Eh voilà la suite, bonne lecture !
Le lendemain matin, ce furent les premiers rayons du soleil qui la réveillèrent. Alors prise d'une énergie soudaine, Hermione se leva du lit et se dirigea vers la fenêtre. Elle l'ouvrit puis se pencha au-dehors pour observer le soleil illuminer peu à peu les collines environnantes. C'était un spectacle qui la changeait bien des éclairages et des bruits des voitures qui régnaient à Londres le matin. Une fois que le paysage alentour fut entièrement baigné dans la lumière, Hermione reporta son attention sur sa chambre.
Sous les toits, le plafond descendait en pente du côté opposé à la fenêtre et des poutres massives retenaient le plafond. A l'endroit où elle se trouvait, sur le rebord intérieur de la fenêtre, un fin matelas était installé, bordé de coussins et Hermione rêvait déjà aux journées qu'elle pourrait passer là, à lire, l'esprit vide et reposé.
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Le pas hésitant et les mains encore tremblantes de la quantité d'alcool ingurgité, Drago s'engagea sur l'allée pavée qui menait à la bâtisse qu'il avait partagé avec Astoria, et qu'il espérait partager encore avec elle. Il avait pris la décision de revenir lui parler pour s'expliquer à l'instant où il s'était réveillé. Il était à peine huit heures du matin, mais il savait qu'elle était toujours prête avant même que sonne sept heures. A dire vrai, elle faisait même partie de ces gens prêts dès le saut du lit mais qui mettaient tout de même un point d'honneur à se lever bien plus tôt que nécessaire
Une fois devant la porte, il n'hésita pas et toqua d'un geste vif. Un petit elfe lui ouvrit au bout de quelques minutes et récita d'une voix haut perchée, avant même que Drago ait pu ouvrir la bouche :
— Madame Astoria a demandé à Witsy de ne pas ouvrir à Monsieur. Mitsy a pour ordre de ne pas laisser Monsieur Drago entrer.
— Witsy, ne m'oblige pas à... s'énerva Drago, le sang battant déjà dans ses veines de colère.
— Non non, le coupa le petit être, Madame a bien dit à Witsy que Monsieur allait essayer de passer quand même. Madame a ajouté de ne pas vous laisser parler et de fermer le porte.
Ce qu'il fit sous le nez d'un Drago médusé. Astoria croyait-elle vraiment qu'il allait se laissait faire par un elfe de maison ? Qu'il allait s'en aller et abandonner juste parce que Witsy le lui avait ordonné ? Le prenait-elle vraiment pour un lâche ? Il re-toqua, mais cette fois en criant :
— Astoria, je sais que tu es là !
Silence.
— Ouvre-moi, il faut qu'on parle !
Silence.
— Tu ne peux pas m'interdire d'entrer ici !
Au fur et à mesure, sa voix vacillait, ses certitudes s'effritaient. Il attendit une réaction.
Silence.
— Astoria ! se mit-il finalement à répéter, comme une litanie.
Au bout de ce qu'il lui sembla une éternité, la porte s'ouvrit sur l'objet de ses cris. Astoria se tint là quelques secondes, observant Drago d'un oeil sévère avant d'ouvrir une bouche au rouge à lèvres parfaitement dessiné :
— Que veux-tu, Drago ? lâcha-t-elle d'une voix qu'elle souhaitait détachée.
Drago monta la dernière marche du perron pour se mettre à sa hauteur puis, n'osant pas la regarder dans les yeux, il se contenta de fixer ses chaussures comme un enfant pris en faute.
— J'ai agi comme un con, commença-t-il d'une voix tremblante. Comme un lâche. Tu as toutes les raisons de m'en vouloir d'être parti comme ça, Astoria, je le sais. J'aurais du rester, j'aurais du...
— Je ne t'en veux pas pour hier soir, Drago, le coupa Astoria d'un ton cassant. Enfin si, mais ce n'est pas ça qui compte. Ce n'était qu'un grain de sable de plus. Je t'en veux pour tous les autres jours. Pour toutes ces fois où je ne lisais rien dans tes yeux que du doute et de l'angoisse. Pour tous ces jours passés sans que tu ne me dises jamais que tu m'aimes, sans que tu me regardes avec envie. J'avais besoin de ça, et tu ne me l'as jamais donné.
— Je t'aime, Astoria, fut tout ce qu'il put rétorquer au flot de reproche qu'elle venait de lui faire et qui le laissait dépourvu.
— Je le sais, maintenant. Mais c'est trop tard.
— Je t'aime, et je crois que tu m'aimes, pourquoi est-ce trop tard ? On pourrait repartir à zéro. Je t'ai entendue, Astoria, j'ai compris à quel point j'avais mal agi, à quel point j'ai détruit notre relation. Mais ça va changer. Je te jure. Je t'aime — bordel ce n'était pas si difficile à dire, pourquoi n'avait-il jamais trouvé de moments pour le lui murmurer. Je t'implore de me donner une seconde chance, Astoria.
— Drago, soupira-t-elle pour toute réponse.
— S'il-te-plait.
— Ce que tu ne comprends pas, c'est que tu en as déjà eu des centaines, de secondes chances. Tu n'imagines pas le nombre d'après-midis où j'ai failli partir en laissant un mot et où je ne l'ai pas fait, me disant que ce soir-là serait peut-être le bon. Ça ne l'ai jamais été. Oui, je t'aime, mais il faut aussi que j'avance. Je... c'est étrange, mais je ne suis même pas en colère contre toi. Si je l'étais, je te donnerais peut-être une nouvelle chance. La colère fait faire des folies, c'est elle qui m'a fait rester tous ces soirs où j'aurais du partir. Non, aujourd'hui, je suis simplement triste. Parce que je sais que c'est fini, et tu finiras par arriver à cette même conclusion par toi-même, Drago.
Les derniers espoirs de Drago volèrent en éclats avec cette tirade d'Astoria. Incapable de répondre quelque chose d'intelligible, il se contenta de relever les yeux vers elle et de plonger son regard dans le sien. Elle était sérieuse, elle pensait vraiment ce qu'elle venait de dire, il le voyait dans ses prunelles sombres et décidées.
Astoria aussi put enfin regarder l'homme qu'elle venait de quitter dans les yeux. Elle se rendit alors compte à quel point ils étaient rouges et explosés, à quel point le pli sur son front était marqué. A quel point il semblait fatigué. Et pas le même genre de fatigue que lorsqu'il rentrait tard du travail.
— Drago, tu étais où hier soir ? questionna-t-elle, soucieuse.
L'intéressé se contenta de hausser les épaules. Astoria soupira avant de s'écarter de l'embrasure de la porte et de le faire entrer dans la maison qui avait été la leur. Elle le fit asseoir au salon.
— Attends-moi là, je vais te préparer quelque chose.
Comme évoluant dans le flou, Drago fit ce qu'elle lui dit et attendit, l'esprit dans le vague.
Trois minutes plus tard, elle réapparut, les mains autour d'un bol où flottait une mixture étrange. Elle le lui tendit.
— Tiens, ça devrait stopper les étoiles qui doivent danser devant tes yeux.
Drago commença à boire avec prudence et méfiance. Astoria finit par s'asseoir à côté de lui sur le canapé pendant qu'il buvait. Une main sur son dos, elle se pencha vers lui et recommença à lui parler d'une voix bien plus douce qu'au-dehors.
— Drago, je ne veux pas que tu te mettes dans des états pareils pour moi. Je... je n'en vaux pas la peine. Ça n'en vaut pas la peine.
Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle racontait. Bien sûr que ça en valait la peine. Son monde à lui tournait autour d'elle, même s'il ne le montrait pas. Et ce monde venait de s'effondrer. N'était-ce pas une raison suffisante ?
— Je... je dois aller chez Daphné, reprit Astoria en se relevant et en attrapant son sac à main sur la table basse.
Elle hésita quelques secondes avant de se pencher une dernière fois vers Drago et d'embrasser son front brûlant. Puis elle se dirigea vers la cheminée.
Drago la suivit du regard, et, avant qu'elle ne lance la poudre de Cheminette, la rappela une dernière fois.
— Astoria ! S'il-te-plait. Réfléchis-y encore.
— Non, Drago, ne rends pas tout ça plus difficile que ça ne l'est.
Elle déglutit avant de reprendre :
— Je... j'aimerais que tu profites de mon absence pour récupérer tes affaires. Puis... que tu t'en ailles, finit-elle, elle aussi les larmes aux bords des yeux.
Ne lui laissant pas le temps de répliquer, elle lâcha la poudre de Cheminette, prononça l'adresse de Daphné et Blaise et disparut.
Quelques kilomètres plus loin, lorsque Daphné vit apparaître Astoria au seuil de sa Cheminée, celle-ci se jeta dans ses bras pleurant et sanglotant, comme jamais Daphné n'avait vu sa sœur pleurer.
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Les couloirs du Ministère ne lui avaient jamais paru aussi fades. Et lui ne s'était jamais senti aussi vide. Il préférait ne pas savoir à quoi il ressemblait, à marcher d'un pas vif, rasant les murs, les yeux dans le vague, sans saluer personne. A en juger par les regards qu'il percevait chez les gens qu'il croisait, Drago devait vraiment avoir l'air d'une épave.
Arrivé à son étage, il se dirigea immédiatement vers son bureau et s'y enferma. Bien en évidence, le dossier maudit, sur lequel il se complaisait à rejeter la faute de tous ses maux, trônait sur sa table en noyer, attendant d'être ouvert. Drago soupira puis s'installa et l'ouvrit. Mais rien n'y faisait. Il ne pouvait se concentrait sur les notes d'Hermione. Il en était incapable. Pas quand son cerveau était encore secoué par les images d'Astoria disparaissant dans la cheminée, le sommant de récupérer ses affaires et de s'en aller. Il l'avait fait, il avait repris ce qui lui appartenait — même s'il avait laissé quelques affaires, jute pour avoir une excuse pour revenir, il ne pouvait se résoudre à ne plus remettre les pieds chez Astoria — et il les avait emmenées dans son petit appartement. Puis il avait regardé l'heure et s'était rendu compte qu'il avait plus d'une heure de retard pour son boulot, et il avait donc couru au Ministère. C'était la seule chose qui tenait encore debout dans sa vie, son métier d'auror. Sauf qu'il s'en rendait compte à présent, même cela, il n'en était plus capable.
Soudain, la porte du bureau s'ouvrit sans préambule, et un Harry Potter, tenant deux tasses de café dans ses mains, s'introduisit dans son bureau et s'installa sur la chaise en face de Drago qui soupira. Il ne manquait vraiment plus que Potter.
— Potter... Quel bon vent t'amène ? lança Drago, avec une nonchalance méprisante.
Harry grimaça. Malefoy n'était visiblement pas dans un bon jour. D'ordinaire, ils arrivaient à rester courtois et polis entre eux. Ils arrivaient presque à oublier la haine qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre à Poudlard. Mais ce n'était qu'une façade, qu'une apparence. La preuve, le naturel revenait vite au galop, Malefoy lui en faisait la preuve.
— En fait, je te cherche depuis une heure, répondit Harry, ce à quoi Malefoy haussa un sourcil interrogateur, mais apparemment tu es en retard. Je ne pensais pas voir cela un jour. Tu es plutôt du genre à donner des cours de ponctualité et...
— Abrège, interrompit Drago.
Les bavardages d'Harry lui donnaient déjà mal à la tête.
— Oui, enfin, passons, reprit Harry, je voulais savoir comment tu avançais sur le dossier d'Hermione.
— Qu'est-ce que ça peut bien te foutre, Potter ? s'emporta Drago.
— Ça peut me foutre, comme tu dis, que je peux t'aider. Et comme j'ai autant envie que toi que cette histoire soit bouclée, j'ai pensé que nous pourrions coopérer. Vois-tu, ma meilleure amie est partie dans un autre pays, et il y a potentiellement des néo-mangemorts qui pourraient la menacer. Mais à part ça, ton affaire ne me fout absolument rien, Malefoy.
Drago soupira pour la millième fois. Il ne s'en sortirait pas comme ça avec Harry. Il allait devoir... comment avait-il dit déjà ? Ah oui, coopérer.
— Très bien, Potter, je serais curieux de savoir en quoi tu peux m'aider.
— Hermione me parlait souvent de cette enquête, alors si jamais tu ne comprends pas ses notes, ou si tu as une zone d'ombre, je peux peut-être l'éclairer.
— Ecoute, Potter. Granger n'a peut-être pas l'écriture la plus fine et recherchée qu'il soit, à vrai dire, on dirait plus des pattes de hiboux qui se seraient emmêlées les pinceaux, mais je pense tout de même être capable de les déchiffrer. Merci, au revoir.
— Tu sais très bien que ce n'est pas ce que je voulais dire. Mais si tu as envie d'être borné, pas de problèmes. De toute façon, il n'y a pas que ça. Il y a plus que je peux t'offrir pour qu'on puisse espérer aller au bout de cette affaire.
Harry voyant l'attention de Drago grandir un peu à ces mots, fit une pause pour méanger du suspens puis reprit :
— Je ne peux pas en parler ici. C'est en rapport avec la mission sur laquelle je travaille. Es-tu libre demain midi ?
— Si je ne te connaissais pas mieux, Potter, je dirais que tu me proposes un rendez-vous, railla Drago.
Harry se contenta de secouer la tête, désespéré.
— Réponds juste à la question, Malefoy. Libre ?
— Oui, souffla Drago, n'ayant de toute façon pas d'autres plans.
Au fond, il n'avait plus aucun plan. Tout ceux qu'il avait fait un jour impliquaient Astoria. Et elle n'était plus là pour en faire partie.
— Ok. Rendez-vous à midi au Chaudron Baveur.
— Au Chaudron Baveur ? Ce n'est pas très discret comme endroit pour discuter affaires secrètes, fit remarquer Drago.
En vérité, il comptait y passer la soirée, et n'avait pas vraiment envie de mélanger lieu de travail et lieu de déprime.
— Hannah nous mettra dans l'arrière salle, expliqua Harry.
— Oh je vois, nous sommes pistonnés par ta petite amie, se moqua Drago. Très bien, très bien. A demain, Potter. Et maintenant, bon vent !
Harry se leva finalement de sa chaise et se dirigea vers la porte.
— Bonne journée, Malefoy, déclara-t-il.
Car il savait qu'avec lui, ne pas entrer dans son jeu et rester civiliser l'énervait plus que tout.
— C'est ça, c'est ça, entendit-il d'ailleurs en refermant la porte du bureau de Drago.
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Françoise profitait d'une des dernières après-midis de grande chaleur et taillait ses rosiers. De temps en temps, elle se relevait pour soulager son dos de la courbe inconfortable qu'il prenait lorsqu'elle se penchait. Elle regardait alors le soleil, puis son regard se tournait vers la fenêtre du deuxième étage, par laquelle elle voyait Hermione lire, allongée sur le petit canapé aménagé. Elle avait passé toute l'après-midi là, et ne semblait pas vouloir se défaire de cet endroit. Françoise la comprenait, elle aussi pouvait passer des journées entières coupée du monde, plongée dans un bon bouquin. Depuis la veille et le repas qu'elles avaient partagées, Françoise avait appris à mieux connaître cette jeune fille qui se faisait appeler Jane. Curieuse et serviable, Françoise avait également lu en elle une grande intelligence.
Françoise sourit à elle-même en se baissant de nouveau vers les roses. Elle venait d'avoir une idée.
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Les yeux d'Hermione parcouraient les étagères du grand buffet aux portes vitrées qui laissaient apercevoir des centaines de bibelots. Quelques photos s'y trouvaient aussi.
— Alors je suppose que vous avez quitté votre travail si vous êtes ici en plein mois d'octobre ? prononça Françoise le soir-même au cours du repas.
Ce n'était pas vraiment une question et Hermione le sentait bien. Hermione avait vite compris que son hôte était tout aussi sympathique que perspicace. Mais la voix était douce et le ton amical, alors Hermione décida de se confier un peu plus que ce qu'elle ne l'avait fait avec Simon.
— Oui. J'avais besoin de me couper de la vie que je menais, répondit-elle alors avec sincérité. J'ai laissé beaucoup de choses derrière moi, dont mon travail.
— Vous comptez en chercher un nouveau dans le coin ? demanda encore Françoise.
Hermione prit son temps avant de répondre. Elle n'avait pas vraiment réfléchi à cela. Mais maintenant qu'elle y pensait, oui, peut-être que commencer un nouveau travail pourrait lui occuper l'esprit et lui changer les idées.
— Pour être honnête, je n'y ai pas vraiment pensé, mais si l'occasion se présente, oui, pourquoi pas.
— Ma petite, je crois avoir une idée, répondit alors Françoise, tout sourire. Je vous ai observé toute la journée, là-haut, le nez plongé dans votre livre et vous avez l'air de quelqu'un de plutôt érudit.
Modeste, Hermione se contenta d'attendre la suite du raisonnement de Françoise.
— Alors voilà, reprit celle-ci, il se trouve que j'étais — et que je suis toujours d'ailleurs— comme vous, avide de connaissance et de savoir. Et j'exerçais le métier d'institutrice. Y avez-vous déjà pensé ? A faire partager le savoir que vous avez ? Parfois, c'est tout aussi excitant que d'apprendre de nouvelles choses. J'ai adoré transmettre mon savoir, mais aujourd'hui, eh bien, je suis à la retraite.
Hermione resta silencieuse. Oui, elle avait déjà pensé à l'enseignement. Elle avait même longuement hésité avant de s'inscrire à la formation d'auror car McGonagall lui avait offert une place de professeur de Défense contre les Forces du Mal. Qu'elle avait finalement décliné. Mais dire que l'envie d'enseigner l'avait quitté depuis serait mentir.
— Oui, ça me plairait.
— Eh bien, sachez qu'une de mes plus grandes tristesses, ce fut de voir l'école où j'avais enseigné toute ma vie fermer il y a trois ans, car l'académie ne trouva personne pour me remplacer.
— Comment est-ce possible ?
— Oh, ça, je n'en sais rien. Toujours est-il que l'école est toujours là, au bout du chemin qui sort du village et que personne n'y a mis les pieds depuis trois ans.
— Où vont les enfants ? s'enquit Hermione, révoltée.
— A l'école la plus proche. A quarante minutes en bus, soupira Françoise.
— Et votre idée serait...
— Que vous repreniez mon poste, acheva Françoise, un grand sourire engageant sur les lèvres.
Il ne fallut pas plus de quelques secondes à Hermione pour faire son choix.
— C'est d'accord.
— Vraiment ? Vous êtes sûre ? s'enthousiasma Françoise. Ma petite, c'est merveilleux, c'est mon plus beau rêve, de voir cette école revivre, et vous allez peut-être le réaliser. Je ne sais comment vous remercier.
— Expliquez-moi ce que j'ai à faire. Je suppose que je dois suivre une formation.
— Oui, c'est évident, confirma Françoise. J'irai chercher tous les documents et faire votre dossier demain au siège de l'académie.
— Merci beaucoup.
Hermione sentait qu'elle venait enfin de retrouver un but dans sa vie. Tout paraissait soudain moins vide.
— En revanche, je crois que l'orage et la foudre ont endommagé l'école l'hiver dernier. Il faudra peut-être faire quelques réparations.
— Je m'en chargerais. Je rénoverai l'école dans la journée et travaillerai le soir, affirma Hermione avec une force nouvelle.
— Ça ne fera pas trop ? s'inquiéta Françoise.
— Ne vous en faites pas pour moi, balaya Hermione d'un geste de la main, avant de lui sourire franchement.
De toute façon, plus son esprit serait occupé, et mieux ce serait.
Voilà, merci d'avoir lu ! Qu'en avez-vous pensé ? Laissez-moi vos avis sur les situations d'Hermione et Drago, et vos impressions en général :) Ca m'intéresse :)
