Bonsoir...
Comme vous l'avez remarqué, Leas est devenue Hopla-boom, et elle change de registre. Elle est passée d'Harry Potter au Monde de Narnia. Cette histoire est un univers alternatif, et bien sûr, elle débute, après le retour des enfants Pevensie, du royaume de Caspian X. Ceci dit, cette histoire s'inspire des films, et non des livres, que je n'ai pas encore lus. Il y aura une trame Caspian/Susan, sur fond de guerre. Maintenant, place aux chapitres...
Chapitre 4: Révélation, et abandon
Bizarrement, je m'attendais a rater. Mais non, nous nous retrouvèrent tous les quatre, avec nos affaires, ici a Narnia. J'eus un sourire, en voyant au loin, des tentes. Je posa mes affaires, et laissa mes frères en compagnie de Lucy. J'adressai un sourire, a Edmund, avant de lui dire que je revenais. J'allai dans le camp tout était identique. Je vis Chasseur de Truffes me regarder intensément. J'allai le voir. Il me fixa, et me dit
« Visiblement, je n'ai pas pu vous faire changer d'avis...C'était peut être mieux ainsi... »
Je le regardai l'air choquée, avant de bégayer
« Ce...C'était...réel? »
Il me regarda, l'air amusé, avant de dire
« Oui, c'était réel, Majesté. Enfin Susan. »
J'étais choquée. Je me promena, quelques instants, et trouva, justement la personne recherchée. C'était Caspian. Il me tournait le dos. Je m'éclaircis la gorge, mais il ne bougea pas. Je ne compris pas. Puis quand il se retourna, et me regarda, déçu et triste. Son regard me désarma. Que se passait il donc? Je le suivis.
« Qu'est ce qui se passe? Qu'aies-je fais pour mériter un regard pareil? »
Il m'ignora. Très bien, il l'aurait cherché. J'avais vomi tout mon petit déjeuné, et ma tête manquait d'exploser, a nouveau. Ce n'était pas le moment de me provoquer, en plus j'avais faim.
« Pour information, vu que de ce que j'ai compris, ces derniers temps, j'étais ici, physiquement, alors que je pensais que ce n'était qu'un rêve, vu que j'étais encore au pensionnat, il semblerait que j'étais réellement ici. Je sais ce qui s'est passé, et ce qui se passe et nous sommes tous les quatre a Narnia. Si tu réagis comme ça, après m'avoir dit, ce que tu m'as dit, je préfère oublier. Maintenant, si votre altesse m'ignore, je préfère partir. Je vais aller récupérer mes effets personnels, et après comme disent les gens chez moi « Bye-bye », et votre altesse n'aura qu'a accomplir sa prophétie seul »
Il ne bougea pas. Il était aussi coriace que Peter. Je pris son épée, mon arc, ma corne ainsi que quelques armes pour Edmund, et Lucy. Il me fixait, mais je l'ignorais. Largement même. Je sortis sans un mot, et retourna voir mes frères et soeurs. A voir mon visage fermé, ils eurent une figure interrogative
« Sa majesté, est de mauvais poil, on dirait bien, il m'a royalement ignorée. Et vu ce que je lui ai dit, je ne pense pas, qu'il soit de meilleure humeur. »
Je rendis son épée a Peter, tendit une épée a Edmund, et donna une dague a Lucy. Nous repartîmes, vers notre château. Ma tête me faisait mal...Elle allait exploser a ce rythme la, et moi aussi. Nous devions nous changer. Lorsque nous arrivâmes, tout le mur Nord était reconstruit. Peter s'approcha et toucha le mur.
« Incroyable... »
Edmund, lui avait ouvert le passage. Il était descendu. Nous l'avions suivit. Nous avions chacun notre coffre. J'ouvris le mien, et vit une robe. Une robe, bleu et blanche, comme celle que je portais. Mais mon choix, se porta sur une robe bleu nuit, légère. Nous nous étions tous habillés. Je vis ma couronne, tassée dans un coin, j'eus un sourire, avant de la recouvrir de vêtements. Je posa ma valise dans un coin, visa mon sac, et mis des affaires de premier secours dedans.. Je changea de chaussures aussi, les ballerines a bout rond, ne sont pas confortables, alors que mes spartiates, étaient extrêmement confortable, et on ne pouvait plus robuste. Peter me fixait d'un air on ne peut plus rancunier. Je savais qu'il m'en voulait, et ça je ne l'avais pas volé. J'attachai ma corne, après mon arc, et ressorti. Nos affaires avaient été remises en sûreté. Nous repartîmes, en direction du camps, vers le carrefour, au lampadaire. Pourquoi? Je ne savais pas, je suivais Peter. Pour la première nuit, il nous trouva une grotte. Nous passâmes la nuit a la belle étoile. J'avais pris des couvertures, mais j'ignorais encore pourquoi. Je prenais du paracétamol tous les matins, au moins deux fois. Edmund lui me regardait complètement alarmé. Il ne cessait de me couvrir, comme s'il avait peur que je tombe. Pourquoi? Je n'en avais aucune idée. Nous marchions depuis trois jours, lorsque Peter sembla content de lui. Il nous montra quelque chose du doigt. Nous étions arrivés au pied de la falaise. J'eus un air dédaigneux, avant que Lucy ne s'exclame.
« La maison de Monsieur Tymnus! »
Je la vis pousser la porte, et rentrer. Elle ressortit, plusieurs instants plus tard.
« C'est vivable, Il y a un peu de ménage a faire, c'est sur, mais on pourrait y vivre. »
Je la regarda surprise
« Que veux tu qu'on y fasse? En plus, on est trop proche du camps... »
Peter secoua la tête, et rentra dans ce qui ressemblait plus a un boyau. Nous commençâmes le ménage. Je jetais les papiers, et feuilles, Lucy elle ramassait les affaires du faune. Apparemment, personne n'avait vécu ici a part lui. Lucy remplit donc deux caisses, d'affaires du faune. Peter lui jetais le vieux mobilier, trop instable, ou trop abîmé. A la fin, il ne nous resta qu'une chaise, une table, et le nécessaire de vie, a savoir, une cuve d'eau. L'étage de la grotte, était en meilleur état, mais les meubles étaient abîmés, et trop vieux. Nous jetâmes donc tout. Le soir, nous mangeâmes des champignons, que Lucy avait cueillit, avec ce qui me restait de provisions. Nous nous étions tous couchés, au rez-de-chaussé, a même le sol. Je fis un drôle de rêve. J'étais plus corpulente, et je pleurais. Je ne savais pas pourquoi, la seule chose dont je me souvins, était cette phrase « Sauve nous ».Le lendemain, Peter alla nous chercher des provisions. Durant ce temps, avec Edmund, on travaillait le mobilier. A deux heures de l'après midi, nous venions de finir nos bancs. Nous avions utilisés de vieilles planches, d'une armoire délabrée. Nous avions testé les planches, puis nous avons cherché des morceaux de bois, épais et solide, et nous les avions montés. Inutile de nier, que tout le monde fut content de se poser, sur un banc, au lieu du sol. Puis le rythme reprit, plus rapidement, vu que Peter, aidait Edmund. Avec Lucy, nous cherchions des tissus. Nous avions trouvé de la laine, des tissus rêches, et comme si c'était fait exprès, une sorte de tissus épais, et doux, et des soieries. Ce qu'il nous fallait. Peter venait de rentrer un canapé. Il tenait plus du banc, mais a vrai dire, on s'en moquait, c'était nos meubles, notre maison. Avec Lucy, nous étions sorties, chercher des herbes sèches. Nous en ramassèrent un sac plein. Nous revinrent, et commencèrent la garniture des fauteuils. Le lendemain, nous avions un salon quasiment digne d'être un salon d'une maison forestière. Je posa mes livres dans la bibliothèque. Edmund rajouta les siens. Nous avions trouvé des bougies dans un tiroir. Un sacré nombre de bougies même, ce qui nous éclairait, et la cheminée marchait tous les soirs. L'étage ne prit pas plus de temps. Pour des raisons pratiques, nous ne firent pas de véritables lits, mais plutôt des sommiers, avec un matelas en futons. Ca suffirait bien, pour l'instant. Nous nous étions installés là, pour une durée indéterminée. Je maîtrisais a peu prés l'épée, Edmund m'apprenait des bottes, et d'autres techniques, pendant que moi, je lui montrais le tir a l'arc. Je vomissais encore parfois , et commençait a prendre du paracétamol constamment, et j'étais de mauvaise humeur beaucoup plus souvent. Cependant, deux semaines plus tard, notre tranquillité prit fin. Manque de chance, ce fût moi qui était de garde, et qui m'énerva. C'était une délégation de sa majesté Caspian, qui demandait,a ce que nous le rejoignions, ou du moins moi . J'avais ri d'un rire lugubre et ironique.
« Il m'ignore, et après, je dois me plier a ses ordres? Dites lui, que s'il espère quelque chose, il n'a qu'a se déplacer lui-même. »
Je sais, ça ne me ressemblait pas, cette façon d'être rancunière, mais ces derniers temps, plus rien ne me ressemblait, je perdais a nouveau du poids, je mangeais tout ce qui me passait sous la main, surtout si ça contenait des fruits rouges. Inutile de chercher, je faisais une fixation sur les fruits rouges, j'agressais verbalement Peter, avec qui mes relations s'étaient dégradées, et quand a Lucy et Edmund, eux, j'essayais de me contenir, mais c'était assez compliqué pour ma part...Lorsque je leur racontais cette histoire, Peter me regarda ahuri, avant d'applaudir. Je m'attendais a tout sauf a ça.
« Bien joué Susan. Tu lui a enfin dit ce qu'il fallait... »
Edmund, et Lucy me regardaient sans comprendre. Ils semblaient sous le choc. Puis Edmund déclara, qu'il devait voir quelqu'un. Il n'avait pas voulu dire qui, mais ça avait l'air important. Durant ce temps, j'allais chercher des fruits rouges avec Lucy. Nous étions revenues, avec deux caisses de fruits rouges. Chacun picorait ce qu'il voulait. J'étais tombée dedans, il n'y avait pas d'autres termes, pour désigner cette gourmandise. J'entendis Edmund revenir. Il faisait nuit dehors, il avait un léger sourire aux lèvres, et alla directement se coucher. Je m'endormis, tandis que Peter était de garde. Je fus réveillée par des cris. Je me leva, et commença a avoir envie de manger quelque chose, et surtout, besoin d'air... Quelque chose semblait m'empêcher de respirer. J'avais besoin de sortir, mais manque de chance, justement, il y avait Peter, qui bouchait l'entrée. Il semblait bloquer l'accès a quelqu'un. Je pris donc un seau de fruits rouges. La tête me tournait, et je sentais mes muscles se figer. Mon seau m'échappa des mains. Je sentais mes muscles jouer des castagnettes, je voyais ma main bouger, avant de sombrer. et sans un bruit avant coureur, je tomba au sol. J'entendis Lucy puis plus rien. Lorsque je me réveillais, j'étais toujours, dans notre grotte, notre maison. J'étais dans mon lit, et je vis plusieurs têtes penchées sur moi. Il y avait Peter, Lucy, Edmund, et bizarrement, Chasseur de Truffes, et Caspian. Je me roulais en boule, et me cacha sous les couvertures. J'avais froid, j'avais envie de dormir, et j'avais faim. Soudain, je vis la caissette de fruits rouges. Je la pris. Et piocha dedans sous l'oeil étonné de Chasseur de Truffes, et Caspian, tandis que Peter, lui fixait avec une envie de meurtre, de la tête de ce dernier. Je n'étais pas d'humeur a subir, leurs grimaces.
« Peter, tu pourrais arrêter...J'ai pas envie que vous recommenciez a vous disputer, une fois suffit non? »
Il me jeta un regard sombre.
« Désolée Pet'...J'étais a bout au cimetière, et ce que j'ai dis a dépassé mes pensées...Tu me connais non? »
Il me regarda, avant de me dire d'un air malicieux
« Je me demandais quand tu t'excuserais, j'en avais marre de ne plus te parler justement. »
J'eus un sourire, avant de darder un regard glacial sur Caspian.
« Que désire sa Majesté? »
Il me regarda l'air triste
« Susan...Excuse moi, mais je venais de perdre un ami. J'étais a bout de nerfs, »
Je me releva, et m'enfouissant sous mes couvertures
« Moi aussi je suis a bout, depuis que je suis partie d'ici je suis bout, et je devrais dire, que depuis quelques semaines, c'est encore pire, et pourtant, je n'ai pas ignoré Lucy, ou Edmund comme tu l'as fait. Même si je m'étais disputée avec Peter, je ne l'ignorais pas, lui oui, moi non. Et tu sais pourquoi? Parce que j'y tiens...Parce que sans eux, je suis perdue »
J'avais achevée ma tirade, sans respirer. Des larmes coulaient le long de mes joues. Peter, Edmund, Lucy et Chasseur de Truffes s'éloignèrent. Je sentis Caspian respirer, derrière moi.
« A ton avis, pourquoi suis-je ici en ce moment, pour m'excuser, et qu'importe ce que tu diras... Je tiens a toi, quand tu es partie, j'étais seul, seul, en plus à la tête d'un empire. Je ne savais plus quoi faire, et tu es revenue. Tu revenais certains soirs, et le lendemain, tu disparaissais. Dans ces moments là, j'étais heureux., quand tu apparaissais...Je tiens beaucoup a toi Susan Pevensie, tu en as conscience? »
Il avait murmuré ces derniers mots a mon oreille. Je m'étais retournée vers lui, un sourire triste.
« Moi aussi, je tiens a toi. Mais j'ai peur, imagine qu'Aslan me renvoie en Angleterre? Je serais perdue...Et toi aussi... »
Il m'adressa un sourire.
« Ne te préoccupe pas de lui...Ca vaut mieux. Je suis venu, déjà pour m'excuser, et ensuite, pour proposer quelque chose. Ici, c'est humide et sombre. Je te propose, a toi et tes frères, sans oublier Lucy de venir au château. Déjà, je bénéficierais de ta présence, a temps plein, cette fois ci, et ensuite, je souhaiterais, s'ils acceptent, bien évidemment, que tes frères, reprennent leur postes de rois. J'aurais besoin de leurs conseils... »
Je le regarda, mi-figue, mi-raisin.
« Essaie de leur en parler. Peut être qu'ils accepteront... »
Il se releva. J'essayais de me lever. La tête me tournait. Je mis ma robe de chambre, et sortit. Je me tenais au mûr. Lorsque je descendis, je vis Peter et Edmund avachis sur le canapé, tandis que Caspian, debout leur expliquait son idée. J'eus le temps d'entendre Peter refuser. Je m'assis dans les marches, contre le mur. Je ne bougeais pas.
« Peter, moi je le suis... »
C'était Lucy qui avait parlé. Je vis Edmund hocher de la tête
« Moi aussi, je suis Lucy, ça va enfin bouger...Et Susan ira mieux... »
Je le vis prendre un air sombre. Et je vis les pieds de Caspian, se figer.
« Mieux? Pourquoi? Qu'est-ce qu'elle a? »
Peter se leva, et je supposa qu'il sortait, puisque la porte claqua, tandis qu'Edmund commençait a parler.
« Ca va faire un mois...Peu avant son séjour a l'hôpital... »
J'entendis mon frère soupirer
« C'est vrai, un hôpital, ça n'existe pas ici...Susan a fait un malaise. Elle a été transportée a l'hôpital, une sorte de bâtiment, ou travaillent plein de médecins. Ils ont dit « Tétanie ». Mais la tétanie, je n'y ai jamais cru. Elle a passé quasiment trois jours là-bas. Puis elle est revenue. Le matin, elle vomissait, parfois; et depuis elle n'arrête pas d'avoir mal à la tête. Je le sais, des fois, elle tente de résister, et ca se voit, elle souffre en silence. Et elle était de mauvaise humeur. D'ailleurs, elle prend en permanence, des médicaments, toujours, et elle est encore de mauvaise humeur, on me dira, mais avant c'était pire. Et son comportement, a été pire, quand vous l'avez ignorée. D'où ma visite. Mais, jamais elle n'avait fait de malaises comme ça...A part ce jour là. »
J'entendis Caspian, se lever, et marmonner.
« Je vais l'emmener. On va aller au château. Nous avons de bons guérisseurs, ils sauront quoi faire.. »
.Je me releva, et descendit. Je pris une tasse, et je mis de l'eau dedans. Je me laissa tomber sur nos bancs, le regard dans le vide. Je repensais aux paroles d'Aslan... Lui qui disait que j'étais plus fragile, et que je le savais...J'avais un affreux pressentiment. J'aurais pu avoir une vague idée, mais non, je devais la chasser. Peter ne me raterait pas, et je n'y étais pas préparée. Je ne m'étais pas rendue compte, que durant ces pensées, j'avais serré ma tasse si fort, qu'elle avait cassé. Je vis Edmund a mon côté, il me fixait surpris, avant de m'écarter les mains de ma tasse. J'avais des morceaux incrustés dans les mains, mais ce n'était rien, par rapport a mon malaise, je ne savais pas ce qui m'arrivait, j'avais des idées, et elles étaient pires les unes que les autres...Edmund, avait prit une vieille pince, l'avait passée au feu, et avait commencé a m'enlever les bouts de verre. Je ne bougeais même pas, sonnée. Lorsqu'il eut fini, il me conseilla d'aller me reposer. Je montais les escaliers, lasse. Dans ma chambre, je mis ma tête entre les bras. Je ne devais plus y penser, juste vivre. C'est sur cette pensée, que je m'étais endormie. Le lendemain, ce fut Edmund qui me réveilla. Il m'annonça qu'une discussion Pevensienne allait avoir lieu; une discussion juste entre nous quatre. Grimaçante, je me levai. J'allai m'habiller, et remarqua avec stupeur, que j'arrivais a fermer une de mes robes datant de mon premier règne, j'étais alors, plus maigre. C'était une une robe vert pâle, a corset sur le haut, et normale sur le bas. Je la mis, et sortit. Je vis Edmund, Lucy et Peter en pleine discussion.
« On doit y aller Peter »
Et Peter fixait les deux autres buté
« Non, tu as vu la pagaille que ça a été lors de la première fois, ou nous avons cohabités? Le seul résultat, a été des morts... »
Je decida de parler a ce moment là, en me dirigeant, vers les tasses. Je pris des herbes, et de l'eau. Je bus mon thé, avant de dire
« Raison de plus, pour améliorer votre relation. Surtout si nous restons ici toute notre vie. »
Je vis Edmund et Lucy sourire. Peter lui me regardait l'air surpris
« Tu sais, si mes souvenirs sont bons, Narnia ne se confine pas au royaume de Caspian. Ce qui signifie, que nous pouvons bouger »
Edmund baissa la tête
« Tu sais Peter, je trouve que tu exagére. Regarde Susan. Regarde la dans les yeux. Elle est pas bien, elle a quelque chose. On ne peut pas rester a vie ici. Sans guérisseur, ni rien...Nous allons vite fatiguer ici...Et je pense, que nous retrouver, avec le roi, ne peut pas nous blesser. Si on en croit la prophétie, en plus, Aslan nous rejoindra. »
Peter baissa la tête. Il la secoua, énergiquement.
« Je sais, c'est égoïste, mais je n'arriverais pas a cohabiter avec. Susan, tu as le choix. Je suivrais, mais ne vous attendez pas a une prouesse. »
Je regarda tout le monde gênée, avant de dire
« On suit la majorité...Si Ed' et Lu' sont d'avis d'y aller, alors, on ira. Même si j'avouerais aimer passer entre les mailles des médecins. »
Peter eut un sourire. Nous prirent nos affaires, nos vêtements, et partirent. Nous allions en direction du camps. Et là, je vis quelque chose qui me choqua. Pour ne pas dire qui me brisa. Une femme se tenait face à Caspian, et lui parlait Elle bougeait, et prenait des airs tels, que je préféra tourner la tête. Mais il lui jetait un regard qui voulait dire pas mal pour moi. Je jeta un regard en coin a Edmund, qui ne comprenait pas non plus. Je repris un air de contenance, un air glacial. Il s'approcha de moi, et voulut m'aider a porter mon sac. Je lui jeta un regard noir, et continua d'avancer, l'ignorant totalement. Les tentes étaient pliées. Tout le monde retournait au château. On nous donna des chevaux. A ce moment précis, il m'attrapa par le bras, et m'éloigna du groupe. Il me parla, du fait qu'il devait mettre cette fille dans ses bons papiers, qu'elle devait absolument être de son côté, quel que soit le sacrifice. Je m'étais énervée, et j'avais lâché ce que j'avais sur le coeur, lorsqu'il disait le sacrifice, il parlait de quoi exactement? Aprés tout ce qu'il m'avait dit, il ne pouvait pas me faire ça, que je tenais a lui...Il m'avait répondu simplement « ai confiance. ».Je me souviendrais toujours de ma réaction a cette phrase, j'étais partie, furieuse, et j'étais montée a cheval sans peine, mais je savais que quatre paire d'yeux me fixaient. Une fois a cheval, nous étions partis, en direction du château. J'eus un sourire, en songeant a mes anciennes colocataires. Elles devaient avoir faim, vu que je n'étais plus là, pour leur donner mon plateau. Je ne les avais connues que deux semaines, et je les avais apprécié, bien qu'elles soient un peu curieuses. J'espérais aussi ne pas avoir causés de problèmes a Monsieur Kirke. J'étais dans mes pensées, lorsque j'entendis quelqu'un crier. J'eus juste le temps, de baisser la tête, qu'une branche se trouvait là, ou était ma tête. Je vis avec désespoir, que la fille était du voyage. Elle parlait encore avec. Je n'étais pas de bonne humeur. Je jeta un regard a Edmund, et lui fit signe que je le rejoignais plus tard, avant de sortir du rang, et de partir seule en foret. Je sentais le cheval courir, et ça me faisait du bien. Je me retrouvais vers un petit cours d'eau. J'attachai mon cheval a une branche, et alla a l'eau. J'avais de l'eau jusqu'aux cuisses. Je me laissa tomber dans l'eau, seule ma tête en dépassait. Je nagea un peu, avant de sortir de l'eau. Je me roula dans une couverture, et regarda le ciel. Bleu, bleu ciel. Chasseur de Truffes devait avoir raison. Je remonta a cheval, trempée. Je me baladais tranquillement dans cette foret, lorsque je retrouva le chemin sur lequel j'étais. J'avançais, et je vis une prairie. Pas mal. Le cheval commença a manger. Moi je m'installa dans l'herbe, sur le dos, une main sur le front, je réfléchissais. Je passa du temps, comme ça, avant de remarquer que le soleil commençait a décliner. Je remontais a cheval, et repartit. J'arrivai au château, il faisait nuit. Le garde me vit arriver, il brandit sa lance.
« Halte là! Qui êtes vous? »
Je le fixais avec un air ironique
« Qui pourrais je bien être? Je pense que si je dis Susan Pevensie, ça ne vous dira rien? »
L'homme devint menaçant, et grogna
« Non, alors? »
J'eus un soupir
« Si je vous dis la Reine Susan, je peux passer? »
L'homme éclata de rire.
« Reine Susan, rien que ça...Fichez le camps d'ici oui.. »
Je lui adressa un air surpris, avant de lui demander
« Sa majesté Caspian n'est pas rentré? Avec mes frères...Et son armée? »
L'homme me regarda, l'air abruti
« Si, il y a de ça, trois bonnes heures... »
J'eus un soupir, agacé
« Bien, alors, auriez vous l'obligeance, d'appeler un de mes frères? Edmund par exemple? »
L'homme m'ignora. J'eus un soupir, avant de lui lâcher
« Bien, vous vous débrouillerez avec eux, demain alors, s'ils vous demandent si je suis venue. Sur ce messieurs, je vous laisse. »
Je m'éloignait du château lasse et fatiguée. J'avais lancé une flèche sur une fenêtre du château mais cette pièce semblait vide, puisque personne ne se montra a la fenêtre. A ce rythme je ne rentrerais jamais Je m'installa dans la prairie, avec mon cheval. Je m'enroula dans une couverture, mon arc, et mes flèches, sur mon dos, j'essayais de dormir, mais rien a faire, je n'y arrivais pas, j'avais peur, seule dans une étendue de terre. Le lendemain, je fus debout aux aurores. Je partis a pied, me chercher de quoi manger. Je mangea quelques fruits trouvés par ci par-là, et rangea mes affaires. Je repartis en direction du château. De loin, je revis encore les mêmes gardes. Je secoua la tête désespérée, avant d'aller me promener dans le centre ville. C'était jour de marché. Je vis des produits tous plus étonnants les uns que les autres. Je ressortis a l'heure du repas, et vit que les gardes avaient été changés. J'allai les voir, en utilisant, une technique bien différente de la dernière fois.
« Je demande audience, aux rois Peter, Edmund et Caspian. »
L'homme haussa un sourcil. Il me regarda, ma robe vert pâle, était boueuse en bas, sale, froissée, et mes cheveux n'étaient pas coiffés. Soudain, je vis Edmund passer derrière la Grille. Je me mis a crier
« Edmund! Hey Ed' »
Je le vis tourner la tête vers moi. Il avait un sourire. Il fit signe a un garde d'ouvrir la porte. Je me mis dans ses bras, et je commença a rire, comme une folle. Il me serra dans ses bras, avant de prendre la longe du cheval, et il me fit entrer. Il donna mon cheval, a un homme, tout en prenant mon sac.
« Que s'est il passé Su'? On t'a attendu toute la nui, tu n'as pas eu de crises au moins?t »
J'eus un pâle sourire, avant de lui dire
« J'ai simplement été me promener. Quand je suis revenue, les gardes m'ont refusé l'accès, j'ai donc dormi a la belle étoile. Et non, je n'ai pas eu de crise...J'ai juste pris du paracétamol »
Il eut un sourire, avant de m'emmener dans un salon. J'eus un sourire, en voyant Lucy et Peter endormis. Côte a côte, comme avant. Je les regardais attendrie. Soudain, Lucy ouvrit les yeux, et cria
« Susan!! »
Elle se jeta dans mes bras, et de ce fait, réveilla Peter. Il avait un sourire. J'eus le droit a une batterie de questions comme ce qu'il m'était arrivé, ce que j'avais fait...Peter se leva, l'air furieux.
« Je vais aller le remettre en place celui là...Il nous fait venir, et t'interdit l'accès...C'est la meilleure celle là. »
Je tentais de le calmer, mais je n'y arrivais pas. Je m'étais agrippée a son bras, et il m'avait repoussée, tout en me déchirant ma manche. Le temps que je réagisse, il était sorti. Ni une ni deux, Edmund, Lucy et moi étions a sa poursuite. Nous l'avions vu entrer en trombe dans le bureau du roi. La porte était mal fermée, et nous entendions tout.
« Je suis prêt a tolérer beaucoup de choses, pour Lucy, Susan et Edmund, mais la, vous avez poussé le bouchon trop loin. Beaucoup trop loin. » criait Peter
J'entendis Caspian dire d'une vois incompréhensive
« Hein? »
Peter, lui avait certainement du taper du poing sur la table, vu le bruit qui avait résonné.
« Vous ne voyez pas? Susan n'est pas rentrée en même temps que nous, vous le saviez. Remarquez, vous n'avez peut être pas remarqué, vous étiez trop occupé avec votre nouvelle conquête...Elle a passé la nuit dehors. Les gardes lui ont refusé l'accès, et ce matin, elle n'est rentrée que parce qu'Edmund passait par là. Vous êtes vraiment stupide c'est ça? »
Je commençais a avancer le long du couloir, Edmund et Lucy sur les talons. Nous n'étions pas vraiment discret, mais le vacarme que faisait Peter nous couvrait.
« Je ne vous permets pas...Je savais qu'elle n'était pas rentrée avec nous. Cependant, les soldats connaissent son visage. Elle n'avait qu'a leur dire qui elle était, ça lui aurait permis de rentrer. »
Peter ricana, mais je ne laissa pas dire quoi que ce soit. Je rentrais dans le bureau. Un bureau bleu et gris. Caspian s'était figé, et Peter me regardait l'air surpris.
« Peter laisse tomber, je ne suis pas si intéressante, après tout...Je ne suis que Susan. »
Peter me regarda blanc, tandis, que moi, je remettais une mèche de cheveux sales, derrière mon oreille. Je tourna ensuite la tête vers Caspian, je ne voulais pas tellement lui pardonner, je ne sais pas ce qui aurait pu m'arriver, si je n'avais pas réussi a entrer. Je lui adressa donc, un regard perçant, et furieux.
« Pour ton information, j'ai passé une nuit, toute seule, en plein milieu d'un champ, avec juste un arc, et une couverture. Tes soldats m'ont annoncé que je n'étais pas tellement attendue au château, et que je n'avais le profil d'une Reine. Merci de ton accueil...Trés chaleureux...Mais je te rassure, Altesse, tu es tout excusé...Tu as du être très occupé...Avec elle... »
Je le vis observer ma manche déchirer. Je pris la main, de Peter, et nous étions sortis. J'eus un air résolu. Je pris mon sac, et j'allai me laver, et me changer. Je mis une jupe violette et un corset noir. J'adressai un pâle sourire, a Edmund, qui était assis dans le salon attenant.
« Je crois que je vais rentrer. Vous n'avez qu'a rester ici. Vu mon accueil ici, je serais mieux a la grotte. »
Edmund leva un regard grave vers moi. Mais il ne me regardait pas moi, non, il regardait derrière moi. Je me retournais et vit d'un air sombre, que la personne qui se trouvait derrière moi, n'était nul autre que Caspian. Il ne semblait pas de bonne humeur, mais avait tout de même une lueur inquiète dans le regard.
« Je peux savoir ce qui t'arrive Susan? »
Je lui jeta, un regard noir, avant de me tourner vers Edmund, et de lui faire signe de rester.
« Bon, puisqu'aujourd'hui, tu m'ignore, je vais parler...Et après j'aviserai. J'étais au courant que tu étais partie, je t'ai vue. Mais je pensais que tu reviendrais avec peu d'intervalle...Je ne me doutais pas, qu'on te refuserait l'accès...à, rien que pour cet accueil, je me sens, assez honteux...Ensuite, la femme, avec laquelle tu m'as vue, est une cousine éloignée. Elle a été envoyée, ici pour je ne sais quoi. Même si j'ai une très vague idée de son projet, et que je suis contre, je marche temporairement dans son jeu...Et je ne savais pas que tu étais jalouse... »
Il avait conclu sa phrase d'un sourire. Je le fixais, avec un regard assez sombre. Mais il continua.
« Edmund, j'ai suivi vos conseils, le pacte des Narniens, est en bonne voie...Merci. »
Il me fixa, me salua, avant de dire
« Susan, deux médecins passeront, d'ici un quart d'heure. Je leur ai demandé de passer, je m'inquiète pour toi... »
Je renifla, et il sortit. Edmund était posé sur le fauteuil d'en face. Il me fixai assez amusé.
« Tu sais que tu aurais du métier en tant que tortionnaire? »
Je le regardais, sans comprendre, avant qu'il ne dise
« En deux jours, tu l'as plus fait souffrir, qu'en un mois d'absence...Tu devrais lui pardonner, ça se voit, il tient a toi, autant que nous, voir même plus si c'est possible... »
Je baissai le regard, tandis qu'Edmund me regardait, l'air encore plus amusé
« Mais je crois que je vais rire, lorsque le médecin annoncera le résultat a Peter...Je serais ravi de voir sa tête a ce moment là...Je conseillerais plutôt a Caspian d'avoir une bonne garde, sinon, il va se faire battre... »
J'observais mon frère silencieux, et complètement perdue. De quoi me parlait il donc?
« Susan, ne sois pas stupide, je sais ce que tu as. »
Je le regardais blanche...Il pensait a ce que je pensais? Misère... Moi qui espérais de tout coeur, que ce ne soit pas possible...Du moins maintenant, me voila, remise au point de départ...
« Tu as compris, n'est ce pas? Les syndromes sautent aux yeux, tu perds du poids, tu vomis par moment, surtout tu deviens dépendante du paracétamol...Je me demande, comment Peter ne s'en est pas rendu compte... »
Je le regardais dans les yeux, l'air inquiète, je devais partir...Partir. Je pris ma cape, et commença a sortir, mais deux hommes arrivèrent. Ils me firent signe de revenir dans salon. J'adressai un air furieux a Edmund, qui souriait largement. Le médecin me posa des questions banales, avant de demander a Edmund, de lui citer les symptômes. Il fit une belle liste, pas longue. Je lui adressai un regard mauvais. Je devais partir, et lui il me vendait, comme ça a l'ennemi. Le médecin, me regarda, et demanda a Edmund de sortir. Le docteur, eut un rire, avant de dire
« Je ne croyais pas vivre ça un jour...Les rois, descendants de l'ancien temps a Narnia de retour. Je pense tout simplement que ce n'était pas de la tétanie, il y a deux raisons, les délires, c'est du a la fatigue, au surmenage...Les malaises par contre, il y a plusieurs explications, soit vous êtes enceinte, soit vous êtes atteinte d'une maladie assez rare, ou bien vous souffrez d'une maladie d'amour. Mais je pencherais sur la première et la troisième option réunie... »
Je blanchis. Je le savais, depuis le départ, mais je ne voulais pas faire face. J'adressai un air crispé au docteur, qui me regardait absorbé, par mon ventre.
« A en juger de votre ventre, vous devez avoir vraiment maigri. Si la première hypothése est vérifiée, alors vous êtes en danger. Vous devez manger. Quand a la troisième option, il n'y a pas de remédes miracles, recentrer votre amour... »
Je darda un regard sombre, vers lui, avant de murmurer
« N'en dites rien a Peter ou Lucy...Ni même a personne. S'il vous plaît... »
Le docteur me fixait, l'air grave
« J'ai prêté serment, de dire la vérité jusqu'à la fin de mes jours. Et, un décret Telmarin, m'interdit de cacher cette information, a leur Majesté. »
Je blanchis. J'étais fichue, je n'avais qu'a partir. Loin. J'avais entendu parler d'un endroit, ou tout était plus calme. Dans l'ouest de Narnia. Je devrais peut être y aller...
« S'il vous plaît...Ou au moins, ne le dites pas a mes frères et soeurs... »
L'homme baissa la tête. Je continuais
« Je suis la Reine Susan. J'aimerais de ce fait, que cette information reste donc secrète. »
L'homme épongea son front.
« Je ne dirais rien. Par contre, si on me pose des questions, je serais obligé d'y répondre. Désolé Altesse. »
Je le vis se presser de sortir. Je pris ma cape, et sortit. Je devais me balader. Je partis dans la cour centrale du château. Je saluais les gardes, et sortit. Je me baladai dans but précis. Je devais juste me calmer, et ensuite prendre mon courage a deux mains. Juste le fait de devoir rentrer au château me terrifiait un peu. Peter serait furieux, et certainement perdu, Lucy complètement abandonnée, quand a Caspian...Je n'en avais aucune idée, et franchement, son cas me passait par dessus la tête. Je lui en voulais encore. Il était midi. Je rentrais donc au château. Je croisais le médecin, qui me fit signe d'approcher.
« Leurs Majestés Caspian et Edmund sont au courant. Je n'en ai pas parlé a votre frère Majesté. »
J'eus un air crispé. Le médecin me salua, et partit. Je partis en direction de la chambre d'Edmund. Il était assis l'air complètement abattu. Je m'installai sur le fauteuil d'en face. L'air crispé, et blanche. Il eut soudain, un sourire béa, avant de me dire
« Je vais devenir un oncle... »
J'eus un rire sombre. Cela semblait le remettre en place. Il me fixait, en me disant
« C'est Caspian? »
Je fixais Edmund l'air de rien. Je me gratta les ongles, ca ne pouvait pas être la première option. Je n'y croyais pas.
« Tu ne seras pas oncle dans un futur proche Edmund, réfléchis, on me l'aurait dit a l'hôpital non? Ca ne s'est produit qu'une seule fois... »
Il hocha silencieusement de la tête. Je n'arrivais pas a parler. Soudain, un homme frappa a la porte. Lorsqu'il me vit, il me salua
« Les Majestés Peter, Lucy et son Altesse Caspian vous attendent, pour le repas. Ils sont dans le grand salon. »
Je ne bougeais pas. Edmund me regardait, figé. Il se leva. Je le suivis. Je n'arrivais pas a parler. Nous y arrivions. Lorsque je rentrais dans la salle, Peter m'adressa un sourire. Lucy, elle me regardait simplement. Je fuyais le regard de Caspian. Je ne pouvais pas m'y résoudre a le regarder. Je mangea, dans un silence de mort. Je fixais Edmund du coin de l'oeil. Je n'aimais pas la tournure que prenait ma vie. Je mangeais peu. Cependant, le regard ferme d'Edmund, me convint a manger la dose de nourriture normale. Et a peine, j'eus fini mon repas, que je sorti précipitamment. Cette atmosphère lourde m'étouffait. Je pris encore du paracétamol, avant d'aller sur un balcon. Il faisait frais. Juste assez bon pour moi. Je m'appuyais sur la rambarde et je respirais. Il arriva derrière moi. Je le savais, je sentais cette odeur si particulière, et il avait cette façon de marcher. J'entendis un raclement de gorge. Je ne bougeais pas. Je n'y arrivais pas.
« Susan, pourquoi ne m'as tu rien dit? »
Je tournais le regard vers lui. Un regard sombre, et triste
« Je ne suis pas prête. Pas du tout même. C'est trop soudain...Et je ne le suis pas »
Il me fixait l'air de rien.
« Aurais-je au moins l'honneur de savoir qui est son père, si ça s'averait? »
Je levai le regard vers lui. Il semblait presque être détaché de moi. Comme si je ne l'intéressait plus.
« Toi. Tu te souviens, la fois, ou je suis arrivée au camps? Que tu m'avais donné les cartes? Ce jour là... »
Il devint blanc. Il ne répondit pas. Il me fixa, l'air assommé, avant de dire, d'une voix forte.
« Non...Tu mens. Je ne te crois pas...Ca ne s'est produit qu'une fois, et en plus...Tu l'as dit, ce n'était qu'un rêve... »
Je le regardais l'air déterminée.
« Raison de plus, je ne le suis pas...Ils me l'auraient dit a l'hôpital... Je suis juste surmenée. »
Il leva le regard vers moi. Je savais que la carapace que j'avais mise, celle de la fille déterminée se brisait. Il me fixait, avant de sortir lentement. Je m'effondrais. Je reparti rapidement dans l'appartement, ou avaient été mises mes affaires. Je pris mon sac, et sorti. Je récupéra mon arc, et prit un cheval. Un soldat m'ouvrit la porte. Je chevauchais, toute la nuit.
--
Rewiews ?
hopla-boom!
