Il m'embrasse une dernière fois avec toute la fougue dont il est capable et je ne peux pas m'empêcher d'y répondre en posant une main sur sa joue. Il y a une alchimie complètement dingue entre nous. Je ne peux pas l'expliquer et puis il m'a l'air sincère enfin.. Sauf s'il se fout de ma gueule comme tous les autres. J'essaye de ne pas miser sur cette relation pour ne pas souffrir. Ça peut vous semblez bizarre que tout cela se passe aussi vite, mais je ne peux pas l'expliquer. Ses yeux me fixent un peu tristement, il sait autant que moi qu'on ne peut pas être ensemble. D'autant plus qu'il pense encore que je suis le petit ami de son frère. Je soupire alors légèrement et regarde ailleurs. Mon regard gêné a l'air de le faire craquer puisqu'il m'embrasse tendrement le cou.
-Marco... Tu es fiancé.
Je pense que c'était la chose la plus censée que je disais depuis notre rencontre. Il souffle légèrement tout en caressant ma joue. Il m'oblige à le regarder. J'ai l'impression de le connaître depuis des années.
-Par ordre de mon père. Je suis gay, elle m'intéresse seulement par intérêt.
-Et cette femme ?!
Je parlais de celle aux toilettes. Je n'avais certainement pas oublié cette période. Il n'allait pas me prendre pour un con plus longtemps. Je ne voulais pas qu'il me dise ce que je voulais entendre. Pour une fois, je voulais une réponse honnête. Et puis s'il me mentait, je le sentirais. Question d'habitude. Il passe une main dans mes cheveux puis mordille ma lèvre tout en le regardant.
-C'est elle ma femme. Je suis seul, j'ai des besoins.
Il tente de me ré-embrasser, mais je le repousse vivement. C'était quoi cette vieille excuse de merde ? Il comptait vraiment pouvoir me baiser ainsi ? Hors de question. Mon choix était fait, je choisirai l'autre frère qui avait l'air bien plus fidèle et gentil. Je prends alors mon regard colérique et m'écarte vivement.
-Écoute tu m'oublies.
Il ne fallait pas qu'il compte sur moi pour que je l'écoute une seconde de plus. Rapidement, je sors et reviens à cette table qui est comme une porte de secours. Je souris gentiment aux parents puis recommence à manger. Je devais faire sortir ce poison de ma tête. J'avais comme première impression de Marco, quelqu'un de nocif. J'avais déjà assez de problèmes.
Puis le blond revient. Je vais maintenant éviter tout contact visuel et physique avec lui. Ça n'a jamais été bon les tentations. Il s'assoit puis je sens son pied se coller à ma jambe. Je rêve où il est vraiment en train de... Me faire du pied et donc jouer avec le feu. Je lui donne un coup de pied discrètement. Plus de contact physique. Ça a l'air de lui plaire. Je ne peux pas rester plus longtemps ici. J'essuie alors délicatement mes lèvres avant de me tourner vers les parents.
-Excusez-moi, mais il se fait tard et... Je dois aller de mes frères et sœur. Ce fut un plaisir, vraiment.
Je me lève et embrasse tendrement Satch, le faisant exprès bien sûr pour espérer calmer Marco. Leurs parents me sourirent grandement. Cette rencontre s'était finalement bien passée avec eux. Ils ont l'air de bien aimer alors je ne dois pas les décevoir. Pour une fois, qu'on m'estime. Je prends ensuite mon manteau et les saluts une dernière fois avant de sortir rapidement. Voilà une bonne chose de faite... Je dois absolument me reprendre. Et ce n'est pas un vieux mec, des quartiers bourges, prétentieux, mais aussi beau, sexy, craquant qui va me faire perdre tous mes moyens.
Je souffle un long moment et passe une main sur mon visage avant de rapidement prendre la direction de mon domicile. Qui sait ce qui m'attends ensuite ? Je dois penser à autre chose, je commence à radoter et ça doit vraiment être chiant. Désolé.
Quelques minutes plus tard, j'arrive chez moi. C'est déjà la fête, Luffy court partout, suivit de Carrotz. Ils mettent vraiment l'ambiance. Les entendre rire me fait penser que finalement je ne les rends pas si malheureux et tant mieux. Je rejoins Sabo, assit sur le canapé puis m'affale à ses côtés. Je m'allume une cigarette. J'ai besoin de me confier et c'est le seul à qui je peux parler.
-J'ai rencontré un mec qui me rend fou et qui est le frère de mon prétendu petit ami.
-Je crois que je tombe amoureux.
On avait l'habitude de se raconter nos galères personnelles pour savoir qui avait la pire, mais alors là, Sabo gagnait la compétition haut la main. Je m'étouffe presque avec la fumée de ma cigarette en entendant cela et me tourne vers lui.
-Alors là... Et c'est qui.. L'heureuse élue ou la mal élue ?
Je ris légèrement pour me moquer de lui, comme d'habitude, puis il commence à me parler d'une certaine Koala. Il a l'air accro. Personnellement ça me ferait peur à sa place. Pas vous ? Devenir accro à une personne sans jamais être sûr qu'il ne vous trompe pas, qu'il ne se fout pas de votre gueule ? Je ne peux pas lui dire qu'il finira pas être déçu, je n'ai pas le droit de lui infliger ma philosophie aussi négative. Je lui ébouriffe les cheveux avec un doux sourire puis lui embrasse le front. Je lui conseille les habituelles paroles de réconfort puis me lève tout en écrasant mon mégot. Je vais tout de même faire des recherches sur cette prétendue Koala pour savoir si elle ne se tape pas tout les mecs de son lycée.
Je reste un grand frère protecteur même si l'on ne l'a jamais été avec moi.
Je pars me changer dans ma chambre tout en réfléchissant à ce que je pourrai faire de ma journée pour penser à autre chose. Trouver un plan cul ? Aller dans un bar ? Voler une caisse ? Tiens, j'ai trouvé. J'ai eu pas mal de pourboire, donc je vais aller faire les courses. On dirait que je suis une mère de famille.
Je mets rapidement un jean un peu près propre puis descends pour prendre une bière. J'allais surmonter cette épreuve grâce à cet alcool. Je tiens bien alors ne vous inquiétez pas, je saurai bien choisir les produits.
Je commence ensuite mon chemin tout en buvant ma bière et après quelques centaines de pas, j'arrive à mon habituel supermarché. Et dieu merci, pas celui où je travaille même si grâce à lui, j'ai le droit à des bons très avantageux. Enfin un point positif dans ma vie. J'entre dans le bâtiment en baillant à cause de la soirée d'hier puis commence lentement, mais sûrement ma promenade dans les rayons. Je me sens comme une personne normale. C'est vraiment censé me rassurer ?
Au fond, je ne voudrais jamais être comme tout le monde. J'aime me sentir comme un être différent. Beaucoup de personnes se serraient suicidés suite à toutes mes galères, mais je pars du fait que ça me rend plus fort.
Je remplis mes sacs, volant quelques bonbons pour les gosses puis part payer. La vendeuse n'y voit que du feu tellement qu'elle est défoncée. Voilà le modèle que je ne veux pas être même si je m'en rapproche dangereusement. Je sors, par la suite, de ce magasin. Normalement, je devrais tranquillement rentrer chez moi, mais une alarme de voiture attire mon attention. Je ne devrai pas plus m'en soucier normalement, on est dans les quartiers nord, mais c'est surtout la personne qui vole la voiture qui me choque. Mon instinct me fait venir vers lui en fronçant les sourcils.
-Putain mais qu'est ce que tu fous à voler une voiture alors que tu es pété de tune ?!
-Monte avec moi ou fait toi arrêter.
Devinez qui s'est. Mon coup de cœur.. Marco. Je n'aurai jamais dû venir vers lui, mais trop tard, il attire mon cœur. Putain mais ça put l'histoire à l'eau de rose. Je n'ai pas d'autre choix de monter dans cette bagnole à ses côtés. Il est maintenant le maître de mon destin même si je ne compte pas me laisser faire.
Comment je fais pour me retrouver dans des situations comme ça ?
Il démarre en trombe avec un léger sourire. Si j'étais dans sa situation, j'aurais eu la même réaction. Peut-être qu'il m'attire car on se ressemble. Je ressers lentement mes sacs contre moi en mordillant ma lèvre.
-Tu m'expliques.
-C'est mon boulot. La médecine ne m'intéresse pas alors je vole des voitures et garde l'argent que me donnent mes parents pour mes études afin de vivre.
En deux phrases, il avait réussi à me choquer et pourtant, c'était vraiment difficile. Je comprenais rien même si... C'était plutôt simple en vérité. Alors ce petit bourge profitait pleinement de la naïveté de ses parents. Je n'aurai jamais cru cela de lui et le pire, c'est que ça me plaît encore plus. Un sourire s'échappe de mes lèvres. Je me détends petit à petit alors qu'il sort une cigarette. Je lui en prends une sans lui demander puis la coince entre mes lèvres. Il me regarde avec un air envieux et amusé puis s'approche, de trop près à mon goût, pour venir allumer ma cigarette. Je me recule une fois fait puis ouvre la fenêtre. Je regarde le ciel d'un air pensif avant qu'il mette 'Feel it still'. Le rythme me détend.
-Alors tu es content de me voir ?
Je me tourne vers lui, un peu surprit puis ris. Je lui fais un fuck pour lui répondre puis je reprends mon affaire. Cependant, comme je suis dans mes pensées, je ne remarque pas qu'il roule plusieurs kilomètres, trop de kilomètres. C'est seulement quand je remarque qu'on sort de cette immense ville que je commence à légèrement paniquer.
-Eh tu m'emmènes où ?!
-À notre date chéri.
Je jette ma cigarette par la fenêtre avant de me tourner vers lui une nouvelle fois, surpris. Alors il était si déterminé que ça ? D'un côté ça me plaît mais en même temps... Mon ventre se sert à cause de l'anxiété. Il a l'air si serein pourtant, il semble comme moi et vivre le jour pour le jour. C'est une philosophie que j'aime.
Je tombe peu à peu sous son charme.
On arrive rapidement à un hôtel restaurant. Il est sérieux ? Il pense réellement pouvoir me baiser comme ça ? Ce n'était pas la définition que j'avais d'un date enfin...Si mais pour la fin d'un date. Il a intérêt à se rattraper. Marco s'arrête puis sort. J'en déduis que je dois faire de même.
-Si tu comptes me baiser, tu as tout faux. Je ne vais pas tromper ton frère.
Il éclate de rire et vient se mettre face à moi avant de répondre. Sans gène, il me plaque à la voiture et colle son bassin au mien. Je ne peux pas m'empêcher de retenir ma respiration alors que je le trouve très près. J'ai envie de l'embrasser. Et il a l'air de le savoir puisqu'il vient lentement m'embrasser le cou. Je n'ai même pas le réflexe de le repousser, au contraire. J'ai même la bêtise de gémir quand je le sens me refaire un suçon. Il est possessif.
-Tu n'es pas avec mon frère, il m'a parlé de votre petit plan. Alors maintenant, je considère que tu m'appartiens. Ces suçons le prouvent.
Il a pas tord ce con. Je ne peux même pas m'empêcher de sourire. J'ai l'impression d'avoir un poids en moins. Cela veut définitivement dire que...Je suis célibataire et complètement libre de faire ce que je veux sans trahir mon ami. Je le prends alors par la veste et le colle à la voiture avant de l'embrasser fougueusement. Comme la première fois. Ça me fait tellement de bien, je n'ai jamais ressentit cette sensation qui me fait me sentir vivant. Qu'est-ce que je ressens pour lui en vérité ?
Ça devient de plus en plus chaud. Je viens lui caresser le torse pendant qu'il me porte d'un coup par les fesses. C'est bien plus rapide que la première fois. On en a marre de se retenir, je pense. Je me frotte à lui. Je sens déjà qu'il est excité ce qui veut dire que je suis plutôt doué. Il inverse ensuite les positions et commence à me déshabiller. Nos bouches ne se lâchent plus. C'est beaucoup trop bon pour arrêter. Une sensation grisante.
Finalement, il avait ce qu'il voulait pour son date mais ne pensez pas que je n'y gagne rien. Au contraire. Je l'arrête cependant, reprenant lentement ma respiration. Je ne comptais pas m'envoyer en l'air avec lui sur un parking. J'avais une certaine dignité. Il a l'air de comprendre et me fait finalement redescendre. Il prit ma main rapidement avant de m'emmener dans l'hôtel. Wouah... C'était putain de luxueux. Je le laisse me guider et en moins d'une seconde, je me retrouve dans une suite. J'entends à peine la porte se fermer qu'il me reprend contre lui pour m'embrasser.
Nos lèvres se lient merveilleusement bien ainsi que nos jambes. On trouve le lit je ne sais comment. Je me retrouve ensuite en dessous de lui. Il s'est déjà mis torse nu. Je prends quelques secondes pour caresser et mater son torse. Il est vraiment bien monté.
Une bête sauvage.
Il vient entre mes jambes avec un léger sourire pendant que mes mains se perdent dans ses cheveux. J'adore leur texture. Je crois que je suis fou de lui. Le connard. Je me frotte à son bassin sensuellement alors que je lui lance un regard des plus érotique. Il me regarde longuement, caressant mon visage, puis se baisse afin d'enlever mon tee-shirt pour ensuite mordiller un de mes tétons. J'eus un petit sursaut et gémis de plaisir alors que je lui enlève son pantalon. Je crois que je n'ai jamais eu autant hâte de voir un homme nu. Sérieux, il me fait bander.
Et ce moment arrive plus vite que je ne l'aurai cru. On se retrouve bien vite tout les deux nus. Nos corps se collent parfaitement, nos caresses sont douces et fougueuses. On baise comme si c'était la dernière fois qu'on le faisait. C'est un peu contraire comme c'est la première fois. J'ai l'impression d'être entier quand il me caresse le corps, qu'il me l'embrasse. Nos érections se frottent avec sensualité. Vu la façon dont je le raconte, on dirait que tout est parfait. Mais en vérité, j'ai peur de ce que je peux ressentir pour lui et puis je souffre légèrement quand il s'enfonce en moi.
Je ne vais pas vous raconter en détail, mais je peux vous dire que c'était le meilleur orgasme de ma vie. Jamais on a autant prit compte de mon plaisir et ça... C'est la meilleure chose qui m'est arrivé. En tout cas ça rentre dans le top 3 putain.
Après minimum 2 heure de baise, je m'écroule sur lui, haletant. C'est la première fois qu'un mec me crève autant. Je le fais se retirer de moi puis m'affale sur le côté en me couvrant à peine. C'est à ce moment-là que je me rends compte que j'ai un grand sourire niais. Et apparemment lui aussi quand je le regarde. Je viens déposer un léger baiser sur ses lèvres avant de me redresser pour prendre une clope. C'est le meilleur mélange, je vous assure. Il me pique quelques taffes de ma cigarette avant de venir sur moi avec un sourire joueur.
-Quoi ?
-J'adore voir ton visage quand tu jouis. T'es à croquer.
J'hausse un sourcil puis viens lui caresser la nuque.
-Je sais, on me le dit tout le temps.
Pourtant, ça résonne plus fort en moins quand il me le dit.
Marco grogne de mécontentement rien qu'en imaginant qu'on puisse toucher à sa propriété. Ça me plaît vraiment de lui appartenir, mais en même temps ça me fait chier...Car je sens que je deviens déjà dépendant à lui. Je deviens complètement contradictoire à mes valeurs quand je suis avec lui.
M'amènera-t-il à ma perte ?
Pour l'instant, je ne regrette rien, mais une fois seul chez-moi, j'aurai la fâcheuse tendance de tout remettre en question comme d'habitude. Et si c'est un bon jour, je terminerai à la conclusion que Marco n'est pas un mec pour moi.
Mais j'essaye de ne pas y penser et le laisse m'embrasser le corps avec douceur et passion. J'ai l'impression de le connaître depuis 40 ans, c'est agréable. Mais quelque chose vient nous déranger et c'est une nouvelle fois mon téléphone.
-Tu es beaucoup demandé à ce que je vois.
-Mes plans culs certainement.
Le blond grogne une nouvelle fois et vient me mordre la lèvre inférieure après avoir tout de même regarder qui c'était. Suite à ça, il se baisse, se mettant sous les draps et vient malicieusement lécher mon membre. De mon côté, je décroche tout de même en contenant mes gémissements. C'était Sabo donc c'était forcément important.
-Allo ? Mh … Quoi ?! C'est une blague ? Non tu fais rien, j'arrive !
Je raccroche par la suite et remonte Marco en étouffant un soupire d'aise contre ses lèvres.
-Je suis vraiment désolé, mais je dois rentrer.
-Pourquoi ?
Il a l'air mécontent, mais ça ne me fait pas plaisir non plus, loin de là.
-On a reçu un avis d'expulsion.
Je retombais rapidement de mon petit nuage avec Marco. Il semblait surprit. Mais si je lui disais que cela était mon quotidien, qu'est ce qu'il ferait ?
Voilà un autre chapitre, j'attends vos avis! Bye!
