Disclamair:Les personnages de Naruto ne m'appartiennent en aucun cas. Ils sont à Masashi Kishimoto.
Résumé:Naruto et Sasuke sortent ensemble depuis le collège. Malgrè la durée de leur relation, Naruto sent chaque jour que Sasuke s'éloigne de plus en plus de lui et il a peur. Peur de se retrouver tout seul, peur d'avoir mal, peur de souffrir. Et quand il découvre que Sasuke le trompe, il se dit que ce n'est pas grave tant que celui-ci i reste avec lui mais quand cette personne s'avère être l'un de ses meilleurs amis, Naruto est brisé. Si seulement l'histoire se terminait là mais non elle continue. Et au fur et à mesure nous montre un Naruto brisé par la vie. Qui le sauvera? Quelqu'un prendra t-il sa main? Dépêchez vous, in ne tiendra pas longtemps. Entendez ses cris et sauvez le.
Couples :NaruNeji, NaruSasu, GaaraShino, SasuNeji, KibaHIna, SaiHaku, NaruIta
Genres: Romance, Humour.
Chapitre 3
-Hey Sasuke, tu me fais l'amour ce soir?
Sasuke se retourne doucement et m'embrasse chastement les lèvres. Comme il voit que j'en veux plus, il approfondit le baiser et me renverse doucement sur le lit. Riant, je le laisse faire et me laisse envahir par la joie immense que je ressens en ce moment. Abandonnant mes lèvres, il se met à hauteur de mon visage et me dévisage tandis que je ne bouge pas. Nous restons comme cela quelques minutes avant qu'il ne vienne réfugier sa tête dans mon cou. Respirant son odeur comme un drogué, je le sers fort dans mes bras en sachant parfaitement ce qui allait se passer par la suite. Sasuke ne m'a jamais pris. Il ne m'a jamais pénétré depuis que nous sortons ensemble. Je ne sais pas à quoi c'est dû et je ne le saurais sans doute jamais. Tout ce dont je suis sûr, c'est qu'il laisse Neji le prendre et que rien que d'y penser, cela me brise le coeur. Mais je ne peux et ne veux rien y faire. Sasuke est devenu une drogue dont je ne peux plus me passer depuis la mort de Zabuza.
Mon tuteur est mort un jour de neige, alors que la tempête faisait rage dehors. Il devait venir à ma fête d'école ce jour là, mais en raison de son travail, il était en retard. Je lui en ai voulu ce jour là car ce n'était pas la première fois qu'il manquait ces occasions, son travail d'avocat lui prenait tout son temps et il ne pouvait s'occuper de moi à plein temps. A l'école, les autres enfants m'appelaient l' "orphelin" ou encore l' "abandonné", je ne pouvais leur répondre que c'était faux, que j'avais un père qui prenait soin de moi, même s'il était occupé.. Alors à chaque fois qu'ils m'appelaient comme ça, je me mettais toujours sur la balançoire au fond de la cour et je me laissais balancer, ainsi j'avais l'impression de me rapprocher plus du ciel, d'avoir des ailes comme un oiseau. Mais ces moments là ne duraient jamais longtemps; il y avait toujours un enfant qui par faute d'ennui, venait vers moi et m'insultait pour s'amuser. J'aurais pu me lever et le frapper pour qu'il me laisse tranquille ou encore pour qu'il ait aussi mal que moi. Oui je voulais leur faire mal, rien qu'une fois, pour que eux aussi sachent ce qu'était la douleur. Mais au dernier moment, quand je pensais enfin laisser ma rage sortir, il y avait toujours cette voix dans ma tête qui me disait de ne pas céder à mes pulsions, de ne pas laisser ma rage sortir, de résister à ce sentiment si destructeur qu'était la colère. Et comme l'enfant que j'étais, j'écoutais toujours la voix en moi et laissait l'enfant m'insulter encore et encore jusqu'à ce qu'il finisse par partir, me laissant seul comme toujours. C'était toujours la même chose, aucun enfant ne voulait s'approcher de moi et encore moins jouer avec moi. Ils me fuyaient tous comme la peste et à force, je m'étais habitué à être seul. L'école pour moi était désormais synonyme de crainte et de frayeur. Rien que le fait de me dire que je devais y retourner le lendemain me terrifiait tellement que parfois je n'arrivais pas à dormir la nuit.
Le jour où mon tuteur est mort, je devais normalement faire un discours de bienvenue au parent que j'avais mis des jours et des jours à écrire. J'avais dit à mon tuteur d'être à l'heure pour pouvoir l'entendre car je voulais qu'il soit fier de moi, je voulais qu'il voit en moi le fils qu'il a toujours voulu avoir, un fils brillant, intelligent, sage et poli. Alors une heure avant que je ne monte sur scène, je l'avais appelé pour qu'il se dépêche et il m'avait répondu qu'il était sur la route et qu'il serait là dans peu de temps.
- Ne t'inquiète pas Naruto, je serais là bientôt.. J'attends avec impatience ton discours. Je suis sûr qu'il sera bien.
J'avais raccroché après qu'il m'ait souhaité bon courage. L'entendre me parler avait quelque peu diminué mon stress et je me sentais confiant pour la suite car enfin, pour la première fois depuis que je suis à l'école primaire, je pouvais enfin présenter mon tuteur à tout le monde et leur prouver que je n'étais pas un orphelin, que j'avais une famille moi aussi.
Les minutes s'écoulaient lentement, l'horloge sur le mur semblait tourner au ralenti et j'avais l'impression que les secondes duraient des heures. Cela faisait cinquante minutes que j'avais appelé mon tuteur et il n'était toujours pas arrivé. Je commençais à paniquer et le stress revenait au galop. Pour me changer les idées, je m'approchais de la petite télé présente dans la classe, qu'on avait mit à la disposition des élèves qui allaient devoir parler en public afin de les aider à se détendre. Maintenant que j'étais le seul dans la pièce, je pouvais mettre la chaîne que je voulais. Je m'approchais de la télé et la mettais sur la une où c'était l'heure de la météo. Je voulais savoir pourquoi mon tuteur avait été si retardé alors qu'il devrait être là depuis trois quarts d'heure.. Je montais le son et allais m'asseoir sur la chaise que je rapprochais de la télé pour mieux voir quand soudain, une dame apparue avec marqué en haut de l'écran " Flash info".
- Bonsoir mesdames et messieurs. Nous venons de recevoir une nouvelle des plus bouleversante. Plus tôt dans la soirée, un accident est survenu à l'angle de la rue cerisier entre un camion et une voiture, faisant deux morts au total. La première victime s'appelle, d'après nos informations, Zabuza Momochi, un célèbre avocat du cabinet Kiri. Il aurait été éjecté du siège auto après être entré en collision avec le camion. Les policiers ont retrouvés le corps prés d'une petite rivière qui coulait non loin de là, avec dans la main un paquet qui contenait un petit renard à neuf queues. Le deuxième mort s'appelle...
C'était impossible,il ne pouvait être mort, il m'avait promis d'être là aujourd'hui... Il devait être là, il n'est pas mort, il est toujours vivant...Je me répétais ces phrases encore et encore sans pouvoir me les sortir de la tête. Mon tuteur ne pouvait être mort, il devait être vivant, je devais le présenter aux autres. Je laissais tomber la télécommande et à peine ai-je fait un pas que je tombais par terre, mes jambes ne me supportant plus et c'est là que je remarquai mes joues baignées de larmes. Je les essuyai rapidement mais à chaque fois d'autres suivaient et à la fin je les laissais telle qu'elles. Mon corps avait déjà compris que Zabuza était mort mais mon esprit continuait de croire qu'il était encore en vie. J'avais l'impression que mon cœur de déchirait en deux, j'avais tellement de mal à respirer que le peu d'air que j'aspirais manqua plusieurs fois de m'étouffer. Mon corps tremblait sans que je ne puisse faire quoique ce soit. J'avais tellement mal que je voulais crier mais les seuls sons qui voulaient sortir étaient des râles de désespoir, des cris d'agonie comme si on m'arrachait une partie de mon corps. La seule personne qui avait voulu de moi et qui m'avait soigné, nourri, et aimer n'était plus de ce monde. Et cette constatation me fit encore plus mal. Désormais j'étais seul au monde, désormais personne ne viendrait me réconforter quand je serais triste. Il n'y aura personne à qui dire je t'aime avant d'aller me coucher. Désormais personne ne me tiendra dans ses bras en me berçant. J'étais seul au monde et cette fois, les autres auraient raison de m'appeler l'orphelin puisque désormais c'était mon statut
Peu de temps après, une enseignante était venue me chercher, trouvant long que je ne me sois toujours pas présenté pour mon discours. Quand elle me vit, elle cria en courant vers moi puis elle se tourna vers la télé qui diffusait encore la mort de mon tuteur. Quand elle vit le nom, elle devint toute blanche et me prit dans ses bras en me disant que tout allait bien, de me calmer, qu'elle savait ce que je ressentais. Et moi, serrer contre elle, j'avais envie de lui hurler que rien n'allait bien; qu'elle ne savait rien de rien, que mon monde venait d'être détruit. Mais je n'ai rien dit ,comme d'habitude, la laissant me bercer, je fermais les yeux et souhaitait ne plus jamais les ouvrir. C'était l'hiver de mes dix ans.
Peu de jours après, j'étais transféré dans une autre école car je ne supportais plus de voir tous les gens que je connaissais me regarder avec pitié ou une fausse compassion. On m'avait loué un studio assez grand et chaque mois, une assistante sociale venait voir si je me débrouillais et si j'étais encore en vie car j'avais décidé de vivre seul malgré mon jeune âge. Au début personne ne le voulait et tous voulaient que j'aille dans un orphelinat mais grâce à des amis de Zabuza, j'ai pu vivre seul dans un appartement avec pour voisin, une personne chargé de me surveiller et de s'occuper des choses légaux que ferait un tuteur en m'inscrivant à l'école par exemple. Le studio était payé grâce à l'argent que m'a légué Zabuza et qui devrait me permettre de vivre aisément pendant longtemps.
Mon premier jour d'école s'était passé normalement, je ne voulais pas trop m'approcher des autres élèves, ayant peur qu'ils me traitent comme dans mon ancienne école. Ils avaient tous compris que je ne souhaitais pas vraiment être ami avec eux puisqu'ils ne me parlaient jamais, ce dont je leur en était reconnaissant. Mes notes étaient assez convenables pour que les profs me laissent tranquille. Une routine s'était peu à peu installée, le matin j'allais en cours, je mangeais dehors, le soir je rentrais à la maison, faisais mes devoirs puis quand le silence devenait trop pesant dans la pièce, je prenais la vieille guitare de Zabuza et j'essayais d'en jouer le plus longtemps possible, avant de m'endormir , pleurant en silence. Cette routine aurait pu continuer ainsi mais un jour, un garçon brun s'était approché de moi et sans que je ne m'en aperçoive, au fil du temps, il avait pris l'habitude de s'asseoir à côté de moi et à chaque cours, me parlait parfois sans que je n'y réponde. Je commençais à m'habituer à sa présence et une fois pendant un de nos moments de silence, il m'avait fait une proposition qui m'avait fait chaud au cœur. Il s'était rapproché de moi et avait pris ma main.
- Tu veux manger des pâtes avec moi?
C'est depuis ce jour là que Sasuke et moi sommes devenus amis. Et maintenant c'est mon petit ami, après trois ans d'amitié et deux ans de couple. Et aujourd'hui pour la première fois depuis le début de notre relation amoureuse, je lui pose cette question. En m'attendant au pire.
- Hey Sasuke, tu me fais l'amour?
La tête toujours nichée dans mon cou, il ne répond pas. Ma drogue semble toujours vouloir me garder sous son emprise car malgré que cela me blesse, je ne peux dire non. J'ai juste peur. Je ne comprends pas ce qui lui arrive, je n'arrive plus à savoir ce qu'il pense.. Depuis que je connais sa relation avec Neji, j'ai l'impression que le Sasuke que je connaissais a disparu. C'est comme s'il n'avait jamais existé, et ça, ça me fait peur. J'ai peur de ne plus être proche de lui, de ne plus rien avoir en commun avec lui. Quand je suis au travail, je me concentre sur mon boulot et cette peur qui ne me quitte plus désormais s'envole en même temps, m'offrant un court moment de répit...
Mais à peine de retour à la maison, cette peur revient au grand galop, elle est là, bien présente comme ancrée en moi. Cette maison que je considérais comme notre nid d'amour est devenu depuis un mois et demi un véritable enfer. Chaque soir en me couchant je rêve que Sasuke me quitte, qu'il me laisse seul derrière lui, qu'il s'en va avec Neji. Et je finis toujours en larmes dans mon rêve, mon cœur se brise toujours et à la fin, quand je suis réveillé, les images viennent me hanter inlassablement. Cette situation est insoutenable, je ne peux plus la supporter. Tôt ou tard, elle finira par me détruire de l'intérieur et le couple que je m'efforce tant de sauvegarder risque de partir en morceau comme si elle n'avait jamais vu le jour.
Sans qu'il ait répondu à ma question, Sasuke se relève et va se doucher. Il évite soigneusement mon regard quand il revient dans la chambre. J'ai l'impression d'être invisible à ses yeux. Il sort un t-shirt de l'armoire ainsi qu'un pantalon qu'il s'empresse d'enfiler. Ne supportant plus cette distance qu'il met entre nous, je me rapproche de lui et l'enlace par derrière.. Il est un peu surpris et se tend.. Puis doucement, il se laisse aller et se détends. Je le serre encore un peu plus contre moi et le retourne de façon à ce qu'il voit mon visage. Je l'observe pendant quelques instant, il est tellement beau mon Sasuke.. Si beau que je me demande comment ça se fait qu'on sorte ensemble. Intérieurement je suis fière de sortir avec lui, une fierté certes mal placée mais je ne peux m'empêcher de sourire en me disant qu'il est à moi, qu'il m'appartient..Sourire qui s'étiole quand une petite voix dans ma tête me dit qu'il ne m'appartient pas, que je dois le partager avec mon meilleur ami..
Je décide de chasser mes mauvaises idées et me penche vers lui pour l'embrasser. Je dépose doucement mes lèvres contre les siennes dans un baiser chaste que j'approfondis ensuite.. Il ne répond pas à mon baiser mais je m'arrête pas pour autant... je n'en ai pas envie.. Je demande l'accès à sa bouche en y introduisant ma langue, accès qu'il m'accorde volontiers. Puis lentement je le pousse en direction du lit, je sens qu'il résiste mais finalement il se laisse tomber. Je ne perds pas de temps, je lui enlève son t-shirt qu'il vient à peine de mettre et parsème son cou de baiser. Il essaie de me repousser avec ses mains mais je l'en empêche en bloquant celles-ci au dessus de sa tête. Aussitôt ses mains bloquer, je l'embrasse sur la bouche et descend dans le cou en y déposant des baisers frivoles. Sasuke gémit et gigote un peu, ce qui me fait sourire intérieurement. Ensuite je m'attaque aux tétons qui sont déjà dressés à cause de l'excitation de Sasuke.. Je ne m'y attarde pas longtemps, étant trop presser de sentir Sasuke en moi.. De ma main gauche, je défais un à un les boutons de son pantalon et sors son membre déjà dur. Avec un rythme lent, je caresse son membre et me délecte de l'entendre gémir. Ne pouvant plus attendre, je baisse mon pantalon à mon tour tout en continuant de caresser le membre de Sasuke et de lécher ses tétons. Une fois mon pantalon baissé, je retourne embrasser Sasuke qui ouvre enfin les yeux et me regarde sans comprendre.. Je lui fais un petit sourire puis inverse nos positions, me retrouvant sous Sasuke et lui me surplombant. Il me laisse faire toujours sans comprendre et c'est quand je lui encercle la taille avec mes jambes qu'il prend conscience de la situation. Je le vois entrain d'assimiler la chose puis sans m'avertir, il commence à se dégager mais n'y arrive pas.
- Arrête de bouger Sasuke...Je veux que tu me prennes.
Il s'arrête de gigoter et me regarde l'air ahuri, comme si je venais de lui dire une grosse connerie..
- Je...ne pe-peux pas.
C'est à mon tour d'avoir l'air ahuri.. je ne comprends pas ce qu'il veut dire et n'en ai pas l'envie.. J'ai décidé qu'il me prendrait et je ne compte pas y renoncer.
- Sasuke, s'il te plaît prends moi.
J'ai presque envie de rire.. En venir à supplier mon petit ami de me faire l'amour, je suis vraiment pathétique..
- Je ne peux pas, Naruto...je ne peux pas.
Trop c'est trop. J'en ai plus qu'assez. Après tout ce mois à me poser des questions sur lui, à me demander comment lui plaire de nouveau pour qu'il laisse tomber Neji, à me demander ce qui a cloché dans notre couple pour qu'il aille voir ailleurs. Tout ce mois où je n'ai ressenti que de la douleur, de la souffrance et de la tristesse, tout ce mois perdu dans un enfer d'émotions contradictoires, j'estime quand même avoir droit à un peu d'amour ou ne serait-ce que de l'attention pour me convaincre que je peux encore plaire à mon amant, que je peux encore l'attirer.
Mon corps se crispe un peu plus sous la colère et sans m'en rendre compte, je desserre mon emprise sur sa taille et le pousse pour qu'il s'écarte de moi. Il le fait assez rapidement comme s'il voulait s'enfuir. Je me lève doucement puis prend un oreiller et le drap de lit pour me recouvrir avec.. Sasuke reste tel qu'il est, son pantalon ouvert et sa chemise défait. Il s'assoit au bord du lit et attend que je prenne la parole, chose que je m'empresse de faire..
- Pourquoi?
Il penche la tête de côté, ne comprenant pas ce que je veux dire. Pourtant pour moi, la question résume assez bien notre situation. Voyant qu'il ne comprends toujours pas, je décide d'approfondir ma question.
- Pourquoi tu me fais ça?
Il écarte les yeux puis baisse la tête comme le ferait quelqu'un à qui on fait un reproche et qui pense qu'il le mérite.
- Je suis désolé Naruto.
C'est tout ce qu'il trouve à dire., je me demande s'il sait pourquoi il s'excuse. S'excuse t-il parce qu'il me trompe ou bien il s'excuse pour ne pas vouloir me faire l'amour?
- Pourquoi tu t'excuses Sasuke? Tu t'excuse de ne pas pouvoir me faire l'amour ou bien c'est pour m'avoir trompé?
Je sais que je vais regretté de lui avoir posé cette question mais je n'en pouvais plus. Le moment était enfin venu pour Sasuke et Neji de m'expliquer la raison de leur trahison.
Il relève brusquement la tête et me regarde les yeux écarquillés, la bouche ouverte. Il doit sans doute se demander ce qu'il doit dire, ce qu'il doit faire. Moi je le regarde, je ne baisse pas les yeux quand il baisse la tête, à vrai dire j'attends qu'il me dise un truc, rien qu'une phrase pour que ce silence se brise.
Le temps passe doucement, je ne sais pas depuis quand il fuit mon regard ni depuis quand mon cœur me fait mal. Finalement, Sasuke est le premier à parler mais ce ne sont pas les mots que je veux entendre.
- Comment...tu le sais?
- Tu n'essaies même pas de nier?
Il me regarde à son tour, un air triste peint sur le visage. Non Sasuke, ne me montre pas ce visage, ce n'est pas à toi d'être triste, ce n'est pas à toi d'être malheureux, ce n'est pas toi qui perds tout.
- Pourquoi m'avoir fait ça, Sasuke?
Il se lève, s'approche de moi pour tout de suite s'écarter comme s'il avait peur de moi.
- Naruto...écoute...je.
- Dis moi Sasuke, pourquoi tu m'as fait ça?
Je veux juste qu'il y réponde, je veux juste qu'il me dise pourquoi il m'a trompé, je veux juste connaître la raison de cette trahison. C'est tout, je ne demande rien d'autre, je veux juste savoir ça. Juste ça.
- Réponds-moi Sasuke.
Il ne dit rien, au contraire il s'enferme dans un silence espérant mettre fin à cette conversation. Je ne sais pas ce qu'il pense, je n'ai pas envie de savoir. Là maintenant j'ai l'impression d'étouffer, de suffoquer, mon cœur me fait tellement mal que je me demande si je ne vais pas mourir. J'ai envie de pleurer mais je me retiens, si cette conversation doit avoir lieu aujourd'hui, il faut que je sois fort, que je ne montre pas mon chagrin devant lui, il faut que je garde le peu de fierté qu'il me reste maintenant.
Encore ce silence étouffant, qui vous donne l'impression que le moindre mot prononcé peut être signe de douleur. La douleur je la connais, j'ai grandi avec elle, elle était déjà là lors de mes premiers souvenirs. Elle était là dans mes moments de solitude, elle était dans les premiers mots que j'ai dit. Elle m'a élevé, m'a forgé. Pas un seul moment de ma vie elle ne m'a quitté, c'est comme qui dirait une présence que l'on ne peut oublier, que l'on ne peut effacer. Je pourrais dire qu'elle n'était pas là pendant ces deux dernières années mais ça serait mentir. Même si je vivais dans le bonheur, elle ne m'a jamais quitté. C'est toujours elle qui m'accueillait le soir quand je rentrais et que Sasuke n'était pas là, c'est toujours elle qui me berçait la nuit quand Sasuke partait chez ses parents. Oui la douleur est une de mes vieilles amies, elle revenait toujours vers moi au moment où je m'y attendais le moins. Et aujourd'hui n'y faisait pas exception.
Perdu dans mes pensées, je ne remarque qu'au dernier moment que Sasuke se trouve en face de moi. Je n'ose pas le regarder dans les yeux, j'ai trop peur de ce que je pourrais y voir. Il le remarque sans doute puisqu'il s'assoit à côté de moi et me prend pas ses bras. je sais que je devrais le repousser mais je n'en ai plus la force, je suis tellement fatigué que je voudrais m'endormir là dans ses bras et me réveillé demain en me disant que tout ceci n'était qu'un mauvais rêve. Mais je sais que ça n'arrivera jamais car c'est la réalité, une dure réalité.
Nous restons enlacés pendant longtemps, Sasuke me caresse la tête comme on le ferait à un petit enfant et moi dans ses bras, j'essaie de trouver la force nécessaire pour le repousser. J'y arrive mais avec l'impression qu'au fur à mesure que Sasuke s'éloigne de moi, mon cœur part en miette.
Je me lève doucement du lit et me dirige vers la salle de bain pour m'essuyer le visage. Je n'ai pas pu empêcher quelques larmes de couler quand Sasuke m'a enlacé. Je reviens quelques instants après, Sasuke n'a pas bougé de sa position. Il me regarde toujours avec cet air peiné sur le visage.
- Depuis quand?
Je murmure cette question mais Sasuke l'a entendu. Je le vois blêmir puis il commence à se triturer les doigts. Il est tout à coup nerveux et je ne comprends pas pourquoi.
- Réponds Sasuke, j'en ai besoin.
Je le vois inspirer puis expirer comme pour reprendre une respiration normale et finalement il me murmure la réponse.
-Depuis...juillet.
Depuis...juillet... Cela doit doit donc faire quatre mois maintenant. Quatre longs mois où mon petit ami et mon meilleur ami sortent ensembles.
- Vous...sortez ensemble...depuis quatre mois? C'est bien ça Sasuke? Quatre mois?
Je répète cette date encore et encore ne pouvant y croire. Cela me semble impossible, je ne sais pas ce que je dois ressentir. Comment ai-je pu être à ce point aveugle pour ne pas voir cette relation alors qu'elle se passait juste sous mes yeux? Je m'adosse à la chaise près de la porte de la salle de bain. Mes jambes tremblent tellement que j'ai l'impression que je vais m'écrouler d'une minute à l'autre.
Alors que je pensais pouvoir me relever, Sasuke prononce une phrase qui cette fois j'en suis sûr, me déchire le cœur.
- Non..pa-pas ce juillet ...là. On ...sort ensemble...depuis...le jui-juillet d'il y a ...de-deux ans.
Non c'est un cauchemar, ce n'est pas possible. Il ne peut pas m'avoir fait ça, il n'a pas osé. Je n'y crois pas, je ne veux pas y croire, il ne peut pas m'avoir fait ça.
Je tremble de partout, j'ai l'impression que mon corps devient de plus en plus lourd au fur et à mesure que les secondes passent. Mon cœur bat fort, tellement fort que je n'entends rien d'autre à part ses battements, mes oreilles sifflent tellement que j'ai l'impression que mes tympans vont éclater.
Je ne sais pas quoi faire ni quoi dire. Les mots me manquent pour expliquer ce que je ressens. Les sentiments et émotions qui m'envahissent maintenant sont tellement puissants, tellement contradictoires que je me demande si c'est vraiment moi qui les ressens. Je ne sais pas si je dois rire de mon imbécillité ou bien en pleurer. Pendant tout ce temps, pendant tout ce temps passé avec lui j'ai cru qu'il m'appartenait, qu'il m'aimait, qu'il serait toujours près de moi mais c'était faux. Tout ces moments de bonheur passés au près de lui, tous ses signes de tendresse qu'il m'as adressé, toutes ses paroles d'amour, de réconfort qu'il me disait étaient faux.
Rien de ce que l'on a vécu n'a été vrai. Rien. Rien du tout. Absolument rien.
Je me relève de la chaise et sors de la chambre. Sasuke me regarde sans bouger, comme il le fait toujours quand il se trouve dans une situation fâcheuse. JE ne m'en accommode pas, je ne sais même pas ce que je fais. Tout ce que je veux en ce moment c'est me sentir bien, je ne veux plus avoir cette douleur dans la poitrine qui m'empêche de respirer, je ne veux plus avoir cette impression de vide dans mon cœur, je ne veux plus avoir l'impression que mes jambes n'ont plus aucun support sur le quel se reposer.
Je marche doucement, j'ai l'impression d'être un pantin désarticulé, qui le temps d'un spectacle devient la vedette et puis le moment d'après est jeté par son propriétaire. Sauf que ce pantin peut à nouveau le soir d'après remonter sur la scène et être encore une fois la star de la soirée alors que moi...moi je ne suis plus rien. Sasuke était mon dernier lien avec la vie depuis la mort de Zabuza, il étai mon dernier lien après m'avoir dit qu'il m'aimait, il était ma raison de vivre, de respirer. Mais maintenant qu'il me quitte, je n'ai plus qu'à me laisser mourir, je n'ai plus qu'à disparaître de ce monde comme si je n'étais rien.
Je me rappelle une fois, quand j'étais petit, une personne m'avait dit que si quelqu'un ne me chérissait pas, qu'elle le ferait elle. Je ne me rappelle plus de la phrase qu'il a prononcé ensuite, tout ce que j'ai retenu c'est le visage de cette personne, et le ton qu'elle avait employée. C'était Kabuto qui me l'avait dit, à l'époque c'était la personne qui me gardait quand Zabuza avait trop de travail pour s'occuper de moi. Je ne sais pas pourquoi je me rappelle de cela maintenant, après tout ce n'est qu'un événement du passé.
Je continue de marcher, bientôt j'arrive à la porte d'entrée. Je regarde derrière moi et voit Sasuke me regarder avec horreur. Je ne comprends pas pourquoi il me regarde comme ça, alors qu'il s'avance vers moi, je recule doucement, je ne veux pas qu'il me touche, pas après ce qu'il m'a dit. J'ai l'impression d'être sale, maintenant que je sais depuis quand dure leur relation, j'ai l'impression qu'ils se sont tous les deux servis de moi, que je ne suis qu'un objet entre leurs mains depuis le début. Et ressentir cela me fait encore plus souffrir que jamais.
Sasuke continue de s'approcher de moi, il ne voit pas que je ne veux pas qu'il me touche, ou plutôt il ne veut pas le voir. Quand il en face de moi, il relève ma main et me la montre. C'est là que je remarque que je suis blessé, qu'il y a plein de sang qui coule de mon bras. Effrayé, je regarde autour de moi et cherche à savoir comment je me suis fait ça. C'est là que je vois l'état du salon, les meubles sont à terre, la télé est cassée et on voit plein de bout de verre près d'elle. Tous les objets de décoration sont jetés contre le mur, la plupart sont désormais inutilisables. Les murs blancs sont sales, il y a un peu de rouge sur eux comme si quelqu'un s'y était adossé et avait glissé le long du mur, laissant une coulée rouge à son passage. C'est un véritable tableau de carnage présent devant mes yeux.
- Com-ment?...qui...a...
je ne finis pas ma phrase ayant aperçu Sasuke me dévisager étrangement.
-C'est toi...Naruto.
C'est moi qui ai fait ça? Mais je ne me rappelle même pas de ça, je n'en ai aucun souvenir. Je regarde Sasuke comme s'il mentait mais à voir son regard sérieux, je devine que l'auteur de ce carnage n'est autre que moi. Mais bizarrement je ne me sens pas responsable, j'ai plutôt le sentiment d'être...indifférent à tout.
Tout d'un coup, je me sens vraiment fatigué, de plus j'ai la tête qui tourne et l'envie de vomir aussi est présente. Lentement, je sens mes forces m'abandonner et mes jambes ramollissent comme si elles n'attendaient que ça pour ne plus me supporter. Aussi sûrement que je perds conscience, je sens mes dernières forces me quitter et entend au loin la voix de Sasuke m'appeler. Mais je n'ai plus la force ni l'envie de lui répondre.
Et inconsciemment, je souhaite ne jamais me réveillé.
J'ai tellement mal à la tête, on dirait qu'il y a des tam-tams à l'intérieur. J'essaie d'ouvrir les yeux mais mes paupières me paraissent si lourdes qu'on dirait qu'elles sont faites de plomb. En plus, j'ai l'impression de n'avoir aucune force, mon corps me parait peser des tonnes. L'impression de douleur qui est présente depuis ma prise de conscience semble être centré en un seul lieu. Après plusieurs secondes à chercher la source de la douleur, je la locailse finalement dans mon avant-bras.
Je réessaie d'ouvrir les yeux et y arrive enfin, mais à peine sont-ils ouverts que je reçois une intense lumière dans ma rétine, ce qui me fait refermer les yeux tout de suite après. J'attends un peu avant d'essayer de les ouvrir encore et y parviens enfin. La première chose que je vois sont des murs blancs, puis je sens comme une odeur étrange, celle que l'on ne sent que dans les hôpitaux. Je décide de tourner la tête et vois une perfusion de sang relié à mon corps, sans doute mon bras, et cette perfusion me conforte dans l'idée que je suis bien dans un hôpital. Je soupire, je n'aime pas vraiment cet endroit, trop de mauvais souvenir y sont rattachés comme quand j'ai dû venir à la mort de Zabuza pour confirmer que c'était bien lui.
Je ne m'enfonce pas trop dans mes souvenirs et au moment où je ferme les yeux pour me reposer car la fatigue est beaucoup trop présente, la porte de ma chambre s'ouvre et je vois un jeune homme avec les cheveux longs entrer. Et brusquement les souvenirs des derniers événements me reviennent en mémoire.
Il ne manquait plus que lui pour que mon malheur soit complet. Journée pourrie quand tu nous tiens.
To Be Continued
