Je m'étais promis de poster un chapitre par week end et bim, me voilà à court de forfait internet.

Pour me faire pardonner, voici deux chapitres.

N'hésitez pas à laisser des reviews, j'ai écrite cette fic toute seule dans mon coin avec mon esprit tordu, alors je veux bien votre avis ;)

En parlant d'esprit tordu, j'avais prévu que cette fic n'était pas pour les âmes sensibles, vous vous apprêtez à comprendre pourquoi!

Merci à tout ceux qui m'ont ajoutés dans leurs favoris 3

Bonne lecture à vous.

Et bon week end.

Chapitre 3

B POV

« Putain de connasse, c'est froid! »

Et merde. Je m'étais appliqué à faire son plat préféré, parce que je voulais juste passer ma soirée tranquille à bouquiner, pour une fois. J'avais bien dosé chaque ingrédient, goutant à plusieurs reprises pour vérifier l'assaisonnement, la proportion de viande par rapport à la sauce, j'avais vérifié que le plat de soit pas trop chaud, pour pas qu'il se brûle. Mais quand je l'avais avertis que son repas était servit, il avait attendu la fin de son émission de dégénérés pour venir à table. Pas étonnant que ça soit froid.

Mais qui est-ce qui va le payer, la putain de connasse biensûr...

Il était assis à table, dans une cuisine trop petite, trop crade, trop miteuse. Pendant qu'il mangeait, j'avais juste le droit de rester debout, droite comme un i, prète à répondre à chacune de ses demandes. Une bière, du vin, une pipe...

Quand à mon repas à moi, j'avais le droit de récupérer son assiette une fois qu'il ait fini et aller la finir à la cave. Même si la plupart du temps, il ne s'agissait que d'un reste de sauce.

« T'es même pas capable de me servir un plat chaud, sale pute! »

En se levant, il empoigna ma nuque et d'un mouvement rapide, me fracassa la tête sur la table, renversait sa bière. En m'hurlant que je n'étais qu'une salope, il vint se placer derrière moi, sa main maintenant ma tête sur la table. Il souleva ma robe alors que je commençais à lister mentalement le nom des capitales que je connaissais.

J'avais interdiction de porter des sous-vêtements, et n'avais que des robes ou des jupes, parce que « c'est plus pratique comme ça... et puis qu'est-ce que ça peut te foutre connasse ».

Londres, Dublin, Paris, Madrid...

Sans attendre il enfonça au plus profond de moi sa bite pour la quatrième fois ce jour là.

Berlin, Amsterdam...

« Oh t'es une bonne salope toi, hein, t'es déjà toute mouillée!»

Oui, j'étais encore pleine du sang qu'il avait fait couler en moi quelques heures plus tôt.

Ses hanches claquaient sur les miennes, faisant bouger la table. Mes jambes ne me tenaient même plus.

Rome, Kiev,... c'est quoi la capitale de l'Autriche?

Merde c'est quoi la capitale de l'Autriche!

Ses mains se resseraient sur ma peau. L'une sur ma nuque, l'autre sur ma hanche. Il me faisait mal, et... quelque part, je savais que ce n'était pas comme cela qu'un père devait aimer son enfant. Mais après tout, ne m'aimait-il pas à cet instant?

Sa main qui jusque là cramponnait ma hanche vint sous mon genou, qu'il souleva pour poser ma jambe sur la table. Sa bite entra alors plus profondement, heurtant le fond de mon ventre. J'avais cette impression tenace d'être écartelée de l'interieur.

Sydney, Tokyo, Pékin...

« Dis moi que t'aimes ça quand jte baise, salope. »

Comme je gardais le silence, il redoubla d'ardeur. Le bord de la table commençait à entamer la peau de mes hanches. Et je sentais du sang s'écouler de cet endroit si douloureux qui nous reliait.

Il m'attrappa par les cheveux, tira brusquement en arrière ma tête en me faisant hurler, oubliant aussitôt la map monde. Ce qu'il faisait me heurta en plein visage. La violence de ses coups de butoir en moi alors que j'avais déjà tellement mal. La douleur de mon front après avoir heurté la table, celle de mes cheveux qu'il avait probablement arrachés. La douleur dûe aux frottements avec la table qui rivalisait avec celles de ma tête. Et sa bite qui s'acharnait à aller et venir toujours plus vite comme s'il s'excerçait à battre un reccord de vitesse.

« Dis moi que tu aimes sentir ma queue en toi! »

Comment pouvait-on aimer ça?

J'allais céder et lui dire que oui quand il jugea que je n'avais pas été assez rapide.

« Tant pis sale pute, jvais te la mettre dans le cul, je sais que comme ça tu vas jouir. »

« Et maintenant le point info avec Julia, alors Julia, quoi de neuf aujourd'hui? »

Allez Julia, dis nous ce qu'il va se passer aujourd'hui. Dis nous que je vais bosser avec une bande d'abrutis qui n'aura qu'une idée en tête: « Dans combien de temps sera notre pause? »

Même si l'idée de suivre des flics dans leur boulot ne m'emballait pas vraiment, c'était toujours mieux que la prison. Sur cette idée au combien sympa je m'étirais dans mon lit, glissai en dehors et commençai ma serie de pompes puis d'abdos.

Puis je mis à couler mon café, me laissant le temps de m'habiller, prendre mes vitamines, me laver les dents et me coiffer. Le café avalé, je partis courir. Après trois quarts d'heures à haute intensité, je repassais par chez moi me préparer pour ma journée. Si on m'avait dit que j'allais finir par bosser avec les flics...

En arrivant à l'accueil du bâtiment, l'hotesse m'indiqua le 18ième étage, le même que la veille. Moi qui avait vaguement espéré me retrouver à bosser aux archives, c'était mort. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur le même open space que la veille. Plusieurs petits groupes étaient attroupés autour de leur bureau respectif. Je traversais tout ça puis au fond tournais sur la droite à la recherche du bureau du Commisaire Cullen, je passais devant un comptoir où se trouvaient patisseries et boissons chaudes... Bah tiens...

Sur mon chemin, je passais près de l'homme qui avait mené mon interrogatoire la veille, il semblait en grande conversation avec un homme que je connaissais déjà. L'abruti qui sort sans préservatif! Ma journée pouvait-elle être pire?

Après avoir trouvé le bureau du Commisaire, nous avions eu un court entretien, pendant lequel j'avais pris des notes sur mon bloc note, avec son autorisation. Deux choses étaient sorties de ce face à face: une durée indeterminée, et pas de salaire pour l'instant. Youpi...! Même si le « pour l'instant », je ne l'avais pas franchement compris, j'étais en train de me demander si trois années de prison à faire du sport en salle n'étaient pas mieux que rester ici à gratter du papier et refuser des donuts!

L'entretien terminé, le Commisaire m'accompagna à un bureau qui faisait face à l'ascenseur. J'y retrouvai l'homme de l'interrogatoire et celui des toilettes en boîte, ainsi qu'un grand blondinet.

« Mademoiselle Swan, je vous présente Emmett McCarty, Jasper Hale et Edward Cullen, mon fils. Vous observerez cette brigade. Ce qu'ils font, comment, pourquoi, jusqu'à ce que vous compreniez qu'ils font bien leur boulot. Les gars, travaillez bien. »

Et il partit. Me laissant en plan devant le bureau. Mon amant d'une nuit et Emmett se faisaient face, chacun sur une chaise, séparés par le bureau, sur lequel était assis le blond. Seul Edward n'était pas en train de me faire un sourire poli, lui aussi sûrement aussi perturbé que moi à l'idée de nous revoir ici. J'aurais certainement préféré le retrouver sous mes draps plutôt qu'ici.

Emmett venait de me proposer une patisserie qu'il sortait honteusement de sous le bureau quand un homme à la mine déconfite s'approcha de leur bureau en disant qu'il voulait porter plainte. Après réagencement des chaises pour qu'il y en ai une côté plaignant et trois côté flics, je me retrouvais debout derrière l'équipe de choc qui était en train de questionner le plaignant qui était là pour un vol de voiture.

Je notais tout dans mon bloc note. Qui disait quoi, qui faisait quoi. Pas de nom, pas de date, mais je retranscrivais tout.

Par acquis de conscience, en entendant l'homme expliquer que sa voiture était plus passe partout que tape à l'oeil, j'ai cherché sur mon portable si une voiture du même modèle ne venait pas d'être mise en vente. Et là... Bingo! Première affaire et coup de bol phénoménal! Je zoomais sur la photo de la vieille berline et pus lire que la plaque d'immatriculation correspondait. Je revins alors sur l'annonce qui demandait un prix au rabais (histoire de vite se débarrasser de la caisse sans doute) et tendis mon téléphone à Jasper qui était en train de retranscrire les infos sur l'ordi.

Quand il vit ce que je lui montrais, il me fit un grand sourire. Il informa alors le plaignant que nous avions déjà une piste, surprenant Emmett et Edward qui n'avaient pas suivi ce que j'avais trouvé, et le prévint qu'on le contacterait quand on aurait plus d'infos.

Une fois l'homme partit, Jasper informa ses collègues et me demanda à moi de passer un appel au vendeur de la voiture volée, m'expliquant qu'un voleur se méfirait moins de l'appel d'une femme.

Je notai sur mon bloc note: utilisation de civil et misogynie.

Je pris ma voix la plus stupide et entortillais une mèche qui s'était échappée de ma queue de cheval, me mettant dans le personnage: « Oui bonjour. Voilà, je vous appelle pour la voiture. Vous savez la grise. Celle qui est jolie. Je voulais savoir si je pouvais l'acheter. » Effectivement, l'homme que j'avais au téléphone avait l'air bien content d'avoir une femme au bout de la ligne. Faisant grogner Edward. « Il serait possible que je vienne la voir? Naaan parce que je voudrais être sûre qu'elle soit raccord avec mon sac à main vous savez... »

Blablabla. On a convenu d'un rendez vous une heure plus tard, il avait essayé de me proposer un resto après pour scellé la vente, j'avais décliné, il m'avait alors proposé qu'on baise ensemble. J'avais ris avant de répondre que j'étais pas deséspérée, avais confirmé l'heure du rendez vous et raccroché, coupant court à ses saloperies.

Emmett et Jasper s'étaient frappés dans les mains comme s'ils venaient de signer un gros contrat et Edward me fixait bizarrement et c'était un peu gênant.

Ils étaient partis arrêter le mec sans moi. Ils avaient préféré me laisser au bureau. L'idée de jouer au solitaire sur l'ordi m'avait effleuré l'esprit, mais ça aurait voulu dire que je faisais exactement ce que je leur avais repproché. Alors je pris des notes. Sur l'entretien avec le plaignant, avec le mec au téléphone, sur le fait qu'Edward soit le fils du boss...

Ils revinrent une heure plus tard en rigolant comme des enfants.

« Il est où le gars? »

Ils m'expliquèrent qu'ils l'avaient arrété et déposé au 14ième étage, que, souvent, les affaires passaient de mains en mains et qu'il n'y avait pas toujours de suivi. Le Commandant essayait de lutter contre ça, mais lutter contre un fonctionnement en marche depuis des dizaines et des dizaines d'années, ce n'était pas une mince affaire. L'affaire étant réglée, nous avions du temps pour aller à la salle de sport au quatrième étage.