Coucou les gens ! Ça va ? Moi super ! :D

J'espère que votre semaine c'est bien passé, on se retrouve aujourd'hui pour le chapitre 4, j'espère que le précédent vous a plus et que celui la vous plaira aussi ! :)

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Guest :

Pennyy:Ho Mathieu et Antoine ils sont sévère je trouve , 11 de moyenne c'est pas trop bas non plus .

Puis le 2 ème trimestre et toujours le moins bon parce que c'est le moment ou il fait froid et plus il fait froid p

Moins on a envie de faire autre chose que dormir .. Je suis sur on devait être consu pour hiberner a la Base

Bref sinon pas grand chose a dire , mais j'espère que Lucas est un mec bien (si je me trompe pas c'est aussi lui qu'à attaqué Alexandra donc c'est pas gagner

Réponse :

Oui, un 11 c'est pas la pire note, le problème c'est qu'elle ne fait aucun effort pour essayer de remonter ou maintenir sa moyenne en place ;) après, je comprend aussi ta théorie sur l'hibernation xD Ce n'est pas lui qui a insulté Alexandra, mais il ne pense pas vraiment du bien d'elle ! (Tu auras l'occasion de le voir dans les prochain chapitre ) et c'est à toi de découvrir si oui ou non il est sympa ;) merci pour ta reviews ! :)

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Bonne lecture !

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Chapitre 4 : La chute

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Louise traversa la cours de recréation en cet après-midi de début mai, les joues rouges et le cœur battant la chamade. Son amie Éloïse l'observait de loin, en souriant bêtement. Si les deux jeunes filles n'étaient pas ensemble pendant la pause de 15h00, c'est parce que Lucas avait voulu se retrouver seul en tête à tête avec Louise. Impossible de savoir pourquoi.

Cette dernière arriva dans un coin non fréquenté sous le préau ou lui avait donné rendez vous le garçon qu'elle aimait.

Il était là, avec ses mèches folles qui partaient dans tout les sens et ses petits yeux bruns noisette. Son air malicieux avait quitté son visage, et il semblait un peu anxieux. Il sourit malgré tout en la voyant.

« Hey, Louise ! »

La concernée lâcha un petit rire et le salua à son tours une fois arrivé à sa hauteur.

« Pourquoi tu voulais me parler ? » questionna-t-elle, en essayant de cacher son stresse.

Le jeune homme rougit et détourna le regard.

« Bah enfaite, je voulais savoir si… si tu accepterais de sortir avec moi, parce que je t'aime beaucoup… »

Bon, Ok, ce n'était pas la plus belle déclaration ou la plus romantique, mais pas besoin de s'importuner avec ça pour les amourettes d'enfances. Et pour la jeune fille, cet aveux valait tout l'or du monde.

« O-oui, bien sur ! » béguéllia-t-elle en hochant la tête.

Il n'en fallut pas plus à Lucas qui, avec un grand sourire, lui attrapa le bras pour la coller contre lui avant de l'embrasser. La première pensée de Louise qui était en train de paniquer intérieurement, fut de savoir comment pencher la tête lors d'un baiser. Mais ses questions et autres peurs inutiles disparurent en sentant les lèvres de son désormais petit copain s'écraser contre les siennes, et leurs salives se mélanger.

De loin, Éloïse observait la scène avec un sourire satisfait. Il était temps qu'ils se mettent en couple, ces deux là ! Elle était très heureuse pour son amie !

Mais Marion, qui elle aussi avait vu le baiser qu'échangeait Louise et Lucas, ne voyait pas les choses sous le même œil…

De retour en classe, avec un sourire qui faisait trois fois le tours de son visage et les joues encore rouges, Louise s'installa près de Marion. Elles avaient physique, et c'était la dernière heure de cours avant le week-end. La jeune fille se pencha vers son amie, et s'exclama :

« Tu vas jamais deviner ce qu'il m'est arrivé ! »

Cette dernière grogna légèrement et ne prit pas la peine de tourner la tête vers elle.

« Je sais. » lâcha-t-elle d'un ton froid.

Louise la regarda, étonnée, sans relever son ton froid pour autant.

« Ah bon ? Comment ? C'est Éloïse qui te l'a dit, c'est ça ?

-Non, je vous ai vu vous embrasser.

-Oui, c'est absolument super ! J'étais sur qu'il ne m'aimait pas ! » s'extasia-t-elle.

Marion soupira, exaspéré. Mais qu'est ce que Lucas trouvait à cette fille ?! Elle n'avait rien de spécial et n'était pas particulièrement belle. Louise n'aurait jamais du sortir avec lui, c'est elle qui aurait du prendre sa place.

« Pourquoi tu soupires comme ça ? Ça ne va pas ?

-Si, ça va. Il se passe juste que tu n'aurais jamais du sortir avec Lucas ! » s'énerva Marion, les larmes aux yeux.

« Comment ça ?! Ne me dit pas que tu l'aimes aussi !

-Bien sur que si, et depuis bien plus longtemps que toi ! Tu n'aurais jamais du être avec lui ! » lâcha-t-elle, en se retenant de pleurer, de plus en plus énervée.

« Le problème, c'est que c'est moi qu'il aime, et pas toi. » cracha Louise.

Plus furieuse et vexée que jamais, Marion se leva et prit son sac sur le dos avant de sortir de la classe en claquant la porte, ignorant les remarques de sa professeur. De toute façon, elle n'était pas à une heure de colle près.

Toute la classe la regardait partir, se demandant ce qu'elle avait. Seule Louise le savait, mais elle décida de n'en parler à personne.

Après cette heure de cours mouvementée, la jeune fille et ses amis se retrouvèrent à l'arrêt de bus, attendant ce dernier.

« Tu sais ce qui lui à prit à Marion, Louise ? » demanda Martin.

La concernée haussa les épaules et fit comme si de rien n'était.

« Non, j'en ai aucune idée. » mentit-elle.

Lucas tenait timidement sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas qu'il sache ce qu'il s'était passé. Éloïse non plus ne devait pas savoir, ou du moins pas encore. Et ce qui concerne Martin, plutôt mourir que de se confier à lui, il n'était pas vraiment quelqu'un de confiance.

Alors que le bus arrivait et que les élèves se précipitaient tous pour monter dedans, Lucas prit Louise à par et lui demanda :

« Dis Louise, ça te dirais de venir avec moi au cinéma Lundi après midi ? »

Un grand sourire naquit sur les lèvres de la jeune fille.

« Oh oui, ce serait super ! »

Mais son cerveau réalisa quelques choses.

« Hein ? Mais on a court, lundi… » bafouilla-t-elle.

Le jeune garçon haussa les épaules.

« Et alors ? Me dit pas que t'as peur de te faire engueuler ! Si tu veux, je demanderais à mon frère de se faire passer pour ton père, comme ça il pourra te faire un mot d'excuse. »

Ah oui, c'est vrai. Lucas séchait souvent les cours, ce qui expliquait certainement sa moyenne lamentable. Quelques fois, il demandait à son frère Corentin, un gars d'environ 23 ans, très grand et très maigre que l'on surnommait "l'asperge" de lui faire un mot d'excuse en se faisant passer pour son père. D'autres fois, il avouait qu'il avait séché les cours, se fichant des sanctions données par les profs et ses parents une fois qu'ils apprenaient la vérité.

C'est pour ça, que Louise l'admirait en quelques sortes. Il répondait aux profs, à ses parents et à n'importe qui. Il n'en avait rien à foutre de ce qu'il se passerait après. Ça lui était déjà arrivé de quitter la salle de classe au beau milieu du cours -comme Marion l'avait fait plus tôt- parce que ça l'ennuyait. Il avait déjà était renvoyé du collège pendant quelques jours, les instituteurs le craignaient, tout comme les autres élèves, même s'il arrivait à certain d'essayer de se battre avec lui. Heureusement, Corentin était là pour le défendre en cas de besoin.

Corentin avait un don pour imiter les signatures et inventer des excuses bidons, pour le plus grand bonheur de son frère. Il était sans emploi, et vivait dans un studio miteux depuis que ses parents l'avaient mit à la porte. Il n'avait pas travaillé à l'école, pas eut de brevet, pas eut de bac ou fait d'étude, alors quand son père et sa mère avaient remarqué qu'il passait ses journées dans sa chambre à dormir sans même essayer de chercher un job, ils l'avaient mit à la porte en pensant que ça le bougerait un peu. Et ils avaient raison, la preuve : Corentin c'était trouvé un métier ! Enfin, on ne peut pas vraiment appeler ça un métier… Il était devenu dealer et gagnait sa vie grâce à la drogue.

Jamais Louise n'avait eu l'idée de sécher les cours : ses pères la tueraient. Mais avec Lucas à ses côtés, tout semblait possible. De plus, si Corentin pouvait la couvrir, elle ne voyait pas le problème. Elle hocha la tête.

« D'accord, on ira au ciné ! Par contre je compte sur ton frère pour le mot d'excuse ! »

Le jeune garçon lui sourit et hocha la tête. Ils allaient bien s'amuser.

Sortir avec Lucas aurait pu améliorer le comportement de Louise, elle aurait pu de nouveau être de bonne humeur et sourire tout le temps, mais non. Maintenant elle faisait la gueule dès qu'il n'était pas avec elle, et malheureusement, c'était sa famille qui en payait le prix. Elle ne lâchait plus son portable, même pour manger, ce qui était sujet de discorde entre elle et ses parents. Pourquoi devrait-elle lâcher son portable alors qu'elle parlait avec son amoureux ?

Ces derniers qui n'étaient pas au courant que leur fille avait un petit copain, voyaient sa mauvaise humeur s'aggraver sans savoir pourquoi, ni quoi faire.

Lucas avait décidément une très mauvaise influence sur Louise : elle était toujours désagréable, n'écoutait plus rien en cours et répondait au profs, devenait de plus en plus violente -il lui arrivait de plus en plus fréquemment de gifler son frère-, ne faisait plus ses devoirs, n'apprenait plus ses leçons et parlait d'ailleurs très effrontément à ses papas quand ces derniers lui faisaient des remarques, et pour couronner le tout, elle continuait à sécher les cours de plus en plus fréquemment. Évidement, ses papas ne savaient rien étant donné qu'elle avait toujours un mot d'excuse fait par Corentin.

En Bref, elle suivait parfaitement l'exemple de son petit ami. Après tout, elle voulait lui plaire, non ?

Nous étions à présent vendredi en cette fin de mois de mai. Il était 20h00 et le soleil était encore haut dans le ciel.

Mathieu et Antoine était dans leur chambre, en train de s'habiller pour aller à une soirée. Depuis le temps qu'ils prévoyaient de se faire une fête avec leurs amis, ils avaient finalement réussi.

Mathieu s'appliquait soigneusement du gel dans les cheveux.

« Tu es prêts, chéri ?

-Oui, j'arrive. »

Il rejoignit Antoine au salon, qui se tenait face à leurs enfants.

« Bon, Betty ne va pas tarder à arriver. Vous êtes sage avec elle et vous faites ce qu'elle vous dit. C'est claire ? » déclara ce dernier.

Les petits acquiescèrent.

« Oui !

-Ouais… »

Le petit châtain soupira légèrement.

« On compte sur toi, Louise. »

Cette dernière ne répondit pas, les yeux toujours rivés sur son portable. Les deux hommes enfilèrent leurs vestes, avant d'entendre la sonnette de la porte d'entrée.

« Ça doit être elle ! » annonça le grand chevelu en allant ouvrir.

Effectivement, c'était elle. Betty les salua, et le couple partit. Ils avaient rendez vous dans un bar avec Nyo, Alex, Seb, Fred et Alexis.

Betty était à la cuisine, sur son ordinateur en train de fumer une cigarette. Elle n'était pas resté avec les enfants à cause de la fumé qui émanait de sa clope. Une fois qu'elle l'eut fini, elle se leva de sa chaise et remarqua qu'en partant, Mathieu et Antoine avait oublié de ranger le lave vaisselle.

« Louise ? Tu veux bien m'aider à ranger le lave vaisselle, s'il te plait ?

-Non. » répondit cette dernière d'un ton froid depuis le salon.

Betty soupira faiblement. Elle non plus, n'était pas épargnée par le caractère de Louise.

« Allez, soit gentille. On en a seulement pour quelques minutes. » tenta la jeune femme.

La jeune fille, scotchée à l'écran de son portable, grogna. Elle ne pouvait pas lui foutre la paix ?!

« Bah fou moi la paix et range le toute seule. Si tu arrêtais un peu de me causer inutilement, ce serait déjà finit.

-Ne me parle pas sur ce ton, Louise.

-Oh c'est bon, t'es pas ma mère. » cracha-t-elle.

Betty soupira mais n'insista pas. Elle ne voulait pas créé de dispute inutile ce soir. Sans se plaindre ou dire quoi que se soit, elle rangea la vaisselle dans les placards.

« Arrête d'être méchante avec Betty. » dit Théo en fronçant les sourcils.

Il avait peur de s'opposer à sa sœur mais tant pis. Il fallait bien faire quelque chose, non ? Il vit Louise grogner et lui lancer un regard assassin.

« T'as un problème, sale mioche ?

-Moi non, mais à première vu, toi oui.

-Et on peut savoir ce qui te fais dire ça ?!

-T'es toujours méchante et désagréable avec tout le monde, juste pour faire ton intéressante. »

Louise se leva du canapé, furieuse, pour se diriger vers le fauteuil ou Théo essayait en vain de disparaître. Elle le gifla avant de siffler :

« Moi au moins je ne suis pas un sale gamin con et antipathique dont personne ne veux.

-C'est vrai, mais moi j'ai pas besoin de faire la salope comme toi pour avoir des potes. »

Ce fus la goutte d'eau qui fit déborder le vase.

La jeune fille saisit son frère par le col et l'expulsa par terre. Ce dernier tenta vainement de se débattre, alors que sa sœur le bourrait de coup. Par réflexe, il envoya son pied dans l'estomac de cette dernière qui tomba sur le dos à cause du choc.

C'était tellement bête, de se disputer entre frère et sœur pour des choses aussi débiles.

Louise se releva et se jeta sur lui. Alerté par le bruit, Betty était venu entre temps et essayait vainement d'intervenir. Théo lui envoya son point dans la figure, pas très fort, certes, mais sa sœur qui ne voulait pas se laisser faire par ce "moins que rien" comme elle aimait l'appeler, lui envoya son genoux dans l'estomac.

Jamais, au grand jamais Betty n'avait vu une telle violence entre frère et sœur. Selon elle, ce n'était pas concevable.

« ARRÊTEZ ! » cria-t-elle en essayant de les séparer.

Théo, qui avait le souffle coupé, arriva néanmoins à repousser Louise. Il se redressa et essaya de se relever, les jambes tremblantes, mais sa sœur en décida autrement. Elle le poussa violemment, et il tomba en arrière, se cognant au passage l'arrière de la tête sur le coin de la table basse. Louise ne le remarqua pas, et se jeta sur lui pour lui asséner une gifle.

La baby-sitter lâcha un cri, et saisit Louise par le t-shirt pour l'éloigner du petit. La jeune fille tomba sur les fesses et lança un regard assassin à la jeune femme.

« RESTES EN DEHORS DE ÇA ! »

Mais Betty ne l'écouta pas et s'agenouilla près de Théo. Ce dernier, inconscient, saignait de la tête, salissant de rouge le tapis blanc.

Il était 22h00. La musique résonnait dans le bar, alors que la piste de dance était pleine. La lumière avait été éteinte, et plusieurs projecteurs de couleurs différentes éclairaient la pièce.

Mathieu et Antoine étaient décontractés, ils s'amusaient beaucoup avec leurs cinq amis. Nyo, totalement bourré, parlait à Alex de ses "problèmes" tel que ne pas se souvenir si oui, ou non il avait mit un caleçon avant de partir. Inutile de préciser que son ami était en train de bien se marrer. Fred ne buvait pas ce soir, étant donné qu'il devait rester sobre pendant le reste de la soirée pour pouvoir ramener les autres. Pareil pour Antoine, qui avait proposé à Mathieu de faire le "Sam" cette fois-ci. Les deux hommes étaient donc en train de discuter de tout et rien dans un coin du bar. Alexis était en train de parler à une jeune femme, impossible de savoir si oui ou non il essayait d'avoir son numéro. Seb quand à lui monopolisait la piste de dance.

Mathieu buvait une bière au bar, en lançant un sourire complice à son conjoint. Ça faisait du bien de se retrouver sans leurs enfants, sans leurs responsabilités de parents. Il fit signe au grand chevelu qu'il allait fumer une cigarette dehors. Une fois sortit devant le bar, il s'alluma une clope alors qu'il consultait son portable, pour voir s'il avait reçu des nouvelles des enfants.

Il vit qu'il avait eut onze appelles manqués et un nombre incalculables de message en l'espaces de ces dix dernières minutes. Intrigué et inquiet, il alla lire les messages qu'il avait reçu. C'était Betty qui les avait envoyé, ce qui ne présageait rien de bon.

Son cœur s'arrêta de battre quelques secondes, alors qu'il lâchait son portable sous le choc.

Il se précipita dans le bar pour trouver le grand chevelu.

« A-ANTOINE ! »

La pauvre Betty, elle était dans tout ses états. Après être monté dans la voiture alors que Antoine prenait le volant, Mathieu l'avait appelé pour en savoir plus.

Elle avait pleuré plusieurs minutes au téléphone, se lamentant et s'excusant, en disant que tout était de sa faute, qu'elle aurait du mieux surveiller les petits et ne méritait pas leur confiance. Elle culpabilisait affreusement, et s'inquiétait presque plus pour Théo que ses parents. A travers ses sanglots, le petit châtain avait comprit qu'une dispute avait éclaté entre les enfants qui en étaient venu aux mains, et que le plus jeune avait finit par se cogner la tête.

C'était quand même dingue, ils ne pouvaient pas passer une soirée tranquille sans que l'un de leurs enfants n'essaie de tuer l'autre ! C'était si dure que ça, de rester calme quelques heures ?! Leur fête avait été gâché.

Arrivé à l'hôpital, le couple serra Betty dans ses bras. La pauvre, elle avait eut une soirée mouvementée et s'en voulait terriblement. Il n'y avait pourtant aucune raison, ce n'était pas sa faute si ces sales mômes s'étaient battus.

« Rentrez chez vous Betty, vous en avez besoin. » murmura Antoine avec un sourire compatissant.

La jeune femme hocha la tête et s'en alla. Elle était fatiguée, elle avait besoin de repos. Après tout, Théo n'avait rien de grave. Certes, il s'était évanoui mais n'avait eut que quelques points de sutures.

Une fois Betty partit, les parents s'assirent à leur tour sur les sièges de la salle d'attente, juste en face de leur fille, en attendant que Théo sorte du service de pédiatrie.

Louise avait la tête baissée, et aucun mot ne fut échangé. Mathieu et Antoine étaient furieux, évidemment, mais aussi déçu de leurs comportements et accablés de voir leurs enfants s'entendre si mal. Ce n'était pas comme ça, quand ils étaient petits.

Les deux hommes ne voulaient pas crier ou engueuler leurs enfants devant tout le monde, ça ne servirait à rien. Ils le feraient en toute intimité, une fois qu'ils seraient chez eux. Louise redoutait d'ailleurs énormément ce moment. Elle savait que ses papas se retenaient de ne pas tout casser, et qu'elle allait prendre chère.

Elle s'en voulait d'avoir fait ça à son frère, évidement. Mais il l'avait bien cherché, ce n'était pas seulement de sa faute à elle. Bon, c'était elle qui s'était jeté sur lui, Ok, et elle avait sans doute fait preuve de beaucoup de violence.

Mais et alors ? Elle n'en avait rien à foutre. Elle était juste une sale môme, incapable d'apprendre ses leçons, ramenant toujours des notes affreuses, désagréable et violente. S'était une incapable, face a son frère, non ?

Pas comme Théo, qui était son parfait opposé.

Elle était secrètement jalouse de son petit frère qui réussissait tout et que ses parents aimaient tant. Mais elle n'en avait rien à foutre, non, de toute façon elle avait Lucas. Pas besoin de famille quand on a un petit copain.

Une fois que Théo fut sortit du service de pédiatrie, toute la famille partit de l'hôpital après avoir réglé la facture, plutôt salée par ailleurs. Le trajet dans la voiture se passa dans un silence pesant.

Tout comme sa sœur, Théo redoutait ce qui allait se dire à la maison.

Arrivé à la maison, Mathieu et Antoine enlevèrent leurs vestes dans le silence, alors que Louise essayait de rejoindre sa chambre pour éviter leur colère. Théo quand a lui, ne bougeait pas d'un poil, sachant pertinemment que prendre la fuite ne lui apporterait rien. Il tremblait d'appréhension, ce n'était pas normal de voir ses papas si silencieux.

« Louise, revient ici immédiatement. » déclara Antoine d'un ton froid et sec en voyant que sa fille essayait partir.

Ce fut au tour de cette dernière de trembler, à présent. Elle revint au salon et s'installa sur le canapé près de son frère, en face de leurs parents.

« On peut savoir ce qu'il vous a prit ?! » demanda sèchement Mathieu en serrant les dents.

Louise montra son frère du doigt.

« C'est de sa faute !

-Eh, c'est pas vrai ! » s'indigna Théo.

« TAISEZ-VOUS ! » explosa le grand chevelu.

Les deux petits sursautèrent.

« VOUS VOUS RENDEZ COMPTE ?! C'EST GRAVE ! ON NE PEUT PAS VOUS LAISSEZ SEULS SANS QUE L'UN DE VOUS SE RETROUVE À L'HÔPITAL ! J'AI HONTE DE VOUS ! VOUS VOUS RENDEZ COMPTE DANS QUEL ÉTAT VOUS AVEZ MIS CETTE PAUVRE BETTY ?! »

Théo, tout tremblant et les larmes aux yeux, baissa la tête. Il avait juste voulu aider Betty et se défendre contre sa sœur. Pourquoi tout se passait toujours mal ?

Louise, quand à elle, gardait la tête haute, soutenant le regard de son père. Elle n'avait rien à se reprocher. Ou presque.

« Théo, va dans ta chambre. » soupira Antoine.

Le petit s'exécuta, laissant la jeune fille seule avec ses papas.

Mathieu regarda son fils partir, avant de déclarer.

« Tu nous déçois, Louise. On comptait sur toi pour surveiller ton frère, et tu l'envois à l'hôpital. Tu es fière, je suppose ?

-Ce n'est pas seulement ma faute !

-Ce n'est pas ce que j'ai dit. Mais tu es la plus grande, je pensais pouvoir te faire confiance pour surveiller ton frère, et ne pas te battre avec lui. Je te pensais assez mature pour ne pas réagir à ses provocations. Tu m'as montrée une fois de plus que j'avais tord. Tu as gâchée notre soirée. On s'est inquiétés, tu as fait peur à Betty. Tu crois que c'est le comportement de quelqu'un à qui on devrait faire confiance ?

-Non, mais…

-Mais quoi ?! » le coupa Antoine.

« On ne peut pas te faire confiance. Tu es violentes, et désagréable ces dernières temps. Je ne sais plus quoi faire pour te faire changer, Louise. Je ne sais pas ce que je peux faire de toi. Mais même si dois te priver de portable ou de sortit pour toujours, je le ferais. Maintenant va dans ta chambre. Je ne veux plus te voir. Ton père et moi allons réfléchir à une punition pour vous deux. » continua-t-il.

La jeune fille baissa la tête, et alla se coucher, les larmes aux yeux. Ça faisait mal de voir qu'elle avait déçu ses papas. Mais elle s'en fichait. Oui, elle s'en fichait, essaya-t-elle de se convaincre.

Une fois allongée dans son lit, elle tendit l'oreille. Son frère pleurait. Elle aurait voulu lui dire, qu'elle était désolée, mais sa fierté le lui interdisait.

Dans leur chambre, Mathieu et Antoine, enlacé l'un contre l'autre parlaient de ce qu'il c'était passé.

« Qu'est ce qu'on a raté, Antoine. On est de si mauvais parents ? Pourquoi elle est comme ça ? » demanda le petit châtain aux bords des larmes.

« Mais non, tout va s'arranger, tu verras. C'est l'adolescence ! » essaya de le rassurer l'homme aux cheveux fous sans vraiment y croire lui-même.

« C'est de notre faute… » murmura Mathieu en pleurant silencieusement.

Le couple était perdu, il ne savait plus quoi faire pour s'occuper convenablement de leurs enfants. Comment pouvaient-ils se sortir de ce pétrin ?

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Voilà, c'était le chapitre 4 ! J'espère qu'il vous a plus ! On se retrouve normalement la semaine prochaine pour le chapitre 5 !

En attendant je vous souhaite une bonne semaine, à bientôt !

Bisous ! *-*