CHAPITRE QUATRE
Montre-moi
Winry ouvrit lentement la porte de leur nouvel appartement pendant que son compagnon regardait étrangement le palier voisin. Il se posa de nombreuses questions concernant la relation entre le Colonel et sa subordonnée, pourquoi avait-elle été si bouleversée lorsque l'ancien alchimiste avait évoqué la pierre philosophale ? Pour quelle raison le Lieutenant avait prit la défense de son supérieur ? La réponse lui sembla évidente lorsqu'il sentit les douces lèvres de sa mécanicienne sur les siennes. Il ferma les yeux pour apprécier davantage ce moment mais la jolie blonde recula légèrement en riant. Le jeune homme la regarda, incrédule, ce qui la poussa à prendre la parole.
" - Ed ! Je veux bien que tu me prouves à quel point tu es amoureux de moi mais... Nous n'allons quand même pas faire cela dans le couloir ? Dit-elle en lui prenant la main droite. Viens, nous serons plus tranquilles à l'intérieur.
- Winry... Tu es tellement belle ! Attends... Qu'est-ce que tu viens de dire ? Demanda-t-il en rougissant violemment. Nous sommes encore jeunes, tu ne trouves pas, nous devrions attendre le bon moment pour... "
Il déglutit difficilement.
" - Ce genre de choses, termina-t-il. Enfin... Je ne tiens pas à ce que tu te sentes obligée de faire quoique ce soit avec moi, d'accord ?
- Edward, débuta-t-elle d'une voix suave. Je t'ai attendu de nombreuses fois et puis, nous allons avoir dix-huit ans prochainement, ne trouves-tu pas que nous soyons assez matures pour franchir cette étape ? "
Le susnommé fut surpris de la réaction de sa petite-amie. Jamais il ne l'avait vu aussi déterminée à lui faire perdre la tête. Bien sûr, il était irrésistiblement attiré par sa vis à vis et par son corps de rêve mais il mettait cela sur le compte des hormones. Voyant la tête hilarante que faisait son partenaire, la jeune Rockbell ne put s'empêcher d'éclater de rire sous le regard incompréhensif de celui qui lui faisait face.
" - Mais enfin, Winry... Qu'est-ce qui te prends ? Interrogea le Fullmetal. Cesse de te moquer de moi, tu n'es pas mieux !
- Ed ! Tu aurais dû voir ta tronche ! Réussit-elle à articuler entre deux hoquets. Désolée... Je n'ai pas pu résister.
- Ouais... Dis-moi, tu comptes te foutre de moi toute la nuit ou on peut rentrer ?
- Oh... Ne te fâche pas. Combien de fois tu t'es moqué de moi ? Je n'arrive même plus à les comptabiliser ! "
Il soupira avant d'esquisser un léger sourire moqueur. Puis, sans prévenir, il se jeta sur sa compagne, les faisant pénétrer dans le couloir de leur nid douillet. Le blond referma la porte avec son automail et la verrouilla avant d'embrasser de nouveau les lèvres de sa petite-amie. Ensuite, il la plaqua doucement contre le mur le plus proche et couvrir son cou de baisers papillons qui lui paraissaient être d'agréables brûlures. Quant à elle, l'une de ses mains était derrière la nuque de l'ancien alchimiste tandis que la seconde commencer à lui déboutonner sa chemise blanche.
" - Winry... Haleta-t-il. Tu es réellement sûre d'être prête pour que l'on passe à l'acte ?
- Tu es l'homme de ma vie, Ed ! J'en suis convaincue et donc... Oui, je suis certaine de le vouloir, répondit-elle en détachant la queue de cheval du garçon.
- D'accord, je t'aime tellement, Winry ! Par le passé... "
Il fut interrompu par l'index de la concernée qui s'était posé sur sa bouche.
" - Comme tu dis, c'est du passé. Maintenant que nous sommes réunis, prouve-moi à quel point tu es fou amoureux de moi et je te rendrai ton amour puissance dix, je t'en fais la promesse, déclara la jeune femme. "
En guise de réponse, il reprit possession de ses lèvres pour un baiser brûlant. Sa chemise tomba au sol et celle de la jolie blonde ne tarda pas à la rejoindre. Ils continuèrent leur petit jeu jusqu'à se retrouver nus, tous les deux, dans leur chambre. Edward déposa sa copine sur le lit avec une extrême douceur avant de se positionner au-dessus d'elle. Il l'observa un moment, attendant qu'elle lui donne le signal pour qu'il la pénètre. Elle hocha la tête et l'encouragea en souriant.
" - D'après ce que je sais, ça risque de te faire un peu mal, excuse-moi par avance, fit-il avant de se placer entre ses cuisses.
- C'est moi qui le veux, je ne t'en voudrai pas, fais-moi confiance, Ed, le rassura-t-elle en lui caressant tendrement le dos. "
Lentement, il s'inséra en elle. Son visage fut brièvement crispé à cause de la douleur mais pour rassurer son partenaire, elle essuya rapidement les larmes qui avaient coulées toutes seules et lui adressa un large sourire, de nouvelles sensations parcourant son corps chaud comme la braise.
" - Pardonnes-moi, Winry, dit-il en baissant la tête, honteux.
- Bouge, Ed ! S'exclama-t-elle soudainement. "
Malgré la surprise, il s'exécuta en faisant de légers va et vients qui, après plusieurs minutes, devinrent plus rapides, plus sensuels, les faisant tous les deux gémir de plaisir. Une fois l'orgasme atteint, ils s'effondrèrent l'un à côté de l'autre, trempés de sueur mais un sourire satisfait sur le visage. Avant de sombrer dans le sommeil, ils murmurèrent en choeur :
" - Je t'aime ! "
