Bonjour !
Ce chapitre arrive avec un peu de retard : la dernière semaine avant les vacances, c'est toujours le rush !
Reviews :
Thank you Havennn :)
Tan'kodu : Merci pour ta review, quand on en a quasiment pas ça fait du bien d'en voir une aussi « enthousiaste » :) ! (et je dois avouer que c'est ta review qui m'a donné du courage pour écrire la suite parce que j'étais en train de me dire « a quoi bon, personne ne lit. » Je ne sais pas comment répondre à tes questions sans spoiler tout le truc mais je vais essayer xD Alors tout d'abord, la quatrième année est mon tome préféré, tout simplement, c'est pour cela que je l'ai choisi, puis Hermione a 15 ans (enfin, pas tout à fait encore mais le 19 septembre de l'histoire elle les aura) et c'est un peu l'âge des premiers questionnements de sexualité etc. donc ça me plaisait bien. En ce qui concerne l'année scolaire, oui je vais faire des ellipses, oh oui je vais faire des changements mais je vais garder toutes les lignes directrices (ou du moins essayer). En ce qui concerne Draco, je n'ai pas voulu en faire un mec sympa, j'ai décidé de le garder fidèle aux romans. Alors dans le roman, Draco ne peut pas voir Hermione et à un moment, Pansy sera bien obligée de choisir… enfin déjà là, j'en dis trop :) Et pour la longueur, ce sera long oui, une vingtaine de chapitres je pense, et pourquoi pas continuer avec les autres tomes ? Ça pourrait être sympa ! Voilà, je ne m'arrête pas, je ne peux pas répondre à tout sans dévoiler toute mon intrigue ! Encore merci à toi :)
Chapitre IV : La chute
Je suis allongée sur un matelas. J'observe le rideau rouge qui s'étend sur les baldaquins du lit. Je sens une main sur mon ventre. Elle remonte lentement, glisse sur ma peau jusqu'à effleurer ma poitrine. Puis des lèvres dans mon cou, sur mon menton, sur mes lèvres. Je ferme les yeux, appréciant la chaleur et la douceur du baiser. J'ai envie qu'il dure encore et encore. Des milliers de papillons s'envolent dans mon bas ventre. Des cheveux caressent mon visage. Lorsque je rouvre les yeux, ce sont des iris bleus qui me scrutent.
Je me réveille en sursaut, réalisant peu à peu que tout était un rêve. Je porte ma main à ma bouche : était-ce vraiment Pansy ? Non… ce n'est pas possible. Je me rallonge et me frotte les yeux rageusement. Mais qu'est-ce qui te prend Hermione ? Qu'est-ce qui t'arrive, bon sang ?
Comment puis-je vraiment rêver de cette fille ? Cela fait trois ans qu'elle fait partie de la bande de Malefoy, de ces personnes qui ne cessent de me rabaisser en raison de ma naissance. Ces idiots qui se croient meilleurs que tout le monde. C'est totalement absurde.
J'essaie de me rendormir mais c'est impossible. À chaque fois que mes paupières se ferment, je sens à nouveau ces lèvres oniriques se poser doucement sur ma peau, j'imagine encore et encore ces prunelles bleues qui m'observent silencieusement.
Je finis par ouvrir le rideau de mon lit et par poser mes pieds sur le sol froid. Si je me réveille tous les jours aussi tôt, je vais finir par être vraiment épuisée. J'ai l'esprit dans un état étrange, plongé dans une excitation délicieusement désagréable. À tel point que lorsque j'ouvre un livre d'histoire de la magie, bien que mes yeux suivent les mots, mon cerveau n'en enregistre aucun et je dois m'y reprendre à deux fois pour comprendre chaque phrase.
Je soupire et pose le livre sans un bruit pour ne pas réveiller les autres filles. J'observe l'horizon à travers les fenêtres : le soleil perce lentement l'enveloppe de la nuit. Puis, une question me vient à l'esprit : est-ce que Pansy est dans la volière ? Est-ce que je l'entendrais chanter si je m'y rends ?
Non, Hermione, c'est sans doute l'une des plus mauvaises idées que tu n'aies jamais eues. Mais, seconde après seconde, l'envie se fait pressante, dévorante, impossible à faire taire. Et elle se transforme irrémédiablement en besoin. Chaque cellule de mon corps semble me tirer hors de mon lit. Tant pis.
Je retire rapidement mon pyjama, j'enfile mon uniforme puis je lace mes petites chaussures noires. Une petite voix dans ma tête ne cesse de me répéter que je ne dois pas y aller, que c'est stupide. Mais je ne l'écoute pas.
Je me glisse hors du dortoir, descends les escaliers et sors de la salle commune en réveillant la grosse dame dans son portrait qui me lance un regard courroucé. Je l'ignore et emprunte les couloirs et les escaliers qui mènent à la volière en regardant derrière moi à chaque moment, l'oreille tendue pour cerner le moindre bruit, de peur d'être remarquée. J'ai l'impression d'être un enfant qui est en train de faire une bêtise et qui est terrifié à l'idée d'être surpris. Mais de quoi as-tu bien peur Hermione ?
Arrivée en bas des escaliers qui mènent à la tour, je m'arrête nettement et j'écoute. Contrairement à la veille, aucun son ne me parvient. Pas de jolie voix grave, pas de fredonnement. Rien.
Je ressens un mélange amer de déception et de soulagement. Et si elle avait été là, qu'aurais-je fait ? Je n'en ai pas la moindre idée. J'ai envie de me mettre des baffes, j'ai l'impression de me jeter stupidement dans la gueule du loup. Elle joue avec moi comme un chat s'amuse avec une souris : je ne devrais pas me hâter d'être dévorée.
Puisque je suis là, je décide de monter observer le lever du soleil en haut de la tour. Je monte les marches avec difficulté, encore fatiguée par ma courte nuit, et je me penche par la fenêtre, évitant un hibou grand-duc qui est en train d'entrer. Une fois qu'il est passé, je m'assieds sur le rebord de la fenêtre et je pose ma tête contre le mur. Le ciel est sans aucun nuage.
- Tiens, tiens, Granger.
Je sursaute, effrayée. J'ai dû m'endormir.
Je réalise alors que je suis en train de glisser. Je sens ma tête tomber en arrière, dans le vide. Les secondes s'étirent et je vois ce qui se passe dans les plus infimes détails : un cri s'échappe d'entre mes lèvres, le visage de Pansy se décompose, mon corps semble entraîné par une force invisible. J'essaie de me raccrocher à quelque chose mais la pierre est trop lisse sous mes doigts. Alors, quelque chose attrape mon bras et mes jambes se retrouvent dans le vide tandis que quelqu'un me retient. Tant bien que mal, j'arrive à agripper le rebord de la fenêtre avec ma main libre et à me remonter tandis que l'on me tire à l'intérieur.
L'instant d'après, je suis étalée sur le sol, face contre terre, et, alors, je réalise ce qui vient de se passer : une décharge d'adrénaline me brûle les veines et mon cœur bat tellement vite et fort que j'ai l'impression qu'il va bondir hors de ma poitrine.
Je relève les yeux et Pansy est assise en face de moi, appuyée sur ses avant-bras. Son visage exprime sans doute autant de détresse que le mien. Elle me dévisage et ses lèvres se tordent en une grimace méprisante :
- Tu es vraiment complètement débile, lance-t-elle avec dédain.
Je suis tellement choquée que je ne sais même pas quoi répondre.
- Et puis qu'est-ce que tu fichais ici ? demande-t-elle. Tu étais là pour m'espionner à nouveau ?
Je remue la tête avec véhémence.
- Non, non, je venais voir le lever du soleil.
Elle ricane.
- Bah bien sûr. De tous les endroits de Poudlard où tu aurais pu aller pour ça, tu viens à la Volière, comme si c'était génial d'être entouré de fientes d'oiseaux !
Je baisse les yeux, confuse et gênée. Un silence pesant règne pendant quelques instants et aucune de nous deux ne bouge. Je m'attends à une nouvelle remarque cinglante mais lorsqu'elle ouvre la bouche, c'est pour dire :
- Tu m'as fait sacrément peur.
Je relève les yeux. Le mépris qu'elle affichait quelques instants auparavant a disparu. Peut-être n'était-ce que le contre coup de la frayeur ?
- J'ai vraiment cru que tu allais tomber.
Je continue de garder le silence tandis qu'elle me regarde. Elle secoue la tête et finit par lancer :
- Evite de faire une sieste ici, la prochaine fois. Ce n'est pas une bonne idée quand on est aussi maladroite que toi.
Puis elle se lève et disparaît lentement dans l'escalier sans se retourner. Elle n'a donné aucune lettre à son hibou. Tandis que mon cœur et mon cerveau se calme lentement, je réalise ce que cela signifie : elle était venue ici pour chanter.
Après avoir repris tous mes esprits et m'être remise de mes émotions, je finis par me relever et par quitter la volière alors que deux jeunes filles de Serdaigle entre à l'intérieur. Elles me dévisagent et se mettent à pouffer de rire. Ce n'est qu'à ce moment que je réalise que des fientes d'oiseaux se sont étalées sur mon pull. Je jure silencieusement.
Le reste de la journée se déroule sans encombre jusqu'au premier cours de défense contre les forces du mal. Lorsque je sors de celui-ci et que je passe à côté de Neville, encore chamboulé par les tortures subies par l'araignée, je ne peux retenir un élan de colère envers ce nouveau professeur. L'espace d'un instant, je pense même à aller m'en plaindre immédiatement à McGonagall.
Cependant, quelque chose vient interrompre le cours de mes pensées : la bande de Malefoy me dépasse dans les escaliers en colimaçon, Daphnée Greengrass pendue au bras de Draco. Pansy n'est pas là, c'est étrange. Je relève les yeux et la vois descendre lentement les marches, seule et l'air furieux. Lorsqu'elle passe à côté de moi, elle m'ignore totalement et son visage est dur et froid.
Ron et Harry finissent par me rejoindre, coupant court mes réflexions. Lorsque nous nous attablons dans la grande salle, silencieuse, je fais la liste des devoirs qu'il me faut encore finir. La liste est monstrueuse et je ne me suis jamais autant laissé aller. J'engouffre donc rapidement mon repas avant de prendre congé de mes amis et de me rendre à la bibliothèque.
Il est minuit passé lorsque madame Pince me demande gentiment – mais fermement – de m'en aller pour qu'elle puisse fermer. J'obéis à regret : il me reste encore le devoir du professeur Rogue à terminer, mais j'ai encore quelques jours pour m'y atteler.
J'emprunte le chemin pour me rendre à la salle commune des Griffondors en baillant et en traînant le pas. Une fois dans le dortoir, je me couche et jette un œil à mon réveil tout à fait moldu. Après y avoir réfléchi, je décide de le régler sur six heures du matin. Cela ne me laisse pas beaucoup de temps pour dormir mais je dois savoir si Pansy sera à la volière.
