Et comme promis le troisième chapitre !!!

Merci énormément pour les reviews !!! Comme promis moins de description et même un peu d'action et de suspense !!!

Bonne lecture …

Amandine (je préfère signée de mon prénom finalement…)

Chapitre 3 : Sourire Rouge

Vallée de Mojave, ferme Johnson, scène de crime de Samantha Redding – 13H30

Lisbon luttait pour revenir sur la scène de crime. Jane la soutenait rien que par sa présence et le baiser échanger quelques minutes plus tôt lui fournissait le prétexte pour arriver à faire dériver son esprit. Van Pelt se dessina devant Lisbon.

« On a trouvé le smiley … Boss » dit-elle rapidement, gênée par la scène qu'elle avait aperçue.

« Bien ou est il ? » S'enquit-elle sur un ton professionnel.

« Dans la salle de bain Madame. Rigsby est sur les lieux. »

Elle partit en direction de la salle de bain, tout en mastiquant le chewing gum sensé lui fait passer la nausée qu'elle avait en revenant dans cette maison. Et ceci non seulement à cause de la scène en elle-même ou plus exactement de la mise en scène mais également de la puanteur de la maison : une décomposition de corps avancée avec une chaleur pareille n'est pas un régal pour l'odorat…

En se dirigeant vers la salle de bain, Jane remarqua plusieurs choses étranges. Les pétales devaient finalement comportées un code comme l'avait supposé Lisbon. Cependant la clé de l'énigme était aussi de trouver comment le déchiffrer, et là John Le Rouge a surement fait quelque chose de spécial.

Le smiley constituait l'autre chose étrange de sa part. Il était dans la salle de bain, le corps dans la salle et celui-ci avait été déplacé. Il voyait pourquoi déplacé le corps mais le smiley non. Là quelque chose clochait et comme John Le Rouge ne laissait jamais rien au hasard…

Il inspecta avec l'aide de Lisbon et Rigsby la salle de bain, des plus ordinaires. Une cabine de douche dans un coin, une étagère, une vasque un lavabo et un miroir. Elle avait du être utilisé par la victime car elle était en léger désordre, une brosse qui trainait, un bâton de rouge à lèvre. Et le smiley lui s'étalait souriant macabrement face au miroir, sur le mur opposé.

Jane ne comprenait pas encore ce que ceci voulait dire. Trop de pièce manquait dans cet ensemble.

Lisbon semblait pataugée également.

Finalement impatiente, elle décida d'aller vérifier ses suppositions auprès du légiste. Elle consulta Jane du regard qui suivit ses traces, de même que Rigsby. Ce dernier lui présenta le légiste.

« Patron, voici le Dr Yang, légiste du comté. Dr Yang, Teresa Lisbon CBI et Patrick Jane consultant. »

Il serra la main à Lisbon puis à Jane. Il semblait très froid et distant. Le regard appuyé et un rictus aux lèvres à peine perceptible, méthodique, orgueilleux. Il rappela à Jane le Dr Highley dans la Clinique du Dr H. de Higgins Clark. Cet homme ne lui inspirait que de l'antipathie et Lisbon le ressentait. Elle fut pressée d'en finir d'autant qu'il la fixait intensément.

« Bien docteur, que pouvez-vous nous dire concernant la victime ? »

« Femme d'une quarantaine d'année qui a visiblement succombé à une hémorragie massive. La rigidité indique que le corps a été déplacé peu après sa mort, pour atterrir ici. Elle semble, vu l'état de ses plaies et des ecchymoses qu'elle présente, qu'elle est succombé à un accident de voiture, elle porte la marque de la ceinture de sécurité. »

« C'est tout ? »

Il la regarda de haut comme si ce qu'il venait de dire était remis en question. Orgueilleux présomptueux et imbus de lui-même voulant dominer. Il est marié, il a une alliance. Sa femme n'osera pas divorcé, il doit la piéger par un moyen ou un autre. Surement une femme au foyer. Pas d'enfant il est trop méticuleux. Un enfant est imparfait, il n'aurait pas son intelligence. Bien habillé mais pas de grande marque. Il veut se faire remarquer mais en même temps passé inaperçu si le besoin s'en fait sentir. Il les nargue, il sait quelque chose.

Ces chaussures sont couvertes de sable il a marché dans le jardin ou le désert récemment. Mais ses vêtements n'en portent pas trace.

Son analyse fut interrompue par le médecin :

« Je ne suis pas un de vos subordonnés agent Lisbon. Je suis médecin légiste. Je suis un scientifique et je ne tire pas de conclusions hâtives. Mon rapport arrivera bientôt sur votre bureau. Bonne fin de journée Agent Lisbon. » Sur ce il s'en fut.

« Et bien celui-ci il n'est pas mal il va rentrer dans le top 5 des meilleurs médecins légistes sans problèmes. » Ajouta Rigsby, avec une pointe de malice.

« Rigsby, tu as interrogé les voisins ? »

« Oui, rien vu rien entendu. Ils n'ont aperçu Samantha Redding que le jour de son arrivée. Juste un signe de loin. »

« OK. Toi et Van Pelt vous retournez au bureau et interroger la famille, les voisins de Samantha Redding. Toutes ses connaissances. Et dit à Cho de se rendre à son cabinet rencontré ses confrères également. Je demande au juge un mandat pour pouvoir accès à ces dossiers. »

« Et vous boss ? »

« Moi j'ai une chose importante à faire je vous retrouve au bureau ce soir. »

Rigsby se tourne vers Jane : « Et toi ? Tu fais quoi ? »

Jane répondit calmement : « je reste avec Lisbon. Je crois que cela me concerne aussi. »

Rigsby leva un sourcil étonné mais voyant le regard noir de Lisbon et le sourire amusé de Jane il décida de se mettre en route rapidement.

Lisbon revint donc vers la scène de crime principale. Il avait même teint les cheveux de leur victime. Ecœurant.

« Lisbon, vois-tu quelque chose qui pourrait nous aider ici, à comprendre les motifs de ce fou ? N'importe quoi qui soit différent de la soirée où ta mère est morte ? »

« Et bien… la disposition de la pièce est quasiment semblable à celle de notre ancienne maison, le corps dans la même position, même les fleurs dans le … Non il y a une fleur en plus dans le vase. Il n'y avait que des roses blanches. Là il y en a une en plus, une orchidée. Je ne comprends pas, il n'y avait aucune orchidée ce jour là. »

« Donc il l'a placé là intentionnellement. Un autre indice de sa part. Au fait tu m'as bien dit qu'elle était psy et que tu l'avais recontacté récemment, n'est ce pas ?

Lisbon le regarda en fronçant les sourcils.

« Oui en effet. J'ai du l'appeler il y a trois semaines environ. C'était l'anniversaire de ma mère. Je hum J'étais un peu … déboussolée. »

« Ne t'en fais pas Lisbon c'est normal. Autre question : lui as-tu parlé de l'un de nous, de l'équipe ? Il va falloir que l'on sache exactement ce qu'elle sait ou ce qu'elle savait. Elle a du parler à John Le Rouge. »

Lisbon en était consciente. Elle avait essayé d'occulter ce moment. En le regardant, elle comprit qu'il ne lui jetait même pas un regard de reproche. Il ne voulait pas qu'elle se sente coupable. Contrairement à son père, lui cela avait été tout l'inverse. Il avait failli réussir à la détruire.

Jane c'était le contraire, il la laissait libre et indépendante tout en la protégeant. Ses sentiments vis-à-vis de lui venaient de se trouver renforcer. Elle était en train de tomber amoureuse de lui, et elle ne s'en apercevait, ne se l'avouait que maintenant.

« Je lui ai surtout parlé de mon enfance, de mon passé. Je lui ai raconté dans la limite tolérée de nos enquêtes, et … de toi également. Peu de Cho. Mais je me suis posée pas mal de question sur Rigsby et Van Pelt … Arrête de me regarder avec ce petit air sournois et sarcastique je sais que tu savais que cela me tracassait… je pense que c'est majoritairement ce dont je lui ai parlé. »

« Très bien nous devrons vérifier ses dossiers de toute façon mais prenait elle encore des notes de vos entretiens ? Tu m'as dit que tu ne faisais que l'appeler était-ce informel ? »

« Oui totalement. Surtout quant je parlais de mes enquêtes. C'était plus comme si je me confiais à une amie. Où veux-tu en venir exactement ? »

« Ta ligne a probablement été mise sur écoute. Et il est possible que quelqu'un au sein du CBI soit impliqué. »

« Je te demande pardon ??? Non personne au CBI … »

« Souviens-toi du meurtre de Bosco, Lisbon. On lui a fait confiance et ils sont morts. »

Elle se sentait mal. Non seulement on l'espionnait, on se jouait d'elle, et en plus une autre personne au CBI serait un espion. Elle en aurait hurlée. Elle faillit éclater de rire à la place, un rire sec, nerveux. Elle eut un mouvement de recul vis-à-vis de Jane comme si cela était de sa faute mais ça ne l'était pas.

Elle lança à Jane un laconique « je reviens ».

Elle sortit de la maison.

Trop pour elle.

Jane restait seul pendant ce temps dans la maison. Il préférait la laisser. Il lui fallait le temps de digérer tout ce qu'elle venait d'apprendre tout simplement.

Il refait le tour de la maison, observe le smiley et demande à l'un des policiers de photographier tous les pétales dans l'ordre et de les numéroter par sachet. Tout ceci étant très important. Lisbon a dit qu'il y avait un code. Il devait le trouver. Qui sait s'il n'y avait pas déjà une autre victime ? Il avait conscience que tout ceci faisait parti d'un plan plus vaste et John Le Rouge était le seul à pouvoir le faire tenir en échec sur toutes les affaires résolues avec Lisbon. En même temps, on n'aurait pas fait appel au « médium » si ca avait été facile.

Il explora la maison. La chambre. Rien a priori n'avait été touché ou déplacé. La victime n'avait même pas eu le temps d'y dormir.

Il repartit dans la cuisine. Il avisa une bouilloire. Du thé. Voilà ce dont il avait besoin. Il mit de l'eau à chauffer. Son coté « so british » probablement. Il dégota des sachets de thé, prit une tasse. Il y avait une odeur étrange. Il n'y fit pas vraiment attention. Lorsqu'il versa l'eau dans la tasse avec le sachet, Lisbon revenait vers lui. Elle allait mieux.

Lisbon le regardait lui et son rituel de thé… elle sentit une odeur caractéristique. De l'amande. Elle songea que le thé devait être à l'amande mais elle réalisa en voyant la table qu'il était à l'orange cannelle, donc une odeur typiquement différente. Elle se remémora une discussion avec sa psy a propos d'empreinte sur la tasse de thé d'un suspect et qu'à cause de cela il n'avait pas pu le coincer immédiatement. Elle lui en avait parlé.

Elle hurla à Jane de lâcher la tasse qu'il portait à ses lèvres et se ruant sur lui la fit tomber et celle-ci se brisa sur le sol. Jane la regardait, effrayé.

Lisbon expliqua : « j'avais parlé à Sam de cette manie que tu avais de boire du thé à chaque enquête. Il a donc piégé le thé. La boîte portait l'étiquette orange cannelle. Le sachet de thé était de la même couleur. Cela ne pouvait pas sentir l'amande. Et l'odeur de l'amande est caractéristique de la présence de cyanure. Il a voulut te tuer. »

Entre temps, Jane avait pris le temps d'analyser la situation. Il avait compris et dit calmement à Lisbon.

« Non tu te trompes. Il savait que tu serais avec moi. Il n'a fait que confirmer mes soupçons quelqu'un nous surveille. Tu étais bien sur écoute. Ce n'était qu'un avertissement, une mise en garde. »

« La prochaine fois il n'aura qu'à mettre un panneau : « attention John Le Rouge vous observe ». C'est bon vous pouvez y aller il n'ya plus rien à voir le spectacle est fini pas de second meurtre ici. » Dit-elle sarcastiquement à l'attention de Jane en premier puis pour les policiers encore sous le coup de la frayeur causé par Jane.

Il eut un léger sourire et examina de plus près la boîte de thé. Un léger smiley était recouvert par les sachets et fait avec du sang de la victime.

Tout allait se compliquer pour Lisbon et Jane et la prudence serait de mise.

Une fois que tous les indices furent collectés, ils décidèrent de rentrer au bureau. Après tout le véritable appartement de Sam Redding était là bas. Ils avaient quatre de route devant eux pour se remettre de leur frayeur respective et Jane avait des remerciements à faire à sa collègue.