Voilà, il est tout chaud, je l'ai écris hier . Je vais maintenant me préoccuper de "Avec des si on mettrait Poudlard dans une chope" et essayer d'avancer un peu sur le tome 2 de mon livre. Vive les vacances!

Bonne lecture...

De fortes chutes de neige, avaient-ils dis… c'était plus que de fortes chutes de neige. Hermione avait passé l'après-midi dans son bureau du ministère. Faute d'une météo à la carte, elle fut des plus surprises lorsque, en rentrant du bureau, elle se rendit compte que les trottoirs de Londres s'étaient recouverts d'un épais tapis neigeux.

Pas de chance, elle qui aimait tant cela en temps normal, avait l'esprit bien trop préoccupé pour pouvoir en profiter. Et elle se contenta de rentrer cher elle, comme tout bon sorcier : en transplanant.

Par chance, leur appartement disposait d'un système magique permettant à chaque pièce de garder la même température. Ce, qu'il neige, qu'il vente ou qu'il pleuve.

Alors, comme à son habitude, elle lança sa cape sur le portemanteau et glissa sa main dans sa poche pour y sortir sa baguette, lorsqu'elle sentit la présence d'un papier. D'un tout petit bout de papier. Elle le sortit d'une main fébrile, les souvenirs remontant à la surface de son esprit brumeux.

- C'est pas le moment, Hermione…

D'un geste las, elle l'abandonna sur la commode du salon et fila dans la cuisine, non sans avoir jeté un coup d'œil inquiet vers la cheminée. D'un instant à l'autre, il allait apparaître… et elle n'était toujours pas prête.

D'un geste aussi rapide qu'étrangement tremblant, elle fit chauffer l'eau de son thé et s'installa à la table, la tête repoussée en arrière. Si au moins elle avait pu parler avec Ginny, ce midi. Se rassurer en l'entendant dire que tout irait bien… qu'une conversation par cheminée interposée n'avait jamais fait de mal à personne. Seulement, il y avait eu Nigel… Nigel et son numéro de téléphone. Nigel et ses souvenirs d'enfants…

- Hermione ?

Elle sursauta bien malgré elle en entendant raisonner son prénom. Et pourtant, ça n'était pas lui. Ca n'était pas sa voix.

- Dans la cuisine, Harry !

Elle le vit bientôt apparaître, les joues rougies et visiblement essoufflé.

- Quelque chose ne va pas ? Lui demanda-t-elle.

- Je pense que ça va… je dois rejoindre Ginny à Ste Mangouste. Mais tout va bien, ne t'en fais pas.

Elle aurait bien aimé lui dire qu'il était déjà trop tard et que le nom d'un hôpital ajouté dans une conversation n'était pas pour rassurer. Mais voilà, Harry venait déjà de transplaner.

Elle porta la tasse fumante à sa bouche et instinctivement, son regard se porta sur l'horloge de la cuisine. Ginny ne lui avait pourtant pas dis qu'elle devait se rendre à l'hôpital… et puis, pourquoi Harry s'était-il fais aussi vague sur le propos ?

Elle aurait réellement eut le temps de s'inquiéter si un froissement de cape ne s'était pas fais entendre en provenance du salon, la tirant ainsi de la torpeur dans laquelle elle s'était mise.

Ca ne pouvait être Harry… il venait à peine de partir. Ginny elle-même devait encore se trouver là-bas.

Alors, rassemblant tout le courage qui avait fait d'elle une gryffondor, elle se leva silencieusement et rejoignit le salon. Juste à temps pour le voir. Lui. Celui qui ne devait apparaître que dans l'antre de la cheminée et ne pas tenir ce maudit papier entre les mains.

Elle aurait voulu lui hurler « Ne lis pas ça… surtout pas », seulement le seul son qui sortit de sa bouche ressemblait à un vague « Ron », qui le fit se retourner vers elle.

Sa première réaction fut de se dire qu'il n'avait pas changé. D'accord, cela ne faisait que trois mois qu'il était parti… à quoi s'était-elle attendue ? Ron était resté Ron. Les mêmes yeux. Les mêmes cheveux, et ce même regard qui voulait dire :

- Qui est-ce ?

- Pardon ?

Voilà, elle avait osé poser une question aussi idiote. Par Merlin Hermione, il tenait dans sa main ce papier là, il n'était pas dupe…

- Nigel. Qui est Nigel ?

Elle aurait espéré un autre retour. Une autre manière de se dire bonjour, seulement, elle avait eu la maladresse de laisser ce papier traîner. Mais finalement, en voyant le bon côté des choses, elle arrivait à se dire que le ton de sa voix n'avait rien de colérique.

- Un ami d'enfance, lui répondit-elle. Un ami que j'avais à l'école moldue.

- Tu ne m'as jamais parlé de lui.

Elle aurait voulu lui dire qu'en fait, il n'y avait pas que de lui qu'elle n'avait jamais parlé. Seulement, il avait reposé le papier à l'endroit où il l'avait trouvé et venait de lui demander :

- Approche-toi.

Elle prit la main qu'il lui tendait et se retrouva à quelques centimètres de lui, victime de ce regard qui n'avait de cesse de la parcourir, la proie d'un souffle venant la taquiner de trop près.

- Tout va bien ? Lui demanda-t-il.

- C'est plutôt à toi qu'il faut le demander…

- Hermione, ne joue pas à ça avec moi… Tu sais que je n'aurais pas dû être là, aujourd'hui… seulement… quelqu'un m'a dis qu'il valait la peine que je demande une permission…

- Qui t'a…

- … la question n'est pas là. Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Je ne sais pas.

Elle ne mentait pas. Non, elle ne savait pas ce qui venait former cette boule dans sa gorge. Elle avait tellement souhaité qu'il revienne, qu'elle n'arrivait à croire qu'il se trouvait là. Qu'elle n'arrivait à en profiter pleinement.

- Viens là…

Comme un automatisme, la main de Ron vînt se caler dans ses cheveux alors que ses lèvres frôlaient le haut de sa tête. Nichée là, elle aurait presque été capable de tout lui avouer. Seulement, elle ne désirait qu'une chose. Le retrouver. S'assurer que c'était bien lui. Retrouver les moments d'avant. Et surtout ne pas tout gâcher avec cette histoire là. Elle aurait bien le temps de lui dire non ?

Alors elle leva la tête et posa ses lèvres sur les siennes, resserrant plus étroitement leur étreinte.