Nous revoila donc pour cette entrée dans le premier monde! Il m'a fallu du temps pour faire cette première partie, pour plusieurs raisons dont celle que ce monde a failli passer à la trappe à la dernière minute étant donné que je n'arrivais à rien avec son début. Mais la version ici présente me satisfait! Je vais pas trop en dire maintenant de peur de spoiler, donc je vois laisse à l'exploration, et bonne lecture!


Le ciel était noir, couverts de nuages aussi menaçants qu'une nuit de cauchemar pour un enfant seul. Il n'y avait aucun vent, pas même une légère brise qui aurait osé s'aventurer entre les hauts et maigres immeubles, froids comme des tombes de fer dressées. Tout dans ce lieu semblait n'avoir pour unique but que de transpercer le plafond de la Terre, et continuer sa croissance jusque dans l'espace. On aurait dit des barreaux géants et indestructibles enfermant l'horizon et le séparant de la vue de quiconque le chercherait du regard.

L'homme à sa fenêtre soupira d'aise. Ce décor, c'était son oeuvre. Sa toile de maître. Il avait toujours voulu faire quelque chose de grand, de puissant, qui ferait de son nom l'épitaphe du monde. Il en avait rêvé en s'agitant dans son lit, avant de se réveiller en s'admonestant que ce n'était pas bien de fantasmer sur le chaos. Pas bien. Tsss, qui à présent pourrait lui en faire la remontrance? Il ne fantasmait plus. Il vivait. Et pour rien au monde, il n'ouvrirait les yeux. Plutôt mourir. Et ça aussi, après ce qu'il avait fait, ça n'arriverait pas. Il se sentait... Immortel.


Jeremie sortit fébrilement du scanner géant, à la suite d'Aelita. C'était la deuxième fois depuis le début de cette histoire qu'il avait l'impression d'en faire trop subir à ses nerfs, et il se prit à espérer qu'il s'habituerait. C'est vrai, il avait toujours eu le rôle du génie derrière ses écrans, confortablement installé sur son siège à diriger ses amis... Maintenant, il devait endosser le costume du héros qui fonce tête baissée dans les ennuis et les écarte d'un revers de main nonchalant! Il se connaissait un peu, foncer il pouvait le faire; écarter les ennemis, par contre... Il fut prit d'un frisson en réalisant sa situation: l'inconnu le plus total.

Quoique... Il lança des regards autour de lui. Deux autres scanners lui faisaient face, à peine plus spacieux que ceux qu'il avait l'habitude de voir dans son Usine. Les murs étaient en ferraille grise, sinistrement rouillée par endroit, contre lesquels couraient des câbles et des tuyaux s'enfonçaient à travers le plafond. Le sommet des scanners émettaient des lueurs quasi virtuelles. La seule différence notable avec ce qu'il connaissait était une poussière qui paraissait s'être accumulée depuis longtemps. De toute évidence, cette salle n'avait pas résonné de pas humains depuis quelques semaines, voire quelques mois... Le génie se rassura à cette idée. Peut-être que dans ce monde, personne n'avait jamais découvert ce lieu? Alors, personne ne les croiserait par hasard et les prendrait pour des ennemis! A priori, ils n'avaient pas atterri dans un nid de dangers. Ils ne risquaient rien dans l'immédiat.

Devant lui, Odd cavalait entre les scanners, les yeux vifs, examinant ce qui se trouvait sur son chemin tel sa version féline sur Lyoko. Il touchait de temps à autre les surfaces froides et abandonnées, comme s'il espérait trouver quelque chose. Yumi en faisait autant, mais avec plus de retenue, tous sens en alerte et le corps méfiant. Ulrich restait immobile au centre de la pièce, l'expression hypnotisée. En suivant son regard, Jeremie remarqua une lourde porte, en tout point différente avec celle qu'il avait franchie quelques instants auparavant: elle présentait deux lourdes poignées partiellement brisées et une armée de verrous et cadenas gigantesques, reliant des chaînes rouillées qui barraient l'issue. Apparemment, quelqu'un avait voulu interdire l'accès de cette salle depuis l'intérieur... Quelqu'un qui se serait ensuite virtualisé pour en sortir?

"Je n'aime pas ça du tout..." Souffla Aelita en se serrant un peu plus contre le chef.

Ulrich avança vers la porte et jaugea les chaînes en les soupesant. A en juger par la légère difficulté qu'il eut à soulever la plus petite, elles n'allaient pas se briser facilement. Il renonça et reporta son attention sur les cadenas, les retournant et les triturant. Eux aussi semblaient représenter un défi pour les détruire...

"Dites, vous n'avez pas de quoi crocheter sur vous? Une pince ou quelque chose comme ça?"

Yumi approcha et défit une de ses barrettes. Ulrich la cala habilement entre deux doigts et commença à travailler un des cadenas. Il bougea le mince accessoire à gauche, à droite, lui fit faire plusieurs tours, tira, enfonça, et recommença. Trois essais n'y firent rien, mais le jeune homme ne se laissa pas démonter. C'était la seule sortie apparente, il devait bien y avoir un moyen... Il insista encore une dizaine de fois, puis...

CLIC!

"Et m...! La pince s'est brisée..."

Ulrich jeta le reste de la barrette d'un geste rageur avant de se laisser tomber au sol. La porte n'était pas décidée à les libérer. Il souffla d'exaspération; comment était-ce possible d'être envoyé en mission dans une salle fermée? Ils étaient sensés faire quoi, hein?

Odd haussa les épaules et reprit son exploration. Il toqua les parois, y colla son oreille, jeta des coups d'oeil à la moindre aspérité. Quand enfin il eut fait le tour, il soupira. Rien de rien. Aucun mur n'avait sonné creux, il n'y avait donc pas d'autres salles à côté. Donc pas d'autres issues cachées ou de personnes à héler. La première étape de cette aventure s'annonçait déjà difficile...

"On... On ne va tout de même pas rester coincés ici... Non?" Balbutia Aelita sans oser bouger d'un iota.

"Je le savais que c'était un traquenard..." Marmonna Ulrich pour seule réponse.

Odd leva les yeux au ciel d'impatience. Son camarade commençait à l'énerver avec cette histoire de piège. Si Jeremie avait fait confiance à cette voix, c'est qu'il devait avoir raison! Jusqu'à présent, le génie ne les avait jamais envoyés dans le mur...

Soudain, ses pupilles accrochèrent quelque chose. Une minuscule lumière. Comme un rayon se posant sur de la ferraille. Et cette ferraille était une poignée. Une poignée accrochée au plafond.

"Eh, c'est quoi d'après vous ce truc là haut?" Lança-t-il en pointant l'éclat du doigt.

Tous les regards convergèrent dans la direction indiquée. Tout doucement, ils s'approchèrent d'Odd jusqu'à être parfaitement en dessous de cette chose curieuse. Yumi fut la première à comprendre.

"Une issue de secours!"

Aussitôt, Odd sauta sur les épaules d'Ulrich et tendit le bras pour dépoussiérer le plafond. Rapidement, il offrit à la vision soulagée de ses camarades un panneau clamant: "trappe de secours - à n'utiliser qu'en cas d'urgence". Des soupirs de joie résonnèrent dans la pièce alors qu'Odd, dans un regain d'adrénaline, saisit la poignée et tira avec plus de force qu'il pensait avoir. La trappe céda rapidement, entraînant dans sa chute le jeune garçon qui n'eut que le temps de retomber sur ses pattes. Ils avaient une sortie. Maintenant, il fallait l'atteindre.

Odd retourna sur les épaules d'Ulrich, décidé à partir en éclaireur. Il prit appui sur le rebord de la trappe et se hissa hors de la salle des scanners. Il ne voyait pas grand chose, tout était plongé dans les ténèbres. Il attendit que ses pupilles s'ajustassent, puis relança un regard à la ronde. Il n'en croyait pas ses yeux. Devant lui stagnait une eau verte sombre, humidifiant des parois identiques à la salle, tout juste paraissaient-elles plus entretenues. Derrière lui était planté une paroi identique. A ses côtés, deux longs couloirs dont les bouts, bien que visibles, semblaient lointains.

"Alors, tu vois quelque chose, je vais craquer moi!" Gémit Ulrich. Odd prit le temps d'en être sûr avant de répondre.

"Vous n'allez pas le croire... C'est les égouts de l'Usine!"

"Comment?" S'exclama Jeremie, un peu perdu. "Mais... La salle des scanners est bien en dessous, normalement..."

"Chez nous, oui" répliqua Yumi sans quitter la trappe des yeux. "Il faut croire qu'ici, ce n'est pas pareil..."

Le félin grimpa sans hésitation dans les égouts. Bien qu'il connaissait les lieux pour les avoir souvent traversés dans son monde, il se força à les observer comme au premier jour. S'il avait bien compris, ils étaient dans un autre univers, alors il ne pouvait pas se baser sur ses habitudes... Il lança un nouveau regard circulaire, ses pupilles s'étant à présent totalement adaptées aux ténèbres. Il n'eut pas à chercher longtemps: un peu plus loin, au croisement d'un virage, il tomba sur une sorte de chantier, qui n'avait pas l'air abandonné depuis longtemps, peut-être quelques heures au plus... Il scruta l'horizon, attendant le coeur battant de voir si quelqu'un allait apparaître. Mais non: le couloir était désert. Prudemment, il avança et trouva sans efforts une échelle. Il la souleva: elle était vieille, ses joints craquaient et elle grinçait violemment. Mais peu importe, elle avait l'air encore stable! Il ne put s'empêcher de remarquer qu'elle était en fer, comme tout ce qu'il avait croisé dans ce monde jusqu'à présent... Cette froideur qui l'entourait le fit frissonner un court instant : c'est comme si rien ici n'avait d'âme...

Il se secoua vivement la tête. Ne pas se laisser distraire! Ses amis l'attendaient plus bas! Il se précipita vers la trappe et s'y pencha.

"J'ai de quoi vous remonter, écartez-vous!"

Odd fit glisser l'échelle dans le trou et la cala contre la trappe. Par chance, elle était suffisamment grande pour permettre aux Lyoko-Guerriers de le rejoindre. Sans attendre, ils grimpèrent et détaillèrent les lieux dans une surprise circonspecte.

"C'est vrai, on se croirait chez nous..."

"A votre avis, comment ça se fait que la salle et les égouts communiquent directement? La salle des ordis n'existe pas alors?"

"Vous trouvez ça si ressemblant? Moi, ça me parait quand même plus lugubre..."

Odd fut soulagé d'entendre Yumi en faire la remarque. Il craignait d'en faire un peu trop en leur dévoilant son malaise. Il n'était pas le seul à penser que rien ici ne donnait envie d'y rester... Il était vraiment pressé de sortir de là, mais il ne savait pas pourquoi. Le casse-cou de la bande, c'était lui, il avait toujours été sans hésitation! Mais depuis qu'il avait mis les pieds dans ce monde, comment dire... C'est comme si son instinct lui hurlait de s'enfuir. Il se tourna vers Jeremie, qui était le dernier à monter, et remarqua dans ses yeux la même crainte déstabilisée. Ragaillardi, il osa s'exclamer:

"Tu l'as dit! Ca me donne des frissons toute cette grisaille..."

Il ajouta un petit sourire espiègle, qu'il espérait au passage rassurant, en direction de Yumi et Jeremie. Si le génie était trop perdu dans ses analyses pour le remarquer, la jeune japonaise le lui rendit. Ce qui n'échappa pas à Ulrich. Il ne comprit pas pourquoi cela lui provoqua un poids dans l'estomac, mais mit ça sur le compte de l'ambiance sinistre. Qu'est ce que ça pouvait être d'autre, hein?

"Bon, on se décide à sortir d'ici ou pas?" Lança-t-il d'une voix un peu trop forte pour être naturelle. "Vaut mieux pas moisir ici..."

Les Lyoko-Guerriers acquiescèrent et se dirigèrent par instinct sur leur droite. Dans leur monde, c'est cette direction qu'ils auraient prise pour revenir au monde extérieur, et chacun priait intérieurement que ce ne soit pas différent ici... Mais avant, ils firent un détour par le chantier qu'Odd avait découvert et prirent chacun un outil potentiellement utile en cas de combat: Yumi choisit deux marteaux, Ulrich une barre de fer, Odd des petits couteaux, Aelita une perçeuse et Jeremie une clé à molette, ce qui fit rire Ulrich.

"Vraiment, Jeremie, j'aimerais bien te voir en pleine mêlée avec ça..."

"Oh, Ulrich, ce n'est pas comme si on espérait vraiment les utiliser, non...?"

Mais les espoirs de Jeremie furent vite contrés. Alors qu'ils amorçaient le virage, un groupe de quatre Spectres croisa leur chemin. Par chance, sans les remarquer tout d'abord. Le petit groupe se mit vite en garde, sans toutefois être sûrs de pouvoir les battre directement. Certes, ils ne les avaient jamais combattus directement, donc dans tous les cas ça allait être de l'improvisation... Par réflexe, Ulrich, Odd et Yumi prirent les devants afin de protéger Jeremie et Aelita. Ils attendirent, tendus, que l'affrontement commence.

Les Spectres finirent par les apercevoir, s'arrêtèrent et...

... S'écartèrent.

Les Lyoko-Guerriers n'en crurent par leurs yeux: des Spectres, s'écarter devant eux! Des soldats de leur ennemi mortel, les laisser en vie comme si... Comme si... Comme si quoi, d'ailleurs? Ils n'y comprenaient rien! Ils restèrent stoïques, attendant de voir s'il s'agissait d'une embuscade. C'était ça, ces fourbes devaient leur jouer un mauvais tour! Leurs armes toujours braquées devant eux, prêts à bondir au moindre tremblement, le petit groupe continua sa route dans un calme surnaturel. Un pas, deux pas, trois pas... Toujours rien. Les Spectres ne les attaquaient pas! Ils patientaient tranquillement, toujours en rang discipliné... Quand enfin les adolescents les eurent dépassés, ils s'inclinèrent légèrement et reprirent leur route, sans plus de formalité, plantant là le groupe abasourdi.

"Vous... Avez compris quelque chose, vous...?" Balbutia Odd, sans parvenir à décrocher ses yeux écarquillés des Spectres.

Ses amis demeurèrent silencieux un moment avant de décréter d'un regard que même si c'était mauvais signe, il valait mieux ne pas rester là. Toujours sur leurs gardes, ils sortirent du tunnel. Ils arrivèrent devant quelques marches avant d'enfin, faire face à leur nouveau défi.

Ils restèrent à l'observer, scotchés par la vue qui se présentait à eux. Jamais de leur vie ils n'avaient respiré pareille tension dans l'air.

Il n'y avait ni végétation ni soleil. Le sol, gris et lisse, était transpercé par des bâtiments immenses, dont le sommet échappait à la vue humaine. Ils étaient noirs et comme entourés d'une aura de mort. Les fenêtres teintées cachaient la vie qui devait s'y trouver. Nulle âme n'errait dans les rues étroites et répétitives. Les environs demeuraient silencieux comme un cimetière maudit. Même le vent ne sifflait pas, même les nuages ne dansaient pas. Le ciel, couvert par d'épais et mauvais nuages d'encre, stagnait et privait le monde de lumière et de couleur. Ils étaient si bas qu'on aurait juré pouvoir les traverser en tendant la main. Des câbles électriques couraient entre les immeubles, à travers les rues, le long des murs, comme une toile d'araignée emprisonnant les pensées.

"Mais dans quel monde sommes-nous tombés? Qu'est ce qui se passe ici?" S'écria Odd en avançant de quelques pas. Mais la main peu assurée de Jeremie le retint.

"Odd, non! Je ne sais pas ce qui se passe ici, mais on doit rester prudents!"

Ulrich et Yumi approuvèrent d'un regard, tandis qu'Aelita regarda autour d'elle, tentant désespérément de se raccrocher à la première chose réconfortante que son regard rencontrerait. Mais tout était froid et sombre. Elle fut brutalement ramenée à la réalité par la voix de Jeremie, qui essayait à tout prix de garder son calme.

"On ne doit pas rester là, on est complètement à découvert. Si un ennemi nous tombe dessus..."

"Tu veux dire, comme ceux qui se sont écartés sur notre passage tout à l'heure?" Ironisa Odd.

"Je ne sais pas, je n'en sais rien! Tout ce que je peux dire pour l'instant, c'est qu'il faut qu'on reste tranquilles et qu'on réfléchisse! XANA doit être quelque part..."

"Pas que XANA..." Coupa soudain Yumi.

Ses camarades suivirent son regard. A quelques rues devant eux, quelqu'un passait. Vêtue d'une grande veste rouge, une femme avançait d'un pas calme et assuré, plongée dans une sorte de dossier. En y regardant plus attentivement, elle était grande, une peau de pêche et des cheveux noirs coupés au carré frôlaient ses épaules.

"Mais c'est moi..." Se retint de crier Yumi, attirant l'attention de ses amis.

Il ne leur fallut pas longtemps avant de vérifier. Il n'y avait aucun doute : la personne en face d'eux était une copie parfaite de la Japonaise. Elle jetait des regards méfiants autour d'elle et recherchait les ombres pour avançer, tout en feignant de garder l'attention rivée sur ses feuilles. En quelques secondes, elle disparut dans les ténèbres.

"On ne doit pas la perdre!" Murmura Jeremie vivement.

"Tu crois?" Douta Ulrich, de moins en moins rassuré.

"On doit trouver XANA et le combattre, m'a dit la voix! Qui de plus lié à XANA que nous?"

"Oui, mais dans ce monde..."

"Non, il a raison" Confirma fermement Aelita. "Ce monde, justement on ne le connait pas, on va devoir se raccrocher au moindre indice... Celui-là en est déjà un. Occupons-nous en. Je me porte volontaire pour la suivre."

"Moi aussi" Ajouta Yumi qui se sentait irrépréssiblement attirée par cette vision parfaite d'elle.

"Attendez, on se sépare alors?" Protesta Ulrich. Il n'avait vraiment pas envie d'agir comme tous les idiots dans les films d'horreur qui préfèrent se séparer quitte à être plus vulnérables.

"Je crois que ce sera mieux, en effet" Approuva Jeremie. "L'idéal est que nos recherches couvrent le plus grand terrain possible. Ca ira plus vite si les filles prennent cette Yumi en filature pendant que nous, nous allons vérifier que l'Usine existe bel et bien."

Ulrich n'ajouta rien, mais intérieurement ne consentit pas totalement.

"Et comment on fait pour se joindre? Vous croyez que nos portables marchent, ici? Ca m'étonnerait..."

Jeremie sortit le sien et testa. A leur grande surprise, le cellullaire d'Odd vibra en réponse.

"Attendez, nos numéros sont attribués dans ce monde, alors?" S'étonna le samouraï, qui avait tout de même compté sur cet argument pour convaincre ses amis de ne pas se séparer.

"Apparement... C'est étrange... Il est possible qu'ils existent ici, que nos équivalents les possédent..."

"Mais alors, s'il y a un deuxième Odd, son portable a dû sonner aussi!" S'écria Aelita.

"Je n'espère pas, l'idéal est que nous ne nous fassions pas remarquer..."

Mais ce mystère fut vite balayé, les Lyoko-Guerriers jugeant qu'après tout, tant que ça marchait, ils tâcheraient d'en savoir plus par la suite. La priorité, c'était de trouver XANA. Les filles partirent s'enfoncer dans les ténèbres à la suite de la seconde Yumi tandis que les garçons observaient les rues, sans oser dire un mot. Jeremie essayait de regrouper ses idées pour établir un plan précis de recherches, Ulrich était méfiant autant envers ce monde qu'envers Jeremie, et Odd tâchait de se concentrer pour ne pas laisser filtrer son angoisse en pleine ascension.

"Bon... Les gars, on fait notre part du travail ou on monte un campement?" Essaya-t-il de plaisanter, sentant l'atmosphère s'alourdir dangereusement.

Ses camarades haussèrent les épaules et prirent la rue qui se présentait devant eux. S'ils étaient chez eux, ce chemin mènerait à l'Usine, alors autant l'essayer... N'empêche que Jeremie doutait sérieusement de l'existence de ce lieu. Au-dessus des égouts ne s'était trouvée qu'une ville sinistre, sans rien de familier pour eux... Peut-être que leur Q.G avait été rasé? Avait-il seulement été bâti? Et XANA... Qu'est ce qu'il était ici? Jeremie croyait de moins en moins qu'il allaient faire face à un simple virus... "Pourtant, la possible utilisation des portables prouve que la technologie existe..." C'était ça, il devait trouver un ordinateur et collecter tout ce que le Réseau Mondial contenait d'informations! Ce serait la prochaine étape...

Il demeurait si plongé dans ses réflexions qu'il ne sentit pas un souffle le frôler. Il n'entendit qu'à peine les cris étouffés de ses amis. Il n'eut pas le temps d'en pousser un quand il sentit un tissu glacé se plaquer contre sa bouche, le plongeant dans le noir total.


Haha! Je m'impatiente de me lancer dans le chapitre suivant! J'essaierai de moins traîner que pour celui-là, et j'espère que vous prenez toujours autant de plaisir! Je remercie les lecteurs et reviewers, qui font toujours plaisir et chaud au coeur! Je vous invite d'ailleurs à en déposer, positive ou négative, tout est bon pour progresser! Bon temps à vous et à la prochaine!