Bonne année a tous! Je vous souhaite une année 2015 pleine de mangas et de yaoi *^*
Je vous remercie de vos reviews, ça me fait chaud au coeur et me motive à ecrire. Je tiens également a préciser que j'ai pas l'intention d'y aller doucement avec les sentiments de notre Heichou hehe ~
Sur ce, voici la suite:
Chapitre 4
Je me levai tout d'un coup et partit. Je ne supportais plus son insensibilité face à tout ce que je ressentais. Il voulait que je m'en aille? Très bien! Je le ferai. Et il ne me reverrait plus jamais.
Je descendis a la hate les escaliers de l'hôtel, trop énervé pour penser prendre l'ascenseur.
Je pris mon portable dans ma poche pour appeler Mikasa.
Batterie morte. J'aurai du m'en douter. Ma sœur n'y allait jamais de main morte lorsqu'il s'agissait de m'harceler.
Bon. Je devais songer a une excuse pour avoir disparu depuis la veille. Je n'allais certainement pas lui dire que j'étais parti avec un inconnu, un homme de plus de 30 de surcoit.
Je sortis à l'extérieur et le vent me prit tout de suite au visage. Dans ma hate de sortir de la chambre, j'avais complètement oublié de mettre mon écharpe.
Heureusement que ma veste était dotée d'un col en fourrure.
Je me mis à marcher sans objectif fixe. Je n'avais pas pensé à mémoriser l'itinéraire la veille, lorsque Rivaille san m'avait emmené ici. Inutile de mentionner que je le regrettai amèrement à présent.
Le vent soufflait fort, la neige m'aveuglait. La petite brise romantique de la veille avait fait place à une tempête.
Cela devait faire un bon quarante cinq minutes que je marchais lorsque j'apercus enfin un bâtiment familier. C'était la grande bibliothèque de notre ville. Ce qui signifiait que je me trouvais encore à trente minutes de mon appartement...
Je pris la décision de prendre une petite pause et rentrai dans un café bondé pour me réchauffer.
Après avoir joué des coudes pour me trouver un banc libre, je me commandai un thé au citron.
Cela peut paraître etrange -meme la serveuse m'avait regardé d'un air bizarre- mais c'est étonnamment superbement bon. Et puis, ça réchauffait les poumons. Très efficace lors des journées comme celles ci.
-Un thé au citron s'il vous plait.
Je sursautai. Quelqu'un d'autre qui commandait du thé au citron?
Je me tournai vers la provenance de la voix.
L'espace d'un instant, je crus voir Rivaille san.
Puis, ma vision s'éclaircit et laissa plutôt apparaître un homme aux cheveux brun clair et aux yeux plissés. Mais le plus troublant etait sa façon de regarder les autres clients de haut. Comme lui...
Un souvenir fugace me revient en tête. Le parfum du thé de Rivaille san ce matin... C'était du citron.
Et maintenant cet homme a la même coupe de cheveux que lui, et qui se comportait comme lui. Et qui buvait aussi du thé au citron.
-Votre thé, monsieur.
La serveuse revenait avec mon breuvage. Je la remerciai d'un hochement de tête et reportai immédiatement mon attention vers l'espèce d'imitation de Rivaille san.
-Oye gamin, qu'est ce que t'as a me mater comme ça?
Justement lui qui, après avoir reçu également sa boisson, m'adressais la parole.
Et qui parlais comme Rivaille san.
-'Scusez moi.
Je fis mine de regarder ailleurs, mais je le gardais toujours dans mon champ de vue. Cet homme ressemblait beaucoup trop a Rivaille San. Impossible qu'ils ne se connaissent pas.
XoX
Après le départ du gamin, je tentai de retrouver contenance. Je devais me reprendre. J'étais Rivaille Ackermann, dites Levi. Je ne pouvais pas me laisser abattre si facilement.
Je finis mon thé et allai également partir lorsque mon téléphone sonna.
-Allo.
-Levi! Joyeux Noel! Et joyeux anniversaire!
-Bonjour Petra.
Elle éclata de rire.
-Bonjour! Tu vas bien?
-Très bien merci. Et toi?
-Aussi!
Son ton joyeux n'eut pour effet que de raviver ma mauvaise humeur.
-Écoute, mes parents ont un rendez vous avec des amis ce midi! Alors je pourrais rentrer plus tôt! On fêtera ton anniversaire!
-Mon anniversaire.
Elle rit à nouveau.
-Je sais que tu n'aime pas cela Levi, mais c'est un fait que tu es né il y a 35 ans exactement! Faut fêter ça!
-Comme tu veux.
-Super! J'arrive dans 5 minutes!
-Quoi?
Elle parut perplexe. Tant mieux, sa voix etait moins énervante ainsi.
-Il y a un problème? Je suis dans le métro la.
Je ne serais jamais a l'appartement à temps.
-Si, il y a un problème. En fait je suis sorti faire des courses du coup...
-Ah je vois! Ce n'est pas grave, ça me laissera le temps de préparer le repas! Mais ne traine pas trop quand même!
Elle raccrocha. En temps normal, j'aimais bien ma voisine, mais lorsque je suis de mauvaise humeur, je ne pouvais pas la sentir. Elle etait beaucoup trop insouciante a mon goût. Ça ne me donnait que l'envie de lui en foutre une dans la face.
Je sortis rapidement de l'hôtel après avoir payé la chambre.
(Faisons ici une petite paranthèse. Sachez qu'au début ceci devait être un petit OS tout mignon alors je me suis dit que ce n'est pas grave si il y avait plus ou moins de logique dans les événements... Mais puisque c'est devenu une vraie fic, jai cherché une explication raisonnable a tout ceci.
Donc, après mûre reflection, jai décidé ceci:
En fait Levi avait réservé cette chambre d'hôtel avec spa privé et souper 5 services à l'avance. Comme il est célibataire, ses projets pour cette soirée étaient de traîner dans les bars et de ramener avec quelqu'un comme lui pour s'amuser.
Mais lorsqu'il a croisé Eren, il a sauté sur l'occasion et il l'a "utilisé" pour tuer le temps a Noel. En ce qui concerne le prix que l'on imagine très élevé, souvenons nous que Levi est policier haut gradé. Super bien payé. En plus il est célibataire. Donc dépenses minimes.
J'espère que c'était assez compréhensible ^^')
Je calculai le temps qu'il me faudrait pour rentrer chez moi, sans compter que je devrais passer à l'épicerie pour que mon excuse soit crédible.
Avec un peu de chance, j'y arriverai en moins d'une heure.
Je me mis en marche vers la station de métro. En chemin, je croisais un employé du poste de police, Auruo. Ce mec etait vraiment détestable. Il ne cessait de vouloir m'imiter. Et si au moins il le faisait bien! Eh non, il fallait bien sur que la personne qui me copie sans cesse soit un incapable.
Il copiait jusqu'à mon amour pour le thé au citron.
Il me fit un signe de la main, et je lui répondis un regard glacial. Il était probablement la dernière personne à qui je voulais parler aujourd'hui.
Sauf peut être Eren.
Mais lui, il ne compte pas. Je ne le reverrais plus jamais de toute façon. D'ici quelques semaines, j'aurai oublié son nom. Et dans quelques mois, ce serait son visage. Dans un an exactement, j'aurai oublié jusqu'à son existence.
J'arrivais enfin a la station de métro. Je rentrai de justesse dans un wagon alors que le métro allait partir.
Je débarquais une trentaine de minutes plus tard. Le trajet avait été ralenti dû a la température exceptionenllement froide.
Je m'arrêtais au marché du coin et achetait quelques articles au hasard.
Puis je rentrai chez moi. Je pouvais sentir à l'odeur que Petra etait arrivée et avait commencé les préparatifs du dîner.
Je rangeai mes achats et allai me changer de vêtements. Meme si j'avais pris une douche le matin, j'avais remis mes vêtements sales de la veille. Je n'avais pas vraiment eu le choix après tout.
Je mis une tenue détendue sans être négligée, puis allai cogner chez ma voisine. Celle ci m'ouvrit avec un large sourire et me dit de me mettre à l'aise.
J'esperai seulement qu'Eren ne s'était pas perdu.
XoX
Je sortis du café, songeur. J'avais brièvement parlé avec l'imitateur de Rivaille san. J'ai appris qu'il s'appelait Auruo et qu'il travaille au poste de police, comme Rivaille san.
Il a essayé durant toute la conversation de faire comme Rivaille san, mavis il échouait considérablement. En plus, il s'est mordu la langue une dizaine de fois pendant notre conversation de cinq minutes.
Vraiment pathétique.
Il me restait à présent une demi heure de marche à faire. Je me mis aussitot en route. Et je devais encore songer à une excuse pour Mikasa.
Je pourrais lui dire qu'en me promenant la veille en apres midi, j'avais fait la rencontre d'un ami d'enfance. Et que, de fil en aiguille, j'en étais venu a manger et passer la nuit chez ses parents.
Ou alors, je pourrais dire que j'avais emprunté une route que je connaissais pas et que je m'étais perdu. Que j'avais pris une chambre d'hôtel car il faisait nuit.
Sinon, je pouvais aussi prétexter une urgence avec mon travail. (Il est vendeur/serveur dans une boutique-restaurant de mangas) Que j'avais du faire un remplacement et que mon patron, M. Pixis, m'avait proposé de rester pour la nuit.
Chacune de ses histoires comportait des failles. Elle me tuerait dans chacun des cas. Surtout pour "ne pas l'avoir avertie".
Bon dieu, Mikasa. J'ai 16 ans. Je peux bien passer une soirée sans que tu saches ce que je fais.
Peu importe. Je devais me décider, et vite.
A deux intersections de chez nous, je n'avais toujours pas choisi, et pas trouvé mieux non plus.
La panique commençait à monter. Et si lui dire la vérité etait la meilleure solution?
Non! Jamais. À Armin peut être. Mais pas a ma sœur.
-Eren?
Je me figeais brusquement. Ça s'annonçait vraiment mal pour moi...
-Eren! Mais t'étais où putain?! Je t'ai appelé sans cesse, et j'ai passé l'avant midi à te chercher à travers la ville!
J'entendais ses pas se rapprocher de moi. J'étais toujours comme statufié.
-Et puis d'abord, qu'est ce qui ta pris de disparaître sans me le dire? Imagine si tu aurais eu un accident, ou pire, si tu t'étais fair kidnappé par un pedophile pervers!
Si elle savait la pauvre. Pas si loin de la réalité que ça.
-Allez viens! Tu vas boire un chocolat chaud et tout m'expliquer EN DÉTAIL!
Elle me prit par le poignet et s'apprêta a me traîner vers notre appartement. Pourtant, je ne me laissais pas faire. Je restais cloué sur place.
-Eren, qu'est ce qui te prend? Viens, et dépêche toi avant que tu ne tombe malade! En plus t'a encore oublié ton écharpe!
Si tu savais frangine, où et dans quelles conditions j'ai oublié cette écharpe.
Elle tira un peu plus fort sur mon poignet mais je me refusais de la suivre. Il était grand temps de mettre les choses au clair.
-Écoute Mikasa.
Ce fut à son tour de s'immobiliser. Je n'avais pas l'habitude de protester lorsqu'elle m'ordonnait quelque chose.
-Tu n'es ni ma mère, ni ma sœur de sang. Je plus vieux que toi. Alors aurais tu la gentillesse de lâcher mon poignet pour que je puisse me rendre chez moi comme un grand garçon?
Sa bouche s'ouvrit sous le coup de la surprise. Elle ne s'attendait visiblement pas a cela. Alors je profitai de sa stupeur pour me dégager et courir jusque chez moi. Puis, sans jeter un coup d'œil derrière moi, j'ouvris la porte et allai m'enfermer dans ma chambre.
XoX
Le dîner avait été étonnamment bénéfique pour moi. Passer du temps avec Petra me faisait oublier mes soucis avec le gamin. En compagnie d'elle, je pouvais simplement parler sur une quelconque nouvelle série télévisée, ou encore la recette qu'elle allait préparer pour le jour de l'an.
Je pouvais me détendre, rigoler, abandonner mon masque stoïque.
Mais comme dit le dicton, toute bonne chose a une fin. Apres avoir parlé pendant une bonne heure, mon hôte m'annonça qu'elle devait a son tour faire l'épicerie.
Alors, après que je l'ai remercié et qu'elle m'ait souhaité pour la millième fois un joyeux anniversaire, je rentrai chez moi. J'allais sur mon lit où je m'effondrai de paresse. En général, je suivais un horaire strict. Mais aujourd'hui je n'en avais pas envie.
Je m'étais assoupi depuis à peine quelque minutes que mon portable sonna.
De (147)-777-1414: Bonjour Rivaille San?
Un texto. Qui pouvais bien être ce (147)-777-1414?
Puis j'observais la suite du message. Je ne connaissais qu'une seule personne qui avait mon numéro et qui ne m'appelait pas Levi.
À (147)-777-1414: Que veux tu gamin?
Je n'avais aucune idée quoi répondre à ce message, alors je répondis ce que j'aurais répondu s'il se trouvait en face de moi. J'attendis ensuite la réponse, qui ne se fit pas attendre.
De (147)-777-1414: Vous souhaiter joyeux anniversaire.
Mon cœur rata un battement. Il se souvenait donc que mon anniversaire etait aujourd'hui?
À (147)-777-1414: Je pensais avoir mentionné que je ne voulais plus entendre parler de toi, merdeux.
Je n'avais pas le choix. Je ne devais pas laisser les émotions de ce matin ressurgir.
Il ne répondit plus. Je l'avais surement vexé.
Et puis d'abord, qu'est ce qui m'avait pris? Il voulait seulement me souhaiter un joyeux anniversaire. Rien de plus. Un simple acte de gentillesse.
Je me retournai dans mon lit en serrant fort mon portable contre moi. Si ça continuait ainsi, je devrais bientôt songer à consulter un psy.
Il était temps d'arrêter d'y penser. J'étais bien déterminé à oublier cet Eren. Je devais sortir ce soir, et profiter de ces vacances.
C'était le jour de Noel, et la plupart des bars et restaurants étaient fermés. Mais, j'en connaissais un qui restait ouvert. Uniquement aux clients les plus fidèles, tels que moi.
Je m'accordais une bonne sieste, puis revêtit des habits plus présentables. J'optai pour une chemise bleu turquoise comme ses yeux, un jean noir et mon foulard favori. Je mis mon manteau et sortis dans le froid de la nuit naissante. La soirée s'annonçait mouvementée.
