Merci, Merci pour vos reviews!
Dans ce chapitre, je réponds à la Grande Question : Les Potter vont-ils rechercher leur fils aîné?
Place au troisième chapitre!
Bonne lecture.
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Lorsque Lily Potter se leva ce matin là, un sourire étirait ses lèvres. Ses enfants n'avaient pas fait de cauchemars, et James et elle avaient pu faire une nuit complète. Bon point, la journée ne s'annonçait que meilleure.
Ensuite, une bonne odeur s'échappait de la cuisine et passait devant sa chambre. James était un fin cordon bleu lorsqu'il cuisinait -bien trop rarement à son goût.
Il n'était que neuf heures du matin, donc les triplés dormaient encore. Comme leur père, de vrais lève-tard. Quoi qu'en l'occurrence, le terme lui allait mieux.
Elle descendit tranquillement les escaliers, une robe de chambre sur les épaules. Elle embrassa tendrement son mari et entama la conversation qu'ils avaient tous les jours depuis deux mois : l'anniversaire de leurs enfants :
« Je n'ai toujours rien trouvé pour Thomas… Je voudrais quelque chose d'exceptionnel, on ne fête pas huit ans tous les jours!
- Tu sais, on a passé en revu pas mal d'animaux, puisque nous avons décidé de lui offrir un familier, mais pas les phœnix…
- James… Les phœnix choisissent eux-mêmes leur maître…
- Je sais mais… Peut-être que Fumseck va faire un œuf, Albus n'en est pas encore sûr, mais si ce qu'il pense s'avère vrai, ce serait pas mal, n'est-ce pas?
- Je… Oui, si Fumseck pond un œuf, nous pourrions l'offrir à Thomas. Dans le cas contraire, j'ai un peu lu les traditions des Potter. Savais-tu qu'ils offraient une salamandre de feu à leur aîné, parce que ta famille est liée au feu? Apparemment, d'ici quelques années, nos trois enfants pourront contrôler le pouvoir des flammes, comme toi! Le fait que je sois née de moldus n'empêchera pas cela! Il est vrai que c'est Harry l'héritier, mais nous pouvons faire une exception, notre tout petit est le Sauveur après tout.
- Hum… Bien sûr, mais je ne sais pas si une Salamandre va naître : Liane est morte, et puisqu'elle était ma Salamandre, elle était censée mettre au monde celle que l'on donnerait à notre fils… Mais oui, c'est une bonne idée. De toute façon, dans la forêt entourant le manoir, des tas de ces magnifiques créatures grandissent, donc bon. Et je suis sûr qu'Harry comprendra.
- Te rends-tu compte James de la chance que nous avons? Nos deux aînés comprennent et ne nous en veulent pas… Je suis si fière! »
A ce moment, Thomas et Héléore entrèrent dans la pièce, les cheveux dans un désordre indescriptible et les yeux rougis.
« Bonjour mes chéris! Vous avez bien dormis? »
Seuls quelques grognements lui répondirent. Les deux adultes regardèrent l'heure : 10heures, pas étonnant qu'ils soient si amorphes pensèrent-ils. Ils embrassèrent les enfants et leur servirent le petit déjeuner.
Lorsque le déjeuner passa, Lily commença à s'énerver bien qu'elle n'en montra rien. Les deux plus jeunes étaient déjà levés et il était bientôt plus de midi. Elle voulait bien que ses enfants fassent la grasse matinée, mais le respect que l'on lui avait inculqué stipulait qu'au moins on se levait pour déjeuner. Maugréant, elle commença le ménage.
« Il exagère, non vraiment il exagère! C'est l'aîné, il devrait montrer l'exemple!
- Pourquoi tu grognes Mère? »
Lily releva la tête et regarda son unique fille, son portrait craché. Pourtant, à l'instant, les yeux dans lesquels brillaient toujours une étincelle de malice et d'intelligence étaient noyés de larmes. La jeune femme laissa tomber le balai qu'elle avait à la main et prit Héléore dans ses bras, avant de s'assoir sur le canapé et la bercer :
« Calme toi ma puce, calme toi. Que se passe-t-il?
- Je veux pas Mère, je veux pas!
- Tu ne veux pas quoi chérie? Tu sais que je suis là, que tu peux nous parler à ton père et moi, nous t'écouterons toujours. Raconte tout à maman…
- Je suis désolée, je n'ai pas pu, je n'ai pas réussis… Je suis désolée, Mère, tellement désolée! »
Le temps de calmer les larmes, l'enfant s'endormit. Lily passa tendrement la main dans les cheveux roux emmêlés. Qu'est-ce qu'elle aimait sa fille, sa toute petite, sa princesse… Elle ne passait pas beaucoup de temps avec elle, Harry s'en chargeait et elle avait confiance en lui. Mais dès qu'elles restaient ensemble, une petite lueur de joie s'installait dans son regard et elle jouait avec sa mère, lui confiait tout. Elles étaient alors telle une mère et sa fille, comme s'il n'y avait qu'elles. Mais souvent, Thomas demandait de l'attention. Il était plus jeune et avait subit un grand traumatisme, elle devait passer plus de temps avec lui. Dans ces moments, sans qu'elle ne sache comment, Harry arrivait et prenait Héléore avec lui, laissant Thomas avec elle.
Son Harry…
Elle sourit tendrement alors qu'une massue semblait tomber dans son ventre.
Elle s'en voulait tellement… Elle le délaissait bien plus que ses deux cadets, et pourtant il ne se plaignait jamais, gardait le sourire, s'occupait des plus jeunes lorsqu'elle ne se sentait pas bien ou que les deux adultes étaient au travail. Il avait sept ans mais semblait en avoir onze. Et ce n'était pas bien. Merlin, elle le savait… Mais elle n'y arrivait pas. Il n'avait pas besoin d'elle. Elle l'aimait, mais dès le début elle avait sentit que le lien qui la reliait à lui n'était pas aussi puissant qu'avec ses cadets.
Il fallait savoir que lorsqu'une sorcière met au monde un enfant, un lien les lies et elle ressent pendant toute son enfance les sentiments de l'enfant. Le courant avait été d'une puissance inouïe avec Thomas et Héléore, mais celui d'Harry avait été faible… Elle l'avait alors cru mort. Cette sage femme aux yeux étranges l'avait alors rassuré, ses yeux bleus et argent témoignant d'une immense émotion sans qu'elle sache pourquoi.
Par contre, James qui avait vite été mis au courant de la faiblesse du lien avait été très présent envers Harry. Puis tout avait basculé lors de la capture des triplés. Thomas était sortit vainqueur et Les deux aînés délaissés.
Elle les aimait de manière égale à tous les trois, vraiment.
Soudain, Thomas entra dans la pièce, en larmes. Héléore se réveilla et recommença à pleurer. Ils semblaient inconsolables. James et Lily ne parvinrent pas à les calmer. Sachant que, bien souvent, seul Harry arrivait à calmer ces crises, le patriarche Potter monta à l'étage le chercher.
Lorsqu'il redescendit, il était pâle et des larmes coulaient sans qu'il semblât s'en rendre compte. Il tendit une feuille à Lily, qui, déconcertée, la lue :
« Je pars. »
Elle cligna des yeux. Comment ça, il partait?
« Je pars parce que mes sourires me semblent sans cesse de plus en plus faux. Parce que mes larmes sont de plus en plus visibles. J'ai l'impression que cette étrange eau salée laisse des traces indélébiles sur ma peau. J'ai l'impression d'avoir le cœur meurtri de coups que vous ne me donnez pas, meurtri de ce silence que vous avez pour moi. Je ne voulais pas partir, vous savez. Vous êtes ma famille et je sais que vous m'aimez. Mais je ne semble pas faire partit de cette famille. Savez-vous que les regards que vous avez pour moi sont ceux que j'imagine la nuit dans mes draps alors que j'entends votre voix conter une histoire à mes cadets? Combien vous me tuez à petit feu alors que vous me répondez 'tu es trop grand pour qu'on te lise une histoire'? Savez-vous que j'ai sept ans, comme mes cadets?
Alors je pars. On me pensera ingrat, je me penserai enfin libre. Peut-être qu'une famille voudra de moi… Je ne sais pas. Vous savez, vous, si on m'acceptera pour ce que je suis? Croyez-vous qu'un jour, il y aura une femme que je pourrais appeler maman et non mère? Qui m'embrassera sans se dire 'Je dois aller voir mon petit chéri!' J'aimerai tellement si vous savez…
Je sais que vous m'aimez.
Ou, en tout cas, j'essaie de m'en convaincre.
Mais je pars, parce que c'est de plus en plus dur de faire semblant d'y croire.
Adieu. H.P »
Elle regarda les membres restant de sa famille, les yeux étrangement secs. Elle grimaça :
« Ce n'est pas drôle Harry. Viens, et je te promets que je ne te gronderais pas.
- Mère…
- Ce n'est pas gentil les enfants de faire peur à maman et à papa comme ça. Héléore, dit à ton frère de venir et que je ne suis pas contente.
- Maman…
- Non, Thomas. Je suis déçue de cette vilaine blague.
- Lily…
- Non James… C'est… c'est vilain. Harry, viens mon chéri, ce n'est pas grave. Viens que je te serre dans mes bras. Viens Harry, viens… »
Les larmes coulaient alors qu'elle regardait à droite et à gauche. Elle se leva, repoussa Héléore et monta à l'étage.
Les yeux fermés, la main crispé sur sa baguette, les larmes dévalant ses joues, James Potter entendait avec un déchirement au cœur les suppliques de sa femme.
« Harry. S'il te plaît Harry. Je veux te faire un gros câlin mon cœur. Je veux te faire plein pleins de bisous. Harry. HARRY !!! NON NON HARRY! S'IL TE PLAIT HARRY! Viens mon fils, viens. Mon ange, mon tendre, mon fils... Harry. Mon petit, mon tout petit… Reviens. REVIENS! »
Héléore et Thomas se tenaient la main, hoquetant et respirant difficilement. Lily redescendit, elle fouillait chaque recoin du manoir sans cesser d'appeler son aîné. James passa la tête dans la cheminée et appela ses meilleurs amis.
Bientôt, Sirius, Remus et Peter arrivèrent, accompagnés de leurs épouse et enfants. Ils étaient tout sourire, mais voyant les larmes de leurs amis, ils semblèrent vite inquiets. Sirius ne cessait de demander ce qu'il se passait. Soudain, Lily entra dans la pièce telle une furie. Voyant tous les enfants qu'il y avait, mais ne trouvant toujours pas Harry, elle s'effondra en pleurs sur le sol, rattrapée in-extremis par son époux. Le patriarche Potter tendit la lettre à ses amis et tenta de contrôler ses larmes afin de consoler sa femme. Cela ne fonctionna évidemment pas et lorsque les autres relevèrent la tête, ils virent les Potter -moins un- serrés les uns contre les autres, les larmes semblant les noyer.
Aucun ne sut comment réagir, si bien qu'Elena, l'épouse Black, les endormis à l'aide d'un léger sort et les coucha chacun dans leur chambre respectives.
Ils se retrouvèrent au salon et commencèrent à discuter :
« Bien, Harry est un gosse, s'il est partit pendant la nuit il ne doit pas être bien loin.
- Il avait un Elfe de Maison.
- Pardon Grey, tu disais?
- Heu… Harry, il a un Elfe de Maison qui fait tout ce qu'il veut. Il voulait pas que j'en parle mais… moi je ne veux pas qu'il parte, c'est mon cousin… Pas vrai papa?
- Oui Grey, tu as bien agis. Tu es comme ton père, observateur. Le loup en moins.
- Sirius!
- Bon, parlons d'Harry!
- Tu as raison Peter… Alors, s'il a un elfe, il a pu aller n'importe où. Cherchons tout de même dans la forêt. Jelena, ma nièce chérie!
- Harry est vraiment partie?
- Tu es aussi longue à la détente que ton Père, une vraie Pettigrow
- C'est Harry le sujet principal.
- Je suis désolé Lunard… Je n'y arrive pas…
- Comment ça?
- Je… Harry ne peut pas être partit pas vrai? Je veux dire, il sait qu'on l'aime!
- Il semblerait que nous ne lui ayons pas assez prouvé.
- Mais nous, on le lui disait. Enfin, je crois…
- Si tu es aussi émotive qu'une Black peut l'être Laëlle, alors tu n'as pas dû le lui dire souvent. »
Ils recommencèrent tous à discuter, cherchant et émettant des hypothèses. Tout le monde parlait, se contredisait, rajoutait quelque chose. Un seul garçon était silencieux. Le frère jumeau de Jelena, Loyd Pettigrow.
« Et toi Loyd? Tu étais celui qui passait le plus de temps avec Harry. Vous disparaissiez pendant des heures! Tu n'aurais pas une idée?
- J'en ai plusieurs.
- Eh bien on t'écoute, fils.
- Je ne dirais rien. Je ne veux pas qu'Harry revienne.
- Loyd! C'est ton cousin et…
- Il était plus malheureux avec nous qu'avec quiconque d'autre. Il sera plus heureux là-bas. C'est tout. »
Les adultes se turent, emplis de remords. Ils aimaient Harry. Ce gosse était intelligent, joyeux, compréhensif, blagueur… Il savait se taire, écouter, était toujours présent pour les autres. Merlin! Son propre frère préférait rester avec lui qu'avec ses parents. La capture des enfants Potter semblait encrée dans les esprits des dits enfants, mais aucun d'eux n'avait voulu raconter ce qu'il s'était passé dans le Manoir de Lord Voldemort. Albus Dumbledore lui-même avait tenté d'user de Légilimencie, mais il avait été rejeté par un puissant bouclier, produit par il ne savait lequel des trois et avait été prodigieusement enguirlandé par l'aîné.
Lily avait placé plusieurs sorts pour savoir quand ses enfants faisaient un cauchemar, mais le temps de se diriger vers la chambre de celui qui faisait un mauvais rêve, il n'y avait plus personne. D'abord paniquée, elle avait faillis ameuter tout le Manoir, avant de se rendre compte que l'aîné consolait ses cadets. Elle leur en avait parlé, mais Héléore et Thomas avaient catégoriquement refusé d'aller voir quelqu'un d'autre qu'Harry.
« Il était avec nous dans le Manoir… C'est le seul qui peut nous rassurer. »
« Moi aussi, je peux vous rassurer… Je suis votre Maman, et il y a votre Papa qui est grand et fort! »
« Peut-être. Mais Harry a tout vu. Et il était là quand vous vous dormiez au chaud au manoir, alors que des esprits entraient dans notre cellule. C'est Harry qui les faisait partir. Pas Papa, qui est grand et fort. »
Donc, personne ne savait ce qu'il s'était passé, et il avait fallu croire Harry et Héléore lorsque ceux-ci avouèrent que c'était Thomas le Sauveur. Ils arboraient tous trois une fine cicatrice en forme d'éclair.
Et… En réfléchissant bien, c'était à partir de là qu'ils avaient consacré leur temps à Thomas.
Ils avaient simplement pensé au traumatisme du dernier-né, sans songer qu'Harry et Héléore avaient, eux-aussi, participés aux tortures… Et il était trop tard à présent… Ils avaient laissé les aînés sans certitude d'être rassurés par leurs parents et ils n'avaient que quatre ans…
Loyd regarda les autres pleurer sur leurs bêtises, satisfait. Il sortit un miroir de sa poche et changea de pièce. Il murmura le nom de son cousin, et celui-ci apparut dans le miroir.
Il eut l'air surpris et s'apprêta à partir lorsque le jeune Pettigrow le retint :
« J'ai été prévenu. Je suis le neveu. »
Harry écarquilla les yeux de stupeur.
« Quand viennent-ils te chercher?
- La semaine prochaine.
- A la semaine prochaine alors. »
Il disparut de la surface libre, alors que Loyd retournait dans le salon. Il constata que les Potter étaient tous levés. Le Ministre de la Magie se trouvait même dans la pièce. Il s'agissait de Kelvin Scott, ancien membre de l'Ordre du Phoenix.
C'était quelque chose d'important : L'héritier Potter, disparut.
Quelques aurors revinrent de l'étage où ils avaient fouillé la chambre d'Harry. Il ne restait que les habits, quelques livres d'enfants et la chevalière des Potter. Ce fut le plus dur pour James, car cela signifiait que son fils aîné ne comptait réellement pas revenir.
Lorsqu'un héritier vient au monde, dans n'importe quelle famille de Sang-Pur ou Sang-mêlé, un tatouage apparait sur l'épaule droite, portant les Armoiries de la famille dans laquelle il est né. A cela s'ajoute, lors du second anniversaire, une bague en or, contenant de nombreux sort afin de protéger le porteur. La bague étant l'exacte réplique du tatouage, elle permet de montrer à tous de qui il s'agit, et donc de respecter l'enfant en convenance. La chevalière ne peut s'enlever que si l'enfant refuse catégoriquement de supporter ce rôle de prochain dirigeant de la famille. Il faut une grande force morale, et des arguments de taille convaincants à donner à la bague. Il fallait aussi assurer que l'on ne reviendrait pas redemander ce droit les années ayant passées. La bague était brisée, cela était pire : Le porteur ne voulait plus faire partit de la famille et se considérait comme renié. Aucunes chances de retour.
Malgré cela, une grande battue fût organisée dans les environs. Tout Godric's Hollow fut fouillée de fond en comble, le Manoir de même, les résidences secondaires de n'importe quel pays furent passées au peigne fin. Pour n'y rien trouver. Hésitante, Héléore fit savoir qu'elle pensait à un endroit où son frère aurait pu laisser des indices. Elle conduisit sa famille dans la chambre d'Harry où leur mère s'effondra au sol. Pensant qu'il fallait attendre que tout le monde se calme, Albus Dumbledore, venu spécialement pour tenter de retrouver l'essence magique d'Harry, ordonna à tout le monde d'aller se coucher dans leur chambre respective. Les Potter -Père, Mère et Enfants- refusèrent de quitter la chambre du fugueur.
C'est en entendant les cris déchirants de Lily appelant son fils et le suppliant de revenir que tout le monde s'endormit.
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Lorsqu'elle se leva, ce matin-là, Héléore passa par la porte cachée de la chambre de son frère et se retrouva dans une pièce où un magnifique tableau faisait office de mur. Comme elle s'y attendait, Thomas s'y trouvait, pleurant et se maudissant. Elle tenta de le rassurer par leur lien, mais cela ne fonctionna pas. Aussi décida-t-elle d'en parler avec lui :
« Ce n'est pas ta faute.
- Si je ne demandais pas autant d'attention, vous seriez heureux et Harry ne serait pas parti!
- Je suis heureuse petit frère! Il est vrai que je voudrais que l'on s'occupe un peu plus de moi, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie.
- J'aimerais tellement savoir ce qu'il s'est passé dans le Manoir quand on avait quatre ans… Peut-être qu'Harry serait resté.
- S'il a décidé de nous effacer la mémoire, c'est qu'il a une bonne raison. Nous avons été traumatisés, il nous l'a dit. On ne pouvait même plus bouger tellement nous étions pris par l'horreur! Il a bien fait. Tiens, j'ai une lettre de sa part. »
Elle tendit une lettre, couverte d'une fine écriture à son petit frère, qui la lu attentivement :
Héléore, Thomas.
Si vous lisez cette lettre, c'est que je suis parti et que vous avez trouvé la pièce au Tableau.
Ce n'est pas votre faute. Ni à toi Thomas, ni à toi Héléore.
Bien, je vous explique : Je vous ai effacé la mémoire, comme vous devez vous en douter, je vous l'ai expliqué après tout. Vous ne vous souvenez donc plus de ce qu'il s'est passé au Manoir des Horreurs.
J'ai appris quelque chose.
Je doit partir, parce que ma destinée n'est pas de vivre en tant que Potter. Je suis quelqu'un d'autre.
Je ne sais pas comment vous l'expliquer… Disons qu'une personne est venue me voir et m'a expliqué qui je devais être.
Je dois vous avouer quelque chose :
Thomas, tu es le Survivant.
Mais Héléore aussi.
Je vois déjà vos yeux s'écarquiller, mais non, vous ne rêvez pas.
Comme vous le savez, je suis le seul (à part Voldemort) à me souvenir de ce qu'il s'est passé cette nuit du 31 Octobre, alors que nous mangions en sa désagréable compagnie.
C'est grâce à vous deux que Lord Voldemort est mort.
Je ne l'ai pas dit tout de suite parce que tu était trop fragile émotionnellement Héléore, mais à présent je te sens prête à porter ce lourd fardeau qu'est la célébrité.
C'est vous deux qui êtes parvenus à bout de ce Mage Noir.
Vous devez porter les honneurs tous les deux.
Quant à moi, je ne suis d'aucune utilité.
Adieu.
Harry Potter.
Lily Potter releva la tête de la lettre.
Ses enfants étaient venus la trouver quelques minutes plus tôt alors qu'ils sortaient d'une magnifique pièce accolée à la chambre d'Harry.
Puis, ils lui avaient donné le message.
Le Ministre de la Magie lui arracha la lettre de son fils aîné et sautilla, joyeux.
« Cela va faire la Une des journaux! ''Harry Potter révèle un peu la Nuit du 31 Octobre avant de disparaître! Héléore Potter, Survivante aussi!'' Ou : ''Harry Potter! Le seul à ne pas avoir oublié La Nuit du 31 Octobre nous révèle un pan du Secret : Héléore Potter, Survivante elle aussi!''
- Calmes-vous, Kelvin! »
Il disparut, oubliant totalement qu'il devait aider à la recherche dudit Harry Potter.
Le lendemain, Les Unes de tous les journaux portaient plus où moins le même titre.
Chez les Potter, les recherches continuaient toujours.
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Voila pour le chapitre 4!
J'espère qu'il vous a plus. =)
Une petite partie est révélée, ainsi qu'un peu du fonctionnement de la vie des Sorciers tels que je les imagines dans mon histoire.
Vous avez dû constater que mes personnages (les enfants) étaient très matures : c'est parce que, ayant grandis dans un univers magique, le cerveau est plus développés.
Voila.
Bientôt le prochain!
