C'est un simple baiser, rapide, juste lèvres contre lèvres. Il enlève sa bouche de celle d'Olivia, mais laisse ses mains en place.

« Excuse-moi d'avoir été un abruti une fois de plus. »

Il retire ses mains de son visage et se recule d'un pas.

Olivia est sous le choc. Ses bras pendent mollement à ses côtés.

« Je me fous de Dany. Comme toi je n'ai pas eu le choix. Après mon comportement avec Blane, soit j'acceptais de travailler avec elle soit j'étais consigné à faire de la paperasserie. Et je n'avais aucune envie d'être assis à ce bureau toute la journée si tu n'étais pas en face de moi. »

Sa respiration commence à revenir à un rythme normal. Mais elle ne bouge pas.

«Mais tu as dit que tu peux travailler sans moi. »

Il frotte ses mains sur son visage et soupire.

« Parce que tu m'as dit que tu étais rentrée depuis trois jours. »

Elle rétrécie ses yeux.

« Tu m'as menti ? »

Le coin de sa bouche se soulève.

« C'est toi qui a commencé. »

Ils se mettent à rire tous les deux et à ce moment-là chacun sait que le combat est terminé.

Elliot se rapproche alors d'Olivia et pose sa main droite sur sa joue.

«Je ne t'ai jamais à quel point magnifique tu es. »

Olivia rougit furieusement.

«Tu m'as tellement manqué. J'ai cru devenir fou sans toi. »

Elle sent les larmes derrière ses yeux. Elle ferme ses yeux.

Il passe sa main gauche dans ses cheveux et en prend une poignée, rapprochant terriblement lentement son visage du sien.

«Promets-moi que tu ne partiras plus. Jure-moi que tu ne me quitteras jamais.

Elle ne retient pas les larmes quand elles viennent. Elle a si souvent rêvé d'entendre ses mots. Elle incline la tête en signe d'accord, les émotions l'empêchant de parler.

Mais cette réponse ne lui suffit pas. Il sert son poing dans ses cheveux.

« Dis-le Olivia. »

Elle ouvre lentement ses yeux et le regarde.

« Je te le jure Elliot. »

Sa voix est enrouée et tremblante. Elle veut passer par son regard tout ce qu'elle n'ose pas lui dire. Mais il mérite de l'entendre.

«Je ne te quitterais jamais. »

C'est elle qui prend l'initiative. Elle clôture les quelques millimètres séparant leurs lèvres et l'embrasse. Les bouches s'ouvrent et les langues dansent dans un baiser intoxiquant. Ses mains s'accrochent à sa chemise désespérément, ayant peur qu'il disparaisse si elle lâche. Les mains deviennent impatientes sous les corps qui s'offrent généreusement. Il embrasse son cou et remonte vers son oreille.

« Si tu veux arrêter dis-le maintenant. Ca me tuera probablement mais je préfère savoir. »

Olivia prend son menton dans sa main et incline son visage en face du sien. Ses lèvres sont gonflées et ses yeux lourds avec le désir.

« Si tu t'arrêtes, je te jure que c'est moi qui te tue. »

Il lui sourit tendrement, la prend par la main et l'entraîne dans la chambre.

Les seules entraves physiques sont vite dispersées dans la pièce. Il n'y a plus de cris, plus de larmes. Même les mots sont inutiles. Ils ont toujours mieux communiqué en silence. Seuls les gémissements et les soupirs traversent les murs, et quand leur passion est enfin assouvie, ils tombent dans un sommeil profond et confortable, leur corps enchevêtrés et rassasiés.

Olivia est la première à se réveiller. Elle éprouve d'étranges sensations. Elle a mal partout dans son corps mais elle se sent pourtant totalement reposée et détendue. Le brouillard se dissipe peu à peu de son esprit et tout à coup elle se souvient. Un sourire apparait sur ses lèvres et elle laisse sa mémoire retracer les évènements de la nuit passée. Elle a fait l'amour avec Elliot. Ce qui lui semblait encore hier complètement inaccessible s'est finalement produit. Elle est couchée sur son côté gauche, sa tête est orientée vers la porte de la salle de bains. Elliot est derrière elle, son bras droit solidement enroulé autour de sa taille, la tenant fermement contre lui. Leurs jambes sont emmêlées. Elle entend sa respiration contre ses cheveux. Il dort profondément et même si elle sait qu'il a certainement besoin de repos, elle ne peut résister à l'idée de le réveiller pour encore l'embrasser, le toucher, être sûre que tout ceci est bien vrai. Et soudain elle panique. Et s'il regrette. Et si en se réveillant il se rend compte qu'il a fait une énorme erreur.

Elle doit sortir de ce lit. Elle commence par doucement défaire ses jambes de celles d'Elliot. Elle procède lentement et finit par y arriver. Elle n'a plus qu'à enlever son bras de sa taille et elle sera libre. Mais quand elle le saisit pour le retirer, Elliot sert instinctivement sa prise sur elle.

«Si tu essayes de sortir de ce lit pour courir de moi encore une fois, tu peux oublier cette idée tout de suite. »

Sa voix est granuleuse du sommeil toujours présent, la rendant encore plus sexy.

«Je pouvais vivre en imaginant ton corps sous le mien, tes baisers contre ma peau, ou mes mains partout sur toi. Mais maintenant que sais l'effet que ça fait, je ne peux imaginer de ne pouvoir te toucher chaque fois que je le désire. »

Elle se retourne lentement dans ses bras, lui permettant de garder son bras sur sa taille. Elle pose sa tête sur le même oreiller que lui, touchant son front au sien.

«Je n'essayais pas de courir. J'ai simplement eu peur que tu regrettes ce qui s'est passé entre nous. Et je préférais ne pas être nue contre toi quand tu allais me dire que nous avions fait une erreur. »

Il sourit paresseusement, inclinant légèrement sa tête pour toucher ses lèvres aux siennes. C'est juste un baiser, mais il est plein de promesses.

«J'ai fait pas mal d'erreurs dans ma vie. Ce que nous avons fait est tout sauf une erreur. Je veux passer le reste de ma vie avec toi. Je veux me réveiller auprès de toi chaque matin et m'endormir dans tes bras chaque soir. »

Elle pleure mais elle ne sait pas quand elle a commencé. Elle pose tendrement sa main gauche sur la joue d'Elliot et lui sourit par ses larmes.

« Je t'aime. »

Elle est étonnée elle-même de l'avoir dit aussi naturellement et facilement.

Les yeux d'Elliot se mettent à briller.

« Oh je t'aime aussi Liv, tellement. Mais honnêtement je pensais que je serais le premier à le dire. »

Il sourit comme un imbécile et Olivia ne peut résister, elle avance sa bouche à la sienne et l'embrasse avec autant de ferveur que l'amour qu'elle a pour lui. Le baiser se termine lentement, les deux à bout de souffle mais ne voulant pas l'arrêter. Elliot est le premier à se retirer. Il repose son front à nouveau contre le sien.

« Je sais qu'il est un peu tôt pour parler de ça, mais je veux que tu saches que si ton désir de bébé est toujours là, l'adoption ne sera plus une option pour toi. »

Elle retire sa main de sa joue et se redresse pour s'appuyer sur son coude droit.

« Tu as déjà quatre grands enfants El, tu veux vraiment recommencer avec les couches et les biberons ? »

Il se tourne un peu pour se retrouver sur le dos et regarde le plafond attentivement.

« C'est vrai que ça me fera certainement bizarre au début, mais l'idée d'avoir de nouveau un petit Stabler avec toi et le regarder courir partout me tente beaucoup. »

Elle le regarde en fronçant les sourcils.

« Et qu'est-ce qui te dis que ça ne sera pas un petit Benson qui courra partout ? »

Il incline juste un peu la tête pour la regarder et lui sourit.

« Tu feras comme tu voudras, mais étant donné que tu t'appelleras madame Stabler, je ne vois vraiment pas pourquoi notre enfant s'appellerai Benson. »

Sa tête va exploser. D'abord il lui demande de lui jurer qu'elle ne le quittera jamais. Ensuite il lui dit qu'il veut passer le reste de sa vie avec elle. Il vient de lui proposer d'avoir un enfant tout en étant mariée avec lui. Elle sait que pour la troisième fois en vingt quatre heures elle pleure encore devant lui mais elle s'en fiche. Après tout, s'il va être son mari et le père de leur bébé, elle n'a rien à lui cacher. Elle ouvre la bouche pour lui dire qu'elle est d'accord avec tout ça mais il lève sa main gauche et place son index sur ses lèvres pour la faire taire.

« On a tout le temps dans le monde pour parler de son nom. Je te propose pour le moment de nous entraîner pour être sûr qu'il sera parfait. »

Encore une fois elle n'a pas le temps de répondre. Sa main se déplace à sa nuque et il la tire sur lui, l'embrassant avec toute la passion qu'il a pour elle.

Ils ne reparleront pas de son nom, pas dans l'heure à venir en tout cas. Pour l'instant, seuls leurs corps parlent, et ils ont beaucoup de choses à dire.

FINI…

Voilà c'est terminé, merci de m'avoir lu. J'espère que vous aurez pris autant de plaisir à lire cette histoire que j'ai eu à l'écrire.

A bientôt peut-être. Sandrine.