4_ Quatrième jour
Pyro trainait derrière les deux Scouts et le tireur d'élite. Ils suivaient l'ingénieur à travers les larges couloirs sous la surveillance du gardien Australien. Les deux jeunes prisonniers se retournaient de temps en temps pour voir si le pyromane les suivait toujours, inquiets pour sa survie et sa santé. Il était si mal en point, ils se demandaient s'il allait réussir à marcher jusqu'au bout.
Le gardien qu'ils suivaient tous marchait à reculons, son fusil en main et le sourire aux lèvres. Il avançait suffisamment lentement pour que le blessé puisse suivre le mouvement.
Soudain, l'incendiaire s'effondra au sol.
-Damned…
Tous s'agglutinèrent autour de Pyro, se demandant ce qu'il avait.
-Poussez-vous d'là bande d'idiots ! Laissez le resp…
Le mécano n'eut pas le temps de finir sa phrase. Le prisonnier précédemment à terre bondit hors du groupe, attrapa un Scout et le balança vers le gardien pour que ce dernier lâche son arme. Il se jeta ensuite sur lui, le chevauchant, les mains autour de son cou. Son ennemi ne parvenait pas à lui briser son emprise et Pyro serrait de plus en plus fort quand tout à coup, une balle traversa son épaule. Il poussa un hurlement bestial et l'ingénieur parvint à le faire basculer sur le côté. Il se releva et colla le canon de son arme contre le masque à gaz.
-Personne ne bouge ! cria-t-il d'une voix enrouée, menaçant les autres de son petit pistolet. Snip ! T'emmène les autres ! Moi j'm'occupe de ce'ui-là !
Il attrapa les mains du rebelle et les lui menotta avant de le relever et de le faire avancer.
-Puisque tu l'prends comme ça, mon garçon, on va passer aux choses sérieuses ! grogna le mécano avec un sourire.
Il le promena longuement dans les corridors avant de le faire entrer dans l'atelier où il avait déjà subi sa première punition. Là, il l'obligea à se pencher sur une vieille tourelle à laquelle il l'attacha. Bras en avant, ventre contre le métal froid, jambe plus ou moins tendu pour se maintenir Pyro se trouvait dans une position peu confortable. Il entendit le cliquetis d'une porte que l'on ferme à clef puis les pas de l'ingénieur se rapprocher de lui. Il sentit sa grosse main caresser les plaies de son dos et perçu un rire. Les doigts glissèrent jusqu'à sa tête pour se refermer sur le masque à gaz.
Engineer enleva la protection noire et pressa son pistolet contre la joue meurtrie :
-T'es un malin quand même toi, hein ? Mais sache qu'ici, mon garçon, c'toujours moi qui domine, lui murmura-t-il.
De son autre main, il frôla les restes de lèvres du pyromane et enfonça un doigt dans sa bouche, l'obligeant à desserrer les mâchoires. Il taquina le morceau de langue pendant qu'il descendait son arme le long du dos endoloris.
-J'décide de tout, j'contrôle tout, soupira le Texan.
Il caressa doucement le postérieur du pyromane du bout de son canon, insistant à quelques endroits. Le prisonnier se mit à trembler. Il avait peur. Peur de ce qu'il allait lui faire. Il serra ses genoux et courba le bas de son dos, essayant en vain d'échapper au tortionnaire.
-Inutile d'vouloir t'échapper, petit.
L'homme trapu retira son doigt de la bouche de sa victime pour les passer dans les trous de la combinaison et tirer d'un coup sec. Le tissu se déchira, les entailles s'élargirent et la combinaison abandonna le dos du RED. Il l'entendit gémir d'une voix aigüe, comme s'il le suppliait et il effleura le corps tremblant de ses lèvres, suivant le tracé de la colonne vertébrale. Il savoura le relief des zébrures causé par le feu et le fouet pendant que ses mains attouchaient les petites hanches et les fesse du démarreur de feu à travers son sous-vêtement.
Puis il lui baissa son boxer et le bas de sa combinaison jusqu'aux chevilles avec un sourire satisfait. Pyro s'affaissait un peu plus sur la mitrailleuse frissonnant de froid et de peur. De plus, il avait atrocement mal à l'épaule le sang dégoulinait abondamment sur son bras et ses cotes. Il sentit le mécano se pencher sur lui, sa main passer sur son ventre et ses lèvres se poser sur sa nouvelle blessure. Sa langue lécha paisiblement le sang ruisselant autour de la cavité de chair tandis que ses doigts faisaient des va-et-vient entre les cuisses maladroitement serrées.
Le jeune homme poussa des petits cris en sanglotant, recevant le baiser de l'ingénieur dans sa plaie fraîche. Il constata l'érection du gardien contre son postérieur et s'aperçu que l'une de ses mains avait quitté son corps.
Engineer avait en effet la main dans son propre pantalon déboutonné et massait son sexe déjà douloureux. Il rejeta la tête en arrière inspira profondément avec un sourire avant de se lancer enfin dans sa véritable performance. D'un coup de pied il fit écarter les jambes du pyromane et, une fois son pénis extirpé de ses vêtements, il s'aida de ses mains pour forcer le passage entre les fesses du prisonnier.
-Aller mon beau, laisse toi dominer par papa, héhéhéhé, ricana le Texan.
Pyro encaissait la douleur, serrant les dents aussi fort qu'il le pouvait. Il ne voulait pas montrer à quel point le gardien avait le dessus sur lui. Mais l'homme trapu donna un bon coup de hanche et il laissa échapper :
-HAAaaah !
-Hmm voilà quand tu veux, mon garçon, j'veux t'entendre !
L'ingénieur attrapa les hanches de sa victime et recula doucement pour s'enfoncer ensuite plus profondément.
-HAAAANH !
-Yep, continue ! Yeeeehaaaa !
Le RED n'y pouvait rien, c'était plus fort que lui. Il ne contrôlait plus sa mâchoire, il avait trop mal. Des larmes de honte et de douleur roulaient sur ses joues, coulant dans sa bouche ouverte par la souffrance. Le gardien le pénétrait toujours un peu plus fort, toujours un peu plus loin, progressivement, et bientôt, sa bouche s'ouvrait de plaisir. Il ne le voulait pas. Il ne voulait pas prendre du plaisir avec cet homme et pourtant… Il appréciait le souffle chaud dans son dos et la voix un peu rauque derrière lui à chaque coup de hanches.
La main forte de l'ingénieur s'agrippa à son épaule saine. Il se sentait alors comme un étalon que l'homme essayait de dompter lors d'un rodéo.
Le métal de la tourelle s'enfonçait dans son bas ventre, il ne tenait plus sur ses jambes. Il glissait peu à peu et n'était soutenu que par le corps de l'ingénieur. Ses cris se faisaient de plus en plus faibles et, toujours en lui, le Texan se pencha pour se coller contre son dos. Il l'entoura de ses bras fort et lui susurra à l'oreille :
-T'es la meilleure prise qu'on est pu avoir, petit.
Il jouait toujours des hanches quand enfin il inonda le rectum du pyromane de sa semence. Engourdi par une grande vague de chaleur, de plaisir et de douleur, Pyro sombra sur l'engin mécanique. Il ne put voir l'ingénieur déposer un baiser sur sa joue et sourire d'un air attendrit.
Le soir tombait. Spy se déplaçait dans le silence le plus absolue, longeant les murs ombrés.
Les prisonniers étaient tous retournés dans leurs geôles et les gardiens s'étaient regroupés au self. Il n'y avait personne pour le surveiller, la prison était à lui.
Plus tôt, il avait surpris une conversation entre Medic et Sniper, et il avait pu entendre que le tireur d'élite possédait une certaine clef dans ses appartements.
L'espion cherchait déjà depuis un moment dans les couloirs sombres quand enfin il trouva ce qu'il cherchait : La porte de la chambre du Sniper. Malheureusement, celle-ci n'était pas ouverte. Il dut attendre sagement dans un coin que le gardien revienne pour se coucher. Quand ce dernier apparut au fond du couloir, le Français s'enfonça le plus possible dans sa cachette et… il disparut. Invisible, il se faufila dans le dos de l'Australien et se glissa en même temps que lui dans la chambre.
Ce n'était qu'une chambre il n'y avait qu'un lit, une table de chevet, une table basse avec une télévision et une petite bibliothèque remplie de livres et de magazines diverses.
Sans bruit, il se cacha sous le lit avant que son invisibilité n'ait plus d'effet. Il vit son ennemi s'asseoir sur le toit de sa cachette et se déchausser dans la pénombre. Spy roula sur le côté pour éviter de se prendre les chaussures balancée à la va vite en pleine tête. Il atterrit sur un magazine porno gay. « Ma parole ! C'est une véritable bande de joyeux lurons ici ! » S'exclama-t-il intérieurement. Il entendit alors le Sniper marmonner et il se figea. Mais rien ne se passa si ce n'est que les pieds disparurent sur le lit.
Une chemise tomba au sol et le sommier se courba pour accueillir le corps fatigué.
L'évadé attendit encore longtemps avant qu'il ne perçoive la respiration forte et lente d'un homme endormi. Enfin il allait pouvoir fouiller la chambre il n'y avait que très peu de cachette pour une clef.
Spy s'extirpa de dessous le lit avec agilité et s'approcha de la bibliothèque rien entre les livres. Il regarda derrière la télé et dans tous les recoins mais aucune clef ne semblait vouloir se montrer.
Il ne restait plus que la table de chevet, mais dans sa concentration il ne s'était pas aperçu que la respiration lente de la somnolence c'était arrêté. Et lorsqu'il s'approcha du meuble, la lumière s'alluma et Sniper lui bondit dessus.
Ils roulèrent tous les deux jusqu'au mur le plus proche, et l'espion se cogna violement la tête contre le béton. Sonné, il ne put éviter la grande main de l'ennemi qui enserra ses poignets pour les maintenir au-dessus de sa tête.
-Te voilà enfin petit bâtard ! T'en as mis du temps à réapparaitre ! maugréa le gardien.
La lame d'un kukri menaçait sa gorge et il n'osa plus bouger. Il tenta de cacher sa peur mais les lèvres du gardien découvrirent des dents mal alignées. L'homme torse nu sentait sa peur comme une bête sentait celle de sa proie. S'en était fini de lui. Il n'avait plus qu'à attendre le coup de crocs.
-Alex ?
Spy ouvrit de grands yeux.
-Pardon ?!
-Alex, c'est toi ?
-Euh… Oui ? Nous nous connaissons ?
-Et ça tu reconnais ?
La main de l'Australien l'attrapa par la mâchoire inférieure et deux lèvres chevauchèrent les siennes. Il sentit doucement les dents de son adversaire et se rappela soudain ce petit mordillement si caractéristique.
-Christian ?
-Ouais, mon pote !
-Mais… Oh mon Dieu ! Je… je ne t'avais pas…
-Ouais j'ai dû m'raser, la barbe de cinq jours ça plaisait pas.
-Moi ça me plaisait !
-Y'avait pas que ça qui t'plaisait, hein ? le taquina le tireur.
-Mais…
Il l'embrassa de nouveau, empêchant toute discussion avec lui. Christian avait toujours été un peu brutal et peu causant. Il préférait les actes aux mots. Le Français le savait bien et c'est pour cela qu'il se laissa écraser contre le mur, les lèvres mangées par cette bouche affamée. Ses mains gantées glissèrent sur le torse élancé du gardien avant de rejoindre ses joues creuses.
-Tu m'as tellement… manqué Christian, parvint-il à articuler entre deux baisers.
-J'te veux, maintenant, tout d'suite, grogna l'autre.
Spy enleva son masque, ébouriffant ses cheveux bruns. Ses tempes grisonnantes ramenées en arrière lui donnaient encore plus l'air d'un séduisant gentleman. Il accorda alors à son amant un regard des plus ardents :
-Alors prend moi, comme au bon vieux temps.
Sniper ne se le fit pas prier deux fois il souleva son prisonnier pour le relever et le poussa sur le lit avant de se jeter de nouveau contre lui. Ils s'embrassèrent de nouveau passionnément se collant l'un à l'autre et tandis que l'espion s'accrochait à son cou, le tireur d'élite entourait le corps mince sous lui pour le ramener au plus près de son ventre. Alex se servait de ses jambes pour maintenir le bas de son corps le plus haut possible, frottant son entre jambe contre l'érection déjà au rendez-vous de l'autre homme. Il sentait alors Christian souffler du nez sur son visage. Il lui caressa doucement les cheveux, relevant chaque mèche sur sa nuque du bout de ses doigts. L'homme au-dessus frissonna :
-Mmmh… mm'arrête… marmonna-t-il.
-Je sais que tu aimes, répliqua l'autre d'une voix douce.
Alex introduit sa langue entre les dents du sniper pour lui chatouiller le palet et sentit des hanches osseuses se presser un peu plus contre lui. Il le repoussa alors pour enlever sa veste et détacher fiévreusement son gilet et sa chemise. Christian se chargea ensuite de l'extraire de son pantalon avec autant de hâte qu'un enfant déballant un cadeau de noël.
Ils s'embrassèrent férocement, s'agrippant l'un à l'autre avec avidité, comme si une main invisible voulait les séparer. Spy retomba dos sur le matelas pour laisser les fines lèvres de son amant effleurer la peau de tout son corps. Il les sentit se presser sur son cou, son torse, son ventre et l'intérieur de ses cuisses et poussa un soupir bienheureux. Il enserra le tireur d'élite entre ses jambes pour lui rapprocher le bassin du sien.
Christian sourit et déboutonna son pantalon. Il se pencha ensuite sur lui, le caressant de tout son corps, frottant son pénis contre le sien pour monter son excitation. Ils frissonnèrent à deux, se savourant l'un l'autre, marquant leurs corps de traces d'ongles et de suçons. Durant ces baisers fougueux, Sniper passa l'une de ses mains sous la cuisse de son amant pour descendre ses doigts au plus près de ce postérieur qu'il connaissait déjà.
Le Français poussa un soupire lorsqu'il sentit une phalange entrer en lui. Il s'ouvrit lentement au tireur d'élite et empoigna sa propre érection qu'il caressa doucement du bout de ses doigts, un regard des plus séducteurs tournés vers le visage de l'Australien.
-T'sais qu't'es irrésistible comme ça, Alex ? fit alors le gardien.
-Qu'attends-tu ?
La main gantée du Sniper vint à son tour autour du sexe du Spy et la chaleur de ses doigt arracha un petit gémissement de plaisir de son amant. L'homme sourit :
-Ca !
-Ooooowh… Christiaaaan…
Enfin il le pénétra de son pénis durci, coulant lentement en lui comme on entre dans un bain chaud. Il expira fortement, la tête rejetée en arrière, formant de ses lèvres des syllabes muettes. Il glissait de plus en plus profondément dans la douce cavité qui l'accueillait.
De son côté, Spy continuait de se masturber, retenant quelques gémissements en sentant le sexe de l'autre homme avancer de plus en plus dans son rectum. Puis l'autre recula les hanches, les mains agrippées aux draps du matelas autour de l'espion. Il courbait le dos, tremblant de plaisir et soufflant bruyamment. Cette fois, il replongea en lui plus rapidement, avançant et reculant ses hanches entre les cuisses de son amant, frottant sa peau contre la sienne. Le corps du RED rebondissait à chaque fois qu'il rencontrait celui du Sniper. La brutalité de ce dernier ne le dérangeait plus depuis longtemps. Il passa son autre main dans les cheveux bruns de Christian, l'obligeant à se pencher un peu plus sur lui. Il lui caressa la joue et le cou sa peau était moite. L'Australien eut un sourire de côté et releva la tête de nouveau, poussant plus fort son bassin contre les fesses maigres du Spy.
-HAANW ! lâcha enfin l'homme couché.
-Ah, ouais… vas-y, vas-y, vas-y !
-HAN ! aanwwh ! haanfh Chris… AH ! Tian ! hhmm En… ffwaah ! Core ! How !
Il avait un peu mal, Christian y allait trop fort, mais il ne voulait pas le décevoir. Il continua de se caresser pour estomper un peu plus cette douleur jusqu'à ce que le corps entier du tireur d'élite se raidi d'un coup et expulse son sperme. Celui d'Axel dégoulina sur ses doigts peu de temps après et le gardien l'embrassa amoureusement avant de s'extirper de son corps et de rouler sur le lit à côté de lui.
-Bloody c'que ça fait du bien… soupira Sniper.
-Je t'aime Christian, tu sais ça ?
-Oui, je l'sais, et moi aussi je t'aime.
Ils s'embrassèrent de nouveau tendrement, se regardant l'un l'autre. L'air enragé de l'Australien avait disparu et avait laissé place à un regard tendre et serein.
-Tu m'as tellement manqué, lui dit le prisonnier.
-J'aurais jamais pensé qu'on s'retrouverai, et encore moins ici… songea le tireur d'élite.
-Oui, je me rappelle encore le jour où tu m'as annoncé qu'on t'avait muté à cause de notre… relation…
-Elle est très bien not' relation !
-Tu es BLU, je suis RED, tu le sais bien…
-Ouais…
-Mais au fait… dis-moi, comment m'as-tu reconnu ? l'interrogea le BLU.
-Tes yeux, Alex, lui répondit l'autre doucement, t'as des yeux magnifiques.
-Tu es un véritable séducteur, mon cher Christian.
Spy ne préféra pas lui dire qu'il comptait s'enfuir avec son collègue Pyro. De toute façon, Christian avait déjà fermé les yeux et s'était paisiblement endormi, un sourire aux lèvres sa performance l'avait épuisé. L'autre homme lui caressa doucement le visage et s'endormit à ses côtés, priant le Ciel qu'il se réveil avant lui.
