Chapitre n° 4

Nom : pipistrelles des cachots

Titre : … et conséquences inattendues !

Rating : M, présence de slash, homophobes s'abstenir

Pairing : SS/HP

Disclaimer : nous nous excusons auprès de J.K Rowling pour l'usage détourné de ses personnages (qui sont rien qu'a elle pas à nous hélas).

Résumé : Suite du one-shot « et hop… » Le pauvre Harry n'est pas près d'oublier cette fameuse nuit avec son professeur ! HPSS

Notes des auteuzes : Bonjour a toutes et tous (si quelques hommes se trouvent parmi nous, on sait jamais lol) et surtout nous vous souhaitons une bonne et heureuse année pleine de bonheur de réussite et …. de fics bien entendues !

Voilà la suite que j'espère vous apprécierez. C'est dans ce chapitre que l'histoire se met réellement en place et je suis contente de le publier enfin !

Bonne lecture !

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Chapitre 4 :

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Les Vacances ne se déroulèrent cependant pas aussi bien pour tout le monde. Colin était rentré chez lui pour les fêtes. Il aurait dû être heureux, de retrouver ses parents, qu'il n'avait pas vus depuis la rentrée des classes, au mois de septembre, pourtant, il avait été d'une humeur massacrante pendant toutes les vacances.

Il ne voulait pas rentrer chez lui pour les fêtes. Il aurait tellement aimé rester à Poudlard, avec Harry. Mais voilà, Harry, lui, était parti chez ces stupides Waesley ! Alors il n'avait pas eu le choix. Mieux valait encore endurer sa famille que de rester à Poudlard sans Lui. Son absence n'aurait été que plus difficile à supporter.

Il passa donc toutes les vacances, enfermé dans sa chambre, ignorant les remarques et les questions inquiètes de ses parents et de son frère lorsqu'ils tentaient de comprendre son comportement renfermé. Il allait même jusqu'à devenir agressif et les insulter lorsqu'ils venaient les déranger.

Lui, il ne voulait que deux choses, qu'on le laisse tranquille et que ces foutues vacances finissent au plus vite pour qu'il puisse enfin le retrouver ! Il n'avait le cœur à rien. Tout ce qui n'avait pas de rapport avec « son amour » l'indifférait au mieux, ou l'horripilait. Il ne cessait de penser à Lui. Qu'était-il en train de faire ? Etait-il heureux quand même au milieu de tous ces rapaces prêts à lui sauter dessus à tout moment ?

Le soir de Noël, il avait été particulièrement malheureux. Son absence lui avait pesé encore plus en ce soir de fête.

Fête ! Fête pour tout le monde probablement ; sauf pour lui, dont le cœur saignait loin de celui qui le faisait battre. Il n'avait d'ailleurs même pas daigné sortir de sa chambre pour passer le réveillon avec sa famille.

Allongé sur son lit, l'écharpe de « son amour » autour du cou, il caressait machinalement un petit paquet à l'emballage multicolore orné d'un gros ruban. C'était Son paquet. Son cadeau ! Il l'avait choisi et emballé avec soin pour lui faire plaisir. Il l'avait acheté il y a un moment déjà, en espérant pouvoir, cette année, lui offrir. Mais, une fois encore, la petite boîte, qui contenait une bouteille de parfum moldue hors de prix, viendrait rejoindre les deux autres paquets dans sa cachette secrète.

C'était la troisième année que Colin achetait un présent pour « son amour » espérant à chaque fois être assez proche de lui pour pouvoir le lui offrir. Cette année en particulier il avait pris grand soin dans le choix de Son cadeau. Tout l'été il avait enchaîné les petits boulots avec acharnement, pensant sans cesse à Lui, et à sa joie quand il ouvrirait le paquet. Il avait choisi ce parfum en pensant qu'il le mettrait merveilleusement en valeur. D'une fragrance délicate, il lui avait rappelé la fragilité de son amour.

Il y avait vraiment cru cette année ! Il avait eu la certitude que, cette fois, il pourrait enfin lui offrir. Mais non ! Pas encore ! Une fois encore, il restait seul, à passer les fêtes loin de lui, dans cette famille qui ne le comprenait pas. Mais cette année, c'était encore plus dur ! Il avait été si proche du but ! Si proche ! Il avait été à deux doigts de réaliser son rêve !

Mais Snape avait tout gâché ! Il lui avait volé son ange ! Son ange à qui ce monstre avait dérobé l'innocence et souillé la pureté ! Comment Harry, si pur, si innocent, si parfait, a-t-il pu supporter d'avoir été touché par lui ?

« Oh ! Mon Pauvre amour ! Pensait Colin dont les yeux commençaient à s'embrumer. Comme il a dû se sentir sale au contact de ces sales pattes sur sa peau si délicate ? Il avait l'air tellement désemparé après ça ! Et une fois encore j'étais le seul à remarquer sa souffrance. J'ai bien vu qu'il tentait de cacher son trouble. Mais je n'étais pas dupe. Je sais bien que ce n'était qu'une façade et qu'intérieurement il va mal ! Il s'en est même rendu malade le pauvre ange ! Et en même temps comme je le comprends. Moi aussi j'en aurais eu le cœur retourné pendant un bout de temps à sa place !

Mon pauvre Harry ! Pourquoi faut-il que tu sois toujours celui qui souffre ? Tu ne mérite pas cela mon ange !

Et Snape ! Il continue à vivre comme si de rien n'était ! Il l'a sali, brisé, violé et il reprend le cours tranquille de sa vie ! Comment un être aussi abjecte peut-il continuer à vivre impunément comme cela ?

J'aimerais tellement le lui faire payer !

Mais il ne faut pas. Je ne peux pas m'en prendre à un professeur ! Je risquerais de me faire virer ! Pas que cela me fasse peur, mais il ne faut pas ! Je dois rester près de lui ! Il faut que je sois là si jamais il a besoin de moi, moi qui suis le seul à vraiment le comprendre ! Car je suis sûr qu'il finira par se rendre compte que ses amis ne sont pas assez bien pour lui et que moi seul suis en mesure de le comprendre et de l'épauler ! Moi seul peux lui redonner confiance en lui.

Ah ! Si seulement tout avait marché comme prévu ! Nous serions ensemble aujourd'hui ! Il m'aimerait autant que moi je l'ai toujours aimé ! Nous serions heureux tous les deux ! C'est chez moi, et non chez ses maudits Weasley que serait Harry à l'heure qu'il est ! Nous attendrions avec bonheur que…

Mais… Oh non ! Par Merlin ! Quelle horreur ! Comment ai-je pu ne pas y penser plus tôt ? Mon pauvre amour ! Obligé d'endurer cela en plus de tout le reste ! Je comprends mieux maintenant pourquoi il a l'air si malheureux ! Je dois absolument l'aider ! Je ne peux pas le laisser faire face à cela ! Il n'est pas assez fort mon pauvre amour ! Et d'ailleurs qui le serait ? Mais déjà qu'il est quelqu'un de tellement sensible !

Il faut vraiment que je l'aide à se débarrasser de cela ! C'est à moi de le faire. C'est un peu de ma faute tout de même. Evidemment c'était pour la bonne cause ! Ca n'aurait pas dû se passer comme cela ! Il faut que je répare cette erreur ! Il faut que je libère mon amour !

Mais malheureusement je ne vois qu'un moyen pour cela ! J'en suis malade, mais je vais devoir en passer par là ! Et le plus tôt sera le mieux !

Dès que nous rentrerons à Poudlard ! J'aimerais le faire avant, pour son bien, mais c'est impossible !

Mon amour ! Plus qu'une semaine et tu seras libéré !

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Les vacances étaient maintenant finies. Tous les élèves de Poudlard, qui étaient rentrés dans leur famille pour les fêtes, rentraient progressivement dans le Hall, en un joyeux brouhaha, heureux de tous se retrouver, même si cela signifiait aussi la reprise des cours. Mais il serait bien assez tôt le lendemain pour penser aux cours.

Harry discutait joyeusement avec Ron et Hermione, cherchant tous les trois des yeux les amis qu'ils n'avaient pas vu depuis deux semaines. Au bout de quelques instants, ils repérèrent enfin Dean et Seamus, qui se trouvaient de l'autre côté de la pièce. Les deux garçons les aperçurent à leur tour et firent signe à leurs trois camarades de les rejoindre. Le trio gryffondor se mis donc en marche, essayant de se frayer un passage parmi la foule des élèves.

Alors qu'ils approchaient de Dean et Seamus, Colin se précipita vers eux. Surpris de le voir débouler ainsi devant eux, ils s'arrêtèrent pour comprendre ce qu'il leur voulait. Colin se dirigea droit sur Harry, et, à peine à quelques centimètres de lui, il sortit de sa manche un long couteau.

L'incompréhension mêlée a la surprise empêcha Harry de réagir assez vite et, déjà, la lame aiguisée s'abattait sur lui mais, heureusement, légèrement dévié par Hermione qui avait réussi à reprendre ses esprits et à se jeter sur lui pour tenter de l'empêcher de blesser son ami. Elle parvint à déstabiliser légèrement Colin mais ne put empêcher le couteau de l'entailler profondément au côté.

Sous le coup de la douleur, le Survivant ne put retenir un cri avant de s'effondrer sur le sol attirant ainsi le regard de tous les gens présents dans la pièce et un attroupement commençait à se former rapidement autour du groupe. L'assemblée, choquée, semblait comme paralysée. Elle ne parvenait pas à détacher les yeux de la scène, allant de Harry, gémissant au sol alors qu'une marre de sang commençait à se former sous lui, à Colin tenant toujours son couteau. Ce dernier se débattait comme un forcené pour essayer de se débarrasser de Ron, qui tentait de le retenir de se jeter une nouvelle fois sur Harry, et criait des paroles incompréhensibles. Personne ne semblait comprendre ce qui se passait sous leurs yeux.

Tout cela n'avait duré que quelques secondes, et peu à peu, les élèves retrouvaient progressivement leurs esprits, prenant conscience de l'horreur de la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Le professeur Mc Gonnagal prit rapidement les choses en main après avoir réussit à se frayer un passage parmi la foule. Elle commença à disperser les élèves pour pouvoir permettre à Hermione de faire léviter Harry jusqu'à l'infirmerie le plus vite possible, ce que cette dernière s'empressa de faire.

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Le lendemain matin, Harry se réveilla légèrement nauséeux. D'abord un peu déboussolé de se retrouver dans cette pièce aux murs blancs, mais les évènements de la veille lui revinrent rapidement en mémoire. Il était à l'infirmerie. Encore ! Il avait pourtant pensé qu'avec la mort du Lord Noir il en avait finit avec les séjours à l'infirmerie. Mais ce n'était visiblement pas le cas ! Il devait être prédestiné à passer un certain nombre de temps par an dans ce lit austère sous la surveillance attentive de madame Pomfresh, dont il était, sans conteste, le meilleur client !

Mais il n'eut guère le temps de réfléchir à ce problème, car à peine avait-il ouvert les yeux, que ses deux meilleurs amis se jetaient sur lui.

- Harry ! S'écrièrent-ils en le prenant dans leurs bras tout les deux en même temps. On a eu si peur pour toi ! Tu vas bien ? Lui demandèrent-ils, l'inquiétude se lisant dans leurs yeux.

- Oui, oui, les rassura-t-il, je me sens juste un peu pâteux. Mais je suppose que ce sont les potions de Pompom qui ont cet effet.

- Tu en es sûr ? Lui demanda Hermione sceptique.

- Mais oui, ne t'inquiète pas, l'assura-t-il en lui fournissant un sourire qui malgré tout sonnait un peu faux.

- Tant mieux, s'exclama Ron. Heureusement que ce malade t'a loupé Harry ! Tu aurais pu y passer ! Tu as vu ce couteau qu'il avait ? Ce type est un vrai psychopathe ! S'emporta le rouquin.

- Oui, Ron, j'ai bien vu son couteau et même d'un peu trop près si tu veux mon avis tenta de plaisanter Harry pour détendre un peu l'atmosphère. Je m'en serais bien passé d'ailleurs !

- Oh Harry, je t'en prie, ne rigole pas avec ça ! Le supplia Hermione. J'ai vraiment eu peur ! J'ai cru que tu allais mourir ! La jeune fille avait les larmes aux yeux et on pouvait lire dans son regard tout le soulagement qu'elle ressentait à voir son ami, devant elle, bien vivant. Il y avait tellement de sang et …

- Ne t'en fait pas Hermione je vais bien maintenant ce n'est rien ! La rassura à nouveau Harry. J'ai résisté au plus grand mage noir de tout les temps, je n'allait tout de même pas mourir aussi facilement, tenta-t-il de plaisanter.

- N'empêche que tu nous a fait une des ces peurs Harry ! Et pas qu'à nous je peux te le dire ! Toute la grande salle était sous le choc ! Personne ne comprend ce qui a bien pu se passer !

- Oui toute l'école en est encore toute retournée et tout le monde ne parle plus que de ça, confirma son meilleur ami. Et tout le monde y va de sa théorie et je peux t'assurer qu'il commence à circuler des histoires totalement hallucinantes. Mon pauvre ! Je ne pense pas que tu as très bien réussi ta réinsertion tant voulue dans le monde « normal ». Tu fait encore la une des journaux mon pote ! Plaisanta Ron

- Oh non ! Se lamenta Harry ! Je ne demande pourtant pas grand-chose ! Je veux juste qu'on me foute la paix et que ma vie privée ne se retrouve pas étalée tous les matins dans la presse sorcière du monde entier.

- Que veux-tu Harry ! Soupira Hermione. Il faut que tu t'y fasses maintenant. Les gens ne changeront pas de sitôt et ils aiment tout savoir de la vie de leurs héros. Et que tu le veuilles ou non tu es l'un de leur héros. Tu es même probablement le plus important à leurs yeux. Il faut que tu t'y habitues, c'est tout. Ils finiront bien par se lasser.

- Mais je n'ai pas demandé à être leur héros moi, à tout ces gens ! s'emporta Harry.

- Je sais. Se contenta de répondre son amie qui avait déjà entendu ce discours des centaines de fois auparavant. Mais dis moi plutôt, changea-t-elle de sujet, tu sais toi pourquoi il a fait ça Colin ?

Harry fit signe que non.

Et en effet, il ne comprenait pas ce qui avait pu passer par la tête du Gryffondor. Evidement depuis l'épisode de la rentrée, en septembre, il avait bien été obligé d'admettre que Colin semblait totalement obnubilé par lui ! Il avait même était jusqu'à tenter de le droguer pour l'avoir. Mais depuis cette échec, dont le Survivant c'était bien gardé de parler à quiconque, de peur que ce qu'il avait fait ne s'ébruite, Harry avait évité Colin Creevey. Ce dernier avait, d'ailleurs, été beaucoup plus distant avec lui. Harry avait cependant remarqué les longs regards que lui jetait le garçon. Mais il avait toujours fait comme si de rien n'était. Il ne comprenait d'autant moins que Colin avait plutôt l'air d'être amoureux de lui. Alors pourquoi le blesser ? Par dépit ? Pour se venger de l'indifférence dont faisait preuve Harry à son égard ? Peut-être. Mais il n'y croyait pas trop.

Non, décidemment Harry ne comprenait pas ce qui avait bien pu se passer dans la tête de Colin, pour qu'il en arrive à cette extrémité.

- Ce type est un vrai malade de toute façon ! Il était en plein délire hier ! Il n'arrêtait pas de crier des trucs sans queue ni tête, raconta Ron. Soit disant que c'était pour ton bien qu'il faisait ça, que c'était nécessaire, qu'il voulait te libérer, qu'il fallait qu'on le laisse faire. Comme si on allait rester à le regarder te tuer « pour ton bien » sans rien faire ! Quel abruti ce mec vraiment ! J'espère que Dumbledore va le virer ! Il ne mérite que ça ! S'emporta le rouquin. Tu as de la chance qu'il ne t'ait pas coincé dans un couloir désert Harry parce que tu aurais eu du mal à t'en débarrasser de ce fou ! On n'était pas trop de trois, pour l'empêcher de se jeter une nouvelle fois sur toi ! Et …

Ron ne put cependant pas finir de raconter à Harry les évènements de la veille car madame Pomfresh rentra à ce moment dans l'infirmerie et leur demanda de sortir pour laisser Harry se reposer tranquillement.

Ils sortirent donc tous les deux de la pièce, malgré les supplications d'Harry à madame Pomfresh, lui assurant qu'il n'avait pas besoin de repos et qu'il allait très bien maintenant. Mais, cette dernière avait fait la sourde oreille et Harry se retrouvait désormais seul avec l'infirmière de Poudlard.

- Harry, commença cette dernière il faut que nous parlions. Harry fit signe qu'il l'écoutait bien et elle continua. Tout d'abord, pour la blessure d'hier, ce n'était pas très grave et tout est guérie à présent. Je t'ai donné une potion pour calmer la douleur pendant que je lançais le sort pour refermer la coupure et tu vas sûrement te sentir un peu nauséeux pendant une ou deux heures encore, mais l'effet va finir par s'estomper et tu ne sentiras alors plus rien. La blessure n'était que minime, même si tu as perdu un peu de sang mais elle aurait pu être beaucoup plus grave si la lame n'avait pas était déviée, surtout dans ton cas. Tu as eu beaucoup de chance Harry.

Harry acquiesça. Il était bien conscient d'avoir était très chanceux sur ce coup là et que tout aurait pu très mal se finir. Il avait eu très peur, même si il avait fait comme si de rien n'était, pour ne pas effrayer ses amis. Il n'avait envie que d'une chose à présent, de rentrer dans la salle commune des Gryffondors pour retrouver ses amis et tenter d'oublier cette histoire.

- Je peux rentrer dans mon dortoir alors ? demanda-t-il à la femme rondouillette.

- Oui, oui, répondit cette dernière tu n'as plus rien comme je te l'ai dit. Tu vas peut-être garder une légère cicatrice mais elle devrait s'estomper avec le temps et finir par disparaître et il n'y paraîtra plus. Mais, avant que tu ne partes, reprit-elle en le voyant se lever, je voudrais que nous parlions un peu tout les deux de ton état, si tu le veux bien ?

Harry se rassit pour l'écouter, mais il ne voyait vraiment pas où elle voulait en venir. Ne venait-elle pas justement de lui parler de son état de santé ? De quoi pouvait-elle bien pouvoir lui parler ? Il n'était pas malade !

- Je voulais que tu saches que lorsque je te soignais hier soir, j'ai pratiqué sur toi un sort de diagnostique, pour vérifier si tout allait bien. J'avoue que je ne m'attendais pas du tout à ça monsieur Potter. Je comprend parfaitement que vous ayez voulu garder le secret sur votre état, mais je voudrais m'assurer avant que vous êtes tout à fait conscient de ce qui peut se passer. Ce n'est tout de même pas quelque chose d'anodin et il vaut mieux vous faire suivre par quelqu'un. Consultez-vous un médicomage régulièrement ? Elle s'était mise à le vouvoyer comme pour mettre une barrière entre eux.

- Mais… je…, bégaya le survivant. Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler madame Pomfresh. Je suis malade ? demanda-t-il inquiet.

- Mais voyons monsieur Potter, ne dites pas n'importe quoi ! Je veux bien sûr parler de votre grossesse ! Vous êtes forcement au courant tout de même !

- De ma QUOI ? S'exclama le survivant complètement perdu. Je ne vois vraiment pas de quoi vous êtes en train de me parler. Je ne comprends rien du tout !

Abasourdie, madame Pomfresh le regarda attentivement pour voir si il ne se moquait pas d'elle. Mais, voyant qu'il semblait sincère, elle commença à s'inquiéter.

-Vous êtes en train de me dire que vous n'êtes pas du tout au courant de votre état ?

Harry approuva d'un signe de tête. Il commençait à en avoir marre et il voulait rentrer dans son dortoir. Il voulait juste qu'elle se dépêche. Et en même temps, il inquiétait maintenant.

De quoi voulait parler madame Pomfresh ? Ce ne pouvait quand même pas être ce qu'il avait cru comprendre !

- Alors vous n'êtes pas du tout conscient du fait que vous soyez enceint ?

Harry ne dit rien, accusant le choc. Il avait alors bien entendu la première fois ?

- Mais il est pourtant impossible que vous soyez tombé enceint par inadvertance voyons. Vous avez forcement planifié cela ! Il ne peut s'agir d'un accident dans votre cas, une po…, continuait madame Pomfresh alors que Harry la bouche ouverte ne parvenait à reprendre ses esprits.

Il avait sûrement mal compris. Où alors c'était Pompom, qui s'était trompé. Mais il ne pouvait sûrement pas s'agir de ça ! Ce n'était pas possible !

- Vous dites que je suis QUOI ? Osa-t-il enfin redemander pour en avoir enfin le cœur net, bien qu'il avait peur de la réponse.

Madame Pomfresh, voyant alors que Harry avait très bien entendu, mais ne voulait volontairement pas comprendre de quoi elle parlait, en conclu qu'il n'avait vraiment pas la moindre idée de ce qui était en train de se passer dans son corps.

Elle était gênée d'avoir à lui apprendre une telle nouvelle. Avoir un enfant que l'on ne désire pas à seulement dix-huit ans, ce n'est déjà pas facile à assumer lorsque l'on est une fille, mais c'est sûrement encore plus dur à admettre et à supporter, lorsque l'on est un jeune garçon et que l'on a visiblement jamais entendu parlé de sa vie de grossesse masculine. D'autant plus que, si Harry disait vrai, et elle en était maintenant convaincue, et qu'il n'était pas du tout au courant, cela signifiait que quelqu'un lui avait fait boire de force une potion de conception, et elle jugeait cet acte odieux.

Voyant le regard interrogatif et très inquiet du jeune Gryffondor elle prit son courage à deux mains et se lança. Elle allait tenter de lui expliquer les choses en douceur, pour ne pas trop le brusquer. Elle sentait qu'il allait avoir besoin de soutien, mais elle ne savait pas trop comment s'y prendre et par où commencer.

- Harry… je suis désolé d'avoir à te dire cela, je t'assure. Mais il va falloir que tu répondes à certaines questions. Un enfant ne se conçoit pas comme ça et …

- Je ne suis pas enceint ! Nia Harry.

- Harry, continua-t-elle sans faire attention aux dénégations du jeune homme, tu as déjà abordé la question d'avoir un enfant avec ton petit copain ?

- Je n'ai PAS de petit copain, s'emporta Harry, et d'ailleurs je ne suis PAS gay !

- Mais Harry, tenta de le calmer madame Pomfresh, tu as forcement… enfin tu vois ! Tu es enceint Harry et quoique tu dises cela n'y changera rien ! Il faut que tu l'acceptes et que tu m'expliques comment cela a pu arriver sans que tu ne sois au courant. Je vais t'aider comme je peux à surmonter tout ça, même si je suis consciente que ce ne sera pas facile. Mais il faut que j'en sache un peu plus. Est-ce que quelqu'un aurait … abusé de toi ? demanda-t-elle encore.

-NON ! Cria Harry en se levant. Non ! Je ne suis pas enceint ! Vous vous trompez ! Ce n'est pas possible ! De toute façon c'est physiquement impossible ! Je suis un GARCON ! Et même si c'était possible, ce que je ne crois pas, je NE SUIS PAS GAY ! Nia une nouvelle fois Harry, qui, la veille encore, n'était pourtant pas loin de l'admettre.

- Harry… tenta de reprendre madame Pomfresh.

- NON ! La coupa Harry. Je ne veux plus rien entendre. Vous dites n'importe quoi !

Il avait maintenant les larmes aux yeux et l'infirmière décida de lui laisser quelques minutes pour admettre la vérité. Harry, cependant ne l'entendait pas de cette oreille. Il savait bien qu'elle n'allait pas le laisser s'en sortir sans qu'il ne réponde à ses questions. Et lui, il ne voulait surtout pas lui répondre. Il n'était pas gay ! Il avait juste couché avec un mec une fois ! Et pas avec n'importe qui ! Mais ça personne ne devait le savoir ! Et puis ce n'était pas comme si ce qu'elle lui disait était possible ! En tout cas c'est ce qu'il voulait croire ! Jamais il ne pourrait avoir un enfant ! Et encore moins un enfant de Snape ! Il avait envi de vomir rien qu'à l'idée.

Alors pour éviter d'avoir à faire face à l'inévitable, encore une fois, il préféra fuir. Alors malgré les supplications de Pomfresh, le priant de l'écouter et de lui laisser pratiquer des examens, il se leva et parti en claquant la porte.

Mais une fois dans le couloir, il avait beau se répéter encore et encore que ce n'était pas possible, qu'il n'était pas enceint, il ne pu retenir ses larmes et c'est en courant, les joues ruisselantes, et secoué de spasmes, qu'il se réfugia dans la salle sur demande, pour laissé libre cours à sa colère et à son désespoir.

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À suivre…

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Merci d'avoir lu ! Merci aussi à tout les reviewers anonymes du chapitre précédent.

J'espère que vous avez aimé et que vous n'êtes pas trop déçu par la tournure que prennent les évènements.

La suite dans deux semaines.

Bizzzzzzzz