La vie est dure,

Surtout quant on s'énerve.

OxOxAxOxO

Ça faisait maintenant un peu plus de deux semaines que Aisuko avait intégré la quatorzième division, et on peut dire, sans tomber dans l'euphémisme ou la vulgarité, qu'elle commençait sérieusement à en avoir marre.

On aurait dit que tout les membres -pourtant peu nombreux- de cette division avaient décidé de lui faire payer elle ne savait quel affront en passant leur temps à lui demander l'impossible, le plus pénible ou le plus stupide -elle remarquait toutefois le talent qu'avait certains à concilier les trois-.

Elle était donc presque réduite en esclavage par cette bande de sadiques, et tout ça pour quoi ? Elle était où l'idée sois-disant géniale de Kenpachi là dedans ? Qu'est-ce qu'elle avait fait dans une vie antérieur pour mériter tout ça ? Pourquoi est-ce que tout lui tombait encore dessus ? Pourquoi est-ce que son preux chevalier n'arrivait pas sur son fidèle destrier pour la sortir de ce merdier ?

Bon, c'est vrai que la jeune femme n'avait pas toujours été sage ni au summum de la politesse, mais méritait elle toutes ces tâches ingrates pour autant ? Non ! Elle n'avait fait que rendre à la vie un peu de toute les horreurs qu'elle lui avait déjà fait subir, elle n'avait fait que mettre en route son plan, elle avait tout juste frôlé le début de vengeance qu'elle envisageait.

Mais ça, qui pouvait le comprendre ?

Personne, évidemment, même Kengo qui faisait semblant d'approuver ses réactions ne la comprenait pas. Il avait promit de toujours la soutenir, de ne jamais la juger, d'être toujours là pour elle et de ne jamais l'abandonner, mais elle le voyait bien dans ses yeux qu'il n'approuvait pas toujours les mesures qu'elle prenait ou comptait prendre.

Et puis... les « toujours » et les « jamais » faisaient partis du vocabulaire des enfants, à l'âge qu'ils avaient ça n'avait plus aucun sens.

Voilà ce à quoi pensait la rouquine, appuyée sur son balais, dans l'une des nombreuses salles d'entraînements, en train de nettoyer après une énième crise de rage de l'un des heureux membres de la quatorzième division.

Alors qu'elle commençait à envisager de tout plaquer pour aller sur terre et élever des lamas en Laponie, quelqu'un entra dans la pièce :

- T'as pas encore fini ? s'étonna le nouveau venu.

La jeune femme dû faire un énorme effort sur elle même pour ne pas se jeter sur lui pour arracher toutes les dents de son grand sourire. A la place de commettre un meurtre qui l'aurait tout droit conduit dans les geôles du Seireitei, elle raffermit sa prise sur le balais et détourna le regard.

- Pourtant, il n'a pas cassé de mur contrairement à la dernière fois, ça aurait dû prendre moins de temps !

Et il continuait de sourire alors que Aisuko se souvenait de sa douloureuse et première impression sur cette division : c'était elle qui s'était prit le fameux mur dans la tronche, alors qu'elle avait à peine posé le pied dans la grande clairière qui contenait les quartiers de cette division de fous.

On aurait pu dire que Ikkaku avait ainsi été vengé, mais lui aussi avait eu droit à une embrassade forcé avec le fameux mur et il s'en était moins bien remit qu'elle, seule Yachiru y avait échappé par on ne savait quel miracle.

- Bon... pourquoi j'étais venu déjà... à part pour t'embêter je veux dire...

Alors qu'il continuait de faire semblant de réfléchir, la rouquine serra un peu plus le manche de ce qui risquait de devenir une arme mortelle. Elle devait garder son calme, à tout prix, ses dernières crises de rage lui avait valut d'être interdite de visite pendant deux mois, de devoir rendre des rapports quotidiens sur les détails de son travail, et son temps de service à la quatorzième division -trois semaines- avait déjà quadruplé.

- Ah oui ! Je me souviens !

Elle leva poliment les yeux vers lui, prête à entendre n'importe quoi -surtout des imbécillités-, alors que le balais gémissait dans entre ses doigts.

- Va me faire du thé !

Le manche en bois commençait à se morceler dans la main de la jeune femme alors que, le visage neutre, elle faisait remarquer, aussi calmement que possible :

- Shinji, tu détestes le thé.

- Oui, mais je voudrais pas que tu t'ennuie, ma chère petite Aisu, chantonna t-il avant de tourner les talons.

Le balais fut réduit à l'état de bois d'allumage.

La quatorzième division -aussi appelée « division spéciale »- réunissait tout les éléments qui ne pouvaient -ou ne voulaient- pas -ou plus- faire partie des armées dites « classiques » de la cours. Au lieu de les faire enfermer, le général Yamamoto, dans son infinie miséricorde, avait décidé qu'ils pouvaient être utile et donc de les réunir sous la même bannière pour pouvoir ainsi les surveiller plus facilement. Pour se faire, le général des armés de la cour avait demandé au capitaine de la douzième division de créer une matière capable d'annuler -ou en tout cas de contenir- l'énergie spirituelle nettement supérieur à la moyenne des différents membres de cette division, naquit ainsi la fameuse forêt de bambou au nord du Seireitei.

Cette division n'avait ni capitaine, ni officiers, n'était généralement pas représenté aux conseils de guerre, on ne faisait appel à eux que dans des cas très spéciaux -d'où le surnom- et tout ses membres étaient obligés de porter un uniforme différents de ceux des shinigamis normaux -cet uniforme était l'inverse de celui que portait les autres soldats : blanc là où il aurait dû être noir et inversement-. Elle était principalement composé des âmes qui avait un pied dans le monde des hollows et un autre dans celui des shinigamis -appelés « vizards » pour ceux qui avaient commencé comme shinigamis et « arrancars » pour les hollow de nature-. Cette majorité était à surveiller de près et n'était donc pas autorisé à circuler librement, ils n'avaient en fait le droit de sortir de leurs quartiers que pour accomplir les diverses missions qu'on leur donnait.

Leur mission principale était patrouiller en permanence dans le Hueco Mundo pour surveiller l'évolution des hollows après les ravages qu'avait fait Aizen. En effet, le général des armées de la cour tenait à surveiller l'évolution des arrancars -même si on lui avait certifié que la naissance d'arrancars sans l'aide du Hôgyoku prendrait beaucoup de temps, sans parler d'arrancars complets-. Ces patrouilles étaient organisées sur des périodes de deux mois durant lesquels une équipe de huit personnes -quatre vizards et quatre arrancars- parcouraient le monde des hollows.

Une autre partie, nettement minoritaire, de la division était composé d'humains qui avait été fortement incité à rejoindre cette division avant leurs morts compte tenu de leur potentiel. Ils étaient libres de leurs mouvements et avaient peu -voir aucun- de comptes à rendre à la Soul Society.

Restait le cas particulier des quelques âmes qui avaient décidés de retourner vivre sur terre. Ils étaient eux aussi totalement libre de leurs mouvements mais devait régulièrement rendre des comptes au Seireitei. Ils avaient été forcé de rejoindre cette division pour pouvoir obtenir un statu dans les registres du monde des âmes.

En ajoutant tout ces cas particuliers, on obtenait à peine plus d'une vingtaine de personnes. S'il fallait en plus prendre en compte le fait que le quart vivaient sur terre et qu'il manquait constamment au moins huit éléments partis en mission, on en arrivait à la conclusion qu'il ne restait même pas dix soldats en résidence dans la quatorzième division.

Ça, c'était la version officielle des faits, mais dans la réalité, comme avait pu le constater Aisuko, c'était que cette division était surtout composé de sociauphates, de fous, de feignasses, de psychopathes et de sadiques -à noter que certains accumulait les tares- qui faisaient ce que bon leur semblait sans tenir compte des ordres qu'ils avaient à suivre. Une sorte de onzième division... en pire... alors qu'ils étaient au moins dix fois moins nombreux !

- Je vais me faire un hara-kiri, comme ça j'arrêterais de souffrir, marmonna la rouquine.

Elle était en train de préparer un thé que Shinji ne boirait probablement jamais, dans la cuisine bordélique -parce qu'elle n'avait pas encore eu le temps de la ranger- de la division.

Ce n'est pas une mauvaise idée.

La jeune femme haussa un sourcil en entendant la voix de son Zanpakuto, ça faisait longtemps qu'il n'avait pas essayé de la pousser au suicide...

« Vous savez que si je meurs, vous disparaissez aussi ?

Oui, je le sais. Mais ce serait une mort magnifique ! Un acte plein de noblesse, de courage et de passion... tout moi !

« Vous avez une drôle de conception des choses.

Originalement, nous avons la même.

« Dans les faits, c'est pas faux, mais vous avez un point de vue que je ne comprendrais jamais.

C'est parce que je sais des choses que tu ignores, Aisuko, mais aussi parce que tu méprises certaines parties de ta personnalité.

« C'est vrai que si je m'écoutais, j'aurais tué Shinji depuis longtemps.

Ce n'est pas ce que je voulais dire... Au lieu d'utiliser le terme « personnalité », j'aurais dû employer le mot « passé ».

La pression spirituelle de la rouquine fit une nouvelle pirouette alors qu'elle posait une main sur sa poitrine pour contenir l'espèce de boule de douleurs qui s'y était formé. Elle grimaça pour contenir un gémissement de souffrance. D'habitude, elle avait simplement une impression de malaise, mais quand c'était l'épée qui lui parlait...

« Pourquoi est-ce que j'ai encore plus mal quand c'est vous qui parlez de mon passé ?

Parce que j'y suis née.

« Dans mon passé ?

Et dans ta douleur, mais tu auras l'occasion de comprendre... plus tard...

La shinigami soupira avant de retirer les feuilles de thé de la théière -une magnifique pièce façonné en grès rouge par un trésor national « vivant »* qui travaillait au Rukongai- et de poser celle-ci ainsi que quelques tasses sur un plateau pour l'apporter au sois-disant chef des vizards.

Hoakuma était vraiment une drôle d'épée, elle n'était pas spécialement bavarde, terriblement logique -à sa manière-, extraordinairement calme et généralement sympathique -sauf quant elle essayait de faire suicider sa shinigami-... Mais elle était aussi excessivement portée sur le côté « noble » de certains actes. C'était d'ailleurs elle qui avait ordonné à Aisuko de la vouvoyer et quant il arrivait à la jeune femme d'oublier, les conséquences étaient... terribles.

- Feuilles de thé vert, bourgeons de thé argenté et pétales de roses, annonça calmement la rouquine en posant le plateau sur la table basse à côté de laquelle s'était installé le tyran.

Ils étaient dans une sorte d'immense sous terrain lumineux qui avait été aménagé de manière à ressembler à un jardin asiatique fantasmatique.

Un ruisseau venant de nulle part serpentait dans l'herbe tendre pour aller se perdre Dieu seul savait où, des petits ponts de pierres ou de bois peints l'enjambaient régulièrement et des carpes bicolores venaient troubler la surface de l'eau de temps à autre. Des petits massifs de fleurs rares et odorantes s'étaient réfugiés à l'ombres des quelques cerisiers en fleurs, des érables aux feuilles rougeoyantes, des chênes centenaires ou des saules pleureurs dont les branches caressaient le sol. On pouvait entendre l'écho lointain d'une fontaine trônant au milieux d'un parterre de graviers cérémonieusement ratissés. Ici et là s'élevait le toit pointu de l'un pavillon à étages artistiquement ouvragés et meublés qui servaient de demeures aux heureux membres de cette division.

Aisuko se trouvait devant l'un de ceux-ci, celui dont Shinji avait prit possession pour être plus précis. Le blond sadique était d'ailleurs en compagnie d'un shinigami roux que la jeune femme n'avait jamais vu avant. Ils semblaient tout deux assez intrigué par ses paroles.

- Quoi ? fit Hirako une fois sa surprise dépassé.

- La recette vient d'Indonésie, mais je l'ai préparé à l'anglaise, continua t-elle paisiblement. Ce mélange donne au thé un goût de litchi et comme il est assez léger, il convient parfaitement à une collation vespérale.

- Euh... Tu es sûre que tout va bien, ma chère petite Aisu ? demanda t-il.

La shinigami cligna des yeux à plusieurs reprise et fronça légèrement les sourcils avant de répliquer brutalement :

- Très bien. Mais si tu ne bois pas ce foutue thé, je dis à Grimmjow et Nnoitra que c'est toi qui à planqué leurs épées.

- Mais c'est pas moi ! s'exclama Shinji. C'est Stark qui en avait marre de tout le raffut qu'ils faisaient ! Et il les a emmené avec lui dans le Hueco Mundo !

- Ça, je le sais, mais eux, non.

Sur ce, elle tourna les talons pour retourner à ses activités.

- C'est qui cette espèce de schizophrène ? interrogea Ichigo quand elle fut assez loin.

- Un cadeau de Kenpachi, répondit son interlocuteur en s'emparant de la théière.

- Ça n'explique pas tout.

Hirako soupira avant de servir le thé, une fois que cela fut fait il sortit une lettre de l'intérieur de son uniforme blanc et la tendis au rouquin. Ce dernier la lut rapidement et écarquilla les yeux en remarquant la signature.

- Wha !

- Plutôt surprenante sa demande, n'est-ce pas ?

- Non, c'est pas ça qui me surprend, c'est du Kenpachi tout craché... c'est le fait qu'il sache écrire qui m'étonne !

Le blond éclata de rire plus modestement suivit par le shinigami remplaçant. Une fois leur calme retrouvé, Ichigo demanda plus sérieusement :

- Et vous pensez réussir ?

Son compagnon prit le temps de boire une gorgé de thé avant de répondre :

- Jusqu'ici, on a même pas remarqué le problème dont il parle dans son message. Comme tu as pu le voir, Kenpachi prétend qu'elle supporte très mal les pressions spirituelles élevées, mais elle est ici depuis une bonne quinzaine de jours et elle n'a jamais semblé souffrir... pourtant on ne peut pas dire que ce soit les pressions spirituelles fortes qui manquent dans cette division.

- Certes.

- On a pensé qu'elle avait cet ennui que lorsqu'elle se battait, mais elle s'est entraîné avec Hiyori avant qu'elle ne parte pour la relève et il n'y a pas eu de problème... si l'on met de côté le fait qu'elle n'a même pas tenu cinq minutes et que la gamine à faillit lui casser un bras.

- La pauvre, fit le rouquin en se souvenant de ses propres entraînement avec la petite blonde.

- Hachi suggère que cette faiblesse pourrait apparaître que lorsque Aisuko libère son Zanpakuto, mais jusqu'ici on a pas eu l'occasion de vérifier sa théorie.

- Pourquoi ?

- Elle est censée être ici pour être punie, pas pour être entraîné, expliqua Shinji. Kenpachi à l'air de penser qu'on est capable de faire coexister les deux, mais c'est plus compliqué que ça en à l'air, surtout quand un soldat de la cinquième division passe ici deux fois par jour pour vérifier qu'elle travaille bien.

Ichigo fit une moue d'approbation avant de s'emparer de sa propre tasse, il haussa légèrement les sourcils avant de remarquer :

- En tout cas, son thé est délicieux.

- Oui, ça me donnerait presque envie d'abandonner ma caféine...

Ils se redressèrent en même temps et bondirent sans même avoir à se concerter vers la cuisine de cette division. Ils l'avaient tout les deux ressentis, cette étrange pression spirituelle, celle qui n'avait été émise que pendant quelques secondes.

...

Alors que Ichigo et Shinji discutaient de son cas, Aisuko essayait de faire régner l'ordre dans la cuisine tout en pestant après son Zanpakuto.

« Je peux savoir pourquoi vous avez prit contrôle de mon corps tout à l'heure ?

Un bon thé doit être préparé, annoncé et savouré dans le calme et la discipline. Tu ne me semblais pas capable d'accomplir une telle tâche.

La jeune femme sourit légèrement, amusée par la réplique assez peu approprié de Hoakuma, avant de faire remarquer :

« C'est quand même moi qui l'ai préparé.

Certes, tu as d'ailleurs admirablement assemblé les rares ingrédients que tu avais à ta disposition...

« Merci.

mais si je n'étais pas intervenu, tu aurais été capable de le jeter le contenu de la théière au visage de ce pauvre Hirako Shinji.

« Il le mérite.

L'arme ricana doucement avant de reprendre ses habitudes silencieuses. La rouquine haussa les sourcils mais n'ajouta rien de plus, l'épée n'avait pas spécialement tord.

Pour être tout à fait honnête avec elle même, la shinigami ne pouvait pas prétendre détester autant qu'elle le disait le grand blond au sourire en tranche de citrouille. En fait, c'était le seul -avec Nell et Hachi- à se soucier un tant soit peu d'elle, les autres membres de cette division ne la voyait que comme une esclave.

Mais la manière qu'avait Shinji de montrer cet intérêt était franchement désagréable ! Il lui était même arrivé, une fois, et il n'avait plus recommencé depuis, de la réveiller en pleine nuit pour l'envoyer chercher des fraises sauvages... Il avait faillit se faire casser le nez et seuls ses réflexes -prodigieux- lui avait évité l'énucléation.

Aisuko sourit en se remémorant ce souvenir, mais malheureusement pour elle, c'est aussi ce moment que choisit la porte de la cuisine pour claquer brutalement contre le mur. Elle se tourna vers celle-ci pour voir apparaître les deux plus grands psychopathes de la quatorzième division.

- … et si je met la main sur le connard qui à empêché notre duel en planquant nos armes, je briserais tout les os de son corps ! s'exclama l'un.

- Un petit chaton comme toi ne serait pas capable de faire ça, répliqua narquoisement l'autre. Ce que tu pourrais faire de plus méchant, c'est le griffer.

- … Tu sais, on a pas besoin de nos armes pour faire ce duel, Nnoitra.

- Je suis surpris que tu sois capable d'un tel niveau de réflexion, Grimmjow.

La jeune femme prit appui contre l'évier -qu'elle venait de finir de vider de sa vaisselle sale- pour pouvoir observer plus confortablement l'échange entre les deux arrancars. Ces deux là faisait parti de ceux qui lui rappelait le plus la onzième division, raison pour laquelle appréciait -ou en tout cas supportait facilement- leur bruyante compagnie.

- Parce que tu y avais peut-être pensé ?! s'écria le bleuté.

- Bien sûr, et je n'espérais plus te voir arriver à mon niveau d'intellect.

- Savoir qui est le plus intelligent de nous deux n'a aucune importance, ce qui compte c'est de savoir qui est le plus fort !

- T'as raison ! Et on va le savoir ici et maintenant !

Ils n'avaient pas remarqué la présence de la shinigami, ni que celle-ci était devenue rouge de colère quant ils s'étaient emparés des assiettes qu'elle venait de laver pour se les jeter à la figure, et encore moins qu'elle avait mit la main sur la garde de son épée.

- Nourris toi des âmes de mes adversaires, susurra Aisuko, Hoakuma...

Grimmjow et Nnoitra sursautèrent en concert avant de se prendre un coup de faucille chacun, le premier tomba par terre alors que le second s'écroulait sur l'égouttoir, cassant ainsi toute la vaisselle qu'il contenait.

La rouquine, parfaitement consciente que cet ersatz de victoire ne reposait que sur l'effet de surprise, était couverte de sueur et avant que les deux arrancars n'aient eu le temps de réaliser ce qu'il venait de se passer, elle s'était écroulée par terre, en compagnie de son katana.

Les deux anciens espadas restèrent méfiants quelques instants, pensant que c'était peut-être une ruse, mais une fois leur courage reprit, ils s'approchèrent de la jeune femme évanouit. Ils eurent à peine le temps d'échanger un bref regard dubitatif avant que Ichigo et Shinji ne débarquent à leur tour dans la pièce.

- Qu'est-ce que vous avez encore foutu tout les deux ?! s'exclama le rouquin.

- Mais rien ! répondirent-ils en chœur.

- Elle est tombée toute seule ! ajouta l'ex numéro cinq.

- Après avoir essayé de nous attaquer ! précisa l'ancien numéro six.

Le shinigami remplaçant les contempla d'un air méfiant avant de se tourner vers le blondinet agenouillé à côté de Aisuko. Hirako l'examinait du regard, les sourcils froncés, incroyablement sérieux comparé à son habitude.

- Alors ?

- Elle n'est pas blessé, pourtant elle est complètement vidée de son énergie spirituelle, comme si elle s'était battu, expliqua le vizard en posant une main sur son front. Mais Hachi devrait être capable de la remettre sur pied.

- Tu veux que j'aille lui demander de venir ici ? proposa Grimmjow.

L'autre arrancars présent marmonna un commentaire sur « les petits chatons bien obéissant » mais personne ne lui fit attention, à son plus grand malheur.

- Non, son état nécessite des soins qui risquent d'être longs, il vaudrait donc mieux la ramener dans sa chambre, répondit Shinji. Par contre, tu me rendrais service en allant lui expliquer la situation, même si je pense que, comme nous, il a sentit que quelque chose n'allait pas.

Le bleuté acquiesça sous le regard stupéfait de Nnoitra et d'Ichigo avant de tourner les talons. Il ne l'avouerait probablement jamais, mais il s'inquiétait pour la petite shinigami à laquelle il avait fini par s'attacher -comme la plupart des membres de la quatorzième divisions-.

- Tu ne peux vraiment rien faire ? questionna le rouquin.

- Même si j'ai une certaine connaissance en sortilèges, je suis loin d'être aussi compétant que Hachi, répliqua le blondinet, et comme je ne sais pas exactement ce qu'elle a...

Il laissa la fin de sa phrase en suspens, son silence était plus parlant que tout les mots du monde à cet instant précis.

Après avoir soupiré, Hirako glissa un de ses bras dans le dos de Aisuko et l'autre derrière ses genoux avant de la soulever avec une facilité déconcertante.

Elle n'eut pas plus de réaction qu'une poupée de chiffon.

OxOxAxOxO

*Trésor national vivant : titre donné à certains artisans au Japon.

OxOxAxOxO

Anecdote d'écriture n°8 :

Il y a en fait 30 soldats à la quatorzième division et j'ai la liste de leurs noms affichée en permanence à côté de moi quand j'écris (je défie d'ailleurs mes lecteurs de trouver les 30 noms avant la sortie du prochain chapitre).

Anecdote d'écriture n°9 :

La recette de thé donné par Aisuko/Hoakuma existe en sachet tout prêt (non, je ne m'amuse pas à inventer des recettes, désolée) et a réellement un goût de litchi.

OxOxAxOxO

Oui, je sais, la suite c'est fait attendre,

Surtout que ce chapitre était écrit avant que je ne commence à publier cette fiction...

Pas taper ! ! ! !

Bha, de toute façon,

Je sais pas pourquoi je m'inquiète !

Personne ne suit vraiment cette fiction !

N'est-ce pas... ?

(s'inquiète légèrement)

Signé : Lulu Murdoc, auteur cinglé.