voyant la scène alors que Ezra était toujours entrain de rigoler. Des moldus affluaient tout autour de nous, et vu leurs regards accusateur je me résolus à lâcher ce pauvre mec.

- Tu crois qu'on vous laisserait dans notre ville si on vous connaissez pas ? S'amusa Ezra. On connaît vos faiblesses... D'ailleurs Cassfollasse va bien ?

- Je vais le buter ! S'emporta Pierre en avançant vers lui.

Lorcan et moi le rattrapions de justesse.

- Ezra arrête dont de t'amuser d'eux. Ils sont déjà assez faible comme ça, déclara Chayton lasse. Ils vont se détruire tout seul.

- Ça serait dommage qu'ils soient emmener devant le shérif pour trouble de l'ordre... Oh mince alors ! J'avais oublié que la justice anglaise ne fonctionnait pas ici, dit Sam faussement désolé.

Tout les trois les regardions un par un. Ils se jouaient de nous, ils avaient les cartes en mains pour nous mettre dans des sales draps.

- Vous mentez, décréta Lorcan. Tu devrais peut être revoir ta politique, on est sous le régime européen en Louisiane. Et les principaux dirigeants de cette justice sont le ministère de la magie anglais.

- Sam tu avais pas dit que c'était lui le plus simple de la petite bande ? Lança Ezra à son acolyte.

- Dans tout les cas on a les moyens pour vous faire payer vos écarts de conduite, tenta Sam.

- Tu t'enfonces mec, répliqua Pierre. Ça se voit que tu es le petit nouveau tu impressionnes personne.

Lorcan lâchait un rire après la remarque de Pierre, même les ''amis'' de Sam se moquèrent de lui. On ne pouvait pas mettre solidarité comme qualité. Sam contractait ses poings, il allait craquer. Ses problèmes de colère étaient toujours présent. Il s'approcha furieusement de Pierre ce qui lui fit faire un pas en arrière.

- Je te conseil de dégager de mon chemin espèce de troll. Sinon il se pourrait que j'envoie des amis à moi chercher ta cinglé de copine. Je me demande jusqu'à quel décibel elle peut aller en criant, menaça Sam entre ses dents.

- Je ne te conseil même pas d'y penser, cracha Macmillan.

- Allez vas y Sam, montre lui ce que tu sais faire, rigola Ezra.

Sam était sur le point de sortir sa baguette quand je lui pris son poignet. Je le bloquais à l'arrière de son dos et une nouvelle fois en plaquais contre un rayon du supermarché. Ezra arrêta de rigoler et avant même qu'il ait fait un geste Lorcan et Pierre lui firent face. Chayton semblait complètement au-dessus des histoires que ses amis créaient.

Je secouais plus violemment Sam tout en tordant son poignet férocement.

- Tu vas fermer ta gueule maintenant, et je veux même plus te voir ok ? Exigeais-je à son oreille.

- Lâche-le connard, s'emporta Ezra.

Lorcan le bloqua brutalement, on avait l'impression que deux blocs de pierre se rencontrèrent.

- Javier nous avait interdit de nous montrer en spectacle, annonça Chayton.

- Oh diable Javier, je vais leurs faire leur fête ! Grogna Ezra qui bougeait dans tout les sens.

Pierre essayait de dissiper les gens qui passaient, il me semblait qu'il jetait même un sortilège de confondus. Je me concentrais plus à faire parler Sam Peters.

- Excuse toi, ordonnais-je.

- De quoi ? Que tu sois un raté et un lâche. Que tu as laissé ta sœur devenir une sale lesbienne et sortir avec un fille de sang-de-bourg. Ou alors que ta copine porte plus tes couilles que toi ?

De mon autre main je pris sa tête et la frappais lourdement contre l'étagère métallique. Je le retournais en vitesse pour glisser mon coude sous son cou. Il suffoquait et du sang coulait de son arcade. J'étais près à le secouer comme un prunier et de le faire me supplier d'arrêter, mais une tornade brune arriva.

- Qu'est-ce qu'il vous prend ?! S'emporta une voix féminine.

- Lâche le ! Ordonna une autre.

Du coin de l'oeil je remarquais Nina Sanchez me parler. Sa grande sœur Valentina était entrain de s'approcher de Lorcan et Ezra.

- Espèce de crétin ! Lâche ce mec tout de suite, siffla Valentina. Tu veux que mon frère apprenne que tu as voulu jouer au dur ? Donc maintenant Ezra tu fermes ta gueule et tu prends Sam. Vous aurez tout à expliquer à Javier.

- Ton frère n'a pas à être au courant, fit Chayton derrière elle.

- Tu sais bien qu'il attend votre rapport, et vu l'état de cet imbécile de Sam, je pense que vous n'aurez pas d'autre choix.

Ezra se détacha de Lorcan, il était toujours sur les nerfs, mais resta à une distance de sécurité. Sam était toujours entre mes mains.

- Valentina Valentina... Tu sais très bien mentir à ton frère, donc il vaudrait mieux que tu parles à notre place. Tu sais très bien que s'il apprenait qu'on a merdé avec leurs amis, alors il irait mettre des choses aux points avec certains d'entre eux, dit malicieusement Chayton.

- Y a trop sous entendus dans vos phrases, commenta Lorcan.

Valentina se retourna méchamment vers lui :

- On t'a pas causé toi... On verra ça à la maison.

Chayton souriait puis parti en direction des caisses. Ezra passa à côté de moi et regarda Sam Peters de haut en bas avant de rejoindre Chayton.

- Excuse toi auprès de lui, ordonna Nina Sanchez. On a pas toute la nuit.

- Fait chier... Excuse moi, siffla Sam Peters.

Je le lâchais brusquement, et il fila comme le reste du groupe. Nina était presque joyeuse de cette altercation. Valentina était la dernière et nous jeta un regard noir à tout les trois. Cette fille était bizarre, déjà car elle aurait pu ne pas stopper cette stupide rencontre, mais aussi car elle mentait à son frère, et cachait quelque chose. Et Chayton savait quoi.

Valentina soupira en suivant les garçons et sa jeune sœur. Elle jouait un rôle. Du moins c'était ma première hypothèse.

- Tu vas bien Scorpius ? Demanda Pierre.

Je me retournais pour voir les garçons.

- Ouais, ça va.

- Ils sont trop spéciaux, commenta Lorcan.

- C'est des tarés, fit Pierre.

- Ils obéissent seulement à des gens plus fort qu'eux. Ils se sont réfugiés dans ce qu'ils leur paraissaient le plus adéquate pour leurs futurs, où tout serait un peu plus simple, expliquais-je.

Pierre et Lorcan ne disaient rien, et c'était tant mieux je ne voulais pas qu'ils commentent ou qu'ils me demandent pourquoi je pensais ça, pourquoi j'étais venu à cette conclusion là. Ils acceptaient juste ma remarque et ça m'allait parfaitement.

Macmillan prit plusieurs boîtes de bluets avant de les placer dans le cadi. Il me fit un clin d'oeil et m'invitait à continuer à marcher.

- Vous croyez qu'il faut prévenir les autres ? Demanda Lorcan.

- On verra ça plus tard, déclara Macmillan.

- Pas besoin de les inquiéter pour rien. Et puis Sawyer et Louann seront capable de faire exprès de créer des confrontations.

- Ouais donc on dit rien, concluait Lorcan.

Point de vue de Taissa Benson.

J'étais dans mon appartement. Enfin, si on pouvait appeler ça comment ça. C'était une ancienne caserne de pompier qui daté sûrement des années 30. J'avais le haut, seule la salle de bain avait des murs. Sinon les murs étaient explosés, on voyait les fondations à travers. Il y avait toujours le poteau de pompier pour descendre au rez-de-chaussé. Un matelas à même le sol me servait de lit. Et un vieux frigo et un évier qui fonctionnait une fois sur deux me servait de cuisine. Ma mère m'avait laissé de quoi vivre et été partie pour vivre une vie meilleure hors du bord du Mississippi.

J'étais fasse à une table ronde au milieu de la pièce. En face de moi se trouvait une multitude de photo, de dessin, plan de la ville, de liste ou généalogie. Scar et Lou avaient raison, il fallait qu'on passe à la vitesse supérieure pour les Sanchez.

J'avais plusieurs clichés de leurs manoirs. Comme on disait souvent la meilleure défense c'est l'attaque. Et j'avais bien l'impression qu'après ce qui c'était passé hier soir nous n'avons plus beaucoup le choix. Il faudrait juste que je puisse arriver à convaincre les anglais à me suivre.

Il ne fallait pas que je sois si égoïste, ils ne méritaient pas d'entrer dans une guerre qui n'était pas la leurs. Je les avais invité et maintenant ils allaient vivre l'enfer, pourquoi j'avais était aussi conne bordel !

Des bruits de pas m'avertir que quelqu'un montait, je ne levais pas la tête car seule les amis pouvaient rentrer dans l'enceinte de mon appartement.

- Dis à tes amis de se calmer tout de suite ! Hurla-t-elle.

Je montais mes yeux lentement pour voir Valentina Sanchez en face de moi. Comme d'habitude elle avait sa queue de cheval haute, sa veste en cuir rougeâtre et ses lèvres parfaitement dessiné par un rouge à lèvre. Elle avait le regard sévère et attendait une réponse de ma part.

- Tu pourrais peut être dire quelque chose merde ?!

- Tu veux que je te dise quoi ? Tu sais autant que moi c'est ton abrutis de famille qui s'attaque à tout ce qui bouge ! M'énervais-je toujours face à la table.

- Et bien ça m'étonnerait fort car c'est moi qui vient de séparer un de tes protégés. Il était entrain de s'en prendre à Sam Peters !

- Mais arrête tes conneries, tu en as rien à foutre de Sam, c'est un blaireau. Et puis merde Valentina ! Pourquoi tu viens me saouler avec ça alors que tu sais très bien que c'est eux qui cherchent la merde. Tu sais personne ne te regarde là donc tu n'as pas à faire semblant, Javier n'est pas là donc tu as pas à jouer un rôle, m'emportais-je.

Valentina s'énerva deux fois plus et balança des feuilles qui étaient sur la table. Je la regardais en roulant des yeux.

- Je joue pas un rôle putain Taissa ! C'est juste que tes amis sont dans la merde. La grande blonde d'hier a voulu jouer au plus maline et maintenant Javier n'est pas vraiment content. Tu sais très bien qu'on ne le contrarie pas, s'exaspéra-t-elle.

- Excuse moi Queen ! J'avais oublié que vous étiez de sang royal ! Qu'il ne fallait certainement pas contrarié le roi Javier Sanchez, m'énervais-je avec sarcasme.

- Ne m'appelle pas Queen ! Siffla-t-elle.

- Pourtant ton frère t'appelle bien comme ça, non ?

Elle me regardait droit dans les yeux. Son visage était crispé, elle était en colère tout comme moi d'ailleurs. J'en avais marre de me battre seule, plus on avançait et moins mes amis étaient avec moi. Ils étaient même près à partir loin de la Nouvelle Orléans, s'ils faisaient ça on pouvait dire adieu pour de bon à notre ville. Je soupirais bruyamment en baissant les yeux, je me laissais tomber sur le grand fauteuil baroque.

- Taissa ? Fit Valentina d'une voix inquiète en s'avançant.

J'avais la tête dans l'une de mes mains entrain de me masser mes tempes. Valentina s'approcha de moi puis s'accroupissait.

- Redis moi encore pourquoi tu es avec eux ? Chuchotais-je.

- Taiss...

- Dis le moi.

Elle soupira en passant une main dans ses cheveux.

- C'est ma famille.

- Pourquoi tu ne pars pas ? Demandais-je.

- Tu le sais bien, c'est ma famille. Javier prendrait ça pour une trahison. Il me traquerait sur toute la planète pour me retrouver. Je devrais vivre une vie de nomade. Taiss' je peux pas fuir les garçons.

- Mais tu n'es même pas toi même ! Même dans votre super groupe de tarés il y a des clans. Tobias est respecté simplement car c'est un Sanchez, sinon Sam et Ezra lui auraient fait la peau car il est gay ! Tu l'as toujours pas dit à Javier d'ailleurs.

- Taissa arrête.

- Tu dis rester avec eux pour ta famille mais c'est en restant dans ce groupe que ta famille souffre. Javier devient de plus en plus taré. Nina devient une salope en manque de reconnaissance ! Et ne me dit pas non car tu le sais autant que moi. Seul Tobias se cache encore derrière l'humour, coupais-je. Je t'en pris Val' stop ton allégeance auprès de ta famille.

Valentina se leva d'un coup et fit un pas en arrière.

- Je ne peux pas ! Aboya-t-elle.

Je me levais aussi pour lui faire face. Valentina commençait à faire les cents pas tout en faisant des grands gestes.

- Je ne peux pas, répéta-t-elle. Plus maintenant, c'est fini Taissa. J'ai été trop stupide, j'ai accepté. Je sais que tu vas me détester mais j'ai accepté. On va finir par lui appartenir, il va nous mener à la baguette. Je t'en supplie Taiss' calme tes invités, dès qu'ils seront partie pars de la Nouvelle Orléans.

- Qu'est-ce que tu as fait ?! M'inquiétais-je. Pourquoi tu veux que je m'en aille ?!

- Tu connais déjà les plans de Javier. Il ne veut plus de moldus, il ne se sert même plus d'eux pour avoir plus d'énergie. Il faut que tu partes avant qu'il devienne complètement barge.

- Mais Val' ! Pourquoi il est devenu comme ça ? Tu le sais ? Dis moi que tu le sais, suppliais-je.

Valentina secouait la tête pour dire non. Je soupirais, j'étais piégé. Si je laissais faire Javier on y passerait tous ou alors on serait au service de Javier. Sauf que au moins il y aurait toujours Valentina.

- Qu'est-ce que tu as fait ? Demandais-je plus doucement.

- Il avait trop de doute sur mes compétences, sur mon allégeance, se justifia-t-elle.

- Il t'a marqué, soufflais-je à moi même.

Valentina avait les yeux brillant, elle était au bord des larmes. J'avais la bouche ouverte, je ne savais pas quoi dire. Je n'étais pas à sa place, je ne comprendrais sûrement pas ce qu'elle pouvait vivre et comment elle devait être en conflit intérieure.

- Je ne comprend pas pourquoi il est devenu comme ça avec les années, chuchota-t-elle. Tu sais bien comment il était, il était attentionné et gentil. Encore plus avec Nina. Tout le monde le déteste maintenant, enfin à part ses larbins... Ezra est tellement infecte et cruel, Sam son protégé sera pareil. Il n'était pas comme ça avant. Javier n'avait pas un mauvais fond.

- Je sais, dis-je simplement.

Il y eut un silence pendant plus d'une minute où Valentina regardait le sol. Et moi je la regardais elle, elle était toujours aussi belle mais encore plus quand elle était vulnérable comme là. Je passais très prudemment une main sur sa joue pour la caresser. Elle ne leva pas la tête vers moi mais acceptait le geste, je me rapprochais d'elle une nouvelle fois. Cette fois-ci mon autre main alla se loger sur sa taille. Je rencontrais enfin ses yeux sombre, et en une fraction de seconde je comblais l'espace qui était entre nous.

Je la prenais dans mes bras, puis laissais un baiser sur sa joue. Valentina appuya sa tête contre mon épaule et se laissa faire dans mon étreinte improvisé. Je détestais la voir comme ça, la voir triste et apeuré. Ou simplement sur le point de pleurer. C'était une image dont j'avais horreur, mon cœur se serra à la pensée qu'elle pouvait être malheureuse.

Notre câlin dura plusieurs minutes puis Valentina se décala pour voir mon visage. Je sentais son souffle sur moi et son odeur épicé. Le bout de mon nez frôla le sien, et je commençais à fermer les yeux. Je posais délicatement mes lèvres sur les siennes, je réitérais ce geste plusieurs fois avant de sentir la langue de Valentina quémander l'accès. Ma main glissa jusqu'à l'arrière de sa nuque pour intensifié le baiser.

- Je suis désolée, susurra-t-elle entre les baisers.

- Tais-toi, ordonnais-je en continuant de l'embrasser.

Point de vue de Louann Parkinson.

- Allez... allez ! Soupirais-je en remuant le bras pour faire venir Krum et Alexie.

- Calme toi Parkinson, on est en vacances, râla-t-il.

Je roulais des yeux en poussant Alexie dans le grenier. J'avais convaincu Scar de parler de sa petite bataille aux autres, enfin les Serpentards car les autres auraient chialé leurs mères. Je fermais la porte derrière eux, et m'installais à côté de Scarlett. Qui était d'ailleurs entrain de regarder par une petite fenêtre. Je lui fis un coup de coude pour qu'elle se réveille un peu.

- Bon pourquoi vous nous avez fait venir ? Demanda Alice froidement.

Sawyer bailla bruyamment avant de s'allonger sur un vieux sofa. Alexie le regardait faire un peu écœuré. Je tapais des mains pour les réveiller.

- BON ! On va devoir se battre, déclarais-je sérieusement.

Scarlett soupirait derrière moi, puis posa une main sur mon épaule.

- Elle déconne, corrigea-t-elle.

- Non je suis sérieuse, on est dans la merde les gars !

- Ok Parkinson tu vas te calmer trois secondes et nous expliquer le bordel ? Questionna Malfoy.

Je plissais des yeux en le regardant de haut en bas, puis avançais au milieu de la pièce. Je laissais sa question en suspend pour rendre la situation un peu plus dramatique. Merlin d'ici peu j'allais tourné sur le roux avec tout ces drames.

- On a encore à faire à des sadiques. Des sadiques qui s'en sont prit à Scarlett, dis-je lentement.

Scorpius chercha directement une réponse dans les yeux de sa sœur.

- Ok on se calme deux secondes, car bon on a déjà eu à faire aux plans douteux de Parkinson pendant une grande partie de l'hiver simplement car elle voulait se taper Crivey, expliqua Krum plus ou moins calmement.

Je levais les yeux au ciel, j'aimais pas trop comment ce crétin me faisait passer pour une faible et une crétine en manque d'amour. J'allais pour répliquer quand Alice prit la parole :

- Scarlett tu vas bien ? Fin qu'est-ce qui s'est passé ?

- Enfin quelqu'un qui soulèves les vrais problèmes, tranchais-je.

Krum grogna en me regardant d'un mauvais œil. Je lui fis un sourire mesquin avant de voir Scarlett s'avançait vers nous.

- Je sais pas si c'est le même stade que Sam Peters, car ce taré faisait du mal simplement pour en faire... Mais d'après Taissa.

- Taissa ?

Alexie venait de couper la parole à Scarlett. Scar fronçait des sourcils puis reprit une courte respiration.

- En résumé rapide, les Sanchez sont comme des rois qui veulent conquérir les Etats-Unis.

- Rien que ça, fit Sawyer plein de sarcasme.

- Un petit fils de pute qui veut ressemblait à Voldi, accentuais-je.

Krum lâchait un rire, on se retournait vers lui pour comprendre. Il haussa les épaules.

- Et d'ici trois minutes tu vas me sortir que le nouvelle élu c'est la rouquine ? Lança-t-il faussement amusé.

- Certainement pas, jamais personne penserait qu'une rousse pourrait sauver le monde, précisais-je.

Krum souriait avant de me faire un signe de tête amusé. Alice roulait des yeux puis prit la parole :

- Pourquoi vous nous avez fait venir ici ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Et qu'est-ce qu'on doit faire ?

- Du calme Grindewald ! On est pas encore en guerre, ironisais-je.

- Y a deux minutes tu nous as dit qu'on devrait se battre, ajouta Alexie.

Scarlett et moi nous échangions un regard inquiet. Oui oui inquiet. Alexie et Alice étaient déjà prête à se battre ? Fin ok moi aussi, fin je pense. Mais quand même qu'elles sortent ça sereinement d'un coup. Je pense que j'étais quand même un peu déboussolé par la tournure des événements... Je vous arrête tout de suite je suis ni faible, ni une putain de chochotte !

- Taissa est notre ami et on devrait la soutenir non ? Questionna Alexie.

Scorpius et Scarlett passaient leurs mains dans leurs cheveux blonds, foutu jumeau. Scor regardait ses pieds avant de chercher une quelconque réponse de les yeux de sa sœur.

- Mais bordel qu'est-ce qu'il s'est passé ?! S'impatienta Sawyer.

- On est sortie hier soir, commençais-je. Au bout d'un moment, on a vu un éclaire.

- Enfin, un sortilège, coupa Scar.

- On s'est donc rapprochés pour voir ça plus près, et là truc de bâtard ! Y avait cette enflures de mexicain entrain de... je sais pas quoi au juste.

- Absorbé l'énergie des Loup-garous, expliqua Scarlett prudente.

Krum et Sawyer s'échangèrent un regard noir, avant de se redresser correctement. Scorpius avait les yeux fixé sur sa sœur. Alexie n'arrêtait pas de secoué la tête, en murmurant des trucs inaudible.

- Bref, on est intervenues, et puis je me suis fait expulsé, dis-je.

- Mais ça va ?! S'exclama Sawyer.

Je hochais la tête et Scarlett continuait :

- Il m'a prit en duel. Je me suis dit que ça allait être un truc... Comment dire, d'écolier quoi. Mais putain...

- C'était une putain de badass ! Genre Scarlett Bitch 2.0 est revenu les gars ! M'extasiais-je en tapotant dans les mains.

Avant même que quelqu'un est pu réagir j'étais déjà au centre de notre cercle.

- Je vous promet c'était... WOW ! Des trucs de bâtards partout, des éclaires, des explosions, et bim ! (je secouais les bras en l'air pour mimer) Et ça pétait partout ! À la fin j'ai cru qu'un des deux allaient clapsé mais non ! Scar lui à foutu un putain de coup ça la assommé directe ce bâtard !

- MAIS QUI ? Hurla Alexie.

- Sanchez ! Dis-je victorieuse.

- Lequel ? Demanda Sawyer.

Scorpius s'avança vers Scar pendant que les autres me posaient des questions.

- Tu as rien Scar ? Murmura-t-il en lui prenant les mains.

Elle le regardait dans les yeux avant de secouer la tête.

- Le crétin là... Euh, Javier, réfléchissais-je.

- Je vais lui dégommer sa tête à ce connard ! Siffla Alexie en allant vers la porte du grenier.

Krum la retenait, mais elle se débattait.

- Lâche moi ! Hurla-t-elle.

- Lexie calme toi bordel, essaya Borislav.

J'arquais un sourcil en regardant la scène, qu'est-ce qu'elle avait encore ? Ses règles ? Les Malfoys se retournèrent vers elle qui se détachait de son copain. Alice s'approcha de sa meilleure amie pour la calmer.

- Non ne me dites pas de me calmer ! Je vous jure je vais le tuer ! Il a voulu tuer mon frère ! S'énerva Alexie.

- Il est pas mort, et je pense qu'il lui apporte plus de chose vivant que mort, dis-je froidement.

Je récoltais seulement les regards noirs de Alexie et Alice. Putain mais elles étaient vraiment pas commode ces deux là.

- On fait quoi alors ? Demanda Krum après avoir calmer sa copine.

- On se barre, répondit Sawyer le premier.

- Pardon ? Fit Scorpius.

- Je suis pas si con que ça ok, si des enflures veulent prendre le pouvoir ok, mais je me foutrais pas sur leur chemin pour le fun. Pensez un peu aux autres, (il se tournait vers moi) pense à Crivey. Si lui arrivait quelque chose, ou bien Alexander, ou bien même Rose. On ferait quoi ?

Merde.

Je baissais la tête pour regarder mes pieds. Bordel j'avais pas pensé à ça. Charlie. Qu'est-ce que je ferais s'il lui arrivait ma... Arg ! J'arrivais même pas à finir cette phrase. Merlin ! Je ne voulais pas qui lui arrive quelque chose. C'était elle qui détenait mon cœur. Et c'était d'elle dont j'étais amoureuse... Je m'en foutais d'être pathétique, je ne pouvais pas réfléchir à autre chose que la sécurité de Charlie ou bien même celle de Rose. Cette naine allait me rendre dingue aussi, depuis quand j'étais attaché à autant de monde à la fois.

- On peut pas laisser Taissa dans la merde, souffla Scarlett derrière moi.

- Pardon ?! Si carrément ! On s'en fout non ? Fit Krum déboussolé.

Je soupirais. Mais merde à la fin pourquoi diable on était obligé de se foutre dans des merdes pas possible. Et puis paye les dilemmes de taré. Mourir ou mourir tel est la question. MERDE A LA FIN !

- On peut pas se barrer comme ça, soupirais-je. Je vous jure hier quand Taissa nous en a parler tu avais l'impression qu'elle savait que tout allait s'effondrait, que son monde allait mourir et elle pouvait rien y faire. Est-ce que je suis si égoïste que ça pour me barrer sans même prendre le temps de la comprendre ou bien de l'épauler ?... Carrément oui, mais je le ferais pas. Merde vous me saoulez tous à me regarder comme ça. Vous savez tous que je suis devenue quelqu'un de beaucoup trop bien pour vous... On peut pas partir comme ça. On les évite ok ? On évite Salem. Car sérieux même si ça me fait putainement mal de l'avouer je tiens à vous là ! Et je veux pas qu'ils vous arrivent quelque chose.

Scorpius avait un regard insistant envers moi. Il ne devait pas être vraiment d'accord, Krum grognait quelque chose du genre ''de toute façon c'est toujours pareil''. Et Sawyer me regardait en silence en secouant la tête. Je haussais des épaules dans sa direction en murmurant :

- Désolée.

- S'il y a un problème on se barre, ordonna Sawyer.

- Je dois vous dire quelque chose ? Fit Scorpius.

Alice se retourna directement vers lui inquiète.

- Avec Macmillan et Scramender on s'est fait suivre dans un supermarché, déclara-t-il alors que tout le monde le regardait avec des gros yeux. Sam Peters était dans le lot, c'est partie en live. Je vous jure on est à deux doigts de créer une guerre.

- Très bien, s'il faut se battre j'en suis, lança Alexie.

- Ça peut être un plus gros conflit qu'on peut penser, rajouta Scorpius froidement.

Il y eut un silence où tout le monde réfléchissaient, puis Krum leva la tête vers nous :

- On fait quoi des autres ? Potter & Co' je veux dire.

- Macmillan et Scramender ne sont pas stupide et vont sûrement en parler avec les autres, fit Malfoy.

- Perso j'ai rien dit à Charlie.

- Ni moi à Rose, précisa Scar.

Finalement Alexie alla rejoindre Sawyer sur le vieux sofa. Elle soupira en regardant ses pieds. Alice s'installa près de la fenêtre où Scarlett regardait au début de notre discussion.

- Comment ils en sont arrivés là, Salem je veux dire ? Demanda Alice pensive.

- Malédiction, répondit simplement Scar.

- Et apparemment un jour Javier a prit le pouvoir car il voulait redevenir un genre de Seigneur des Ténèbres, expliquais-je. Il a un peu les mêmes idées de cons. Il recrute bien car il arrive à donner de l'argent, du pouvoir et je ne sais quoi d'autre à ses sous-fifres.

- Doit y avoir un élément déclencheur, murmura Alexie à elle même.

- Pas forcément ça peut être un simple blaireau en manque de reconnaissance, dis-je.

- Tout les gens de Salem sont comme ça ? Demanda Sawyer dans ses pensés.

- Apparemment y a des gens neutres, lança Scorpius avec sarcasme.

Il faisait sûrement référence à la fille du lac, une certaine Elena. Sawyer roula des yeux à sa remarque.

- Attends attends, récapitulons... On les évite ou on aide Taissa et toute leur clique ? Demanda Krum.

- On avisera, fit Scarlett.

- C'est un super plan dis donc, râla-t-il.

- On va pas se battre dans le vide non plus, répliqua ma meilleure amie.Et puis faut évaluer si tout le monde est dans le coup ou pas, si y a des gens qui sont juste impliqués sans vraiment le vouloir.

- Oh non Scarlett, tu vas pas commencer avec ta pitié. On s'en branle des autres, c'est tout, dis-je sèchement. Et puis qu'est que ça peut nous foutre ? Dans l'optique où on arrive à avoir un confrontation avec Senior Juan Javier de pacotille, on élime tout ce qu'il y a entre lui et nous, tout ceux qui sont sur notre chemin. Et hop ! Tout revient dans l'ordre. D'ailleurs je dois signaler qu'on aurait du choisir ma destination qui était Hawaï ça aurait été moins casse couille que la Nouvelle Orléans avec ces blaireaux sadi.

La porte s'ouvrait, je me tue instantanément, tout le monde était figer entrain de regarder l'entrée de la pièce. Plus suspect tu meurs.

- Qu'est-ce que vous foutez ici ? Demanda Weasley au côté de Potter.

Point de vue de Sawyer Adams.

J'étais enfin sortie de la maison. Il me fallait un verre, après que Rose et Potter nous ont interrompu on s'était tous plus ou moins dispersé. Forcément elles n'avaient pas été assez crédule pour croire qu'on était dans le grenier par simple plaisir. Alors Parkinson comme à son habitude à chercher la merde auprès de Potter. J'étais sur qu'elle aimait trop ça, ça se voyait. Et puis quand Rose s'y mettait c'était vraiment trop excitant pour Lou.

Je marchais dans les rues de la Nouvelle Orléans, depuis qu'on était arrivé j'avais repéré les lieux. J'avais décidé de m'arrêter dans un bar, c'était toujours le même. J'entrais dedans, le barman me fit un signe de tête et je m'asseyais au bar. Il sortit un verre rapidement accompagné de glaçon. L'homme prit derrière lui dans l'étagère en verre une bouteille et avec la dosette me servit un double whisky. D'un coin de l'oeil je vis ma boisson arriver à moi en glissant le long du bar. Je le rattrapais et lui fis un signe de tête pour le remercier.

Machinalement je sortais mon portable de ma poche et le posais sur le comptoir. J'étais hypnotisé par la couleur ambré de mon whisky, par la conjoncture que prenait le liquide quand je remuais mon verre. J'aimais cette sensation dans la bouche, ce goût. Un goût fort et relevé, parfois même adoucis par les glaçons. J'aimais sentir mes pupilles gustative se mettre en alerte, ou ma trachée se réchauffer pour au final avoir mes paupières qui se fermaient au contacte de ce fabuleux arôme.

Je posais délicatement mon verre près de mon portable. Est-ce que j'allais devenir comme lui ? Comme Arthur. Je savais bien que Scarlett était inquiète, inquiète pour moi mais aussi pour Lou. D'ailleurs quel comble, elle s'était fait viré de chez elle cette année, et vivait beaucoup mieux la chose que ses deux meilleurs amis qui vivaient avec ça depuis leurs naissances. C'était injuste pour elle, Scar n'avait pas à mettre sa vie entre parenthèse pour me sauver. D'ailleurs qu'est-ce qu'il y avait bien a sauver ?

Ma langue humidifia mes lèvres et je retrouvais ce goût d'alcool. Qu'est-ce que j'allais faire au juste ? Belfast. Pourquoi diable ils m'avaient accepté ? Un rire s'échappa de moi. Évidement, j'avais été reçu car je portais le blason familiale des Adams. Je détestais porter mon nom autant que mon père pouvait détester que je le porte, ou bien que je sois né. Pourquoi la vie était fait ainsi, pourquoi ma mère avait été sacrifié par ma faute ? Une femme exceptionnelle, attentionné, ravissante qui plus est. Cette femme avait fait place à moi. Moi un simple raté qui à coup sur allait finir pire qu'Arthur. Non seulement j'avais tué ma mère, mais j'avais changé Arthur. J'avais fait souffrir les parents de ma mère. Tout ce que je touchais se finissait en malheur.

Je repris une gorgée, et soupirais. Ma doigts passèrent sur la boule de mon poignet, et massaient délicatement la petite cicatrices qui était là. Je fermais les yeux pour essayer de chasser mes pensées, puis passais mes mains sur mon visage. Je ne pouvais pas fermer les yeux trop longtemps, si je le faisais alors mes pensées se transformaient en souvenirs beaucoup trop réaliste.

- Un autre ? Demanda le barman en face de moi.

- Oui, dis-je dans un souffle.

Sans cérémonie il me resservit un verre. Il fallait que je passe à autre chose, que j'arrête de réfléchir à tout ça. Plus je réfléchissais plus je m'enfonçais. Plus j'étais pathétique. J'étais lâche et je faisais tellement pitié. Je secouais la tête en portant le verre à mes lèvres.

Du coin de l'oeil, je voyais deux garçons au bout du comptoir entrain de me parler. C'était la première fois que je les voyais ici. Je soupirais, évidement... ça ne faisait pas l'ombre d'un doute qu'ils étaient apparenté aux Sanchez. Un des deux était Ezra et l'autre avait des cheveux un peu verdâtre. C'était étrange mais j'avais vu pire.

Salem. Qu'est-ce qu'on allait faire avec eux ? Alice et Alexie étaient prête à se défendre. J'étais souvent sans pitié si on venait me chercher, mais rentrer en guerre, dans un conflit qui n'est pas le notre. C'était absurde. Mais en même temps, est-ce qu'on devait attendre que ça se passe ? Attendre qu'ils s'en prennent à l'un de nous ? Enfin, c'était plus ou moins fait avec Londubat.

Merlin ! Je ne pouvais pas laisser ça comme ça, qui de censé pouvait laisser une telle merde arriver ? Je lâchais un petit rire jaune. Les gens de la Nouvelle-Orléans laissaient un peu trop couler selon moi. Ils étaient entrain de se faire dépouiller, se faire tuer ou torturer et aucun d'entre eux ne réagissait ! Où était la rébellion ? Comment ça se faisait qu'ils ne s'étaient pas créé un Ordre ou une Armée ?

J'avais jamais rien fait de bien dans ma vie. Tout ce que je faisais se transformait en merde pas possible. Mais là, ce n'était pas possible, ça ne faisait que une semaine et quelques jours qu'on était là et les problèmes arrivaient déjà sur nous. On était déjà dans le centre des emmerdes et on ne réagissait pas.

Je fronçais des sourcils en regardant mon verre. Sinon... Sinon Taissa nous avait invité exprès... Attend. Ce n'était pas possible, elle n'aurait pas risqué nos vies pour faire ça. Mais pourtant cette idée n'arrêter de me faire échos. Ça paraissait logique, elle nous avait vu à Poudlard, elle nous avait vu attaquer sans pitié ses camarades, se défendre contre des monstres de la forêt. Taissa nous avait même vu nous unir avant même qu'on décide d'être plus ou moins amis.

Taissa nous avait invité pour qu'on l'aide ?

Je n'arrivais pas à avoir la réponse à cette question.

Ne pas l'aider aurait été cruel. J'avais étudier les guerres contre Lord Voldemort, et si personne n'avait réagis on serait toujours sous ses ordres entrain de souffrir. Alors non, je n'étais pas insensible, et j'étais même révolté de voir que quelque chose comme ça puisse se passer dans nos société actuelle. Je finissais mon verre cul sec puis me levais du tabouret. Les deux mecs au bout du bar me regarder payer. Je leurs fis un signe de tête. Ils se crispèrent automatiquement puis me fusillaient du regard.

Je sortais de l'établissement. Il fallait que je trouve Taissa pour qu'elle m'explique la situation, il fallait que je la secoue un peu. Je marchais dans les rues du Carré Français et essayais d'écrire un sms à Taissa.

En tournant dans une nouvelle rue, je percutais quelqu'un ce qui fit tomber mon portable et les affaires de la personne.

- Putain, râlais-je en m'accroupissant pour prendre mon portable.

- Tu peux pas faire attention, siffla la voix.

Je levais la tête pour voir avec étonnement qu'il s'agissait de Elena. J'arquais un sourcil en souriant. Elle remettait ses affaires rapidement dans son sac, je pris mon temps mais finalement l'aider à ramasser des papiers et échantillons de je ne sais quoi. Elle se remettait debout, puis me regardait avec un regard dur.

- Tiens, rigolais-je en lui tendant ses affaires.

Elena me regardait de haut en bas avant de me prendre des mains ce que je tenais.

- Je te pensais pas étourdis au point de me rentrer dedans, lançais-je. Ou alors tu as fait ça simplement dans le but que je te remarque.

Elle roula des yeux en rangeant ses affaires dans son sac.

- Bien sûre j'ai que ça à faire. Et je te préviens que c'est toi qui te tiens encore en travers de mon chemin.

Je fis un pas sur le côté pour lui dégager le passage, et accompagnais mon geste par un mouvement de bras pour lui faire voir le passage. Elle fit un bruit d'agacement avant d'ajuster son sac à main et de partir.

Ok ! Je me mordais la lèvre inférieur... Elle était tellement... Exaspérante et en même temps envoûtante. J'avais même l'impression qu'elle en avait rien à foutre de moi. Merlin ! Je fis demi-tour et traversais en vitesse la rue pour la rejoindre.

- Qu'est-ce que tu me veux ? Siffla-t-elle.

- Je veux juste protéger la population de ton étourderie. Si tu percutes une autre personne, je ne suis pas sûre quelle réagira aussi bien que moi, dis-je en regardant sa réaction.

Un léger rictus était apparu sur son visage. C'est bon ça Sawyer.

- Super mais je suis bientôt arriver, donc tu peux aller sauvé quelqu'un d'autre, ou encore mieux va voir tes amis vamproie, tacla-t-elle.

- Si je saute dans lac aurais-je la chance que tu viennes m'aider une seconde fois ? Défiais-je en évitant un passant.

Cette fois-ci Elena n'arrivait pas à cacher son sourire. Elle secoua la tête en fermant les yeux pour le stopper. Elle ne répondait pas et cherchait quelque chose dans son sac. Je la regardais faire en fronçant des sourcils.

- Bon tu te pousses je voudrais bien rentrer chez moi, trancha-t-elle.

Je rigolais et encore une fois fis un pas sur le côté pour la laisser passer. Elle ne me regardait même pas et s'approchait de porte. Je la regardais faire. Est-ce que j'avais précisais qu'elle était sublime ? Elena était rayonnante, elle avait quelque chose dans ses yeux qui pétillaient constamment. Elle avait la classe, puis ses jambes étaient fine. Cette fille était svelte, c'était un canon.

Elle ouvrait la porte, puis s'engouffrait dans sa maison. Je la suivais du regard. Attend, pourquoi elle avait laisser sa porte ouverte ? Je fronçais des sourcils. C'était une invitation ? Quoique c'était je la suivais.

A peine arrivait, je me trouvais quasiment en face d'un escalier, à ma gauche se trouvait une porte ouverte avec un bureau et une bibliothèque. À ma droite, un mur avec des photos de famille, je n'aimais pas regarder les photos de famille. Je trouvais que c'était très personnel, trop personnel. Je voyais Elena au bout du couloir dans une pièce, je la rejoignais après avoir fermé la porte, et me retrouvais dans la cuisine, non loin de là il y avait la salle a manger qui était en désordre et le salon.

Elena ne me prêta pas attention et se servait un café. Elle partit dans le salon et ramenait une bouteille de bourbon. Avec un nouveau verre, elle me servit de cet alcool. J'arquais un sourcil en la regardant.

- Tiens, fit-elle.

Je la regardais avec incompréhension.

- Je n'ai pas de whisky ici, mais du bourbon c'est quasiment pareil...

- Pas vraiment, coupais-je.

Elena plissa des yeux en nuant ses bras sur sa poitrine.

- Connaisseur ?

- On peut dire ça, décrétais-je.

- Bref, vu l'odeur que tu dégages j'imagine que tu en veux, dit-elle impassible.

Je levais lentement mes yeux au ciel puis contractais ma mâchoire.

- Non merci, dis-je froidement.

- Ok. Thé ou café ?

Je lâchais un petit rire nerveux. Il y avait dix minutes elle était moitié entrain de me foutre dehors, y a une minute elle me traitait comme un alcoolique et maintenant elle me proposait à boire. Cette fille était surprenante. Voyant que je ne répondais pas elle me servit un café et me tendit le mug.

- Je te jugerais pas, je n'ai pas que ça à faire, déclara-t-elle comme si elle lisait dans mes pensées.

- Ok.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda-t-elle.

- C'est toi qui a laissé ta porte ouverte.

- Ok, mais qu'est-ce que tu fais là devant moi ?

Je souriais avec un sourire beaucoup trop arrogant et charmeur, je fis le contour de l'îlot qui nous séparer et me retrouvais en face d'elle.

- Quoi tu veux qu'on passe à la vitesse supérieure ? Défiais-je.

Elena souriait à moitié avant de poser une main sur mon torse pour me repousser.

- Oh non, loin moi cette idée ! Déclara-t-elle.

Outch, ça faisait mal. Pourtant je ne pouvais m'empêcher de sourire en la regardant me repousser. J'adorais quand une fille n'était pas accessible. Je pris une gorgée de mon café en lui faisant un clin d'oeil. Elle râla devant mon attitude avant de s'asseoir sur le plan de travail. Je rigolais.

- Ça se passe bien avec Taissa ? Demanda-t-elle en regardant le fond de sa tasse.

Taissa ! Merde ! Je voulais la trouver pour lui parler. J'avais vraiment pas beaucoup de concentration quand il s'agissait d'une belle fille. En parlant d'Elena, elle aussi elle devait bouger son cul. Qui d'ailleurs était vraiment bien foutue... Bref !

- De quel côté es-tu ? Lançais-je.

Elena fronça des sourcils en me regardant.

- En quoi ça te concerne ? Fit-elle.

- Je pense que ça me concerne quand les gens de cette putain de ville commence à me surveiller, ou à attaquer mes amis.

- C'était évident, murmura-t-elle à elle-même. Qui est sur toi ?

- Pardon ?

- Qui te suivait ?

- Je sais pas un cas sos avec les cheveux vert, et un certain Ezra.

- Ok.

- Quoi ok ?! M'emportais-je.

- Rien, je demandais c'est tout.

Je soupirais agacé.

- Ok. Tu es dans quel camp ?

- Roh merde Sawyer, qu'est-ce que tu me veux à la fin ?

- J'en étais sûre, tu es soi-disant neutre. On peut pas être neutre dans une guerre.

Elle lâcha un rire faux et froid.

- Une guerre, mon dieu. Mais pour qui tu te prends pour déclara ça alors que tu es là depuis quoi ? Une semaine ? Siffla-t-elle.

Je la regardais froidement.

- Je suis peut être là depuis que une semaine mais je sais ce que c'est d'être oppressé au point de ne plus vouloir se battre mais malheureusement c'est pas la solution. Taissa ne lâche rien. Rejoins son groupe aussi médiocre qu'il peut être. Ensemble vous serez plus fort.

- Ou plus visible pour des représailles, coupa-t-elle.

J'ouvrais la bouche puis la refermais. Elena descendait du plan de travail pour me faire face.

- Javier est puissant maintenant, depuis quelques années il se permet d'extraire de la magie de toute sorte de chose, des sorciers, des livres ou bien même des objets. Il collectionne tout et n'importe quoi. Tu crois que ses sous-fifres sont des nazes sans pouvoirs ou complètement débile. Javier n'est pas assez con pour faire ça. Ils sont tous puissant, ils ne montrent seulement pas toute leurs capacités... Si tu es assez doué pour t'atteler à eux, vas y ! Bonne chance. Mais je ne suis pas assez conne pour me frotter à eux.

- Pourquoi rester là alors ? Demandais-je en faisant un pas vers elle.

- Je suis chez moi ! Pourquoi je devrais me barrer ?! Je suis sur la terre de mes ancêtres !

- Mais alors défend tes droits, ta terre comme tu dis, tentais-je.

- C'est pas si simple que ça.

- Pourquoi ?! Car tu pourrais gagner et être libre de faire ce que tu veux ? M'emportais-je.

Elena lâcha un rire nerveux, j'étais sûre qu'elle avait envie de me frapper à l'heure qu'il est.

- Et si je perd ? Si je meurs.

- On est là pour gagner, retentais-je.

- Qui ? Toi et tes amis assez futer pour sauter dans un lac plein de vamproie ? J'ai pas trop confiance tu m'excuseras hein.

Je roulais des yeux.

- Au moins nous on essayera, sifflais-je froidement.

- Tu as rien qui te retient, lâcha-t-elle. Je dois m'occuper de ma sœur. Qu'est-ce qu'elle deviendra si je meurs ? Si je fais de la merde et que Javier s'en prend à elle ?

J'ouvrais les yeux en grand. Je n'avais pas envisagé ça.

- Mes parents sont mort, qui s'occupera d'elle ? Répéta-t-elle.

- Désolé.

- Ouais c'est ce qu'il me semblait.

Elena contourna l'îlot de la cuisine, je la suivais du regard. Elle ouvrait une porte sous l'escalier de l'entrée. Elle se retourna avec un petit air supérieure.

- Bon tu viens ?

- Euh, ouais, dis-je en me raclant la gorge.

Je la suivais et descendais dans une sorte de sous-sol. C'était simplement une pièce avec un sol en terre battue. Tout autour il y avait des étagères avec des grimoires ou des bocaux. Plein de flacons ou d'ingrédient. Au milieu il y avait une grande table en bois avec toujours pleins d'ingrédients ou je ne savais quoi.

Elena chercha quelque chose dans une étagère puis revenait vers moi.

- Tiens, fit-elle en me tendant un petit coffret en bois.

- C'est quoi ?

- Des potions, elles soignent toute sorte de chose elles sont puissante. Alors si ce que tu dis est vrai. Que vous allez sûrement vous battre contre eux alors je te conseil d'avoir ça sur toi. Ça pourrait te sauver la vie à toi ou tes amis, expliqua-t-elle.

- Tu es quoi au juste ? Rigolais-je.

Elena souriait en me regardant dans les yeux.

- Simplement quelqu'un de très doué en potion et botanique.

Je la regardais, je ne remarquais que maintenant que j'avais toujours les mains sur la petite boîte tout comme elle. Je regardais nos mains, puis souriais en remontant vers ses yeux. Instinctivement, je m'humidifiais les lèvres. Elle était vraiment magnifique avec ses yeux chocolats.

- Voilà, chuchota-t-elle.

- Aide nous.

- Je peux pas.

- Javier n'est pas obligé de le savoir, essayais-je.

- Les Sanchez savent toujours tout.

Je soupirais légèrement. Elle était tellement têtue. Elena se décala finalement de moi, je fis de même et hocha la tête.

- Merci pour ça, dis-je en remuant la boîte.

- Ça reste entre nous.

- Ce pourrait-il qu'on est une relation privilégié et pleine de secret ? Jouais-je en remuant mes sourcils.

- Mon dieu, ne me dit pas que rien que ça t'excite, se moqua-t-elle. Tu es tellement pré-pubère.

- Si tu savais ce qui peux m'exciter, défiais-je.

- Je veux certainement pas savoir. Limite tu dois être zoophile vu le temps que tu as prit à sortir de l'eau avec les vamproie.

- Merlin ! Je vais me coltiner cette histoire pendant 20ans ou quoi avec toi ?

- Peut être, rigola-t-elle. Non pas que ta présence me gène mais j'ai des choses à faire.

- Donc ma présence te gène pas ? Draguais-je.

- Dégage ! Siffla-t-elle en me poussant vers l'escalier.

- Je suis sûre qu'on sera amener à nous revoir, déclarais-je.

- Malheureusement, marmonna-t-elle en m'accompagnant vers la sortie de sa maison.

Je me retournais vers elle une fois au pas de la porte.

- Elena, pense à ce que je t'ai dis. Aide nous, insistais-je.

Elle ne répondit rien à part un simplement rictus avant de commencer à fermer sa porte.

- Au revoir Sawyer.

Point de vue de Rose Weasley.

Ça faisait quelques minutes que Lily et moi étions sur le toit de la maison. Le soleil rayonnait et Lily avait décrété qu'on devait bronzer. On s'était toute les deux mises en maillot de bain avant de se lover sur des transats. Le ciel était toujours bleu. Lily était avec son portable alors que je lisais un livre, pour une fois c'était simplement un roman. Les vacances me permettaient de me reposer et me relaxer enfin c'est que j'espérais.

Je ne savais pas ce que manigancer les Serpentards mais ça sentait rien de bon. J'étais en vacances, j'étais là pour me détendre mais non... On devait se préoccuper des gens un peu spéciale de Salem et aussi des Serpentards qui allaient dans peu de temps péter un câble. Il faudrait que j'en parle avec Scar, quoiqu'elle était vraiment discrète depuis ce matin.

- Casey et Al' vont emménager ensemble, me lança Lily ce qui me fit sortir de mes penser.

Je tournais ma tête vers elle.

- Vraiment ? Enfin ça sera sûrement mieux pour eux vu ses frères.

- Al' me l'a dit hier par sms. Je sais pas comment les parents vont réagir, fit-elle.

- Harry et Ginny ne vont pas mal réagir si ? Dis-je prudente.

- Non je pense pas, mais je suis sûre que ça va leurs faire quelque chose que tout leurs enfants partent de la maison. Je veux dire, je vais partir dans moins de deux mois, Al' va emménager avec Casey, et James faisait que des allers et retours alors maintenant qu'il est avec Sam je suis pas sûre qu'il reviendra souvent.

- Holala, me moquais-je. Je sens que ma mère ou Ginny vont nous inviter tout les week-ends. J'ai peur pour l'an prochain, quand Hugo partira de la maison je sens que ma mère va s'effondrer.

- Tu auras peut être adopté avec Malfoy, rigola Lily. Hermi sera déjà grand-mère. Mami Hermi ça le fait ?

Je tapais le bras de Lily pour sa débilité. Elle rigolait deux fois plus.

- Arrête tu es dingue ou quoi, je vais pas avoir des enfants à mon âges.

- Non d'abord ta carrière, fit Lily avec un clin d'oeil.

Je lui tapais le haut du crâne encore une fois.

- Tais toi, m'amusais-je.

Lily retourna à son portable pour sûrement surfer sur Pinhex. Je rouvrais mon livre pour me mettre à ma lecture. Cependant je n'arrivais pas à me concentrer, j'étais toujours entrain de penser aux Serpentards et leurs cachotteries.

- Qu'est-ce qu'ils ont à ton avis les Serpentards ? Demandais-je.

- Je sais pas, fin franchement si c'est pour leurs demander et recevoir des piques et des insultes de Parkinson pendant 10 minutes, non merci.

Je roulais des yeux, c'était vrai que Lou était chiante. Beaucoup trop souvent d'ailleurs.

- Ils nous cachent quelque chose par contre c'est sûre, rajouta ma cousine.

Mes mains étaient jointent et je commençais à jouer nerveusement avec celle-ci. Scarlett me cachait quelque chose, je n'aimais pas ça du tout. Elle me mentait, et je détestais ça au plus au point.

- Arrête de te tracasser, souffla Lily sans me regarder.

Je tournais ma tête une seconde fois vers elle.

- Et toi ? Demandais-je.

- De quoi ?

- Tu te tracasses pour Alex ?

Lily verrouilla son portable puis soupira. Je la voyais réfléchir quelques instants avant de se retourner complètement vers moi. Je fis de même et on se retrouvait face à face.

- C'est un Loup-garou.

- Je sais ça Lily.

- Je suis une humaine, et je comprend pas ce qu'il vit. Et j'ai envie de me tuer car je n'arrive pas à comprendre son malheur. Car oui Rose, Alex est malheureux.

- Il s'éloigne, murmurais-je.

- Oui, et pas que de moi. Mais aussi de Pierre et Lorcan.

- J'ai vu. Tu as pensé à être un animingus ?

- Oui. Et si je me retrouve en renard comme Alexie ou un lapin comme mon patronus ? Je me ferais boucher par mon copain directement.

J'abordais une mine dubitatif. Elle avait raison c'était risqué.

- Qu'est-ce que tu vas faire ? Demandais-je.

- J'en sais rien. Je veux faire quelque chose, car je refuse de le voir s'éloigner de nous, ou alors qu'il croit qu'il ne mérite pas d'être autour de nous ou encore pire qu'il me rend malheureuse. Car c'est ce qu'il croit j'en suis sûre.

- Pourquoi à Poudlard il gérait mieux ? Questionnais-je prudente.

La porte qui menait au toit s'ouvrit. On se retournait toute les deux pour voir Alice arrivait en maillot de bain elle aussi.

- Je dérange ? Fit-elle.

Je zyeutais Lily avant de répondre.

- Non non t'inquiète pas, souriais-je.

Alice était vraiment ravissante. Je n'étais pas attiré par les filles en général, j'aimais seulement Scarlett mais Alice était vraiment très belle. Lentement elle nous rejoignait et prit le transat à ma droite.

- Vous pouvez continuer à parler hein, je ne vais pas vous mordre, précisa Alice.

- Oui oui, on sait, souriais-je. Donc Lily, à Poudlard ça allait pour lui ?

Ma cousine regardait derrière moi Alice, elle retrouva mon regard après quelques secondes avant de répondre :

- Oui, ça allait. Mais c'était beaucoup plus facile pour lui. L'enceinte lui permettait de ne pas attaquer n'importe qui.

- Il le vivait comment ? Demandais-je.

- Mieux, soupira Lily.

- C'est pas sûre, fit Alice derrière moi.

Lily me regardait perdu avant de s'asseoir sur le transat pour voir l'ex-serpentarde.

- Pardon ? Dit Lily un peu froidement.

- Lexie me parlait souvent de son frère quand on était à Poudlard, et je ne suis pas sûre qu'il le vivait si bien que ça même à Poudlard. Il ne t'en a jamais vraiment parler j'imagine, il était pareil avec Lexie. Vous voulez mon avis ?

- Non pas vraiment, marmonna Lily.

- Oui s'il te plaît, demandais-je gentiment en ignorant le comportement bougon de ma cousine.

- Il n'en parle pas car il a honte de lui, car les loup-garous ont toujours faim quand ils se transforment, et donc s'il t'en parlait il devrait te dire ce qui lui arrive durant ses transformations. Te dire qu'il souffre mais aussi qu'il aime ressentir le sang dans sa bouche. Je pense que s'il s'éloigne encore plus de vous en ce moment c'est aussi car ici il y a Vicki.

- Vicki ? Dis-je peiné. Pourquoi ?

- C'est elle qui l'a transformé, et puis c'est un loup-garou. Ils se comprennent, ils ont les mêmes instincts, il doit se sentir beaucoup plus lui même avec elle. Alexander ne doit pas se sentir comme une tâche à ses côtés.

Lily semblait dans ses pensées, je passais une main sur son bras pour la ramener dans notre monde.

- Je suis désolée Potter, fit Alice véritablement touché.

- Pas grave, murmura ma cousine.

- Peut être que tu devrais simplement lui en parler, conseillais-je.

- Je suis de l'avis de Rose. Et puis... Je ne sais pas toi, mais je n'aimerais pas qu'une fille tourne autour de mon mec.

- Vicki ?! M'étonnais-je.

- Avant d'être un Loup-garou, c'est quand même une fille hein. Je dis juste ça comme ça, clarifia Alice.

Lily fronçait des sourcils en hochant la tête.

- Merci Grindewald, fit Lily en se remettant sur le transat.

Je voulais me réinstaller pour continuer ma lecture mais c'était plus fort que moi. Il fallait que je sache ce que mes amis et ma copine trafiquaient. Je me retournais une nouvelle fois vers Alice en posant mon bouquin. Même à travers ses lunettes de soleil je la vis arquer un sourcil en ma direction.

- Qu'est-ce que vous faisiez dans le grenier tout à l'heure ?

Une longue minute passait où je regardais attentivement les expressions de Alice. Mais cette fille était tellement froide qu'elle semblait impénétrable. Derrière moi je pouvais sentir Lily être en attente.

- Alice, retentais-je.

- Pourquoi tu veux savoir Rose ? Demanda-t-elle.

- Car je m'inquiète pour vous.

- C'est justement pour ça qu'on ne vous en a pas parlé, se justifia Alice.

J'ouvrais la bouche légèrement pour la refermer. Je jouais avec mes lèvres en regardant finalement mes pieds.

- Merlin ! Je comprend pourquoi Scar ne te refuse rien, soupira-t-elle. Tu peux arrêter ta petit moue là ?

Mon visage remontait lentement vers l'ex-serpentarde. Elle roulait des yeux en retirant ses lunettes de soleil. Je me mordillais les lèvres en la regardant. Alice prit un magasine people à proximité et me fit une petite tape sur le bras avec.

- Je t'ai dis d'arrêter de me regarder comme ça Rose. Je me sens encore plus manipuler que quand Alexie me fait du chantage, fit-elle faussement agacé.

Je souriais pendant qu'elle soupirait.

- Ok très bien, mais tu paniques pas ok ?

Je hochais la tête à toute vitesse. Lily derrière moi ne disait rien mais j'étais sûre qu'elle était tout ouïe. Ma cousine était bien trop curieuse.

- Dis moi, dis-je gentiment.

- Hier soir, Louann et Scar sont sorti pour faire je ne sais quoi, mais elles sont tombé sur...

Elle marqua une pause en regardant derrière mon épaule, sûrement pour regarder Lily. Je fronçais légèrement des sourcils, je ne comprenais pas pourquoi elle faisait ça.

- … Enfin, elles... elles sont tombé sur le mec Sanchez là. Javier.

- Javier ? Coupais-je choqué.

Lily s'était remise droite pour écouter plus attentivement Alice.

- Oui Javier, fit Alice.

- Mais qu'est-ce qu'il foutait là bas ? C'était ou ? Pourquoi ? Elles vont bien ?

Alice fronçait méchamment les sourcils.

- Weasley, tu veux que je te raconte ou pas ?! Siffla-t-elle.

- Euh oui... Pardon, chuchotais-je.

- Javier était là pour... Enfin bref il était là. Et Scar et Lou se sont attaquées à ce mec.

- Quoi ?! Soufflais-je abasourdie.

Alice me regardait avec insistance, avant de reprendre :

- Lou est pas resté longtemps dans le combat apparemment, mais Scar elle... Enfin elle a gagné le duel. C'était époustouflant d'après Parkinson.

Je clignais plusieurs fois des yeux en la regardant. Lily avait passé une main dans mon dos.

- Y a Taissa qui est intervenue pour séparer les San.

- Elle s'est battue ! M'emportais-je. Pourquoi ?!

- Euh, fit Alice déboussolé.

- Laisse tomber, m'énervais-je en me levant.

- Rose attends ! M'interpella Lily alors que j'allais vers la porte du toit.

- Weasley ! Elle va bien hein arrête de paniquer, essaya Alice.

Je ne me retournais pas et me dirigeais à l'intérieur de la maison. J'en revenais pas, déjà le fait que Scar se bat sans raison était inconcevable pour moi. Mais qu'en plus qu'elle me ment délibérément ce matin même c'était inimaginable. Comment on pouvait faire confiance en quelqu'un qui ne vous dit rien ? Ou encore pire vous raconte des mensonges ?

Je longeais les couloirs de la maison pour chercher ma copine. En plus d'être légèrement énervé, j'étais surtout extrêmement inquiète ! Bon sang ! Taissa et les autres n'arrêtaient pas de nous mettre en garde contre Salem et la famille Sanchez, et Scar ne trouvait rien de mieux que s'attaquer à eux. Parfois je me demandais si elle réfléchissait avant d'agir.

J'arrivais finalement dans notre chambre. Scar et Louann étaient sur le lit, évidement j'avais droit au regard moitié méchant moitié lubrique de Louann. Je n'y faisais pas attention et me positionnais au bout du lit debout.

- Scar je peux te parler ?

Lou rigolait en s'asseyant convenablement.

- Je te ferais remarqué qu'elle est avec moi là, signala Louann.

- Super Louann, alors vas t'en que je puisse lui parler, dis-je.

Scarlett fronçait des sourcils en essayant de capter mon regard.

- Houlà ! Rosie sort les griffes. Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu viens de capté que tu pouvais plus coucher avec Malfoy car tu as tes règles ?

- Louann arrête avec tes réflexions, soupirais-je.

- Qu'est-ce qu'il y a Rose ? Demanda précautionneusement Scar.

- Hey mais tu es vraiment pas drôle le Hobbit là. Putain je m'attendais à mieux. Je dois vraiment avoir un coup de moue alors. Qu'est-ce que tu nous veux ? Si c'est un plan à trois, demande d'abord la permission à Crivey.

Je fronçais des sourcils en secouant la tête.

- Non mais tu dis n'importe quoi tu es au courant ? Dis-je peiné.

- Alors qu'est-ce que tu fais là Rosie chérie ? Demanda Louann en se mettant sur les genoux.

Je la regardais en arquant un sourcil alors qu'elle s'humidifia les lèvres tout en me caressant le bras avec un de ses doigts. Scarlett souriait derrière en voyant sa meilleure amie essayait de me faire des avances.

- Tu sais que je suis impassible à toi ? Demandais-je en croisant des bras.

- À d'autre ! Je suis super canon, et puis je sais que tu me trouves à ton goût Rosie.

- J'ai dis une seulement fois que je te trouvais belle ! Me justifiais-je.

- Tu as dis magnifique, corrigea-t-elle.

- Rah ! Tu me saoules !

- Tu voulais me dire quelque chose Rose ? Retenta Scarlett en se mettant debout.

Je la regardais dans les yeux, Louann rigolait.

- Laisse tomber apparemment tu es occupé. On se parle plus tard, sifflais-je en partant vers la porte.

- Tu es névrosé Weasley ! Défia Lou.

- Attends Rose ! Me rattrapa Scar.

Je fis un pas en arrière et secoua la tête. Je ne voulais pas lui parler comme ça, surtout pas devant Louann. Car si malheureusement notre conversation finissait en dispute je n'avais pas envie de voir Louann s'y mêler. Ça aurait été un carnage.

- On parlera ce soir, fis-je en allant dans le couloir.

- Rose ça va ? S'inquiéta ma copine.

- Oui, c'est bon retourne voir Parkinson.

Scarlett fronçait des sourcils. J'avais l'impression qu'elle remettait son visage de glace quand je lui parlais comme ça. Je fis un léger rictus avant de partir vers le salon.

Point de vue de Alice Grindewald.

J'étais toujours allongé sur le transat, ça faisait déjà plus d'une heure que Rose était partie. Rapidement après, Potter l'avait suivit pour je ne sais qu'elle prétexte, c'était surtout pour ne pas être dans la même pièce que moi. Il y aurait toujours les mêmes frictions entre nous. Les mêmes malaises. Je n'étais pas très fan de Potter mais elle ne me dérangeait pas au point de la clasher sans raison comme Parkinson. Et puis je n'arrivais pas à me dire que Scorpius avait pu l'embrasser. Quand je pense que je passais finalement après ça... Rah !

Je regardais l'horizon derrière mes lunettes de soleil. Mise à part toute ses histoires beaucoup trop grotesque avec les gens de Salem, la Nouvelle Orléans était vraiment un coin sympa. Et Merlin ! Il faisait tellement bon.

Je me dorais la pilule au soleil quand j'entendis la porte du toit s'ouvrir. Je jetais un œil vers celle-ci. Alexie arrivait vers moi d'un pas hésitant. Pourquoi elle était si incertaine, ça ne ressemblait en aucun cas à Alexie. Elle me fit un petit sourire et je ne remarquais que maintenant qu'elle tenait une enveloppe dans sa main. Je fronçais des sourcils en me rasseyant correctement.

Alexie se raclait la gorge :

- Alice, j'ai... Mmh. J'ai quelque chose pour toi.

J'arquais un sourcil pendant qu'elle s'asseyait sur le transat à mes côtés. Je me remis convenablement pour être face à elle. Derrière elle je voyais que Scorpius arriver lui aussi, je n'aimais pas cette situation. J'avais un nœud dans l'estomac.

- C'est, fin... C'est tes parents, déclara Alexie à mi-voix en me tendant l'enveloppe.

Une sueur froide me glaça la colonne vertébrale.

- Ils m'ont trouvé, chuchotais-je à moi-même.

Alexie hocha faiblement la tête, je regardais ses mains. Mes yeux étaient bloqués sur l'enveloppe qu'elle tenait.

- Alice tu devrais lire cette lettre, tenta ma meilleure amie.

D'un geste plus qu'hésitant je lui pris. Je jouais avec les rebords de l'enveloppe, qu'est-ce qu'il y avait dedans ? Est-ce que je voulais vraiment savoir ? Scorpius s'asseyait en face de moi à côté d'Alexie.

- Tu veux que je l'ouvre ? Demanda Scor.

- Non, soufflais-je.

J'ouvrais l'enveloppe en cassant le sceau de notre famille, et sortais la lettre qu'il y avait dedans. Je repris une respiration avant de lire.

Alice,

Par cette lettre je viens vous informer que de vos manipulations pour détériorer l'image de notre clan a été une réussite. Les Malfoy nous ont expliqué la situation en revenant de leurs séjours en Croatie. Scorpius refuse d'obéir à Drago, il l'avait pourtant mis en garde vis à vis de son abominable fille. Drago a décidé de déshériter sa progéniture, il a bien fait. J'étais parti en Bulgarie pour trouver un garçon acceptable pour vous, encore une fois vous me faites perdre mon temps. Là bas j'ai apprit par les Krum quelque chose d'intéressant, il s'avère que vous êtes en Louisiane.

Je n'ai jamais eu aussi honte que maintenant, encore plus qu'à votre naissance. Une fille. Vous ne pouviez pas simplement obéir comme on vous l'avait apprit. C'était déjà une abomination de voir une fille naître à la place d'un garçon, et il a fallut que vous en fassiez qu'à votre tête. Vous n'apportez que malheur et déshonneur à notre famille, au nom des Grindewald.

En plus de me faire perdre du temps, vous m'avez fait perdre de l'argent. J'ai été trahis par vous, en allant à Gringotts j'ai compris que vous m'aviez volé. Apparemment vous aviez été plus sournoise que je le pensais. J'aurais du me méfier dès que la marque n'était plus sur vous.

Après plusieurs heures de recherche avec votre mère on a trouvé des lettres d'admissions dans une école à Paris. Vous rejetez tout les principes qu'on vous a inculqué, tout ces années gâchés pour de simple rêve. Alice vous savez une chose, on ne peut pas tourner le dos au Grindewald. Certainement pas de cette façon, nous ne laissons pas les événements se déroulaient de la sorte. On a été très tolérant envers vous quand vous avez soutenue l'abject sang-mêlé au tribunal. Mais on ne peux pas laisser passer cette trahison.

C'est au nom des Grindewald que je vous déshérite officiellement. Vous ne serez plus jamais associé à nous. Votre chambre a été condamné et brûlé. Votre portait sur la tapisserie des Grindewald a été publiquement effacé. En aucun cas vous avez la possibilité de faire machine arrière. Toutes demeures des Grindewald vous a été fermés. Le clan des Grindewald ne veulent plus fouler le même sol que des traites à leur sang.

À nos yeux la personne Alice Grindewald n'est qu'une simple erreur oublié. Un trait a été tiré. Vous n'êtes plus rien, et certainement pas ma fille.

Vous remerciant pour m'avoir dévoilé votre nature profonde, je vous adresse mon plus grand mépris.

G. Grindewald.

Je me mordillais les lèvres pour essayer de calmer mes tremblements. Sur le papier que je tenais dans les mains plusieurs larmes avaient laissé des traces. Ma respiration était irrégulière, mais j'essayais du mieux que je pouvais pour contenir mes larmes en silence. Alexie s'était positionné à mes côtés et me caressait le dos. Elle me chuchotait des désolés dans les oreilles en embrassant ma tempe. Scorpius me prenait finalement la lettre des mains pour la lire à son tour.

C'était fini. J'étais officiellement déshérité, je n'avais plus de famille. Mon cœur était lourd, j'avais l'impression qu'il avait envie de sortir de moi, de partir. Il était sûrement briser. Comment j'allais me reconstruire après ça ? Les personnes qui m'avaient élevé me rejetaient. Ils me rejetaient au nom de quoi ? Simplement car au lieu de rester faire la bonniche j'avais voulu avoir un avenir. Même si j'étais contre leurs principes je me sentais quand même seule, abandonné ou bien même lâché.

Je n'arrivais pas à arrêter mes larmes, peut être que c'était ce moment dont Alexie me parlait. Quand on arrivait enfin au bout de la confrontation et que le mal était fait. Que tout se relâchait.

- Ça va aller Alice, chuchota Alexie en me prenant dans ses bras. Je suis là, je serais là.

Scorpius posa la lettre sur le transat avant de me prendre la main et de la serrer. Il avait vécu la même chose que moi. Il savait ce que ça faisait de se faire expulsé de chez lui. De savoir ce que c'était quand tes parents te rejettent car tu n'es pas façonné à leur façon.

Après plus de 10minutes j'avais réussi à calmer mes pleures, Alexie se détacha de moi et Scorpius prit sa place pendant qu'elle se mettait debout. Alors que Scor me prenait dans ses bras la porte s'ouvrit sur Rose, instinctivement je m'essuyais les larmes. Scor n'avait pas un regard amical, mais aucun de nous trois lui demandaient de partir. Elle nous étudia du regard avant de s'approcher lentement de nous.

- Je vais te chercher quelque chose à boire, déclara Alexie avant de me laisser un baiser sur la joue.

- Je cherchais Pierre et Cassandra, informa Rose.Ça va pas ?

Elle passa devant Weasley sans faire attention à elle.

- Je sais pas quoi faire pour que tu ailles mieux Alice, murmura Scorpius. C'est affreux ce qu'il te dit. Je suis tellement désolé que tu es du vivre ça.

Rose s'asseyait en face de nous et zyeuta l'expéditeur de la lettre. Mon père. Grigori. J'étais soi-disant une moins que rien mais lui il me déshéritait en m'envoyant une fichu lettre. Je n'aimais pas ça, j'avais un mélange de tristesse et de colère au fond de moi. Des larmes coulèrent le long de mon visage sans que je le comprenne. D'un geste Rose me prit la main, j'étais trop fatigué et choqué pour réagir.

- Ça va aller Alice, fit-elle d'une voix douce. C'est tes parents c'est ça ? (je hochais la tête alors que Scor avait toujours une main dans mon dos). Je ne connais pas tes parents pour me permettre de les juger, mais s'ils te font pleurer ça veut sûrement dire qu'ils n'ont pas été à la hauteur avec toi... Scarlett m'a expliqué ta situation, j'espère que tu ne lui en tiendras pas rigueur. Alice... Tu es une personne exceptionnelle. Tu as vraiment un grand cœur tu sais, tu as protégé Charlie alors que tu ne lui devais rien, tu l'as aidé au détriment de l'avis de tes parents, des idéos de ton entourage. Tu m'as même aidé face à Sebastian Arman pendant les A.S.P.I.C. Je ne comprend sûrement pas ta peine Alice, ni même la tournure des événements que tu vies mais je te vois, et je vois surtout l'avenir que tu as en face de toi.

Elle marqua une pause. J'avais toujours mon regard plongé dans ses yeux chocolats. Rose me souriait en me caressant la main.

- Tu as un chouette avenir devant toi. Tu auras bientôt Paris à tes pieds, continua Rose en souriant. Tu vas accomplir de grande chose, et ça, ça ne sera jamais grâce à tes parents. Ça sera ta victoire personnelle. Regarde toi Alice, tu es ravissante. Et, (elle fit un signe de main en direction de mon copain) tu as Scorpius, il n'est pas vraiment très loquace et sûrement pas très agréable avec tout le monde. (Rose lui fit un petit rictus) Mais il est là pour toi...

Sawyer avait raison. Rose était une perle, je n'avais jamais vu quelqu'un croire autant en tout le monde, croire qu'il y est du bon dans chacun d'entre nous.

- On est là pour toi Alice. Et ce n'est certainement pas dans des moments comme ça que l'un de nous va te laisser tomber, concluait Rose.

Je la regardais toujours. Scorpius se pencha vers moi pour capter mon regard.

- Rose a raison, murmura-t-il. On est là. Ce n'est plus comme si on avançait seule, comme si on allait faire de mauvais choix. On a grandi et on va faire ce qu'il faut pour que tout aille mieux, d'accord ?

- Ça va être difficile au début, comme Scarlett. Mais avec le temps ta plaie va se cicatriser. Et j'espère qu'à ce moment là il n'y aura personne pour te refaire du mal, rajouta Rose.

Je hochais lentement la tête. Je devais sûrement avoir un regard triste car ils me regardaient tout les deux avec des sourires compatissant.

- Merci, chuchotais-je. Pourquoi j'ai aussi mal ?

- C'est normal que tu es encore mal, c'est trop frais pour disparaître comme ça, informait Rose.

Je sentais des larmes renaître aux coins de mes yeux. Mes pensées n'arrêtaient pas de revenir sur le fait que je n'avais plus de famille.

- Ça va aller, fit Scorpius dans le creux de mon oreille.

OOO

J'étais descendu du toit avec Scorpius, Alexie et Rose. Je n'avais pas envie de repenser à ça pour le moment, ni même de ces fichus tarés de Salem. J'avais juste envie d'être en vacances. Taissa nous avait prévu une soirée ce soir, c'était une soirée en pleine air dans un parc. Elle était venu avec nous se préparer, ses amis étaient venu nous rejoindre rapidement. J'avais l'impression que c'était un moulin cette maison.

Alexie était avec moi dans ma chambre entrain de se préparer. J'aimais énormément être avec Lexie, elle arrivait à me détendre, et ne faisait pas une montagne des événements récents. Même l'histoire avec son frère et Javier. Elle essaye toujours de passer au-dessus.

- J'hésite, fit-elle en sous-vêtement devant le lit. Mini-short ou jupe ?

- Mini-short, répondais-je en me maquillant.

- Jeans ou toile ?

- Jeans.

- Débardeur ou haut plus osé ?

- Débardeur évidement. Et rajoute aussi un gilet dans ton sac au cas où, conseillais-je.

Je la voyais enfiler à travers le miroir son mini-short en jeans.

- Quelle couleur le débardeur ? Demanda-t-elle.

- Lexie, soupirais-je.

- Ok pardon !

Je roulais des yeux amusé. Je me retournais et levais le tête pour voir combien de couleur elle pouvait avoir.

- Euh prend le beige, dis-je finalement.

- Merci ! Souriait Alexie satisfaite.

Je finissais de me préparer avec Alexie puis on prenait la sortie avec les autres. Comme depuis le début des vacances tout le monde s'attendait dans le salon, mes amis étaient tous habillés avec des vêtements décontractés et d'été. Il faisait tellement chaud à la Nouvelle Orléans qu'on était quasiment toujours en débardeur ou bien même les garçons se trimbalaient torse nu.

Je me réfugiais près de Scorpius avant de me diriger à l'extérieur de la maison. Je voyais Sawyer regardait à droite à gauche s'il y avait une trace des gens de Salem ou si quelqu'un de leur clan nous suivez. Mais il n'y avait apparemment rien. Étant donné comment la justice était foireuse ici, on pouvait se permettre de répliquer facilement en cas d'attaque. Ah les États-Unis, c'était vraiment bizarre comparait à l'Angleterre.

On marchait tous ensemble, jusqu'au parc. Scarlett s'approcha de nous deux, Scor l'avait déjà mise au courant pour la lettre. Elle me fit un petit sourire avant qu'on rentre dans le parc.

- Vous savez c'est un feu de joie avec des moldues, informa-t-elle.

- Sérieusement ? Fit Scor choqué.

- Oui c'est un lieu public et une fête ouverte à tous, expliqua Scarlett.

Scorpius soupira, il n'était pas du tout accommodé avec tout ce qui était moldue. Tout comme Scarlett et moi, même si nous nous étions un peu plus ouverte d'esprit. Le grand noir qui était ami avec Taissa vint vers nous avec des gobelets de bière.

- C'est de la bière moldue ? Demanda froidement Scor.

- Arrête dont deux secondes Malfoy, et profite de l'alcool gratuit, déclara Parkinson en venant au cou de Scar.

Scorpius roulait des yeux mais prit quand même sa bière cul sec. Je le regardais en souriant.

- Tu pouvais prendre ton temps, rigolais-je.

- Faut que je me détende, avec toutes ses histoires ça me rend à cran, expliqua-t-il.

Je souriais avant de l'embrasser. Avant même la fin du baiser Alexie m'attira vers elle pour venir boire encore plus d'alcool. Au loin je voyais Krum et Scorpius ensemble, je n'aimais pas le laisser seul à des moments comme ça.

- Allez Alice, cul sec ! S'exclama Lexie avec un shooter de tequila.

Je portais mon verre à la bouche et rapidement mon visage se crispa quand le tequila rentra dans mon organisme.

- Que la fête commence ! Hurla Alexie en se jetant dans mes bras.

L'alcool et la drogue commençaient à me faire effet, je sentais que je perdais pied mais ça ne me dérangeait pas. Après plusieurs tournés et de bouteille vide, mes jambes avaient soif de danser. Des moldues avaient ramener des enceintes et la musique était tellement hallucinante que aucun de nous ne se gênait pour danser. Même Scorpius était venu danser avec moi, Alexie elle était obligé de chauffer Borislav sur la piste. Ils adoraient trop ça, ils se désiraient tellement qu'ils jouaient entre eux à se chauffer le plus possible. Alexie était clairement une allumeuse.

Son frère Alexander faisait tout pour ne pas voir ça, il était même partie avec Pierre plus loin autour d'un feu de joie. Au bout d'un moment Scorpius était parti les rejoindre et je me retrouvais à danser avec les filles. Au loin je voyais Lorcan entrain d'essayer de draguer ou dire je ne sais quoi à une fille, sûrement une moldue. Il faisait bien ! Il devait mieux passer plus vite à autre chose après Hestia.

La soirée commençait à être n'importe quoi. Tout le monde danser ou rigoler avec n'importe qui, qu'on est été à Serpentard ou non, qu'on est été de Poudlard ou non, ou bien même moldue ou non. Ils étaient beaucoup plus cool que je n'aurais cru. Évidement on était obligé de leurs mentir quand on parlait de nos vies mais ce n'était pas très important.

J'étais partie souffler un peu plus loin de la piste de danse improviser. J'étais face un feu de joie, j'étais hypnotisé par les flammes, sûrement dû à mon taux d'alcoolémie. Je voulais sortir mon portable de mon sac quand je sentais du papier. Je sortais la-dite chose quand je remarquais que c'était cette fichu lettre.

- Ah ! Tu t'amuses bien ? Demanda Taissa en s'asseyant à mes côtés sur l'herbe.

- Oui oui ! Beaucoup même.

- C'est quoi ?

Taissa désigna l'enveloppe que j'avais entre les mains.

- Une lettre de mes parents, expliquais-je.

- Bien ou mauvais ?

Je la regardais dans les yeux. Ses yeux étaient pétillant, et les flammes s'y reflétaient.

- Mauvais, révélais-je.

- Tu sais quand on fait un feu de joie souvent c'est pour dire adieu à une partie de sa vie. Laisser les choses derrières soi, avancer ou prendre un nouveau départ si tu préfères, expliqua Taissa. Tu vois ?

Elle montrait avec son bras des garçons moldues entrain de jeter un carton dans le feu plus loin.

- Certaine chose font beaucoup plus de bien quand elles disparaissent, fit Taissa en souriant.

Je me levais et dans un geste elle me suivait. Lentement je me dirigeais vers le feu, Taissa souriait en me mettant une main sur mon épaule.

- Emmerde tes parents, conseilla-t-elle.

Je jouais nerveusement avec le papier, je repris une longue respiration avant de tendre mon bras. Lentement l'enveloppe se consuma, je la regardais ne devenir que des cendres. Les derniers mots que je percevais n'était que le nom de mon père.

- Merci.

- Normal, souriait Taissa avec un petit signe de tête.

Elle sortit sa baguette discrètement et fit apparaître des verres en lévitation devant nous.

- T'inquiète les moldues ne remarquent que ce qu'ils veulent, rigola-t-elle. Allez tiens.

Je pris un verre, je regardais le contenu. Ça avait l'air de la liqueur encore.

- Au changement, fit Taissa en levant son verre.

- Au changement, rigolais-je.

J'apportais le verre à mes lèvres avant de boire cul sec. À travers les différents feux de joie je voyais un groupe arriver. Je fronçais des yeux pour voir plus loin qui venait, surtout que la soirée était commencé depuis déjà trois quatre heures.

- Taissa, fit Amber en arrivant vers nous. Les Sanchez sont là.

Je fis des allers et retours vers les deux filles. Rapidement on se dirigeait vers le reste de notre groupe. J'arrivais vers mes amis, Louann était avec Crivey entrain de rigoler avec Scarlett et Scorpius.

- Hey ! Ils sont là, informais-je.

- Qui ? Demanda Crivey en souriant.

- Les Sanchez.

Scarlett chercha instinctivement le groupe qui venait d'arriver derrière l'épaule de Lou. Rapidement Krum et Alexie nous rejoignaient.

- Qu'est-ce qu'on fait ? Demanda Borislav.

- Quoi qu'est-ce qu'on fait ? Fit Crivey.

- Laisse tomber Crivey, déclara Krum.

Charlie fronçait des sourcils et cherchait des réponses auprès de sa copine ou bien même Scarlett. Les autres de nos amis étaient avec les gens de Salem. D'un geste commun on se retrouva avec le reste de la petite bande.

On était tous plus ou moins face à eux, ils arrivaient tranquillement vers nous. Certains étaient entrain de rire, d'autre prenaient des bouteilles de la mains des moldues pour boire. Javier leva les mains en l'air en souriant. Un sourire faux.

- Ah mes amis, alors comme ça on était même pas convié, fit-il avec un sourire charmeur.

Jeremiah contracta sa mâchoire alors qu'on entendait Enzo craquer ses doigts. Les amis de Taissa étaient aussi à cran que nous. C'était déjà un bon signe, ils n'étaient pas si impassible qu'on pourrait croire.

- Tu n'as rien à faire ici, siffla Enzo.

Instinctivement Taissa posa une main protectrice sur le torse de Enzo, ou alors c'était simplement pour pas qu'il avance.

- Sache petit Trevino que je suis chez moi où je le souhaite, déclara Javier toujours avec le sourire.

- Tu as dépasser les limites de notre accord, s'énerva Enzo.

- Quel accord ? Rigola Javier.

À part son frères et ses sœurs tout ses sous-fifres étaient entrain de ricaner. Je fronçais des sourcils, un frisson glacer parcourrait tout mon corps. Je n'aimais pas ça, j'étais prête à me battre s'il le fallait mais je n'aimais pas la tournure des événements.

- À quel moment on leur apprend le respect ? Questionna Ezra à Javier.

- Minute, fit-il en le stoppant d'un signe de bras.

- Dégagez d'ici, s'impatienta Jeremiah.

Les moldues avaient eut la bonne idée de partir loin d'ici, de quitter le parc. L'une des amies de Taissa nous demander de se décaler. Certainement pas on avait dit qu'on serait là !

- Ne faites pas d'histoire et laissez nous ce quartier, s'agaça Javier. Il y a trop de bon de sorcier ici pour les blesser.

- Alors vas t'en, fit Amber. On t'a jamais demandé de venir Javier. C'est ici qu'on habite alors maintenant on te demande de partir.

- Sinon quoi ? Défia-t-il.

- Sinon ça fils de pute ! S'énerva Enzo. Cordisto.

Un énorme bout de bois fit son apparition et balaya la moitié du clan des Sanchez. Wow Enzo était doué. Sans que je ne comprenne Enzo et Jeremiah courra vers eux en jetant des sortilèges. Aussitôt certain acolyte de Javier répliquèrent. Je voyais Tobias soupirait en s'installant sur un fût de bière. Il regardait la scène sans y faire vraiment partie du lot. Valentina tapa du pied avant de protéger son grand frère. Les amis de Taissa étaient en plein duel avec le reste, pour la première fois de ma vie j'étais spectatrice du duel improvisé. Enzo et Taissa étaient dos à dos entrain de lancer des sortilèges à Chayton et Ezra.

Jeremiah avait prit Nina à part, je voyais Sam Peters s'approchait dangereusement de nous.

- Faut intervenir, s'exclama Charlie. On peut pas laisser ça comme ça ! C'est du grand n'importe quoi.

- Ce n'est pas notre guerre, tenta Alexander.

Je me retournais vers Scarlett avec un regard noir :

- On fait quoi ?!

- On les laisse faire. On avisera.

- Mais merde Scar, siffla Louann à mes côtés.

Sam partait pour lancer un sort vers Scorpius quand Erin Wardwell arriva à l'opposé de lui et l'expulsa plus loin. Même si j'étais en stresse de voir tout le monde entrain de se battre et que je ne faisais rien, c'était réconfortant de voir qu'ils n'étaient pas si passif que ça.

- Petrificus totalus ! Cria Erin sur Sam Peters.

Jeremiah et Nina étaient entrain de transplaner par-ci par-là tout en se lançant des sorts.

- Endoloris ! S'énerva un garçon blond sur Ellie Holt.

Elle fut expulsé à plusieurs mètres avant de se tordre de douleur. La vision de cette fille entrain de e faire torturer était intenable.

- Repulso ! S'écria Potter d'un coup vers le garçon blond.

Sans qu'Alexander puisse la retenir Potter était partie les aider.

- Fait chier, souffla Scorpius en sortant sa baguette.

- Sawyer, hurla Scarlett en lui prenant le bras.

- Il faut les aider Scar ! S'indigna Sawyer.

Sans que Scarlett lâche Sawyer, on voyait Lorcan et Pierre partirent aider Potter qui était prise au piège dans un incarcerem.

- OK ! Siffla Scar en lâcha Sawyer. On y va ensemble. On se protège, on les pétrifie et on se barre !

- Ensemble, ok ? Rajoutais-je.

- Ok, fit Alexie à mes côtés.

Je n'avais fait une stratégie avant de me battre face à quelqu'un, et encore moins pour me défendre et non attaquer. On avançait tous ensemble assez lentement, Alexie passa son bras devant moi pour faire apparaître un bouclier.

En avançant on voyait Pierre se faire expulser à l'autre bout du lieu où on était.

- Expul.

- Protego ! Cria Louann.

- Petrificus totalus, se précipita Cassandra juste derrière elle.

La fille devint rapidement raide comme un piquet.

- Une en moins, déclara Sawyer entre ses dents.

On était en cercle quasiment dos à dos, Enzo nous avez rejoint. Javier était en duel avec Jeremiah, Taissa et Amber. Il arrivait à les malmener en créant une tornade de poussière. Ce mec était un dingue.

- Aaaahhhhh ! Hurla Ezra en se jetant sur nous.

Il transplana avant même qu'on est pu jeter un sort sur lui. Il se jouait de nous, et ça ne plaisait pas à Sawyer. Il rompit les rangs pour aller pétrifier l'amérindien qui s'occuper de Vicki et Alexander.

Le plan de Scarlett ne fonctionnait pas vraiment, c'était lent à faire effet. Et ils n'étaient pas vraiment stupide.

Tobias était toujours assit entrain de regarder les duels, il applaudissait même parfois. Valentina avait décalé sa jeune sœur pour la protéger. Elles étaient entrain de se disputer, mais Valentina la retenait toujours. Il restait toujours Ezra, Emma, une Courtney et un mec qui s'appeler Joshua. Et évidement Javier.

De notre côté, Potter et Londubat étaient je ne sais où, tout comme Scorpius. Cassandra était parti voir dans quel état était son copain. Krum s'était fait pétrifié derrière un rocher.

- Bordel ! Il faut faire quelque chose, siffla Lou alors que un de ses sorts était connecté avec celui de Ezra.

Je m'approchais de Scar en expulsant plus loin Courtney.

- Scar, fait quelque chose, dis-je à bout de souffle.

Je me mettais dos à Scar et Rose pendant que je repoussais comme je pouvais cette satané Courtney.

- Rose, fit Scar.

- Oui quoi ? Je suis un peu occupé là, siffla sa copine.

- Tu te souviens du cours de 6éme année de Défense Contre les Forces du Mal ?

- Soi plus précise, s'agaça Rose. Atakunto !

Du coin de l'oeil je voyais Joshua se faire expulsé dans les airs.

- Le sol, dit simplement Scar dans un souffle.

Je me retournais incertaine. Qu'est-ce qu'elle foutait ?! Je voyais Rose sourire. Ok ! Ça ne sentait rien de bon. Je les regardais, Scar et Rose rapprochaient leurs mains entre elles, leurs quatre mains étaient jointent avec leurs baguettes dirigés vers le sol. Elles se regardèrent dans les yeux avant de s'accroupirent rapidement. Un gros boum se fit entende au moment où leurs baguettes touchèrent le sol.

Mes jambes tremblèrent, j'essayais de me maintenir comme je pouvais mais je finissais sur les genoux, j'étais sûrement la plus chanceuse car je voyais Courtney se ramasser la gueule en beauté.

- À vous ! Ordonna Rose.

Je fis volte face vers Courtney. Sawyer, Taissa, Enzo et moi hurlions en cœur :

- PETRIFICUS TOTALUS !

Courtney, Emma, Joshua et Ezra finirent pétrifié. Sawyer étant un peu trop sur les nerfs s'approcha de Ezra pour l'expulsé encore plus loin.

- Bien joué, les filles, soufflais-je en me remettant debout.

- Javier a disparu, s'énerva Enzo.

- Vous devriez plus souvent la jouer en duo, déclara Lou en s'approchant de Scar et Rose.

- Tu vas bien ? S'inquiéta Scar auprès de sa copine.

Rose hocha la tête.

- On se barre maintenant ! Ordonna Sawyer.

On hocha la tête rapidement.

Point de vue de Louann Parkinson.

On venait enfin de sortir du parc. Les plus sonnés restaient Ellie et Pierre, heureusement pour moi le plan de Scar avait fonctionner. Et encore heureux ! Je n'aurais certainement pas toléré voir un de mes amis plus blesser que ça, et surtout pas ma Charlie.

Tous ensemble on rentrait à pied, chacun était entrain de demander des explications aux gens de Salem. Je n'avais pas besoin d'entendre leurs versions, je savais déjà tout ce qu'il y avait à savoir. À partir de ce soir on était rentré dans un conflit qui nous était pas destiné. C'était bien. Il fallait qu'on les aide, mais je n'arrivais pas à enlever trois choses de ma tête. La première qu'il pouvait arriver malheur à Charlie, la deuxième que ça soit un autre de mes amis mais encore plus Scar. Et la troisième, qui n'avait rien avoir avec Salem, c'était mon père.

C'était stupide car ça ne changeait rien dans ma vie, mais cette pensée restait constamment dans ma putain de tête !

Scar était à mes côtés entrain de marcher en silence. Charlie était partie voir si Macmillan allait bien. En face de nous on voyait Scorpius et Rose, c'était assez répugnant comme combinaison.

- Rose, fit Scorpius.

J'arquais un sourcil et jetais un regard vers Scar. Elle était aussi étonné que moi. Rose tourna la tête vers Malfoy.

- Je voulais te remercier, déjà pour nous avoir sorti de là, mais aussi pour Alice. Tu as su trouver les mots que je n'avais pas, donc merci, dit Malfoy.

Il avait toujours un ton plus froid que la moyenne mais quand même, c'était assez exceptionnelle comme démarche venant de sa part.

- C'est normal Scorpius, tu aurais fait la même chose, enfin je l'espère, confia la naine.

Je me collais à Scar pour lui parler discrètement.

- Depuis quand ils sont besto tout le deux ?

Scarlett roulait des yeux.

- Je pense juste qu'ils font des efforts, tu devrais essayer... C'est la première fois que je les vois se parler, expliqua Scar.

- J'en étais sûre qu'ils finiraient comme ça. Vous êtes tous tellement prévisible, ça devient vraiment chiant, déclarais-je.

Scar me fit un coup de coude avant de sourire.

- Tu es pas possible tu es au courant ?

- C'est pour ça que tu m'aimes, dis-je sûre de moi.

Sans même me retourner je pouvais entendre la démarche de Charlie, rapidement je sentais l'odeur qu'elle dégageait. Elle glissa sa main avec la mienne et vint marcher à mes côtés. Charlie me vola un baiser.

- On fait comme pour les Sanchez ? Demanda-t-elle.

- Je suis pas d'humeur à parler de ça maintenant, répondit Scarlett.

Malfoy devant se retourna pour répondre :

- Ce soir on se repose, et demain on en parlera ou pas. On verra ça plus tard ok ?

- D'accord, se résilia Charlie.

J'étais d'accord avec les Malfoys, mais je n'allais pas leurs faire le plaisir de leurs dire. On avait vécu trop de truc pour parler pendant vingt plombes de ses blaireaux.

On arrivait tous ensemble dans la maison où on logeait. Sans grande cérémonie la plus part des gens trouvèrent le chemin de leur chambre. Bizarrement Scarlett vint me faire un câlin avant de dormir, enfin on avait l'habitude d'en faire mais pas qu'elle me supplie comme ça. Bon j'exagérais mais quand même !

- Tu vas reprendre du Memoria ? Me demanda-t-elle dans le creux de l'oreille.

- J'en étais sûre que tu allais jouer au maman.

- Dis moi ? Insista Scar en me gardant dans ses bras.

- Oui, je veux savoir la vérité.

- Lou, soupira-t-elle.

- Je suis grande Scar, dis-je en me décalant de son étreinte.

- Je m'inquiète juste.

- D'accord, bonne nuit.

- Lou, fit elle en me rattrapant. Quoiqu'il se passe je suis toujours là hein.

- Je sais Scar.

Scarlett me relâcha la main avant de partir dans le couloir. Je lui souriais avant d'aller dans ma chambre et de rentrer dans mon lit. Charlie arriva pas longtemps après, je souriais simplement à sa venue. Elle voyait mon sourire et instinctivement elle se mordillait les lèvres avant de remuer les sourcils.

Je rigolais pendant qu'elle faisait une petit danse avant de venir dans le lit. Elle se mit à califourchon sur moi alors que j'étais sous les draps.

- Tu vas bien ? Demanda Charlie en passant doucement ses mains sous mon haut.

- Oui ça va.

Charlie se pencha et m'embrassa dans le cou un instant avant de laisser un autre baiser plus haut dans le cou.

- Tu veux pas me parler du Memoria ?

- Charlie, c'est pas que je veux pas... C'est juste que... Enfin si j'ai pas trop envie de m'étaler là-dessus, tentais-je en la regardant dans ses yeux verts.

- D'accord, mais tu sais que c'est assez déroutant de te voir comme ça.

- Comment ça ?

- Te réveiller avec des spasmes tu vois... ou quand tu as saigné du nez, expliqua ma copine.

- Tu as pas besoin de t'inquiéter mon cœur. Ça va aller, déclarais-je en lui capturant doucement les lèvres.

Charlie répondait au baiser alors que je passais mes mains le long de son corps.

- Tu sais que tu peux m'en parler quand tu en auras envie hein ? Fit-elle en remontant ses mains vers le bas de ma poitrine.

Je la sentais jouer avec ma peau, ses mains étaient douce et étrangement ça ne me chatouillait pas.

- Oui, merci.

Charlie souriait légèrement avant de m'embrasser. Elle glissa sur le côté et se pelotonna à moi. J'éteignais la lumière. Charlie était dans mes bras et je lui caressais le dos lentement. Après plus de 15minutes je sentais la respiration de Charlie devenir régulière. J'avais vraiment galéré pour ne pas m'en dormir mais je voulais prendre du Memoria.

Très très très lentement je me dégageais de Charlie, et m'asseyais sur le rebord du lit. Je pris la tasse que j'avais prit hier, et fis apparaître l'eau chaude par magie. J'adorais la magie ! Dans un silence religieux j'ouvrais le sachet de Memoria et commençais l'infusion.

Je repris plusieurs courte respiration et jetais un œil à Charlie toujours endormis. J'avalais ma salive avant de boire le contenue.

- Argh, c'est tellement degueu', me plaignais-je à voix basse.

J'avais la tête qui tournait, la pièce était comme entrain de se briser en mille morceau cette fois-ci. J'avais l'impression de piquer du nez, comme la première fois tout devint noir.

J'ouvrais les yeux pour voir rencontrer une nouvelle fois le sol. Je ne reconnaissais pas ce sol, je ne savais même pas où j'étais et ni même quel âge j'avais. C'était déjà mal partie.

- Louann, on va venir te chercher, ne t'en fait pas ma petite, déclara une femme.

Mmh... C'était sympa tout ça, mais je ne voyais pas qui c'était. Moi petite leva la tête, et je pouvais enfin voir mon environnement. C'était une pièce avec beaucoup de jouet, j'étais dans un parc pour enfant, il y avait des fenêtres au mur. En dehors de cette pièce je voyais des murs noirs. Où est-ce que j'étais ?

Aucune personne n'était autour de moi. La femme qui m'avait parlé revint vers moi, et je voyais derrière elle une paire de jambe.

- Je ne savais pas qui joindre, sa mère n'est pas venu à l'heure, informa la femme.

- Oui oui, je comprend. Merci de m'avoir appelé.

Je reconnaissais cette voix ! C'était ma marraine Daphné. Je la voyais se pencher vers moi et de me prendre dans ses bras. Je ne savais toujours pas l'âge que j'avais.

- Je suis désolée de vous avoir dérangé, j'ai essayé d'avoir sa mère mais elle semblait occupé. Et la garderie devait fermer, s'excusa la femme.

- C'est bon, ce n'est pas grave, siffla Daphné.

Daphné me souriait en passant la porte de la garderie du Ministère.

- Ça va aller Lou, on va aller voir ta maman, fit ma marraine gentiment.

Daphné avait l'air triste, bizarrement ça me faisait un poids sur le cœur. Déjà à cette époque elle ne semblait pas épanouie. Et en plus de ça elle devait m'avoir en charge. J'étais toujours dans les bras de Daphné et on traversait le Ministère pour se retrouver en-dehors devant son ancienne voiture magique. C'était dingue ! Elle avait même un siège auto dans sa voiture, comme quoi ma mère ne s'occupait vraiment pas de moi.

- On s'attache bien, souriait Daphné. Et hop après on va retrouver maman.

Elle me souriait encore une fois avant de me laisser un baiser sur le front. Par magie on se retrouva vite devant mon appartement. Ma marraine s'occupa de moi et m'emmena chez moi. À peine arrivé dans l'appartement, elle me laisse dans mon parc avant de me faire à manger et d'appeler Pansy.

- Allô ? Pansy, c'est Daphné... Ouais ouais je l'ai récupéré. Ramène toi... Maintenant...Dépêches toi.

Elle raccrocha violemment le téléphone avant de venir vers moi. Elle m'installa sur une chaise haute pour me faire manger. Ce souvenir était pénible, et long. Enfin plus long que pénible car je pouvais voir Daphné et c'était assez plaisant ça finalement.

- Maman t'aime tu sais Louann. Elle t'aime, c'est juste qu'elle...

Elle marqua une pause.

- Elle n'est pas présente. Elle t'aime à sa manière.

Même Daphné ne croyait pas à ses propres mots.

- C'est bon hein ? Souriait-elle en me donnant une cuillère. Je serais là pour toi Lou. Toujours.

J'entendais la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer. Ça voulait dire que Pansy était là ! Je voulais me retourner pour la voir mais putain moi petite ne bougeait pas !

- Pansy, fit Daphné. Tu as vu l'heure ?!

- C'est bon Daphné, tu vas pas me faire la leçon.

- Mais bordel tu es une fille tu es au courant ? S'énerva Daphné alors que Pansy m'embrasser le haut du crâne.

- Merci Saint Greengrass je suis au courant.

- Tu ne sais pas ce que signifie être une mère. Il ne s'agit pas simplement de lui donner naissance. Il faut que tu acceptes le fait que tu ne comptes plus, que ça soit tes sentiments, tes émotions ou bien même ta vie. Tout est entre-parenthèse, car c'est Lou qui compte maintenant et pas seulement toi Pansy.

Pansy la regardait avec mépris. J'avais envie de me lever et lui foutre une tarte, mais je ne pouvais rien faire.

- On va dire que je suis une mère moderne alors, défia Pansy.

Mais merde !

- Tu es vraiment une salope, cracha Daphné.

- Pas de ça avec moi, siffla Pansy en s'approchant de ma marraine.

- Tu étais où encore ? Avec son père ? Enfin vous faites la paire tout les deux, tu vas me sortir que c'est un père moderne, c'est ça votre jeu ? Abandonner votre enfant. Putain réveille toi Pansy, il en a rien branlé de toi ce mec. Et d'ailleurs pour le respect de ta propre fille tu devrais arrêter de fricoter avec le mec qui l'a laissé tomber.

- Mais pour qui tu te prends Greengrass ?! S'énerva ma mère. Je fais ce que je veux de ma vie.

- Tu veux qu'on aille au tribunal ? Car pour son bien je serais capable de t'y foutre, menaça Daphné.

Pansy frappa dans le frigo derrière elle de colère. On voyait bien de quel côté j'avais prit...

- Daphné ! Tu me gonfles ! Tu arrêtes avec ça ! Je fais ce que je veux, je souffre déjà assez d'être seule sans lui, je ne vais pas me priver de le voir un minimum.

- Tu es complètement dingue, sa carrière est beaucoup plus importante que toi. Tu vois bien qu'il ne t'adresse même pas la parole au Ministère, siffla Daphné.

- Il a dit qu'il allait changer. C'est juste une question de temps.

Daphné secoua la tête. Il travaillait au Ministère, c'était un bon début. Bon ok y avait un paquet de mec au Ministère mais c'était une piste au cas ou.

- S'il te plaît, Pansy... Fait quelque chose pour Lou. Tu ne peux pas la laisser en plan. Elle a seulement 2ans.

- Tu sais bien que je sais pas m'y prendre, se justifia Pansy.

J'avais mal, entendre chaque parole de ma mère me faisait mal, m'enfonçait de plus en plus.

- Force toi, essaye, bordel je sais pas Pansy, mais fait quelque chose. Ce n'est pas en faisant rien que tu deviens une mère, répliqua Daphné.

Daphné se prenait ses affaires et me laissait un bisou sur le front. Ma vision était brouillée. Ma respiration était suffocante. Non le souvenir allait bientôt se terminer !

- Arrête d'aller le... tu... A...vaux pas...

Mes oreilles bourdonnaient, je ne distinguais pas ce que disait Daphné. De la fumé apparaissait dans toute la pièce, puis petit à petit tout disparaissait. Une nouvelle fois tout mes muscles se contractaient.

- Je t'en supplie Lou, réveille toi, réveille toi. Je suis là, ok, s'affola Charlie au-dessus de moi.

J'ouvrais les yeux, suffoquais un instant avant de me relever d'un coup. Un sifflement était omniprésent dans ma tête. Elle était lourde, j'avais envie qu'elle explose. Une douleur rapide et intense se fit présente dans mon crâne.

Un bruit de douleur s'échappa de moi. Une main arriva a mon visage, et je sentais un liquide sur celle-ci et ma bouche. Je venais encore une fois de saigner du nez. Ma respiration revenait à la normal. Charlie me regardait en secoua la tête.

- Tu peux pas me faire ça, murmura-t-elle. Tu peux pas.

- Charlie, soufflais-je.

- Non tu as dis que tu voulais pas m'en parler. Mais s'il te plaît arrête de prendre cette merde. Tu ne te vois pas toi, mais moi je vois dans l'état que tu es. Lou je m'inquiète tellement.

Mes mains tremblaient mais du revers de ma manche je me nettoyais le nez.

- Lou, me suppliait ma copine.

Je m'approchais d'elle et passais une main derrière sa nuque. Je l'approchais de moi d'un geste et l'embrasser, le baiser était plus sauvage que d'habitude. J'avais besoin de ce contacte, je me penchais vers elle jusqu'à être au-dessus d'elle.

- Je suis désolée Charlie.

- Tu m'en parleras s'il te plaît.

Comme simple réponse je l'embrassais. Je ne voulais pas penser à quelque chose d'autre que Charlie. Pansy n'était qu'une égoïste, qu'une putain d'égoïste. Je la détestais.

Point de vue de Scarlett Malfoy.

Je n'arrivais pas à dormir, Rose était distante depuis cet après-midi. Ça faisait déjà une heure qu'on était dans le lit, et je n'arrivais pas à fermer les yeux. Délicatement je m'extirpais du lit et prenais mon portable sur la table de chevet. Je sortais de la chambre et me retrouvais dans le couloir. Je savais où je voulais aller, personne ne m'entendrais, et j'étais sûre de ne déranger aucun de mes amis.

Je montais les escaliers et ouvrais la porte du grenier. Je m'asseyais sur le sol. Je ne voulais penser à rien, mais à chaque fois que je me disais ça je pensais à beaucoup trop de chose. Alice par exemple, mon dieu elle avait souffert aujourd'hui. Elle était officiellement déshéritée. Notre père ne nous avait rien dit d'officiel avec Scor, alors que Alice c'était claire et précis. Et puis y avait Salem, merlin... J'avais cru que Sam Peters était un taré, mais finalement c'était loin d'être lui le dingue de la bande.

Et puis il y avait Rose qui était froide, je ne savais pas vraiment pourquoi... Peut être qu'elle était irrité par rapport aux Sanchez, ou alors à ses études... Ou alors c'était moi. C'était à cause de moi qu'elle était irrité. Elle ne m'avait toujours pas parler, on avait pas eu le temps de parler aujourd'hui et je savais qu'elle voulait me dire quelque chose.

Je m'allongeais sur le sol en posant ma tête parterre. C'était la première fois que Rose était comme ça, sur la réserve, mais aussi entrain de se battre en dehors de Poudlard, et aussi entrain de douter d'elle. Je ne savais pas si elle voulait vraiment annuler son inscription dans son école à Londres. Mais tout ça était stupide.

La porte s'ouvrait je penchais la tête en arrière pour voir ma copine à l'envers. Je me remettais automatiquement debout à la vision de ma copine.

- Je n'arrive pas à dormir, me justifiais-je en m'approchant d'elle.

- Je vois ça.

- Je t'ai réveillé ?

- Non j'arrivais pas à dormir non plus, confia-t-elle.

Je me mordillais les lèvres et fis un pas vers elle pour lui prendre les mains.

- Tu voulais me dire quelque chose tout à l'heure ? Essayais-je.

Rose me regardait dans les yeux quelques instants avant de hocher la tête.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé hier soir ? Et dis moi la vérité.

Je fermais les yeux longuement. Je soupirais avant de répondre :

- Lou n'allait pas bien, je l'ai suivit et ça nous a conduit vers un sentier abandonné. Là bas on est tomber sur Alexander et Vicki.

- Alex ? Coupa-t-elle comme d'habitude.

- Oui, en loup-garou. Mais ils étaient pas seuls, y avait Javier là bas. Et je ne sais pas comment il fait exactement mais il extrait leur énergie pour son propre compte. Avec Lou on l'a stoppé. Je me suis battue avec lui, enfin un duel.

- Mais ça va ?!

- Oui, j'ai... J'ai gagné si on peut dire ça comme ça. Je les ai menaçais, en leurs disant de ne plus attaquer un de nos amis. Après Taissa nous a expliquer toute la situation de la Nouvelle Orléans. Javier fait peur Rose, c'est un genre de Voldemort version trou du cul et gamin.

- Ok... Et donc ce matin avec les autres ?

- On parlait de ça, et on veut pas partir de la Nouvelle Orléans. On ne veut pas laisser Taissa et les autres dans la merde.

- C'est compréhensible. Ce sont nos amis, fit Rose dans ses pensées.

- Avec les autres on n'est plus ou moins d'accord là-dessus. Voilà, c'est tout.

Rose fronçait des sourcils, elle devait sûrement être entrain de réfléchir à mille et une tactiques pour aider Taissa. Elle leva la tête vers moi, et m'attribua une tape sur le bras.

- Aïe ! Qu'est-ce qu'il te prend ? Me plaignais-je.

- Ça c'est parce que tu as pas été fichu de me tenir au courant. Pourquoi tu ne me dis pas tout directement ? Je ne suis pas stupide tu sais, je pourrais même t'aider.

- J'avais peur que tu paniques ou que tu t'inquiètes pour moi.

- Mais je m'inquiète toujours pour toi Scar, je sais que tu es réfléchie comme fille, mais dès que l'un de tes amis est en danger tu frappes avant de parler. Mais je te connais et je ne cherche plus à changer ça, confia-t-elle. Mais je refuse que tu me mentes, ou que tu me caches quelque chose. Tu n'aimerais pas que je le fasse et ça te ferais paniquer deux fois plus. Et déjà que tu es sur les nerfs et qu'en plus tu es impulsive j'imagine même pas si t.

Je la coupais en posant mes lèvres sur les siennes. Je sentais Rose se détendre à ce contacte, c'était parfait. Je passais ma main sur son visage pour l'attirer à moi, et approfondissais le baiser en passant ma langue sur ses lèvres. Un petit gémissement s'échappa de ma copine.

- Je suis désolée, j'essayerais de ne rien te cacher, dis-je entre les baisers.

On restait là pendant un petit moment à s'embrasser. J'avais l'impression que je n'avais pas pu faire ça depuis un long moment. C'était tellement libérateur. Je me décalais de Rose, et prenais mon portable que j'avais laissé parterre.

- Tu veux danser avec moi ? Demandais-je.

- Maintenant ?

- Oui, j'adore une chanson que Lou m'a fait découvrir.

Rose souriait de toute ses dents en me regardant.

- C'est quoi ? Questionna ma copine.

- Thinking Out Loud, d'ailleurs faut que tu me dises un truc... Ce mec là, Ed Sheeran. Il aurait pas du sang Weasley ?

- Pourquoi ? Rigolait Rose.

- Bah il est roux déjà, et je sais pas je trouve qu'il a la même dégaine que ton père, me moquais-je.

- Tout les roux ne sont pas des Weasley, soupira ma copine.

- Mais tout les Weasley sont roux, dis-je avec un clin d'oeil en mettant la musique.

- Je suis pas rousse Scar, s'amusa Rose.

Je m'approchais d'elle en prenant sa main droite.

- Exception à la règle, murmurais-je en plaçant ma seconde main dans le bas de son dos.

Je me rapprochais lentement d'elle. Aussi cliché que ça puisse être j'avais la plus belle vision qu'il puisse avoir : ma copine entrain de sourire et me regarder avec amour. Je sentais son souffle et son odeur de patchouli se dégager d'elle. J'avais l'impression que le temps s'arrêter quand on se balançait collé l'une contre l'autre.

J'aimais me perdre dans ses yeux, la regarder était l'un de mes passes-temps favoris. Elle était tellement magnifique, tellement vulnérable. La musique c'était sûrement arrêter mais je m'en fichais j'étais bien avec elle au milieu de la pièce. En resserrant ma main dans son dos, je la rapprochais lentement de moi. Rose se mordillait les lèvres et ses yeux commençaient à faire des aller et retours entre mes yeux et mes lèvres. Quand elle posait les yeux sur moi j'avais l'impression qu'il y avait que moi qui existait dans ce monde, dans son monde

Je ne savais comment mais ma main était passé dans ses cheveux et descendait doucement sur son visage. Mon pouce faisait de très lente caresse, et je voyais Rose d'humidifier les lèvres. J'entendais mon cœur battre la chamade. Ma main redescendait dans le creux de son cou, et je finis par me rapprocher d'elle.

Avant même de toucher ses lèvres je fermais les yeux. Notre baiser est simplement et purement amoureux. Je capturais sa lèvre supérieure, et délicatement ma langue la caressait. Je la sentais frissonner, mais continuait le baiser. Dans tout le chaos et les problèmes qui nous entourais à la Nouvelle Orléans j'avais simplement besoin d'elle. Simplement de ma Rose.


Je veux comme d'habitude tout savoir ! Si vous avez aimez ou pas ?

Alors, le personnage de Scorpius son évolution ? Avec sa sœur ou bien même Alice ?

Ça vous dérange pas la relation Vicki Alexander ?

Vous aimez le perso d'Elena, et sa relation avec Sawyer ?

Valentina et Taissa c'était à prévoir ?

Alice avec ses parents ?

Le mémoria et Lou, le souvenir vous plait ?

Le moment badass de Scar et Rose ? Vous en avez pensé quoi ?

Petit moment Scarose à la fin exprès pour Emma-Austen.

Dites moi tout !:D