Disclaimer : Shingeki No Kyojin ne m'appartient pas, œuf course, vous connaissez la chanson.
Note : Je ne sais pas où j'ai essayé d'aller avec ce texte, j'avais juste envie de faire une petite surprise à Smilefurus et Baka-Shiro pour leur anniversaire. Les filles, j'espère donc qu'il vous plaira et... Joyeux anniversaire Smilefurus et Baka-Shiro !
(Et encore merci à Slavy et Smilefurus pour vos reviews.)

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Juste comme ça
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#4 — Sans Thème

(Levi & Erwin Smith)


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Levi n'aimait pas Erwin Smith. Il ne le détestait plus au point de le tuer, mais il ne l'appréciait certainement pas. C'était globalement un connard manipulateur au cœur de pierre et ses stratégies de merde avaient causées la mort de Farlan et Isabel par dessus le marché.

Cependant, Levi n'arrivait pas à rejeter la faute sur Erwin car c'était lui qui avait décidé de laisser ses amis seuls pour buter le blond. De la même façon qu'il avait décidé de le suivre.

Pas les bataillons d'exploration. Il avait décidé de suivre Erwin Smith. Il ne savait pas exactement pourquoi, l'homme semblait voir quelque chose que personne d'autre ne voyait. Et, quelque part, il avait envie de découvrir ce que c'était.

Et c'était ce qu'il faisait désormais, il le suivait comme son ombre depuis qu'ils étaient rentrés de cette fichue expédition extra-muros, les chariots remplies de cadavres qu'ils avaient regardé brûler quelques heures après, quand la nuit était tombée.

Par la suite, l'escouade Smith n'avait pas mis longtemps à être formée et, bien sûr, Levi en fit partie. Il s'en contenta. Ce qui le surprit car cela signifiait aussi supporter l'autre tare à lunettes, nommée Hanji Zoë, qui trouvait tout et n'importe quoi passionnant avec un enthousiasme frôlant l'hystérie, ainsi que l'autre con de Mike Zacharius, un peu moins blond que leur chef mais beaucoup plus grand. (C'était vraiment possible d'être aussi grand ?) Au moins, il n'avait plus l'impression qu'il le scrutait et le reniflait en permanence de crainte qu'il égorge Erwin dans son sommeil et c'était déjà ça. Puis, par chance, il y avait aussi Nanaba, une femme qu'il avait pris pour un mec au départ (ce qu'elle n'avait vraiment pas aimé, vraiment pas), qui semblait douce aux premiers abords, mais qui savait être particulièrement flippante quand elle s'y mettait. (Ou quand on la prenait pour un homme, par exemple.) Il fut étonné d'apprendre qu'elle avait choisi d'abandonner son nom de famille en rejoignant les bataillons. Un jour, elle avait déclaré qu'elle n'en avait pas besoin et qu'ils étaient sa famille à présent et Levi avait compris dans le regard qu'elle avait échangé avec Mike que si elle devait porter un nom, ce serait le sien. (Mais Levi n'était pas stupide, et eux non plus : cela ne pourrait jamais arrivé.) À part ça, elle n'en avait jamais donné la raison. Ou les, s'il y en avait plusieurs, mais Levi ne lui avait jamais posé la moindre question. Cela ne le regardait pas, c'était un choix qu'elle avait fait comme sa propre mère avait décidé qu'il serait Levi. Juste Levi.

« Levi, que fais-tu ici ? »

Erwin Smith se tenait droit, sa main toujours posée sur la poignée de la porte de ses quartiers et observait Levi, assis sur le canapé qui frottait un bibelot avec une rare méticulosité. Il leva son chiffon et répondit :

« Ça s'voit pas ? »

L'officier ferma la porte en entrant dans la pièce et s'approcha avant de croiser les bras.

« Comment es-tu entré ici ? »

Levi releva un sourcil en levant finalement les yeux vers lui.

« Je pensais que tu avais fait tes devoirs me concernant, à l'époque. »

Le blond eut ce petit mouvement d'épaules qui n'avait rien à voir avec un haussement malgré son visage impassible. C'était plus une espèce de rire réprimé. Enfin, c'était ainsi que Levi l'avait interprété avec le temps.

Levi s'attendait à se faire chasser mais à la place son supérieur se dirigea vers son bureau et s'y installa avant de sortir une feuille ainsi qu'une plume et un pot d'encre. Le grattement régulier de la plume sur le papier fut le seul bruit que l'on pouvait entendre dans la pièce et Levi s'en accommoda. Il n'était pas venu ici pour taper la causette de toute façon. Il avait besoin de s'occuper les mains et l'esprit. D'être loin de ce dortoir.

Cela faisait plusieurs semaines maintenant, mais cela ne rendait pas la chose plus supportable, bien au contraire. Il s'attendait toujours à entendre Farlan râler quand il secouait les draps ou à voir Isabel s'infiltrer dans la pièce chaque soir...

Et quelque part, Erwin sembla le comprendre car il ne posa aucune question et les heures s'étaient tant écoulées que l'huile de la lampe avait fini par être entièrement consommée.

Erwin alluma une bougie et Levi sentit son regard sur lui alors qu'il avait entrepris quelques heures plus tôt le dépoussiérage de la bibliothèque.

« Tu ne vas pas dormir ? »

Levi le fusilla du regard et il reprit son nettoyage pendant un moment avant de poser son chiffon.

« Tu arrives à trouver le sommeil, toi ?

– Parfois. Le corps a besoin de repos pour fonctionner. »

Erwin avait beau dire ça, il n'alla pas se coucher pour autant et continua la rédaction du rapport de leur dernière expédition.

Le soleil commençait à se lever quand Levi sentit une main se glisser dans ses cheveux. Il ouvrit lentement ses paupières et croisa le regard d'Erwin. Son regard n'était plus aussi glacial qu'à l'accoutumée mais quand il constata qu'il était réveillé, il reprit son air impassible et se redressa presque brusquement en retirant sa main.

« C'est l'heure », lui dit simplement Erwin en récupérant sa veste.

Levi réalisa alors qu'il s'était endormi sur le sofa du blond qui avait posé sur lui sa veste d'uniforme en guise de couverture. Aucun des deux ne dirent jamais rien sur le sujet.

C'était peut-être la première fois, mais ce n'était pas la dernière et, rapidement, Levi connut mieux le bureau que son propriétaire. Cela leur convenait, Erwin ne posait pas de questions et il le laissait s'occuper l'esprit en nettoyant la pièce et il tendait à Erwin les ouvrages ou objets dont il avait besoin.

Et ce n'était pas parce que Levi n'aimait pas Erwin. C'était juste parce qu'il ne le détestait plus.