Attention: Bleach ne m'appartient pas.
Deux semaines s'étaient écoulées depuis l'arrivée du capitaine à Ine. Durant ce laps de temps il avait eu l'occasion de détruire quelques hollow mais avait aussi pu remarquer que certains disparaissaient avant même son arrivée. En arrivant aux endroits où s'étaient trouvés les esprits il ne percevait pourtant aucun autre reiatsu que le leur. Étrange, avant-il pensé. Durant ces quinze derniers jours il avait également pu finir de lire tous les ouvrages relatifs aux légendes de la région et ça ne l'avait pas beaucoup aidé. Tout ce qu'il avait pu relever était l'apparition de quelques esprits puissants, des yokais notamment, si c'en était vraiment, et quelques légendes étranges sur le temple ou vivait Shizuka.
D'ailleurs à son sujet ils avaient tous les deux prit l'habitude de se retrouver le matin à la bibliothèque avant qu'il ne l'accompagne jusqu'à l'école. Au fil du temps, quand il passait devant l'école, il prenait toujours un moment pour observer le bâtiment, en particulier durant les pauses où les enfants jouaient dehors. Quand il était sous forme d'esprit il se posait dans un des arbres en face de l'école, près du ruisseau, caché par les feuillages, à présents tous rougit par l'automne.
En fin de journée il n'était pas rare que le jeune homme se joigne à l'institutrice pour la balade de sa chienne, Roda. Ainsi elle avait put lui faire découvrir la ville et les environs, la forêt, la plage… C'était toujours des moments agréables durant lesquelles ils discutaient de tout et rien à la fois. Il avait ainsi appris que la jeune femme vivait seule depuis la mort de ses parents, tout deux morts dans un accident de la route. Il apprit également que la blanche était assez fragile de santé et qu'elle devait souvent se montrer prudente, elle n'était pas malade mais était plus exposée que d'autres aux maladies passagères. Ce qui lui valait la surprotection de son amie d'enfance et infirmière, Isha Meiko, une jeune fille d'une vingtaine d'année aux courts et lisses cheveux bruns clair, dont la frange était plus longue sur le devant, et aux joyeux yeux émeraude. Celle-ci était fiancée à un ami d'enfance des deux jeunes filles, Ren. C'était un jeune homme de 25 ans, soit un an de plus que Meiko, aux cheveux noirs lisses et aux yeux gris clair. D'après ce qu'il savait le jeune homme travaillait dans la police près de Yosano, où il vivait avec sa compagne.
En ville il fit la connaissance d'un certain nombre de personnes, remarquant que Shizuka était une personne très appréciée, ce qu'il comprenait facilement. Elle était une personne calme et posée mais aussi douce, résonnée, bienveillante et d'une grande gentillesse, mais sans être naïve, elle savait ce qu'elle voulait et pouvait se montrer ferme quand il le fallait. Et puis elle était souriante et inspirait le calme, nul doute que son nom était plus qu'approprié. On ne pouvait décemment pas être désagréable avec une personne comme ça.
Un jour elle l'avait emmené dans un petit café du village, café tenu par un de ses amis d'enfance, un jeune homme aux cheveux blonds en bataille, aux yeux ambrés et à la même corpulence que le capitaine, il se nommait Akio Kei. Le café qu'il tenait était simple et agréable, d'un style traditionnel avec des vitres sur lesquelles apparaissaient des motifs de fleur de cerisier, de jonquille et de camélia. C'était un bel endroit, approprié pour un thé.
Il avait également eut l'occasion de rencontrer brièvement les collègues de la blanche. Il y avait une jeune femme d'une trentaine d'année aux courts cheveux châtains et aux yeux miel, Tomoe Eri, une femme de fin de la vingtaine aux longs cheveux bruns ondulés et aux yeux violets foncés, Kaze Austria, une jeune femme un peu plus jeune aux longs cheveux châtains ondulés, avec une frange droite, et des yeux miel, Hajime Kaya. Et enfin il y avait une femme du même âge qu'Austria dont les cheveux étaient courts et noirs et les yeux gris foncés, Shiki Ayako. Les jeunes femmes lui avaient également parlées de la directrice de l'école, qu'il n'avait pas encore vue, une femme âgée portant un kimono violet et dont les cheveux, aussi gris que ses yeux, étaient ramenés en chignon. Elle s'appelait Shusuran Akifumi et était assez stricte, apparemment.
Ce soir là le capitaine quitta précipitamment sa chambre sous sa forme d'esprit, un hollow venait d'apparaitre, un plus puissant que ceux qu'il avait rencontré ici jusqu'à présent. Cette fois il était bien décidé à ne pas se faire couper l'herbe sous le pied par l'objet même de sa mission. En arrivant sur place le jeune homme pu à peine apercevoir un flash blanc qu'il n'y avait déjà plus personne. C'est avec une certaine frustration qu'il se rendit compte il était encore une fois arrivé trop tard.
- C'est pas possible ! Grogna-t-il en pianotant furieusement sur son denreishinki, cherchant une quelconque trace spirituelle dans les parages.
Soudain il cessa tout mouvement, figé. Un flash blanc ? Le visage de Shizuka clignota dans son esprit avant qu'il ne secoue la tête. Ça pouvait être des vêtements aussi, après tout ça n'avait été qu'un flash, ça pouvait être n'importe quoi…
- Maitre ? Que fait-on à présent ?
- On rentre, il n'y a aucune trace de reiatsu à suivre, ça ne sert à rien. Si il y a eu quelque chose ou quelqu'un ici, ce n'est plus le cas.
Le dragon n'ajouta rien, approuvant silencieusement les pensées de son propriétaire. En rentrant à l'auberge le capitaine s'allongea sur son futon, les bras croisé derrière la tête.
- Ça va bientôt faire trois semaines qu'on est là et on a toujours rien. Soit je me ramolli soit il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond.
- Je pencherai pour la seconde option. Admit le dragon.
- Oui, moi aussi. Soupira le jeune homme.
Le lendemain matin le ciel était sombre. En levant les yeux vers lui le capitaine sentit qu'il n'allait pas tarder à pleuvoir et que ça allait surement durer un moment. Soudain la mer en face de lui parue bien sinistre, le capitaine n'était pas superstitieux mais étrangement ça ne lui semblait pas être un bon présage. Avec un soupir le jeune homme quitta sa chambre pour aller vers la plage, où se trouvait habituellement Shizuka à cette heure-ci.
Il trouva la jeune femme sur le sable, tournée vers la mer à présent grise. Sentant le capitaine arriver, Roda aboya joyeusement. Sa maitresse tourna la tête et lui sourit en guise de salutation. En arrivant à leur niveau le jeune homme caressa la tête de la chienne et se tourna vers Shizuka.
- On y va ?
La blanche acquiesça et ils commencèrent tranquillement leur balade journalière. Après un moment le capitaine remarqua la présence d'un bandage sur le bras droit de son amie, celui-ci s'étendait de son avant bras à son poignet. Il était certain qu'elle n'avait pas ça la veille, alors comment avait-elle put se faire ça en une nuit ? Il remarqua alors le regard curieux de la jeune fille, gêné il toussota et détourna les yeux. Intriguée, la blanche posa les yeux sur ce qui avait attiré l'attention du jeune homme.
- Je me suis coupée. Dit-elle finalement alors que le blanc tournait la tête vers elle.
- Quoi ?
- Mon bras, indiqua-t-elle en regardant son bandage, je me suis coupée en faisant la cuisine hier. C'est idiot n'est-ce pas ? Rit-elle.
- Un grand bandage pour une coupure ? S'étonna-t-il.
- En fait je me suis coupée en épluchant des pommes de terre, du coup ça s'étend un peu, à cause de l'élan. Expliqua-t-elle.
- Je ne te savais pas aussi maladroite. Nota-t-il.
- Ça arrive. Admit-elle avec amusement.
Le capitaine haussa les épaules avec un sourire. Une heure plus tard le duo monta vers le temple pour déposer Roda et pour que la jeune institutrice puisse prendre ses affaires de la journée. Le jeune homme laissa la blanche rentrer chez elle pendant qu'il patientait à l'entrée du temple.
Cet endroit lui avait toujours laissé une drôle d'impression, mais il ne serait dire si c'était bon ou mauvais. A défaut il préférait s'en tenir éloigné. Pourtant le complexe n'avait rien de repoussant, au contraire. L'entrée du temple était délimitée par un grand torii rouge en bas d'un escalier en vieille pierre. L'escalier formait un arc qui menait jusqu'à un nouveau torii, qui donnait sur le temple. Depuis le torii s'étendait un chemin de vieux pavé de pierre grise. Au bout de celui-ci se trouvait un chinjusha en bois foncé et dont le centre de la façade accueillait deux grosses cloches pendant au bout d'épaisses cordes beiges. Devant le petit bâtiment se trouvait deux statues de renard de chaque côté de l'allée.
Au centre du sanctuaire se trouvait le bâtiment principal, fait de bois clair, blanc et rouge. Un beau bâtiment. De-ci de-là du sanctuaire se trouvaient des cerisiers, quelques sapins, des lanternes de pierre et quelques petits temples. Dans un coin du sanctuaire le capitaine pouvait voir un escalier de pierre à l'abandon, couvert d'herbe, qui s'enfonçait dans la forêt. Sur la droite du complexe se trouvait un torii de pierre traversé par un chemin de terre claire, menant surement vers le font de mer. Enfin, à l'opposé, se trouvait un chemin pavé qui entrait dans la forêt et qui menait vraisemblablement vers la maison de Shizuka.
Rapidement la jeune femme réapparue et le duo partit vers l'école. En arrivant devant les grilles la jeune femme n'entra pas immédiatement, comme elle avait normalement l'habitude de le faire.
- Shizuka ? S'enquit le capitaine, étonné.
Quand elle leva les yeux vers lui il s'étonna d'y voir de l'hésitation. Pourquoi ? Se demanda-t-il. Jamais la jeune femme n'avait eu ce regard là, elle qui était toujours tranquille et souriante… Pourquoi semblait-elle si hésitante ? Il était certain que ça ne pouvait pas être en rapport avec l'école, mais avec quoi alors ?
La jeune femme baissa alors les yeux vers le sol, se sentant coupable d'inquiéter le jeune homme. Avec un soupir inaudible elle traversa les grilles.
- Shizuka ? Répéta le capitaine.
- Ce n'est rien. Dit-elle en se retournant vers lui, lui lançant un sourire qu'il trouva aussi triste que le ciel gris au dessus d'eux. A plus tard, passe une bonne journée. Sourit-elle avant de partir vers le bâtiment.
- Toi aussi… Murmura-t-il.
Le capitaine passa la journée à vagabonder dans la ville, perdu dans ses pensées. L'expression de Shizuka le hantait. Pourquoi semblait-elle si soucieuse, si… triste ? Quelques minutes avant elle n'agissait pas ainsi, et il doutait que quelque chose soit arrivé en moins de 10 minutes, alors quoi ? Elle qui était toujours si douce, si tranquille et si joyeuse, si souriante… Pourquoi ce soudain changement ? Il ne comprenait pas et ça le troublait. Avec un soupir le jeune homme leva les yeux vers la mer en face de lui, il ne s'était même pas rendu compte qu'il était arrivé là. En regardant autour de lui il vit une grande roche les pieds dans l'eau. Le capitaine leva un sourcil et décida d'aller s'y asseoir. En arrivant au niveau de la pierre il fit sauta pour arriver tranquillement sur la roche. Il se sentait plutôt heureux de faire près d'un mètre quatre-vingt à présent. Le jeune homme regarda la mer en face de lui avant de s'assoir, laissant le vent chargé d'humidité traverser ses cheveux immaculés. Il inspira et expira quelques fois avant de fermer les yeux pour méditer.
En ouvrant les yeux le capitaine se retrouva dans le paysage familier de son monde intérieur. Depuis quelques temps des arbres avaient poussés dans sa plaine de glace et de neige, ce qui avait ravi Hyorinmaru. Le dragon s'était d'ailleurs enroulé autour de lui à son arrivée, permettant au jeune homme de s'appuyer contre lui.
- Quelque chose vous tracasse, maitre.
- Je suppose… Je… je ne comprends pas le comportement de Shizuka.
- Pourquoi cela vous inquiète-t-il à ce point ?
Le dragon ne semblait pas faire de critique, en fait il semblait simplement lui poser la question sincèrement. Le jeune homme se fit pensif avant de répondre en un murmure.
- Parce que… c'est mon amie ?
- Pensez vous que ce soit la seule raison ?
- Que veux-tu dire ? Demanda le capitaine en fronçant les sourcils.
- Je pense que vous devriez d'avantage réfléchir à ce que vous ressentez. Vous êtes inquiet à son sujet, c'est certain, mais pourquoi exactement ?
- Je t'ai donné la réponse, parce que c'est mon amie, c'est normal que je m'inquiète pour elle. Elle n'était pas comme d'habitude.
Le dragon n'ajouta rien. Le capitaine était pensif, ce que lui avait dit son dragon le taraudait de plus en plus. Une voix s'éleva alors hors de son esprit, semblant l'appeler avec une certaine panique.
- Réfléchissez. Dit finalement le dragon avant qu'il ne quitte son monde intérieur.
Quand le capitaine ouvrit les yeux il remarqua que la pluie avait commencé à tomber. La voix retentie à nouveau, plus proche. En tournant les yeux il vit Meiko, l'amie d'enfance et infirmière de Shizuka.
- Hitsugaya !
- Isha ? S'étonna-t-il.
- Shizuka a disparue !
- Quoi ?!
Voilà pour ce chapitre ! Je vous donne rendez vous la semaine prochaine !
